‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 85 sur 118 · LOO · texte numérisé non relu

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iriacipal officier des galères, el ceux qui i>Dr laccMeraieot dans ces charges : ci Sa ilajesté déclara aossî les ordres de Saiiililtchel, do Saint-Esprit et de Saint-Louis x>inpalibles dans une même personne* sans jue Tuo pût servir d'eiclusion à Tautre, ni es deox au troisième.

Les grands-croix ne pcuFcnt être tirés loe do nombre des commandeurs, et les oomjndeors iq ottmbre des che? aliers ; et aol les grands*croix que les commandeurs ( rhefaliers » tirés du nombre des ofliien des troupes de terre et de mer. 11 y a ottjoors un des huit grands-croix , trois des iDgiHjaatre commandeurs, et le huitième 0 Dombre des chevaliers» employés dans fi états des rerenus et pensions aOeclés à oHre et tirés du nombre des ofDciers de la larine et des galères.

Personne ne peut être reçu dans cet ordre 'il Dc fait profession de la religion catholiae, a|)ostolîque et romaine, et s*il n'a servi ur terre ou sur mer en qualité d*officier endaot dix années. Le che?alier pourvu oit se présenter devant le roi pour prêter erment. Pour cet effet , il se met à genoux, lire et promet de vivre et mourir dans la re« igioo catholique , apostolique et romaine ; 'être fidèle ao roi ; de ne se départir jamais e Tobéissance qui lui est due et à ceux oui ommandent sous ses ordres : de garder, oé* sodre et soutenir de tout son pouvoir Thon* eor de Sa Majesté , son autorité, ses droits iccQx de la couronne envers et contre tous ; e oe jamais quitter son service ni passer à eloi d*aocun prince étranger sans sa per- «ission; de révéler tout ce qui viendra à sa oonais^ance contre la personne sacrée do (1 Majesté et de i*Elat, de garder exactelent les statuts et ordonnances do Tordre, el e s'y comporter en tout comme un bon, )ge et vertueux chevalier doit faire.

Après que le chevalier a prêté serment n cette forme, le roi lui donne l'accolade et i croix; après quoi il est obligé de faire résenler à rassemblée qui se tient le jour p i:Mnt Louis roi de France, en l'honneur uquel cet ordre a été institué, ses provions, pour y en être fait lecture, être enre* islrées dans les registres de l'ordre, et ronues ensuite au roi par le grefOer. Les cheiliers qui ont obtenu des lettres pour montraox places de commandeurs, et los cornlaadeors qui en ont obteou pour monter à ^llei de grands-croix, doivent aussi les prérnler à rassemblée. L*on procède datis la ême assemblée à l'élection, qui se fait A lu laralité des voix de deux grands-croix , iiaire commandeurs et six chevaliers, pour roir la conduite et prendre soin dos affaires >ncernant Tordre pendant Tannée. Colle ^semblée, où se trouvent les grands-croix, s commandeurs et les ehevaliers qui ont iû%\è le matin avec le roi i la messe que i*n dit pour demander A Dieu qu'il lui aise répandre ses bénédictions sur la ptr^ Hiae sacrée de Sa Majesté, sur la maison »ale et sur le royaume, se lient le jour dc i (£(c de saint Louis, après dincr.

Cet ordre jouit de trois cent mille livres de rente, dont il y a quarante-biiit mille livres affectées aux huit grands-croix, à raison do six mille livres chacun ; trente-deux mille livres A huit commandeurs, A raison de quatre mille livres chacun ; quarante-huit mille livres aux seize autres commandeurs, A raison de trois mille livres chacun ; pareille somme de quarante-huit mille livres a vingtquatre chevaliers, a raison de deux mille livres chacun ; trente-six mille livres A vingtquatre autres chevaliers, A raison do quinze cents livres chacun; quarante-huit mille li« vres A quarante-huit autres chevaliers, A raison de mille livres chacun ; el vingt-cinq mille six cents livres A trente-deux chevaliers, A raison de huit cents livres chacun. Quatre mille livres au trésorier, trois mille livres au grefOer, quatorze cents livres A Thuissier pour leurs gages, frais de comptes, registres et autres, le tout par chacun an ; et les autres six mille livres restantes sont destinées pour les croix et autres dépenses imprévues.

Le dixième jour de mai, le roi nomme les grands-croix, les commandeurs et les chevaliers de ce nouvel ordre. Les grands-croix tirés des officiers des armées de terre furent le marquis de la Rablière, le marquis de Rivarol, le comte do Montchevreuil, les sieurs de Vauban et de Rosen , oui ont été depuis maréchaux de France ; le marquis de la Feuillée , le sieur Po^astron , et le sieur do Château-Renaud , lieutenant général et depuis maréchal de France , qui (ut tiré des officiers de marine. Les commandeurs tirés des officiers tant de terre que dc mer furent les sieurs de Vatteville , de Saint-Sylveslie, d*Avejan, Massot, de la Grange, de Louba^ nie, de Chamlav Panelié , Costellas, Preacbac, d'Arbon, la Rouch.irdière, Casteja, du Luc, Bellegarde, Guillerville,Fourille, Dalou, Laumont, Desalleura, des Bordes, Damblimont et Bezons.

La croix de cet ordre est d'or A huit pointes* comme celle de Tordre du Saint-Esprit ^ avec des fleurs de lis aux quatre angles: aïk milieu il y a un cercle dans lequel est d'un» cèté l'image de saint Louis armé de cuirasse» ayant par-dessus le manteau royal , tenant dans sa main droite une couronne de laurier et dans la gauche une couronne d'épines vi los clous de la passiou, avec cette légendit tout autour: Ludovicus Uagnu» in$tUuit 1693 ; et de l'autre côté du cercle il y a une ^pée dont la pointe perce nue couronne dis laurier, et qui est attachée avec un ruban blanc, avec celte légende tout autour : Aa/titm virtutiâ prœmium*

Voyex VEait du roi pour la création de rel ordre. Herman et Schoonebeck, dans leure Uistoireê de$ Ordres mitiiairei.

Jusqu'aux premièresannéesdoxviir siècle.

Tordre militaire de Saint-Louis ne jouissait en effet que d'un retenu de 300,000 livres, ainsi que Va dit Hélyot ci-dessus; mais, par un éJil du mois d'avril 1719, le roi Louis XV attribua A cet ordre par supplément, 150,000 Itvrts de rcnlOi pour compléter un revenu de

BICTIONNAmS DES OllDUES REUGIEÏIX.

