‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 92 sur 118 · BAR · texte numérisé non relu

BAR

InlMf qai oe pettrettt phis iaire de gro» raotl.

U pk» aiireax de toof cm ooQvenU est ritti qo'ofli appelle Ifornifiifeii. U esl situé ans lei plas haolet iiaolapMfl du Lib«n> m m rocher faU en précipiee, daD»- ho déni •Q il D*^ a que des kétee féroces. Av^ni psë>ealier, il faut monter à ooe échelle ici hâale, el passer par-drssos un échafaud »bfiaciiag!ee dfàrb«es,.qui conduit dans un »e ^ee la nature a fait à ce rocher^ et qui irtds porte et de feoéire poucdonner quel- «• dariéà «ne eaierne au fond de laquelle j a qoeiqiies degrés laiUés difns' le roc peur iselsf dans wm autae caverne qui sert d*étiM^ et qai ne reçeit point diantre lundèce Qt erile qoe lend une: lampe qui bràle de«iDt Taotst

U P. £ii(è«eRof^r,, Recelai ^ qnb a fait liiicription de ces conrenia* dans, son Vo^rae de la ttiFO saialet dii qu*îl fui en celuiil uà il Iroura. on religieux Agé de quatreii|(saus, dont il en await passé plus de cin* BtMts sa ce lieu» et qui était dev^enu si faible

1 li cadocy qu'il na çounail se remuer d'un es i on autre. Celait pour cette raison que i fatnaccbe». sont parvenu voulut le faire eoir sa monastère o4 U faisait ordinaireest la demeore* afia qu'il j fui soulagé laa la vieillesse : mais ce bon auacborète le riade Ini laisser fieis ses jours dans ce lieu, I ^e le patriaccbe Iiiiai:corda ; cependant, SMume il ne pouvait: pas aller chercher de caaao torcrni qui passe au bas da la aiouitfo^t <^t qn.*il f<tut descendre plus de deux eoUdecrÀ pour en alkr puiser, il lui d^ma pour lauistec une religieuse. Agée d'cnicoaviagt-eio^ana, qui avait déjà passé aclqass années dans ce.désect« où elle aralt icoèoDc vieei^mplains TîiaiU en véritable lacborèlr. Cette religieuse» pour régaler le .Bo;:€r ei son. compagnon, tire d*une peau t cbiit» da fromage un peu moins sec que B pliitce,qii*elfae.émielta sur un morceau de ûrqui servait de nappe et d*assietle; elle |oola 4 ce meta deux, poignées d*olives saléea l léchées aa soleil; el ajant. fait chajuffec de eas dans na pot, elle y délaja de la farina e froneni qui avait trempé dans da verjus ,. 1 fil cnire on. peu de pain suus la cendre i Moiie elle leor donna da vin dans une caibassc qui servait de verre.

Les aulrea religieux njaroaites na vtvenl is partout avec tant d*anstérité ; mais ils ne nagent jamais de viande sans une dispense ariicalière de Rome. Ils usent d'œuiSi» de nitage et de diverses herbes sauvages, com- De faéoouil, hjfsope, colocase, maia intanna^ t i|uelques. espèce!» de cliardons, faisant conire toutes ces choses avec du lait aigre dans es peaux de bouc, pour s*en servir hors le Boips de leurs carémeS;, pendant lesqueU ils l'usent point de laitage, mais bien dfc pots* 00, de légumes, dé fruits, de salades, d'oli- <^s et de raisiné, qu'ils assaisonnent avec du rrinsy du miel ou suc de sumac.

