‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 91 sur 118 · I.A CONGHÊGITIOII DB SaIRT-). Voy, LoBBAt- DIR, III · texte numérisé non relu

I.A CONGHÊGITIOII DB SaIRT-). Voy, LoBBAt- DIR, III

MARC DE G ATOTl ( Domijiic ub^ i>b u

C02IGBÉGAT10N DE). Voy. LOBBABDIB, 111.

MARC DB HANTOUB ET DD SAINT-ES- PRIT (CbaNOIRBS R66DLIBBS DB SlIirT t

à Venise.

La congrégation des Chanoines Régnliirv de Saint-Marc de Mantoue a en pour fond.ileur un saint prêtre nommé Albert Spinolj, qui, ayant conçu le dessi in de fonder un monastère de Chanoines Réguliers, obtint poar cet eiïet de l'abbé de Saint«André de Maatoue une vigne proche de laquelle était one chapel-e dont quelques bourgeois deceU« ville étaient patrons. Non-seulenaenI ils cédèrent leur droit de patronage en faveur de cet établissement « mais ils firent don à r*^ nouveaux Chanoines de aoelques terres tant pour la construction de leur église et «ia monastère que pour leur entretien, ce qni fut confirmé par le pape Célestin tlL Tas i\9k. La même année, Henri, évêque de Msih toue, posa la première pierre de l'église, qaî fut dédiée sous le nom de Saint-Marc: et une des principales conditions qui fut stipo* lée par l'acte de donalion qui fut faite put les bourgeois de Mantoue des fonds et de* terres pour la fabrique de cette église lot qu'elle ne relèverait d'aucune autre église, et serait chef d'un ordre sous le nom ée Saint*Marc.

Quelques clercs s'y étant assemblés en* reot pour supérieur le même Spinola, et il leur prescrivit une règle qui fui approoTee par le pape Innocent III , I an 12M. Elle fat confirmée par Honorius III après avoir éiè corrigée, ce que fit aussi Grégoire IX par sa bulle de l'an 1228, où celle règle est insérée dans toute sa tcnenr.GrégoireX, JeaaXXII. Calixte III, Nicolas IV et plusieurs aoirrs souverains pontifes ont accordé des privîlè-

fes é ces Chanoines, qui, selon Penot, ayant té réformés vers Tan ih&2^ n'embrassèrent qn*alors la règle de saint Augustin.

Dans le commencement de leur institolina ils menaient une vie austère. Ils ne coochaicnt que sur des paillasses avec des lis* ceuls de laine. Ils jeûnaient depuis lediouo* chc in Atbis jusqu'au mois de septenibrr. outre Tavent, les vendredis de Tannée* el les jeûnes prescrits par TEçlise. Ils observaient un étroit silence, avaient deux heures de travail dans la journée, et n* adinettaient aucun à la profession qu*il n>it dix-sept ans accomplis. Leur habillemeil consistait en une soutane de serge blanrlie et un rochcl. Lorsqu*ils allaient aa rbœor ils avaient une mosctie ou petit camail et»" bonnet carré blanc avec une anmusse bUo* clie qu'ils mettaient sur le bras {!}.

Celte congrégation éiaitcomposécd'eofirsa

II, Yo*j.,À la fin du vol., u» 2iG,

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lii-hull 00 vingt m«iîson8 d'hommes cl quellurs-onesdefilicsy qui élaienl siluécsdans la .ombardie cl dans TElat de Venhe, et apn^s i^oir neorl pendant près de quatre cents ins elle diminua peu à peu el se vil réduile i dcox cooTems où la régularité n'était pas n^me obserTée. Le monastère de Saint-Marc» |Qi en était le chef| Tul donné par Guillaulie, liuc de Manloue, aux moines Cama^du- ( s, I*an 1584, du consentemp.nt du pape Grégoire XIII.