450,000 livres. Le nombre des grands-croix, qui était fisé à huit par l*édit du mois d'avril 1693, fut augmenté de deux, avec jouissance de 6,000 livres de rente chacun. Celui des commandeurs à fc,OjO livres, qui était pari'illcmenl de huit, fut augmenté jusqu'à dix; ce'ai des commandeurs a 3,000 livres, fut de dix neuf au lieu de seize. A Tégard des pensions des chevaliers à 2,000 livres, le roi en créa trente au lieu de vingt-quaire. Les pensions de 1 ,000 livn s, dont le nombre était de quaranle-hui'y fut arrêté à soixante-cinq, et les pensions de 800 livres, Gxées pour trente-deux chevaliers, furent augmentées Jusqu'au nombre de cinquante-quatre. Le roi se réserva à lui seul et à ses successeurs la nomination des grands-croix , des commandeurs et des chevaliers, pour être admis a l'avenir en chacun de ses rangs, et ordonna que les grands-croix, les commandeur» et les chevalieis seraient à perpétuité tirés du nombre des ofTiciers servant actuellement dans les troupes de terre ou de mer. Il érigea en titre d'ofDccs héréditaires un grand-croix chancelier et garde des sceaux dudil ordre, un grand-croix grand prévôt et mnllre des cérémonies , on grand-croix , secrétaire et greffier, un intendant de Tordre, trois trésoriers généraux pour exercer par année. IroiiS contrôleurs desdits trésoriers, un au** mônier, un receveur particulier et agent des affaires de Tordre, un garde des archives et deux hérauts d'armes. 11 ordonna que le chancelier, le grand prévôt et le sccrétuiro greffier jouiraient des mêmes privilèges que les grands officiers de Tordre du Sainl-Ësprit, et que Tintendant et les trésoriers auraient, sans aucune exception, tous les privilèges dont jouissent les commensaux de la maison de Sa Majesté, qui o'rdonna que les titulaires ne pourraient disposer de leurs offices, qu'en faveur de ceux qui sont agréés par Sa Majesté. Le roi ordonna aussi que la somme de 8,400 livres serait distribuée outre par-dessus les gages ci-dessus^ \ ariie à Tintendant , au trésorier en exercice, au contrôleur en exercice, à Taumônier, au receveur particulier agent, au garde des archives et aux deux hérauts; que Tordre de Saint-Louis serait composé du roi , de l'héritier présomptif de la couronne, de dix grands-croix , de vingt-neuf commandeurs, du nombre de chevaliers qui y étaient, et qui y seraient admis dans la suite, et des officiers crées par cet édit; que les grands-croix porteraient, outre le ruban, une croix en broderie d*or sur le justaucorps et sur le manteau; que les commandeurs porteraient le ruban sans broderie ; que les simples chevaliers porteraient seulement la croix d*or attachée avec un petit ruban; que le chancelier garde des sceaux de Tordre, le grand prévôt et le secrétaire greffier auraient la broderie et le cordou rouge; que l'intendant et les trois trésoriers porteraient la croix pendante à leur cou et n'auraient point de broderie; que les autres officiers porteraient la croix sur l'estomac, et que , pour les ornements des armoiries, lesdits officiers so conformeraient à Tédit du mois de mars

169^; que le roi et ses soceessenrs pondraient la croix dudit ordre de Saiot-L^^utt avec la croix du Saint-Esprit; qae Sa llaî<f»«« entend décorer dudit ordre de S liol-Loin» les maréchaux de France, l'amiral de Fraocr, l<* général des galères et ceux qui ieor auccederont auxdites charges ; que les ordres 4^ Saint-Michel , du &iint-Esprit et de Sais'- Louis seront compatibles dans oae méu* personne; que dans les cérémonies, ceux qci seront honorés de Tordre du Saint-Esprit r\ de celui de Saint -Louis précéderonl le^ grands-croix , commandeurs et cherali*^* qui n'auraient que ce dernier ordre ; qa*<n ne recevra aucun chevalier dans Tordre as Saint-Louis, qu'il n'ait servi sur terre ou sor mer en qualité d'officier pendant dix année», et qu'il ne soit encore actuellement en activile de service , qu'il ne professe In reltgioa catholique, apostolique et romaine, et se prouve son service de dix années nctoelln I)ar les brevets et certificats des commasdants des troupes de terre et de mer; qoe lf« grands-croix, commandeurs et chevaliers, q ': auraient commis quelque acte indigne ie leur profession et de leur devoir, ou un crir.*^ emportant peine afOiclive ou infamante, étalement ceux qui s«»rtiraienldu royaume %èn^ permission pjr écrit, signéedcTnn des secrtlaires d'Etat, seraient privés et dégradés dodit ordre; et que tons les grands-croix , etc. qui ne seraient pas retenus par maladie oq autrement , seraient tenus à se rendre tots les ans au jour de saint Louis auprès de ii personne du roi, pour accompagner Sa Majesté à la messe dans le palais oà elle se^i célébrée, et pour se trouver i TasseniMi^ générale dudit ordre, qui se tiendra Taprômidi.

Le 20 juin 1790, l'assemblée consliinaoic supprima les ordres de chevalerie» litres, hwécs et armoiries. L'ordre de Saint-Loeis fut donc aboli. Il faut remarquer que cet ordre, ainsi que plusieurs autres» était sîmpleaient militaire et honorifique, n'ayant pas reçu, comme quelques ordres dont nous parlerons et dont nous avous déjà parlé, d^approbation du souverain pontife.

Les choses restèrent sur ce pied jusqu'à b restauration des Bourbons, en 181%; alor> l'ordre des cheraliers de Saint*Louts repr. ses décorations , son rang et $e$ bounevr» Pendant le temps de l'émigration, on aviit fait des promotions ; il n'y eut pas, croyons nous , de solennités pour Tordre de Saiat- Louis comme il y en eut pour les ordres de Saint-Michel et do Saint-Esprit ; tout se borsi à des nominations prifées. Plusieurs fvmi faites avec justice, eu faveur de quelques ser Viteurs fidèles de la royauté dans les lemp d'épreuves. Noos avons vu nous-méae U croix de Saint-Louis sur la poitrine de eeat qui avaient servi dans les rangs de la ciHHia»* nerie, lorsque les départements de Vo9e< étaient livrés aux malheurs de la gverrr civile. Ainsi en fut*il pour les Veodecr.» distingués , les hommes qui s'étaient lait re* marquer dans les rangs de Tannée de Oto-

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ilé^elCMel plusieurs de ces décorations furent aerordées daos réroiff ration.