Ils observent daq carêmes , saroir : celui e la résurrection oe No: re-Seigncur, qu'ils uttuueaccnt le luudi da la. Quiuquugcsiuie»

MAR

pendant lequel Ha ne ôMogeMI m*u jeor, deex beoswa avant le aoocher et s'abstiennent aosside manger des œufs, du fromage et du laitage. Le second conimenée quinze jours avant la fêle de saint Pierre,, a laqaette il Bnil ; et celui de TAssomplion de la sainte Vierge commence aussi

quième esl de vîngt*cf nq jours avant la Nativité de Notre»Seifçnettr, pendant lesqaeU carêmes ils s'abstiennent aussi de latt ei d'seufs, mais ils peuvent manger du froma* gp. Ils jeûnent aussi la veille de saint Maron, et sa Gonfbraient pour les autres jeAues à rBglIse roraainei

Us récitent leur ofQce ea langue sjrriaqne; matines el budes la nuit, prime, tierce et sexia, à la pointe du jour : la messe se dit eneuiie^se servant comme les Latina de paia sans levain pour la consécration. Après la messe Us vont travailler, chacun selon son talenl,^ >usqn'aa dtner ; après-quoi ils retournent au travalL Avant souper ils disent none, vêpres ei compiles : Ùs vont ensuite au réfectoire; ei après le souper ils se retirent tous pour prendre leur repos.

Les novices sont en bnbit séculier pcndâni trois oa quatre mois, selon la volonté du supérieur,, qui leur tait faire profession quand bon lui semble; c*est ordinairement le pa*triaeche qui « n fait la cérémonie, et en. son aîhsenee ua év^êque oa le supérieur da rno* imatère. Oa s'assrmble A l'églbe, où Ton récite un grand nombre de pcicres i on demande au nortce s'il veut faire profession et s*&ngtiger dana la religion, elsilrépond qu'il ]i consent, il est dès ce moment véritablement religieux, les Maronites étant persuadés que le consentement du novice renferme les trois, vmux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Oa lui donne le petit capuce qui le distingue dea séculi< rs, el la cérémonie se termine par quelques, prières. Ih ne p' uvcnt quitter l'habit de religion sans être déclarés ai^ostais , et ils sont punis très-sévèrement par la prison au pir d'autres peineSp. s'ils quittent Thabit. Us observent encore quelques règlements qui leur ont été donnés par le patriarche Etienne Aldoën , natif d'Aden, dont les religieux maronites poursuivaient la confirmation en cour de Rome, lorsque le p. Rouanni donna son Catalogue des Oidres religieux , en 1706. U dit qu'il y avnit pour lors A Rome le P. Gabriel tfœva^ Maronite» nui j était venu pour obtenir cette confirma* Uon du pape Clément XI.

Il J a aussi des religieuses maronites au ou)nt Liban , où elles ont deux couvents, et gardent la clôtura; et il v en a d'autres qui vivent seules dans des solitudes et. en aoa-« cborètes. U s'en trouve pareillemenrà Alep^ mais elles ne gardent pas la clôture à cause qu'elles sont parmi les Turcs; néanmoins elles demeurent deux* on iwis enaembla chea leurs parents, ne permettant à aucun homme d'entrer dans leurs chambres, d'où elfes no SOI lent qua pour aller à rêgllse ks (Ctcs et

DICTIONNAIRE DES ORDRKS RELIGIEUX

les dimnAchesi. Elles obserTonl Irès-ngonrcuscmenl et à la lettre la règle de saint François, sous la juridiction des HR. PP. Capuriiis, dont elles portent Thabit. Mais l(*s religieuses du mont Liban sont de Tordre de Saint-Antoine» disent leur ollice en langue syriaque, aussi bien que les religieux» et sont habillées comme eux, portant une tunique de serge brune, avec une ceinture de cuir noir et une robe par*dessQS, qui e^t de çros camelot de |>oil dechèTre d» couleur do fumée et ayant les jambes nues (1). Toute la diiïérence qu'il y a entre ces religieux et ces religieuses de Saint-Antoine, cVst que les religieux ont un capuce de drap noir el ne portent point de chemises, et que les religieuses en ont et mettent sur leur tête un voile noir qui le;* cou\re depuis la léle Jus* qQ*aux pieds. Elles sont presque toutes fliles des plus qualifiées et des plus nobles de leur nation : ainsi elles ne manquent de rien, leurs parents fournissant abondamment h leurs be» soins. Elles s*oceupent néanmoins au travail des mains, employant le profit qu'elles en reti* rent à rornemenl de leur église; et elles ont les mêmes jeûnes et les mêmes observances des religieux.