Qfielqucs-ons ont prétendu que cet ordre Srs Chanoines Réguliers de Saint-Marc de Maotoue n'avait jamais eu plus de deux maisons ; mais Scipion Agtfelle Maffei, évé* i|Qe de Casai, dans ses Annales dt^ Mantoue* prouve le contraire par une bulle du pape lirégoire X, où tous les prieurs des couvents qu'ils avaient, sont nomm s, et par celle bulle le pape recoooatl que la règle de CCS Chanoines avait été reçue et corrigée pnr les papes Honorios et Grégoire, ses prédécesseurs, et coïkflrmée par Innocent IV av.int te concile général de Lyon. Un ancien registre qui est conservé encore dans cette abbaye de Saint-Marc qui était de Tordre des Chanoines Réguliers de Saiut-Marc de Manloue» et qui contient les chapitres qui ont été tonus d.ins cet ordre depuis I an 12VJ jusqu'en l*an 13^0, montre encore éridemmeut qu'ils avaient plusieurs maisons, puisque dans le chapiu-e de Tan 1249 il y eut seize prieurs qui V assistèrent» et que dès le temps que le pape Honorius III eonflrma cet ordre en 1220» il y avait pour lors déjà cinq monastères. Cette bulle éiant adressée aux prieurs et couvents des églises de Saint-Marc de Mantoue» du Saint-Esprit de Vérone» de la maison de la religion de Parme, de Saint-Eusèbe de Saralico au diocèse de Vicence» de Sainte-Perpétue i Faenza et à tous ceux qui i l'avenir voudraient s'unir k cet ordre.

Voyez Scipion Âgnell. Maffei. Annal, di Uantoua, Penot, HtiU trinart. Canonic. Be* ITàL Paul Morigia» Uiit. de toute» tet relig. ^itvrslr. Maurolic. Jlfar. Océan, di tut. gli Ae/ig.» cl Philipp. Bonanni» Catalog. omn. rtdg. ord.

Nous joindrons aux Chanoines Réguliers de Mantuue une autre congrégation qui prit son origine à Venise sous le nom du Saiffi^ ^'Sprit, et qui fut supprimée par le pape Atesaiidre Vil Tan 1656.. Elle avait eu pour fondateurs quatre nobles Vénitiens» D. André Bondiméro, D. Michel Maurociui, D. Philippe Pamta et D. François Conlarini» qui lous quatrr, ;inimés du même zèle et ayant ryatilu d'abandonner le monde» se Iranspori^Tcul au couvent do Nazareth situé dans les ligones de Venise, qui était occupé par des K' mites de IVdre de Saint-Augustin» et s*elant rois sous M conduite de Gabriel de SpoliHr, qui en était prieur» ils reçurent Tbabit de cet ordre et en firent proression; mais quelque temps après» ayant obtenu le mu-uasière de Saint- Daniel dans le padouan» qui leur avait été donné par l'abbé commetida-

0) Voy.^àiafiuduvul.» D*iii7,

taire, ils y allèrent demeurer et rabandon*' nèrent presque aussitôt» y ayant été contraints p ir ci'lui qui succéda a cet abbé qui les y avait introduits : c'est pourquoi ils re ^ tournèrent à Venise» où on leur donna le monastère du Saint-Esprit» à trois milles do cette ville. Ce Tut là qu'ayant quitté leurs habitsd'Ermites de l'ordre de Saint-Augustin, ils prirent celui de Chanoines Réguliers avec la permission de Martin V qui occupait pour lofs la chaire de saint Pierre, et ils firent de nouveau profession. Lorsque le pape Alezandre VII les supprima» ils n'avaient qu'un couvent el quelques hospices où il y avai> peu de religieuz et où ils vivaient dans on

!;rand relAcbement. Morigia dit qu'ils étaient ort riches» el qu'ils étaient habillés comme les Chanoines Réguliers de Latran. D. André Bondiméro» l'un des fondateurs de cetto consrégation» a été patriarche de Venise» et Philippe Paruta» qui en était aussi fondateur» a été archevêque de Crète» appelé présentement Candie. C'est dans cette abbaye du Saint-Esprit» qui forme une lie proche do Venise» que les ambassadeurs des princes souverains reçoivent les compliments de la République» avant que de faire leur entrée» un noble accompagné de soixante sénateurs allant trouver ces ministres dans l'église de celle abbaye pour les eonduire dans leurs hdtels.

Voyez Penot» Hist. iripart. Canotiie. Rtut. lib. Il; Morigia» Uiii. de toutez lez rdig. ib. I.

MARIE DE METZ (Saihte). Voy. Eriif al.

MARIE DD POKT-ADRIATIQDE (Sainte).

Voy. Latbaiv.