Les conseils de Tordri» se tenaîcnl, avant la révolution « à Thôtel des Invalides , dans la Mlle des archives de l'ordre. Le garde des «ceaiii de France avait aussi les sceaux de Tordre; il en a été de même après In restaur.iUon. Une ordonnance du rot , du 30 mai f8i6,élabi!ssail cette disposition; Vadmini- Mration de l'ordre fut conGéc au ministre Je Li guerre, qui en dirigeait et surveillait toutes Ici parliez 9 la pen epl ion des revenus , les paTemcnts et les dépenses. Dans les cérémonies publiques , les grands*croix , commandeurs et chevaliers prenaient rang conrurremmcnt avec 1rs membres de la Légiond'Honneur , par ancienneté de nomination ,

savoir : les grands-croix avec les grandscroix do la Légion; les commandeurs avec les grands officiers de la Légion; les cheralicrs après les commandeurs de la Légion « mais avec les ofOiiers et avant les chevaliers de la Légion. Le roi é>ait chef souverain vi grand maître de Tordre.

A la révolution de juillet 1830, l'ordre militaire de Saint-Louis a de nouveau cessé d'exister en France.

Dictionnaire historique de M or éri^ VI" /orne, 1759; Dictionnaire portatif den Ordres reli^ gieux et militaires^ par M. C. M. D. P. D. 5. J. D. M. E. G.; VArt de vérifier les dates de la révolution ; Almanach royale tn-8*.

LUAN (Saint-). Yoy. Irlande.

MACAIRB (RèGLB de Samt-). Voy. IsaYb

(SilNT-).

HADKLeiNe(CHBVAUBnsDELA).Foy.PAS- MON DB Jésus-CnniST.

MADELEINE (Keligiecx et religieuses de L*ORDiiB DELA Pbnitbncb del\), tant en France qu*en Allemagne.

Vers r«in 1272, un bourgeois de Marseille sommé Bertrand, qui vivait dans une grande rêpulatton de sainteté , étant animé du zèle le la gloire de Dieu et voyant que les mœurs le son temps étaient fort corrompues, que t libertinage éiait arrivé à un tel excès , |oe la plnp<irt des femmes prostituaient leur HMineur, et que celles qui avaient conservé loelqne reste de pudeur ne Taisaient que de aibifs efforts pour la défendre , entreprit la onversion de ces pécheresses ; et ses exboraiions, tout embrasées do feu de la cliai<é, curent un succès si heureux , qu'il ranena dans le chemin do la vertu un grand •ombre de brebis égarées , qu'il renferma 'ans des monastères. Plusieurs personnes, oiant le fruit que faisait le bienheureux ^rtrand , se joignirent à lui pour une œure si sainte ; leur nombre s'aogmenta conidérablement , et ils formèrent ensemble ine sorlélé qui fut érigée en ordre régulier (His la r^gle de saiiit Augustin par le pape iicolas III. Leur habillement (l) était semlable à celui que les Augustins Déchaussés ^t depuis porté en Franco , sinon que ces ^igieox de la Madeleine avaient des sanaies de bois. Ils avaient auesi pour armes Q vase plein de charbons ardents, pour montrer le désir qu'ils avaient d'imiter la péitence de la Madeleine et de convertir les moies pécheresses. Le P. Gesnay, qui raporte ainsi rétablissement de cet ordre, dit Qe ces religieux donnèrent à ces Pénitentes ;ars mêmes observances , et que les reliieoses Pénitentes de Marseille sont du même istitnt Et, comme il ajoute que le bieneureox Bertrand euToya plusieurs de ses %ienx en France et en Allemagne qui y

(1) fa^., il U fin du toL, n* l*J9.

firent des établissements en différents lieux, c'est peut-être ce qui a donné lieu à quel*

3ues écrivains de croire que les monastères e l'ordre de la Madeleine en Allemagne, dont quelques-uns ont même subsisté au mi-^ lieu de rhérésie, étaient de l'institut du bien* heureux Bertrand, il y en a d'autres aussi qui se sont persuadé que ces monastères d'Allemagne ont tiré leur origine de celui des fliles Pénitentes de la Madeleine à Pa« ris , dont nous parlerons dans la suite , peut-être à cause que ces religieuses d'Allemagne sont habillées de blanc et que celles de Paris ont aussi porté un habit blanc avant leur réforme.

Mais les religieuses Pénitentes de la Madeleine en Allemagne étaient. établies plus de cent cinquante ans avant que le bienheureux Bertrand rût commencé son instituf, et plus de deux cent soixante-dix ans avant la naissance des Glles Pénitentes de Paris. Nous ne savons pas positivement en quel temps cet ordre a commencé en Allemagne, ni qui en a été l'instituteur; mais il est an moins certain qu'il y subsistait dès le commencement du xiii* siècle, comme il parait par les lettres d'Otton, cardinal du litre de Saint-Nicolas ta carcere Tulliano et légat apostolique en Allemagne , de l'an 1229, par lesquelles il accorde des indulgences plénières à ceux qui voudront contribuer de leurs aumônes à la subsistance des sœurs Pénitentes do la Madeleine en Allemagne, qui étaient dans une grande pauvreté et qui n'avai «nt pas pour lor» des revenus pour leur entretien. Ces lettres se trouvent dans la Chronique du monastère de Frankeoberg à Goslar, du même ordre, et nous les rapporterons ici telles qu'elles sont dans cette chronique.

Otto miseratione divina Saneti Nicolai in carcere Tulliano diaconus eardinalis^ aposto^ licœ sedk iegatus, unit er sis Chrisli Melibus présentes has litteras inspecturis salutem in Domino. Quoniam^ ut ait Apostolus^ omnes staOimus ante tribunal CArû/i, recepturi ^

DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX

prout in eorpore gessimiM^ rive fu$rU bonum sivê malum^ oporlet nos diem memonis eX' ' ireme miserieordie operibuê preveniret et tltT" fiortim iniuilu seminare in terris^ guod red-^ c/enle Domino eum muUiplieaio fructu recol^ liçer$ debeamus in Celig , (irmam spem fductamgue tenenles^ quod qui parce semino/, parée et metet^ et gui seminai in benedictio^' nibus , de benedictionibus metet vitam eitr^ nam. Cum igitur dilecte in Christo pauperes sororei Pénitentes S. Mar. Magdal. in Aiemagna proprias non habeant facuUates unde valeant sustentari, universitatem vestram ro^ gamuSy monemus et horlamur in Domino^ et in remisïionem vobis injungimus peceaminum , guatenus de bonis a Deo vobis collatis pias elemosina» et grata eis earitatis subsidia erogatis^ ut per subvencionem ve.<(ram earum inopie consiUatur^ ut vos per hec et alia bo» nUf que Deo inspirante feceritis^ ad eterna possitis gaudia pervenire. Nos enim de omni» poientis ùei miserieordia et BB. Pétri et Pauli apostolorum merilis et intercessione eonfisif omnibus qui ad loca ipsarum accesserint XL dies de injuncta sibi peniteneia legacionis auetoritate qua fungimur^ misericorditer relnxamus, Datum Conslencie anno />amini MCCKXIX. Ind. n , xi? kalend. Januar. Il j a bien de l'apparence que l'ordre de la Madeleine en Allemagne élail déjà insUlué avaal le concile général de Lairan qui se tint l'an 1215, puisque le pape Grégoire IX , par une bulle qu'il accorda aux religieuses de cet ordre en Allemagne, les exempta de

Emjer les dîmes de ce qu'elles faisaient vaoir par leurs mains, et qu'elles possédaient déjà a?ant le concile général. Le même ponlife leur accorda beaucoup de privilèges qui furent conOrmés l'an i2kS par le pape Innocent IV, et la plupart des monastères se sont tellement enrichis dans la suite» qu'ils n'ont plus eu besoin de recourir aux charités des Gdèles pour avoir de quoi subsister. Il j avait aussi des religieux du même ordre qui avaient un général et des provinciaux, auxquels les religieuses étaient soumises ; et outre cela elles avaient un préiAt qu'elles élisaient, mais qui devait être confirmé par le provincial : quelquefois ce prévôt était un religieux, et quelquefois c'était un séculier, comme il parait par la conOrmation du prévôt du monastère de Frankenberg de 1 an 1303, que nous rapporterons aussi : Nos frater Con-radust prior provineialis monasteriorum B. Mar. Magdal, ordinis 5. Augustini^ pre-positus in Stateim dilectis suis in Christo fUiabus M.priorisse toîigue eonventui san^ ctimonialium dicti ordinis Frankenberg ensis ecelesie in Goslar cum prima aiiectione oraciones in Domino. Dominwn Alex* andrum^ emhibitorem preseneiumt quem vos una cum parochialibus vestris unanimi consensu ei caAonica eleclione^ ac noslro aeeedente consensu in prepositum et pro^ visorem coneorditer elegistiê^ vobis trans^ mitiimus , precipiendo quatenus sibi obe^ dienciam ut fratri nostri ordinis electi te-

(1) Voy.. à la fia du voL, u* 200.

nerimini et revercneiam debitmm im emwHms faciatis^ in nomine Domtni aut0rilmt€ «^ stta eumdem Alexandfum in seculari hai»iu, quamdiu ipsi placuerit ^ manentem preun. tibus eonfirmamus. Dantee ribi ptênarm poteslatem confessiones audiendi^ est-pw^ munieandi et absolvendif intra et extra acessus spiritualium et temporalium M" eorrigendi , omnia et singma faeitnii^ fw^ per fratrem nostri ordinis elecium «mi«cessorem suum rite fieri eonsueverunt, 5»hilominus ratas habere volumus et frmai e*nés senteneias et processus et pestes, ^f idem Dn. Alexander juxtaeonstituciûneêet r^. gulam nostri ordinis rite tulerii în tfiti' les. Jnsuper nolumus ipsum per m0$ «a per nostros successores generalem siva prévitcialeSf seu per alignas frivoloê oreasion't vel accusationes indebiteu , que alijwsMi fiunt^ quod absitf aliqualiter desiitmi^ toi inveniretur manifestis aliquibus deiictit r^clusuSf et quibus esset ipso jure a^nm^s sacras canones destitutus. Nollumu» r/ic» pretactum Dn. Alexandrum et vastnm m-nasterium onerare per nos sive ptr nottnê successores aliqua persona seu persoms «> sfrt ordinis apud vos locandis , nisi de btn'. ipsius Afexanari et vestri conventuM unam^i voluntate. Dat. anno Domini MCCCIH, iocfava Assumptionis B* Marim Virgmt.

N os quoque frater GeroldusB. Mar» Magdâ monasteriorum generalis prepcsituâ^ ûwnm* H singula prescripta rata servamus et Wfi.'i nostri munimine eonfirmamus. Anne l^^ mini MCCCXI , in die undecim miUe Frginum sigillum est appensum.

Il est fait mention de ces générnox i-« Tan 12tô; car le pape loeocenl IV, ajas confirmé tous les privilèges q«« ses prdécesseurs avaient accorda aux monastcrM de Tordre de la Madeleine en Âllenap:.

Hilmar, pour lors général de cet orire «« Allemagne, envoya des copiea eollalîonMd de la bulle de ce pontife i tous ces ■•nastères, lesquelles copiée ètaîest datent de Cologne du jour de l'Ëxaltatiea de saisif Croix de la même année.

Tous ces titres que doqs avoai rapeortci prouvent asseï rantiqolté de cet ordre et Allemagne, et qu'il était diltèrest de ceto. que le B. Bertrand institoa à ManeHIe, petn qu'il subsistait plusiears anoéet avaat l* naissance de ce dernier, el eet monast^m ont encore moins tiré lesr origine de oln des Pénitentes de la Madeleine i Paris, fat ne parut que plus de deox centa ans è§^^ que le B. Bertrand eut Institué aon ardre. Iy a encore beaucoup de moeaatéres de rc•^' gieuses de l'ordre de la Madeleine en Alir* m^goe. Celui de Slrasbonrg est on de ctst qui ont subsisté an milieu de Tliérésie, atas: que cette ville f&t venue aooa U deaûa*' tion do France. Abraham Bmio, Mtcbcl t>lyn et Josse Ammanus noos ont donaé V^^ billement d'un rcligienx de cet ordre qai «i enfièrement blanc, et tel qne noos raven« fait graver (i). Celui des religieoscs tu»^ blanc aussi avec on scapolaire et on •>**

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Irao, commo on pe«l Toir 4lani ta figare q^ii représente one rclieiouse madelonnetlc de Hcti i la léte &t I article de ce nom. Plu* sieurs monastères de cet ordre, qui étaient rn Saie et en d'autres pays hérétiques, ont été supprimés. On appelait ces relifpeutes (0 plusieurs litux, les Blanches Dame9, apparcmmefit à cause de leurs tiabits blunes. Mais, quoiqae leur ordre ait été établi pour servir de refuge aui pécheresses publiques, il f a longtemps que dans la plupart de leurs monastères l'on ne reçoit que des flilcs d'honneur.