M. Simon, auteur du Dictionnaire de la Bible (Tom. 1, pag. 312, au motG%NOBiN). imprimé pour la seconde fois à Lyon en 1703, dit qu'on fait passer pour une chose surprenante et tout à fait admirable, que depuis peu de temps il se soit établi un couvent de filles au mont Liban; ce qui ne s'était jamais tu en Orient. Il ajoute que la fondatrice ou institutrice de ce nouveau monastère était une pauvre fille qui s'occupait à l'éducation do la jeunesse de son sexe, leur apprenait à lire, à écrire el toutes les autres choses qu'elles sont obligées de savoir. «Elle fut, dit-il, inspirée de Dieu d'assembler les plus grandes el celles qui seraient les plus propres à la seconder dans sa sainte entreprise; elle n'eut pas beaucoup de peine à les faire entrer dans sa pensée ; et quoiqu'elles n'euf sent jamais ouY parler de communauté, elles en composèrent une d'environ trente filles qui sont non-seulement l'édification des chrôliens de ce pays-là, mais encore des Sarrasins. Leur pauvreté est extrême; leurs eeliules, qui ne sont que de chaume, sont bAties autour de leur cbapelfe ; et quoiqu'elles n'aient rien que le travail de leurs mains, elles tiennent pourtant leur autel très-proprement orné, et on ne peut rien voir de plus décent que leur chapelle. Elles éprouvent la vocation de celles qui veulent entrer dansleur compagnie par un noviciat de trois ans ; elles emploient la nuit à la prière et A chan*l'T les louantes de Dieu, et le jour à travailler (les maïus, pour faire valoir le peu de bien qu'elles possèdent aux environs de leur monastère. Une autre fille, A l'imitation de

(I) Voy., à 1» fin du vol., n* S28

(1) Tous les voyageurs donnent à ce moiaslère le uoui de Camobin parce qu*ils retilendeiii ainsi nommer; mais il y a de Tappareiice qne les Maronites u€ le Domoieut ain6i quepareicellence, couinie étant

celte première, a entrepris le métneêesmj à un autre quartier du mont Liban; cl4'a«^ très filles se sont retirées dans des r rmi^

Î^es, où elles prétendent passer le reste k eurs jours dans la pénitence. »

Cet auteur parait peu informé de re m regarde Tliistoire monastique d*OneBi,po»i qu'il dit que Ton fait passer pour uoecksK admirable, et tout à fait surprenante, qsi depuis peu de temps il se soit établi an DkSi( Liban un monastère de filles, ce qui aei'è* tait jamais vu en Orient, A ce qu'il prét^oi Les savants ne demeureront pas sans à^\i d'accord avec lui, que ce n'est que de^ni peu que Ton voit des commonaulésde ilh en Orient ; puisque l'histoire ecclésiasl^ai nous fournit une infinité d'exemples ilu ros< traire, el qu'il y a encore plusieurs mooattri res de filles, tant crecques qo'arménicaan^ nesloriennes et melchiles en Orient, qot mN sous la domination des Tares, comme b«ii dirons dans la suite. M. Simon a encore H^ miil informé de la règle que suivent ies Mii ronite«, lorsqu il dit qu'ils sont de rorêre^ Saint-Basile, car il est certain qu'ib m d»^ sent de Tordre de Salnl-Anloîne.