MARMOUTIERS ET DE FRANCE ( An-

CIENIfBS C0NGBÉ6ATI0HS BÉRÂDICTINBS DB}. Voy. FbANCB (CoffORÉGATIOIf ob).

MARMUNSTER. Voy. Lâbins.

MARONITES (Moines [1])

Quoiqu'il y ait une règle sous le nom de Saint- Antoine» nous avons déjà dit que tous les religieux qui se disent de l'ordre do ce saint ne la suivent point. La plupart des voyageurs nous ont voulu persuader dans leurs relations que les religieux coptes sont de Tordre de Saint-Macaire ; que tous les Arméniens suivent la règle de saint Basile» et qu'il se trouve aussi des religieux en Orient qui suivent celle de saint Pacôme. Schooncbcck» dans son Histoire des Ordres religieux» en met même quelques-uns des ordres. de Sa int-Sabas et de Sainl-Carilhon. Mais plusieurs Levantins dignes de foi m'ont assuré qu'il n'y avait parmi les diffèrenles sedes de chrétiens en Orient, que des religieux do Tordre de Saint-Antoine et de celui de Saint-Basile ; ce qui m'a été confirmé par M. Sapbar» évéque de Mardin en Mésopotamie» que je vis é'aot à Rome en 1098» et qui me dit que 1rs religieux maronites» suriens» coptes et quelques Arménien» étaient de Tordre de Saint-Antoine» et ijuo les Grecs suivaient la règle de saint Basile,

DES ORDRES REUGIEUS.

Amii ftièii que Vn Hetehites, lies Géorgiens cl \êt pfoâ grande partie des Arméniens.

G*6sC donc an témoignage de ce prélat, qol €*t Inr-méme jacobile ov sorlen, qae je m en rapporte ; et je commencerai par les Maronffcs, à qirf l'on doit donner le premier rang ; poftqtt*H n'y a aucun scbiiimatlqne parmi 001. eC qoe de foos ceux qui se sont séparés de rEgfise romaine» if n*y en a pornt qui« se soient remis à elle de meilleure foi et plus sincèrement que les Maronites» «

Cest un peuple de Ptiénicie qui habite le mont Liban, entre Bibfis et Tripoli , et qoi' est eneors répandu dans la Syne« la Syropbénicre, à Sejde, Baruf, Tripoli» Alep el dans nie de Chypre. Lrur principale habifa^ l'ion est néammoint au monl Liban, où ils no permettent à qui qtie ce soit de demrpurer, sM n'est caiftoUque. Flosiours auteurs ont prétendu que le nom d^ Maronites leur a éfâ donné à cause d'un certailii' hérétique monotbéiite nommé Maron, qui les pervertit rt dont Us ont suivi les erreurs prndaot près de cinq cents ans. Malï ifs n*'en demeurent pas d'aecorJy et ils soutiennent qu'ils ont pris le nom de Maronitvs à cause de saint Maron.ahbé. Fausie Nairuni, qui a fait une dissertation snrleur origlive, dit ( De orig, et retig. Maronit.], qu'a'rant ^oe* Hiérésîe eflt ililbcté la Syrie, fl n*y a* point de dbnte que ceux qui y demeuraient ne s'appelassent Syriens , mais* que Ri plu|)art des Syriens ff^ant sm'ri les erreurs de phisieurs* Aéré* siarques, ils ont pris les nonu des secter que ces hérésiarccncs ont formées ; ou^ainsi ceur qui ont sorrr 1er erreurs deHacédonfus ont été apnelés oiacédonlens ; ceux ont ont suiri Apotlinaire» apollinaristes; que de'Nesl«»rius sont renur les nesloriens, d*Eut)'chés: les eutychiens' et dé* Jacob féïï jaeobites. Ge* prndant, lorsqu'il* semblait que toirt^ Es Sjrrie allait être per? ertie, qu'elle allait entièrement embrasser Terreur et se diviser de f Eglise romaine. Dieu, dit-il, apporta le remède à an si grand maf, par le moyen de saintHaron, abbé, qui non-seulenientibrrîfla plusieurs Syriens dans ta foi qu'ils avaient reçue des ap4lres, mais persuadai à un grand nombre d^embrasser la rie monasti* que. Ce sainr, ajootc-t-il, vivait vers l'an 400; et ses disciples ayant bâti plusieurs monastères dans ta Syrie, dont le principal, auquel' Ils donnèrent le nom db Saint-Haron » ét^it entre Apamée et Emesse sur fOronte, its suivirent les traces de leur maître, e'est'-à* dire qu'ils fortifièrent de plus en plus quef* ques Syriens dans la loi catholique; c'est pourquoi ceux d'entre- Des Syriens qui' n*élaient pas infectés Su venin de Thérésic, et nui suivaient avec ces moines les dogmes de 1 Eglise catholique» furent appelés Maronites, comme ayant persévéré dans la foi par leur moyen et par celui' de saint Maron»