Ce que dit aussi le P. Gesnay, que les religieuses de la Pénitence de la Madeleine A Paris, communément appelées les Filles Pénitentes, embrassèrent l'inslitutdu hijenheureax Bertrand, n'est pas conforme à la fondation de ce moiiaslère; car, selon le P. du Breuil dans ses Antiquités de Paris, ce fut par les prédicatiuns du P. Jean Tisserand, religieux de Tordre de Saint-François, que, ran 1492, plusieurs femmes et Gîtes impudiques se conrertlrcnt, et, voulant faire pénileucede leurs dérèglements, Louis, duc d*Orleaos, leur donna son hôtel pour le convertir en monastère sous le titre de Filles Pénilentes, où elles furent enferméts et où elles not demeuré pendant quatre-vingts ans, jusqu'en Tan 1572, qu'elles furent transférées Uans la chapelle de Saint-Georges, en la rue Saint-Denis, que possédaient les Bénédictins deSaiot-Magloire, qui furent^emeurcr à TbApiutde Saint-Jacques du Haut-Pas, comme nous avons dit en uu autre lieu.

Ce fut Tan 1497 que Jean-Simon, cin* quièrae de ce nom, évéqoe de Taris, en Terlodun ^refdu pape Alexandre VI, leur prescrivit dee statuts et leur donna la règle de saint Augustin, qu'elles suivent encore A présent. Le P. du Breuil ajoute que, lorsque ces statuts forent faits, elles étaient déjà dea\ cent vingt religieuses, mais qu'il n'ose pas dire tcutes péniltnles ou converties. En effet , il y en avait peut-être quelques-unes qui j étaient renfermées contre leur volonté, i la solUcifallon de leurs parents, ou par autorité de justice ; mais elles ne pwvalent pas ^tre admises à la profession religieuse, puisque, selon les constitutions de Tévéque de Paris, qui forent dressées pour maintenir lobservance régulière dans ce monastère, l'on n'en devait recevoir aucune malgré elle, et qu'il fallait pour être religieuses qu*eUes eussent prostitué leur honneur et

3 u*elles ne fussent pas \ierges; car, par un • s articles de ces statuts, ce prélat ordonne qu'on ue recevra aucune Olle dan« ce mo* nastère qu'elle n'ait commis le péché de laihair, et quelle sera visitée pour voir si elle a perdu sa virginité; que celles qui seront nommées pour en faire la visite feront serment sur les saints Ëvangiles, entre les mains des Mère et sous-Mère, et en la présence des discrètes, de faire vrai et lojal rapport, et dire si elles sont corrompues, et il ordonne qne cet article sera inviolablemeut observé; aur V9Ui sfnrei (leur dit-il) fn*«ucttncs §Mê unu0s à nom qui éioient

vierges f si îtllt» ett/ M par vous trowfées ; combien ^u'd /a suggestion de leurs more» et parens gut ne éemandoitnt qu^à tVis défaire^ e les eussent affermé être torrumpu^s. Et dan^ on auf re article il ajoute : Item en ouitrt wr-* donnons que si aucune touloii entrer en 96tre fovgregation^ qu^elle soit interroguée par les Mère et sous^Mere^ présent vôtre confesseur^ et en la présence de cinq ou six^ si elle se dit corrumpuè\ et que telle soit trouvée^ si aupn^ ravant qu'elle fût corrumpuè\ elle avoit eu désir d*entrer en vôtre religion; et si afin d'y entrer elle ne s*est point fuit corrumpre^ et sera tenue faire serment sur les saintes Evangiles en la main de vôtre Ftre confesseur^ en la présence de cinq vu six, sur peine de dam^ nation étemelle, si elle ne s^ent point fait cor^ rumpre en intention d'entrer en vôtre refi^ gion: lequel lui déclarera que posé qu*e*le ftU professe ou n/on^ et que l'on fût averti qu'elfe se fût fait corrumpre en celte intention, qu'elle ne sera réputée religieuse de vôtre monastère, quelque vau qu'elle ait fait. Puis donc qu'il lallait prêter ces serments pour être religieuse dans ce monastère, il y a bien de l'apparence que des personnes que l'on y avait renfermées malgré elles n'auraient jamnis prêté le serment que Ton eiigeait.

Il parait encore pnr le préambule de ces constitutions que c est le roi Charles VIII qui leur donna Thôlel appelé deBoehnigne (de Bohême), et non pas le duc d'Orléans : Jehan par la permission divine évéque de Paris, à nos bien aimées et à Dieu aonnées les religieuses et courent des filles Pinilenlet , dttes les Repenties de Paris à nous sujettes sans moîen, salut. Comme par la grâce de Dieu et par vt aU inspiration , du tems que avons eu le f egime, administration et jouissance de nôtre dit éréché^ et par fe molen de gens de de^ voiion qui ont eu l'ail fur vous plus que vous^ mêmes, vous êtes assemblées tellement qu'êtes en grand nombre, et aujourd'hui environ onze vingt et plus, et pouirait être chose ftustran taire vôtre assemblée et bon propos, sinon qu*elle fût pardurable et perpetuellemeni ofr» serrée et gardée^ qui ne se peut faire sans sta^ tuts, ordonnances et constitutions. A cette cause en ensuivant l'obligation à laquelle de nôtre office pastoral sommes tenus et obligés^ du conseil de plusieurs notables personnages^ gens de religton et du consentement de vous toutes, tant pour vous que vos luceesstresses religieuses qui sont audit monastère en Vhitel q li fut appelle de Boehaigne que le roi nôtre sire vous a donné, étant en nôtre censtre, /utiles et seigneurie à cause de nôtre dit évêché^ atone statué et ordonné ^ statuons et ordon^ fions les choses que ci-^près seront déclarées être inviolablement fardées et observées audit monastère.