Les relii^ieux et les religienses qui y d^ meurent dépendi nt entièrement do patriarche, qui est aussi religieux et qui fait sa d^ meure au monastère de Caoobin (2), »•»

dans un alTreux désert, dans lequel il 1 1 environ vingt-cinq ou trente religieni. S't revenu peut monter A vingt mille tivrrs ptr an, et consiste en vin, froment, huile, ^riff bétail ; il paye environ mille lirres aa pirU de Tripoli, et a sous lui six OQ sept éifqB<«, avec un abbé mitre qui demeure au moni»* tère de Mar-Anionois. Il prend le titre éi patriarche d'Antiocbe, que plusieurs pap^ lui ont accordé , et est têtu d'une lon^c' Teste ou soutane de bleu turqnin. Il port* n cros turban de toile de même eooleor, aosc bien que les évêques; mais quand ces pr^ lats Tont à l'église ou aillenn, ils ont nrU soutane une robe noire sans collet, atec vi capuce de même couleur, comme oa p^^ voir dans la figure du patriarche (\ue on» avons fait graver (S). M. Richard Simoa is:* tre que celui dont nous avona parlé!, f^iipst mention de Télection de ce patriardif* ^-t que le peuple y a beaucoup de part, carrl'f dépend du corps do leur république, <(oi A)** reconnaître celui qui a été élu; nu»iiK. comme les ecclésiastiques tiennent k r^ micr rana dans l'Etat, aussi contritorat'^* le plus a réieclion. Douie des prinnpj^i prêtres s'assemblent dans le monaslèfv ^• Canotiin, où ils procèdent à réiectioo do r^ triarche pnr la voie du scrutin; el qoiiBdM sont tous d'accord, la république qoi esi»semblée, c'est-à-dire les eeclèsiastniofieli? peuple, donnent leur consentemeot i Hir élection. Comme il est néanmoins dillicile<;«<

le principal nionasière et le plus tmiMiiM^ moni Liban; or ContfMii en arabe vcatèrv^ nafitére on couvent. Ces t ce qui a étc lem^t^ 9^- M. Tablié licnaudot.

(5) Vay., à U tin du vol., u' 229.

MAR

MAR

M(M lot foit coneoari'nt ensemble dans le eralio, iijù une seconde manière de pru« Piler, qui est une espèce de compromis; >slà-direque de ces douze prêtres Ton en hoisil Irois au sort, et ces trois font le pariarclie, qui est même élu à deux voix ; ensuite le peuple couQrme cette élection par BB conienlemenU el le patriarche reçoit du ape 1rs bulles de confirmalion.

Dans ce monastère de Caoobin, aussi bien «c dans celui de Sainl-Anluine et dans un ntre qui est au désert de Sainl-Elisée« où eoieure ordinairement un évéquo, il y a des loches; mais dans les autres couvents, et léaie dans les paroisses, ils n*onl pnor appe- T le peuple qu^one planche de bois suspenne arec des cordes à quelques arbres p con* re laquelle ils frappent a? ec des massues de ois.

Ce fut sur le mont Liban que M. Galaup e CbastcttiU gentilhomme de Provence, se élira, vers Tan 1631, pour y mener une v e olilaire et pénitente. Les Turcs troublèrent Mvent le repos de sa solitude dorant les oerres contre l*émir Fecke-Kdin ; mais son lèrite faisail impression sur Tesprit même es barbares. Il était si connu dos Maronltrs, l ils en faisaient une si grande estime, a'après la mort de leur patriarche Georges jnira Jls le prièrent d'accepter cette dignité% I reTosa cet hanneuri el se relira ensuite à lar-Elicba, dans un monastère de Carmca •échaussés, où il redoubla ses austérités, si lai cauièrciil une maladie dont il mou* ut le 15 mai de l'an 16U. Il avait composé ans sa soliiude quelques ouvrages sur la ibie, qui reslèrent avec ses autres livres as Carmes Déchaussés. Sa Vie a été donnée u pablic en 1666.

traacisc. Qoaresm. Elucidai. Tcrr. Sanct. («tvity, Deteripi. de l'Asie eî de rAfrique. •« Fèfre, Théâtre de la Turquie. La Croix, wqm ehrélienne. Eugène Roger, Voyage [< itrre eainte. Maimbourg , Schitme aiei rTtct. JérAm. Dandini, Voyage au mont li* on, wte lee remarquée de M. Richard Simon; t Philipp. Booanni , Calalog. Ord. religioi.p or/. I.