Hais comme Fauste Naironi prétend appuyer ce qu'il avance par Taven même des jacobitea et dés monothéliles^rincipalemenl d'unThonias, arclievéquedeluartan, uue cet évéquen'a vécu que vers le onsième siècle, et que d'ailleurs les auteurs que che encore Nai-

roni rapportent souTcat pour dwctescs saciennesee qui se passait oe leur temps etquT)i ont même tiré des livres des Maronites depuis leur réconcillafion avec Rome, c*estct qui tait que ce que Naironi a donné poot preuves convaincantes n'a pu encore persuader plusieurs savants^ que les Maroeitf i aient toujours persévéré dans b foi caibolique» et n'aient pas tiré leur oriffim de IV* rétique tfaron, quf était monolbâite. Il est néanmoins bien difficile de croire qo'îb aient eu une telle origine ; et s'il était vrai qu'ils eussent pris le nom de Maronites i cause de cet hérétique» Hs Pauraient mos doute quitté comme un nom iorime depoit leur réconciliation avec TEf^'ise romaine; de même que Tes nestoriens qui, après avoir abjuré leurs erreurs, prennent le nota de chsidéens, et les jacobites celui de snrieas» coame dit encore Fauste Naironi, qui, poor répondre à ceux qui prétendent que les Uj* ronîtes ont pris le nom d'un village noouac Maronia, dit quTll &e peut faire que uîst H.iron soit né dans ce lieu, et qa*il en ait

{)ris le nom,, mais que pour eux ils ont pris eur nom de saint Maron..Qfioi mê^û en aoii, lia célèbrent la Cfle de ce saint le oeavieica janvier, aruquel mur il est permis â ceux qoi sont à Rome d^ofucicr selon leur ritf, dam le collège que Grégoire Xltt y a fondé |;our ceux de celte nairon, laquelle n*a pas imite les autres Orfentaux^ qui poux la plupart retombent aîsémenl dans tes mêmes erreon qu'ib ont afijorées. Mais pour fea Maronilet, depuis Fenr réanîbn avec TEglise rocnaite, ils sont toujours demeurés fermes daas la ÙH catholicpie, dont iTs Crcnl professien ra- Cre Eea mains d'Aimeric, patriarche latio d*Antioclie^ vers Tan fl83«

n y a parmi ces Maronites des religieat qui avaient autrefois sur le mont Liban rs* viron quarante monastères,, dont la plupart sont abandonnés et ruinés,, et qui étaiest bitis sur des croupes de rochers si- escarpé», me ces lieux paraîtraient n-avoir jamaii éié narbilés, si Ton n*y voyait encore les vestigfi dès anciens monastères, et si cenm^ni soat présentement habiles n'étaient aussi situ» dans dés lieux déserts» entre des rochm af» freux qui inspirent la péniteneep rt en Tes ne peut aller qu'on ne soit aeosiblcnesl toucné da dévotion.

Les aas sont comme suspendus, spécialement celui qu'on appelle Mareatiia^ et pusr y entrer il faut mouler avec nue échelle àt vingt-cinq pieds de hauteur. Les autres est leur entrée comme celle des cavernes. Celsi que saint Hilarion fit édifier en rhonneor de saint Antoine est de difficife abord, mais os y trouve de beaux jardinages et des vigscs. C'est Tendroit où les religieux font Icar ooviciai, et lorsqu'ils sont profès, ils vont demeurer dans les autres couvants, qoi sont présentement au nombre de dix, où d^^' quelques-uns ils ont plus la compagnie des tigres, des ours rt aulnes bêles féroces, ^^ celle des hommes, cultivant la terre et le) vignes, nourrissant des vers i soie, s'eccu* pant à faire des nattes, priocipalemeat ki

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