Nous avons dit cî-dovant quelles étaient les conditions requises pour entrer dans ce monastère; il y a encore un article de ces constitutions, qui ordonne qne l'on n'en re* cevra aucunequi aura passé trente--cinq ans, do peur (dit l'évêque de Paris) que sous ombre d'être reçues en cet ordre, et en quelque temps que ce soit, il n'y en eût qui voulussent

DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX

continuer dans leur péché. Ces religieosefî suivaient la rè^^le de saint Augaslin; elles étaient obligées de dire ToOice de la sainte Vierge au chœur ; elles se levaient â minuit pour dire matines ; et il y avait toujours dcui sœurs qui veillaient dans le dortoir. Outre les je&nes ordonnés par TEglise, elles jcilnaient encore tous les vendredis de l'année, et les mercredis et vendredis de Tavenl; elles ne mangeaient de la viande que quatre fois la semaine ; elles tenaient le chapitre les lundis, mercredis et vendredis, et elles prenaient la discipline tous les vendredis de Tannée, et en carême les mercredis et vendredis, et tous les jours dis la semaine sainte. Comme elles ne vivaientque d'aumônes dans le commencement, elles allaient deux i deux par la ville pour les chercher. Celles qui étaient destinées pour cet emploi ne pouvaient boire ni manger en ville. Il n'était permis qu'aux quêteuses de sortir, car elles fciisaieut vœu de perpétuelle clôture, comme il est encore ordonné par leurs constitutions et comme il est porté par la formule de leurs vœux, qu'elles prononçaient en cette manière : Je, A'., voue et promets à Dieu et à la Vierge Ma'* m, ei à monseigneur révéaue de Paris^ mon prélat et pire spirituel^ et a vous mère , sousmirSf et tout le couvent^ slabiliU et fermeté sous clôture perpétuelle en ce lieu tcî, la con^ version de mes maurs^ chasteté^ pauvreté et obéissance^ selon larcgle de monseigneur saint Augustin et selon les statuts^ réformation et modification faits et à faire par H. P. en Dieu monseigneur Jéhan^ évéque de Paris, l*an 1^97. Quant à leur habillement, il était blanc, aussi bien que leur voile.

Il y avait.aoshi des religieux qui avaient été pareillement institués dans ce monastère par le même évéque, desquels le P. do Breuil n*a point parlé. Ce prélat, par ses constitutions, oruonne qu'il y aura dans ce monastère des religieux qui suivront aussi la règle de saint Augustin, qui auront des chaperons et des robes grises, et une autre robe de laine blanche par-dessous. Ils devaient faire un an de noviciat, après lequel ils faisaient leur profession à la grande grille de ce couvent, entre les mains de la supérieure et du Père confesseur en ces termes ; Je, iV., pro' mets et voue à Dieu et à monseigneur iVv^-

ÎftiS de Paris ^ mon prélat , à vous mère, à tout e couvent^ et à ocius, beau-pire eonfisseur^ chastetéf pauvreté et obédience^ principale-' ment à mon prélat monseigneur Cévéque de Paris et au coûtent des sœurs de ce monastirCf ce qui fait voir que le P. Gesuay s'est trompé lorsqu'il a dit que les religieuses Fillcs-Péuitentes à Paris avaient embrassé l'iusiitut du bienheureux Bertrand, puisque les religieux de son ordre étaient habillés de noir, et que ceux qui-étaient an monastère dCiFilIes-l'énltciites étaient habil.és de gris, et avaient été institués par Tévéque de Paris. Les religieuses devaient pourvoir à toutes les néces-* sites des religieux, tant pour le vivre que pour l'habillement et les études. Elles en élisaient un pour confesseur, et il en devait «dioisir d'autres pour le soulager. Ces reli-

gieux étaient obligés de dire TolBce l'usage de l'Eglise romaine ; ils le réeiUiettt â voix basse, et se Iciaient aotsi i mînoit pour dire Matines.

Voilà quelle a été la véritable origine de monastère des Olles Pénitentes de la mt Saint-Denis â Paris, où l'on recevait encore des Glles Repenties vers le milieo do dernier siècle, comme il parait par la Vie de la Mèrp Marie Alvéqain, réformatrice de ro mona^ tère, donnée par M. Biesse en 16^9, et par la relation de la naissance et do pro^grè* et celui des Madelonnettes, qai fut aussi imprv mée en 1049 ; mais depuis plus de ctnqoai.Lï ans l'on n'y reçoit plus que des Olles d'honneur, et nous ne croyons pas faire lorti rrs chastes épouses de Jésas-Cbrist si ooos ne nous conformons pas A ce qu'eo a écrit depuis quelques années M. de Marivaux daet une nouvelle Vie de la même réforaïairicf, puisaue nous aurions cru aller contre la ?r* rite ue l'histoire.

Cet auteur, parlant de l'origine de ce m^ nasière des filles Pénitentes, dit qoe, le P. Tisserand préchant avec snccès« on granJ nombre de différentes personnes et de différent sexe, distinguées parlenrverto, viarent le trouver, lui protestant qu'elles Toolaieft; servir Dieu toute leur vie ; qu'elles s'al^aadonnèrent sous sa conduite, qu'il se Irooi a plus de deux cents demoiselles qui prirest celte résolution, et qu'il les renferma daas un monastère, (onr lever rillusion popaSairc (à ce qu'il prétend) sur le nom de Pènitentei. qu'elles ont toujours eu, il ajoute qae ce ooa leur fut imposé parce Père en considératioa des changements qu'elles firent d*oiie T«e douce et délicieuse, telle qu'est celle des &les de qualité dans le monde, quelque vertueuses qu'elles soient, à la vieaoslère qo'rir les embrassèrent si généreasemenl dans u nouvelle religion. M. de Marivaux coovieai que révoque de Paris Jean-Simon leurdoniu des constitutions qui furent observées de toutes les religieuses avec une exactitude cc une fidélité inviolables. Mais ce prélat n'asrait-il pas été digne de blime, si, vojaat piss de deux cents filles chastes et vertueuses qei se mettaient en congrégation pour j virr< séparées du monde et se donner pour epoo!»ei à Jésus-Christ, il les avait obligées dansée commencement de leur retraite de ue recevoir parmi elles que des filles prostituées ^« devaient faire serment /ur les saints Evaof iles qu'elles ne s'étaient point fait corrompe en intention d'entrer dans cet ordre, où l'os ne pouvait être reçu qu'après avoir coaum» le péché de la chair? Peut-on croire II. 4( Marivaux, lorsqu'il dit qu'il n'a rien avance que de vrai, et que ce n'est qu'après mv^so^^ examiné les titres originaux de la taadatii*a* et a-t-il pu s'imaginer que, quoique les stl gieuses Pénitentes aient peut-être supprw*^ leurs anciennes constitutions, il nes*en iras* val encore des exemplaires dans qaelsnn bibliothèques, comme en effet il s'en troere dans celles du roi et dans celle du callrtr des R. P. de la compagnie de Jésos à Fans et dans quelques autres, où l'on peut les cua*

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lulter. Biles sont toDlet en lettres goliiiques, re qui fait foir qu'elles sont des premières éJiiions qai forent faites da temps de Véfé^ que Simoot