Le^ moines maronites sont encore aujourd- 'hui au mont Liban. On voit actuellement à iom? trois monastères sous les désignations uifanics : 1* Uaromti Alepini di 5. Antonio ia.'e. K. p. abbé D. Genaliti Zucchi, général, esidaet an mont Liban. R. P. D. B.isile Cta- «bi, abbé el vicaire général. 2* Maroniti A'HXHi$i di S. Antvnio aùate. R. P. D. Etnmaloel Ciababi. général, résidant au mont Li- •au. \{. P. D. Litieo Mutaiiii, procureur géiié-id» résidant i Home. 3* Armeni (moines ar- »éoiens) di S. Antonio abate. I\. P. D. Timobee Tellal, abbé général, résidant au mont ^iban. R. P. abbé D. Arbèiie Angîarakian » procureur général, résidant à Rome, près du 'aiicau, FoysjB AattÉNiEAs, tome I" de ce )i€iiouuaire, page 266. B-d-b.

MARTHE (AoGUSTiiiBa db Saiiit«-) Voy.

MARTHE (Des Filles HosriTiLi&RBS de

Sainte-) en Bourgogne^ tant dan» le duché

que dans le comté.

ily a un grand nombre d'hôpitaux, tant dans le duché que dans le comié de Bour* gognc, desservis par des llospilalières, qui tirent leur origine des Béguines de Malines, dont nous avons parlé précédemment. Le

Ïilus ancien et le plus considérable de ces lôpitaux est celui de Braune, dans le di clié de Bourgogne, fondé l'an IHd par Nicolas Rolin, chancelier de Philippe le Bon, due de Bourgogne, qui fit venir de Maiines six Béguines pour en avoir soin. Piisieurs personnes, à I exemple du fondateur, y donnèrent des sommes ronsidérables, et le pape Nicolas V confirma toutes les donaiious qui y avaient été faites. Cet hôpital fut bflti avec beaucoup de magnificence. Il y a une saUe fort longue, commune pour tous les pauvres malades, de quelque nation qu'ils soient, qui y sont reçus avec beaueoup de chanté. Au bout de cette salle, du côté de l'orienl. il y aune chapelle disposée de telle sorte que tous les malades peuvent commodément entendre la messe et voir le saint sacrement lorsqu'il est exposé. Derrière Tautel il y a une autre salle pour ceux qui sont dangereusement malades, laquelle a ses o fices particuliers qui y sont contigos. Derrière celtt! salle est un autre lieu dcslmé pour les corps morts, avec plusieuri lavoits et grandes tables de pierre. Le long de la grande salle, du côté du midi, l'on trouve une grande cour carrée, bordée de galeriis bau* tes et basses. Le long des galeries hautes, il

Îf a plusieurs appaMements' pour recevoir es personnes de condilion, les gentilshommes de quatre ou cinq litues à la ronde ne faisant point difficulté de se faire porter à cet hôpital, où ils sont aussi bien traités et soignés qu'ils le pourraient être dans leurs châteaux. Chaque appartement est composé de chambre, antichambre, cabinet et garderobe. Us sont richement meublés, et dans chaque chambre il y a truii lits, pour chan* ger le malade selon les besoins. Chaque appartement a son linge particulier , se.^ ustensiles, ses meubles, et n'emprunte rien d*uu autre. Chaque chambre a aussi son nom, comme celle du roi, celle des ducs de Bourgogne, et ainsi des autres. Non-seuicmeni on V reçoit les gentilshommes , mais encore le;» bourgeois les plus considérables de la ville. Ils fout apporter de chci eux la viande, lo puin et le vin, et payent les remèdes qu'on leur donne : il n'y a que les meubles et le service des sœurs dont on ne demande rien ; mais il n'y en a point qui en sortant ne laisse quelque aumône par reconnaissance, il y a aussi des ehambres le long des galeries basses, ou t*on reçoit ceux qui sont de moindre condition, et qui y sont traités et médicamentes aux dépens de Thôpital, de la même manière que les malades de la salle corn* iiiuue; mais s*ils veulent quelque chose de » plus, comme bois, riande et le service particulier de quelques femmes, c'est à leurs dépens. L*apothicairerie est fort belle, cl la Bourgeoise, petite rivière qui a sa source i

MCTIOXNAIRE DES ORDRES REUCIEUX.

cinq canis pas de la TiUe,|Misse ao miliea do l«i cour, d*où elle se répand par plusieurs canaux tiens tous Jes offices : ce oui conlriliue à la propreté de cet hôpital « «u Ton ne seni polnl de mut aîseodcar comme dans les autres.

Le plus célèbre .hApHal du «néme mlMut» eprèi cekil de Beaone, est iliApital de ChAloDs-flur-Saône. Il y en Ofait eu «n de tout temps en cette ville ; mais ayant été démoli par ordre du doc de la Trémotlle, gonveriieur de Bourgogne, soui préleirto de quel* ifues foriMcations que Ton fit au ii éine «a* éroit, lesboorgeois préseulèreot une requête ou roi François l"» t*an 1526, pour prier Sa Mnjeslé de kur accorder une place dans kl fflte pour y bAtir un outre liôpital. Ce prince leur en accorda une dans le faubourg haint-André ; mats coBHMe elle joignait à un ctosde vigneappartenani AréTéqoe,^uisem* blaii vouloir apporter quelque opposttionà insl établisseraenl, on leur en accorda une nuire an r«iobourg^iitt-Lanrenl, oè les fonde«mouts de cet hôpital furent jetés la même année, et la première pierre posée par 4es échevins b 19 août. Le roi accorda raiiiiée suivante des leilres d'amortissement» tentant queret hôp tal t&i toujours sous ta)ttri« diction des bourgeois de ta ville, et le pape Paul lllaccorda. Tan 1538, des indulgences à ceux qui le visiteraient et qui contribue* raient de leurs biens pour Tentreftenir. H est aussi fort magnifique : ifl v a plusieurs salles ponr les maladrs» et on n y est point incommodé de la mauvaise odeur qui a coutume d'infecter les autres hôpitaux, tl y a toujours

C^ndani l*hîver un grand nombre de caaso* Ites et de réchauds parfumés, cl pendant rétéon attache aux- voûtes des vases qui sont toujours remplis de toutes sortes de fleurs. L on admire dans cette maison quatre grandes chambres hautes, tapissées de hautes lisses et richement meublées, commedans rhôpital de Beaune, ou des personnes de qualité se font porter, étant traitées dans leurs maladies par les Sjeurs Hospitalières avec tonte Tadrc^sc, la propreté et la dou<» ceur que Ton pourrait attendre de ceux ^ue le devoir et non pas la charité obligerait A ces exercices. Ces chambres ont la vue d*utt cûlé sur ta rivière et de l'autre sur la prairie. Il y a une cuisine particulière pour ces chambres. Le dortoir des Sœurs est A côté, et tous les otfices de Thôpital sont dessoo^, aussi bien que la cuisine, le réfectoire et riutirmerie des Sœurs. Il y a aussi une belle apothicairerie. On y voit un jardin où il y a toutes sortes desimplas, et un puiis placé an luilieo d'une cour ombragée de quantité d'ar* bres, qui fournit par des canaux sulfisamnient d*ean A toute la maison.