Ces dames de Saint-Hagloire, comme elles Têulcnt élre appolécsà présent, suivant Tinscriptioo qu'elles ont fait mettre depuis peu aa-desiai de leur porte, ne doivent point rougir de porter le nom de Pénitentes, puisqu'elles se sont consacrées â Dieu par la pé* niteace en entrant en religion. Rllesdoiv« nt imiter tant d'hommes et de filles qui ont pris ceoom, et ont formé on ordie religieux, ou, pour me servir des termes de M. de Ma* riraux, ces enfants innocents se sont con« lacréi pour imiter Jésus-Christ, qui, tout iuttocent qu1t était, a voulu être le premier et le plus illustre des pénitents, établissant foa royaume dans les douleurs , faisant son sceptre et son trône de la croix, comme son diadème d'épines. Qnoique le public donne eocore le nom de Pénitentes A ces dames de Saiot-Hagloire, et quoiqu'elles aient toujours eoDiervé beaucoup de dévotion pour Made» leiue pénitente, on ne tire pas de li une conséquence qu'elles aient auparavant suivi iladeleine pécheresse, puisqu'elles ne sont pas les seules dont les monastères, ayant été bâtis d*abord pour servir de refuge à des pécheresses publiques, sont devenus dans la tuile des sanctuaires de saintes vierges, coQoie on en ? oit un exemple dans Tarticle suivant.

La Mère Marte Alvéquin, ayant été tirée da monastère de Montmartre avec sept relipenses pour réformer celui des filles Pént* tentes de Paria, y entra le 3 juillet 1616, et mourut, le 25 janvier 16U,dans une grande réputation de sainteté, étant Agée de quatreviogi*dcux ans. Les désordres de la guerre avaient causé dans ce monastère beaucoup de relâchement; mats elle y rétablit en peu de temps les observances régulières, et leur fil prendre uo bablllemenl différent de celui qa elles portaient, lenr ayant donné un ha« Dit de couleur minime, avec un scapulaire deoiéme, et leur ayant aussi donné un voile Doir. Je ne tais si l'on doit compter au nom* bre des réforsnes qu'elle fit en ce monastère ladoocissement qu'elle apporta dans les austérités, si Ton doit ajouter foi A M. de Marivsos ; car. selon cet auteur, elle lenr fit dire malmes A huit heures du soir, au lieu qn'el- ^s ae levaient à minuit ; elle leur ht quitter les chemises de serge pour en prendre de to le, et leur fil manger de la viande le lundi, sa lien qu'elles n'eu mangeaient pas. Nous yoyon!» de pareilles réformes s'ériger tous les «ours dans les monastères, contre 1 intention des fondéilears.

y oyez, pour les Filles Pénitentes de Parts : du fireuti, Aniiquiiéê de Paris ; les anciennes ( ona/iiu/iouf de ces religieuses imprimées A laris en IcOO; Blesse, Vie de la Mère Marie Alténuin. leur réformatrice ; et de Marivaux, ^ '« de la même réformatrice. Pour les reliptn de la Pénitence de la Madeleiue à Mar- Si'lle : Gesoay, //tj|. MmsiL; et, pour Tor- ^-'e de la Madeleine en Allemagne : Chroni^ OiCTioM.^Aïax DES Ordres' asLiGtEcx. IL

cofi emnobii Montle Franeorum Gotlarim^ c( Joann. Bnschius, De Reformat. MonasL^ apudLeibnitx: Hiit. Brunsvic*^ lom. II.

M A DELONNETTES (Religieuses db la Madeleine, ou) à Metz et à Naples.

Les religieuses du monastère de Saînl-Mngloire A Paris, et que le peuple appelle communément filles Pénitentes, no sont pas les seules A qui le ntim de Pénitentes semble en quelque façon odieux. Celles de la Made* leine A Metz étaient aussi appelées sœurs Pénitentes, comme il parait par une sentence de l'évéque Conrad Bayer de Bopparl, rendue Tan 1452 en faveur des chanoines de l'église collégiale do Saint-Thibaut de la même ville, par laquelle ce prélat, pour satisfaire a un bref du pape Nicolas V, érigea le monastère de Sainte-Madeleiue de Meix des sœurs Péniti'ntes, en une église collégiale sous le litre de la sainte Vierge vi de saint Thibaut, et la chapelle de Sainte-Elisabeth en un monastère de ces religieuses : EceUsiam et monae^ lerium B. Mariœ Magdalenœ Meteneis $oro^ rum Pœnitentiumy in coUegiatam sub nomine et voeabulo B. et gloriosœ Virginie Mariœ ¥t eancti Theobaldi. et capellam Sanclœ Elisabeth {alias Vettris Ccemeterii) in monasterium sororum Pmnileniium ereximuseterïgimusper prœsenteif etc. Cet acte est rapporté par Mûrisse , évéquede Madaurc, dans son Histoire des Evéques de Metz. Il tire de là uue conséquence que ces religieuses de la Madeleiue, A qui le peuple a donné le rom de Madclonnettes, éUient déjA établies A Metz, et dit qu'il n'a pu trouver précisément le temps de lenr établissemenl.Mais ces religieuses prétendent

avoirétéélabliesplusde quatre centcinquanle ans auparavant, et font remonter leur origine à Tan 1005, ce qu'elles auraient sans doute bien de la peine A prouver. 11 se peut faire que cette chapelle dédiée A sainte bilisabeth, mère de saint Jeau-Baplisto, dans son origine, et où ces religieuses ont été transférées en ikSa, ait été bétie en 1005 ; mais le nom do stBurs Pénitentes, qui leur est donné dans la sentence de l'évéque de Metz, les religieuses d'Huys du même ordre (selon lc!« Mémoircii qui m*ont été envoyés) et qui vinrent pour rétablir cette maison, qui a% ail été abandonnée pendant les guerres, et où il n'était resté qu'une sœur converse ; les monastères de l'ordre de la Madeleine qui sont eiicure en Allemagne, et où les religieuses sont habillées do inémo qu'A Meti , me font i rui e que celles-ci, A qui le peuple a donné le nom de Madelonnettes, sont du même onire que 1rs rfiigiouses de la Madeleine en Allemagne, et celle sentence, rendue l'an 1^52 par l'évéque Conrad, fait connaître qu'elles ne peuvent pas avoir tiré leur origine du monastère des Filles-Penitentes A Paris, qui ne furent ét.i* blies que Tan U92, comme nous avons déjA dit.