Nous ne parlerons point en particulier des autres hôpitaux que desservent ces Hospita« lières dans le duché et comté de Bourgogne, où ils sont en grand nombre, et qui se multiplient tous les jours ; nous nous contente- ' rons de dire que ces Uospitattères y prati-

quent f nrtom également la charMé i np4 iies Dereonnes de Ton et f^Mrtre seie. On ne mit que des vœux simples d*4^i»ttic^ et dechastelé, pour le temps seatcmealqici^ les'sont employées au service 4lci fn%ns ievr ^ant IMire de sortir et dcqnittcr WàH quand hnn leur semble.

La différence qu II y a enln ceU« dsk^ ché et ceHes du comté, cVat ifoe ccIIm «^ émdhi sont exemptes de la jvridkliQa i« ordinaires, par pitnieors MUce des ismraina ponfms; etqneeellea dn comc mh fonmises A rordioaire, 1 la réserve éesHnpîlafliéres de Dole, q«i •• a%«l maiaew^ dans lew exemption, pur un ff»tH ^o'HH ont cagné oontre rarchevéqne de leus^f . Les snpérieiires des exemptes sent fr^^ luelles, et celtes des eoomlees A reidoMin ne sont que triennafes. Les exemptes s^i tiabiUées VM <ie Mmic et l*liiTer de im.H les autres sont en tout temps iMbitlSM ¥ gris. Il n> a pas longtemps que Toa a^i.H cellea-il a porter en tout temps le gns;c f elles portaient te Manc pendant l'été cownc les exemples. Les unes et les autres sst %i grand voite blanc, qui arance par-deiasl4^ la longueur de q«ntre A cioq ponces, t( fâ sovienn par in «nrlon. Biles ont anisi m handeon snrlo'froaa cl une gotmpe qm en* cend jusqu^A hi crin*nre en diminnnt d laisent deux plis de chaque côté. La fvtr de Tun et l'autre linMllemenl est lonj«»«n a même ; et tant la iupe blanche dedessot ^ la fr4se, qui est doublée de noir, sont tM* joor s retroussées, s'attachent par demcn avec un crooliet d'argent de ta longeesrtt cinq à six pouces, qui cn^re d..nsde«ia^ les aussi €*argent (1).

Jacques Foderé , HiiL dtt eout^ff ^

€inet dt Sitint-Donatthîvre^ pag, k3ê. ffi^ lotrs iccl/noiiique d$ Ckâtàm^ pag. Htt;f( Mémoiret ftianuierits*

MARTIN { GaâMdiNKs Dfc Sànx") fTSp^* iMPy. Key. JuAif oc CniBTnns {Sai ht;.

MARTYRS DANS LA PALISSTI>B. r<T Cè«s RT Baihbii (Saints).

MATHURINES. Voy. Tri5itA { Tievi oi

DUC DS LA SaIRTB-)

MATHURINS. Voy. TamtTAian^.

MATTHIASOETIVOLl(RApoaMBi>t). ri|

A.^TOIXC os CA$TSL-SAIirr-JBA?l.

MADB£UGK. Koy. ftivEtu.

hlAUH { Dks BÉnAofcnn s RAroanis se u GunaBéGATiosi na Saint-) en Ansn.

De toutes les congrégations de Vmért é^ Saint*Benolt, il n'y en a p^int de pies ilISH tre, plus léconde en personnes savaalff i ^ qof rende plus de service A TBglise.r* celle de Sanrt*Manr en France. EHe M m commencements A la congrégation de Ssmt- Vanne, dont In répniniion, ae répaedssi ^ tous odtés, invita ptntieorn abbajo ^ France A embrasser le même genre ée n^- La premiéreqoî demanda à se semaHUti rétruite ohservance fut celle de Snint-Aarii-

(I) Voy , i 4a Gn du v#l., n» i50.

Page 1