Cependant les Madelonnettes de Metz se disoni présentement chanoinesses, ce qui parait, diseul-elles, par les ancieus uion'i* tnents qui sont dans leur monastère et par les figures des anciennes religieuses; et que

SU

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DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEllX.

si elles portrnt présentement une robe blanche cl un sc<ipulaire de même, ce n'est qu'à cause de la dévotion que leurs anciennes portaient à saint Dominique, ayant voulu prendre Thabit des religieuses de son ordre, lorsque, vers Tau 1221, il établit le couvent do ses religieux à Metz ; et que dans la suite, pour se distinguer des religieuses de cet ordre, elles quittèrent le scapulaire et la chape noirs pour en prendre de blancs, le scapu-^ laire et la chipe noirs étant restés à leurs sœurs converses. Mais je n'ajoute pas beaucoup de foi à ces mémoires, d'autant plus que ces religieuses Madelonnettes sont mal infitrmées de rbabtllement des religieuses de l'ordre de Saint-Dominique, qui ne portent point de scapulaire noir, si ce n*est les sœurs converses; d'ailleurs, dans le temps que ce saint fonda son ordre, ou plutôt avant qu'il l'eût fondé, il avait établi les religieuses da fuonasière do ProuiMe, auxquelles il donna pour habillement une robe blanche et un manteau de couleur tannée. Nous donnons rhat)iilement des religieuses Madelonnettes de Metz tel qu'elles le portent présentetnent (1). H est vrai qu*il y a quelque union entre l'oid e de Saint- Dominique et celui de la Madoirino, puisque l'ordre de la Madeleine suit les constitutions de Tordre de Saint-Dontînique : au moio« il y avait en Allemagne plusieurs monastères qui suivaient ces constitutions, ce qu'ont pu raîre aussiles Madilonneltes de Metz.

Mémoires manuscrite envoyés en 170S ; et ron peut consulter Mûrisse dans son Histoire dts ktéques de Metz.

Les monastères des religieuses de la Madeleine et de Sainte*Marie-Egyptienne à Naples sont du nombre de ceux qui, ayant été destinés d'abord pour servir de retraite aux pécheresses publiques, sont devenus dans là suite des sanctuaires de saintes vierges pareils à ceux dont nons avons déjà parlé.Celui île la Madeleine fut fondé l'an 132^, et doté par la rrîne Sanche d'Aragon, feonaedeRo- 4)ert, roi deNaples, pour des pécheresses publiques qui, touchées de repentir, avaient «lessein de laire pénitence. Cette pieuse reine avait un si grand zèle pour le salut de ces pauvres créatures , qu'elle allait tous les loursdans ce monastère avec son confesseur, le P. Philippe Agueiro, de l'ordre -de Saintfrançois, pour leur faire faire des exhortations, qui furent si eflicaces, que dix ans après la fondation de ce monastère, de cent quatre-vîngt-di*ux de ces pécheresses, qui, à la sollicitation de cette princesse, étaient entrées dans cette maison, il y eu eut cent soixante-six qui firent les vœux solennels entre les mains de l'archevéqae de Naples, dunt plusieurs moururent en odeur de sainteté.Cette princesse voulut aussi que ce mo» nastère fût soumis aux religieux de l'ordre de Saint-François, ce que l'archevêque accorda, Tan 1341 , à condition que les religieuses seraient obli<>ées de donner tous les ans i l'église métropolitaine iin cierge d'une livre.

Il y avait déjà pour lors trois cents relî^ieeses dans ce monastère; maisdaot la sailt on n'y a plus reçu que des filles d'boiinetr et vertueuses, qui sont présentement avnooi* bre de quatre-vingts. Elles ool la rèfle 4c saint Augustin et un habit noir, et peer ceinture une corde blanche, eoainie les rtii* gieuses de Tordre de Saint-François. Les r^ ligieux conventuels de cet ordre en ont es U direction jusqu'en l'an 1568, que, par ordf» du pape Pi^ V, les religieux de rObserraac* prirent leur place et eurent aosii la dîrectioi des religieuses du monasièredeSainte-Mane Egyptienne, que les conventoels leur abu* donnèrent aussi.

' Ce monastère fut aussi fondé par la rem Sanche d'Aragon pour des filles et des Ummes repenties, à cause que celui de la Madeleine ne se trouvait pas assex graod pov contenir le nombre de colles qui qaiitaiett leur mauvaise vie. L'archevêque do Naple«. qui avait consenti que les religleascs de U Madeleine fussent sous la direetioo des retigieux de l'ordre de Saint-François, aceoidi la même grâce à celles deSainte-Marie-Egyptienne, l'an 1342, à condition qu elles douceraient aussi tous les ans on ciergo d'anlivre A la cathédrale. Elles furent soumise^ pareillement aux religieux conventoels:

mais par ordre do pane Pie V elles foreai mises sous la direction des Pères da TOteer* ▼ance de Saint-François. Biles ont* roamles religieuses du monastère de la MadetoiAe, la règle de saint Augustin et l'habit de s « ordre avec la cord.* blanche de cHoi de Saint-François.

Voyex^ pour ces deux monastères : Franc. Gonzag. De OrigiM Scrjph. reiig.: Wadinf Annal. Minor.

MADELONNETTES (RBLiaiBDSBSDB l%

DE LA MaDELEI.XB, IPPELÉBS COHlItl»-

mb.it) à Paris^ à Rouen et à Bordenm^^

Les religieuses de l'ordre de la lfadeletr« ou Madelonnettes, dont nous allons pari-r. sont différentes de celles dont nous av o<i« parlé dans l'article précédent; ell^s o.<t pris leur origine A Paris an oonmoacean^i du dernier siècle. Cette ville est si graa^ et si peuplée, qu'il ne faut pas s'éUaner s*il y a un si grand nombro de filles ri de femmes qui, s'oublient de leur devua*, prostituent leur honneur, et s'il y a laaljdiê maisons pour les recevoir lorsqu'elles tAtle.it se convertir, ou pour les eufenner d. force lorsquellcs ne veulent point quctler k vice, telles que sont le monastère dî» Madelonnettes el les communautés da Bo»-Paslear, du Sauveur, de Sainte-Pélagie, de Sata*^ Théodore et quelques autres. Mais« vamm€ la plupart de ces communaotés ae sont que séculières, nous no parlcmas ici que d«s Madelonnettes, dont la plus graade par i» de la communauté est composée de relip«'«ses qui forment un ordre partiealier, pa- * qu'il y a encore des maisons du messe im»^^ i tut A Rouen et A Bordeaux ; el que rrs irotf

<i) f {f., à h fin du vol., a* iOl.

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