‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 93 sur 118 · AD · texte numérisé non relu

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lia te Limoget. Bile avait éti fondée eoriron Yen 5h!È par saint Rariee le Jeune, été* que de Limogea, opi j n? ail élaMi dea cha- Boroet ; mais les Daooia ayaiK enlièreroetil tféirait te mooaslère, il rot rélabH Tan 93( par Tviploo, aoaai é? éqae de Lîmagea, qoi aa Kea de cbanoinea j mit dei religieux do Kordre de Saial-BenoH. L'obserraoce régo-* liére s*j aiaintint JQsqu*à ce que celte ab* baye étant tombée en comoiende, et les releiras en ajaol été dissipés par le peu d*écosooiie des abbés, le reiichement s'y introdoisttp et elle était dans UQ élat déplorable, lorsqoe Jean Regoanlt, dernier abbé com- BK^odataire, la aoumit. Tan 1613, à la conçrégalioa de Saint*Vanne. Plusieors antres abbajes sW soooiirent aussi ; comme celles de Ssiat-rarott de Meaui, de SainuJulien dp Noaillé, de Saint-Pierre dn Jomièges et de Bernajr. dom Didier de la Cour et les autres •opérieors de la Réforme de Saint- Van ne j envojèrent des religieoi, qui traraillérent ivec succès à j établir la réforme. Mais les (lifGculiés qtt*ils Ironrèrent à réunir sous une même congrégation ces abbayes et d'antres plus éloignée A qui demandèrent aussi la réwrme, leur flt prendre la résoiutiun dVn iaire deux différentes, dont Tune serait érigé<* en France et à laquelle les monastères déjà réformés serf iraient comme de foodc- Qieut. Ce projet fut approuvé dans le chapitre général qui se tint à Saini-Mansuy de Tout au mois de mai 1618. Ili permirent di^s Um aux religieux qu*ils avaicut en? ojés eu France défaire on nouveau corps de congrégation composé des monastères où ils avalent porté la réforme et de ceux qui voudraient Tembrasser dans la suite ; et alla d^eolrctenir dans les deux congrégations sue union et une amitié inviolable, ils dressèrent un acte, par lequel ils se promirent les uns aux autres la participation aux prières et aut autres bonnes œuvres, ce qui s*eit loajoors pratiqué depuis.

Dom Laurent Bénard, prieur dn collège deClu J, et qui avait été à Saint- Vanne dans riulenlion, ou d*unirson collège à cette cuagrégation , ou de s*j faire religieux, djaiii renouvelé sa profession en présence de tout le cbapiLre, conformément à celle qui ftc pratiquait déjà dans celte coogrégation, et i*élaol soumis à Tobéissance des supérieurs qui la gouvernaient , retourna par leur ordre i Paris, aOo dj travailler de tout ion pouvoir & Texécuiion du dessein qu'on avait formé dans ce chapitre tenu à SaintlUasuy. Il était secondé par les TP. dom Anselme Rolle, dom Co.omban Régnier, dom Adrien Langlois , dom Maur Tassin, dom Martin Taisnière et dom Atbanase de Mongitt, tuua religieux de Saint-Vanne et d*un mérite dbtîoguè. Ils obtinrent au mois d*aoiit de la même année 1618 des lettres patentes do rot lionis XIII pour Térection de ta nouvel a congrégation, i laanelte ils donnèrent depuis, dans leur première assemblée gêné-' raie, le nom de Saiot^Manr, aimant mieux prendre pour patron ee bienheureux disciple de saint Benoit que tout autre saint titu*

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Iaire de qoelque abbaye particulière, de pmr de donner de la jalonaie surtout a«x plus graotfs monastères qui auraient voota pent* être a?oir la préférence.

Sitôt que les tet(res patentes du roi «urent été expédiées, jpinsieurs personnes du pre» mier rang s'offrirent d'elles -môtnes à dom Laurent Bénard pour accélérerle succèsd'ona aflaîre qu'elles prévoyaient bien derotr tour» ner à l'utilité oe l'Kglise et à l'honneur du royaume. Les principales de ces personnes furent les cardinaux «le Rets et de Sourdis, les présidents NicolaY et Hennequin et le proenrenr général Mole, qoi fut dans la suite premier orésidenl et garde Û99 sceaux. Le

Sremier fruit de cette protection ht Tinirouction de la réforme dans le monastère des Blancs-Manteaux qui appartenait aux GuiU lelmites. Le cardinal de Reix le fit agréer an roi, et les Bénédictins en prirent possession le 5 septembre 1618. Gomme dom Lauredt Bénard, prieur du collège de Cluny, se mélaK de cette affaire, c*est peut-être la raison pour laquelle ces Bénédictins Kéformés, qu'on ne connaissait pas encore pour être de la congrégation de Saint^Maur qui n'éiait pas formée, sont appelés de l'ordre de Clunr, dans la requête que le provincial des Guillelmitrs présenta au roi pour rentrer dans ta possession de ce monastère, aussi bien que dans le plaidoyer de du Bouchel pour Puniversité de Paris, qui prit la défense des Guillelmites. M. Baillet, dans la Vie de saint Guillaume, dit qne ce furent les religieux de Saint- Vanne qui établirent la réforme dans le munastère des Biancs-Manteaux. Il est vrai que ca furent les rellj;ieux de celte congrégation qui y furent introduits ; mais c'était au nom de la nouvelle congrégation de Saint-Maur, qui n'était pas encore tout à fait formée, comme nous avoni dit, et ainsi ni les religieux de Cluny ni ceux de Saint-Vanne n'ont point été en possession de ce monastère, mais bien ceux de la congrégation de Saint- Maur, qui y ont toujours demeuré depuis qu'on obligea les Guillelmites à t.; quitter.

La réforme étant établie dans un muna<tère de la capitale du royaume , s'étendit bientôt par toutes ses provinces ; on poursuivit à Rome les bulles de confirmation de la nouvelle congrégation. Le roi même voulut bien employer sa recommandation auprès du pape Grégjire XV, qui, i la prière de Sa Majesté, érigea la congrégation de Saint-Maur, lui accordant les mêmes privilèges dont ses prédécesseurs avaient gratifié la congrégation do Mont-Cassio, et la faisant aussi participante des grâces octroyées par Clément VUl à celle de Saint- Vanne. Ce même pontife nomma le cardinal de Rrta pour protecteur de la nouvelle congrégation, et supprima les anciens offices clausiraux â mesure qu'Us viendraient à vaquer, afin qu'ils fussent désormais unis i la mense conventuelle. Comme cette union des offices claustraux était nn point essentiel pour affermir la réforme» elle fut encore confirmée à la prière do 8a Maiesté par le pape Drbaiu Vlll, qui accorda de nouvelles grArci à ccttr

DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX

eongr^alion , r omme il parait par sa ballo «lu 21 ^ovicr IG27. Les bulles d*ércction cl decuiiuruialion de la congrégalion de SainU Maur fureiit fiilminées par rofflcial de Tarclievéaiie de Paris le 16 mai 1629. Si MajeM6 accorda des lettres paleotes des 15 juin 1631 et 15 mars 1632 pour rexécution de ces bulles, et ces lettres patentes fureol Yérifiées au parlcMiieiit de Paris le 21 mars de la même année.

Pendant qu'on travaillait ainsi à TalTtrmissemenl de la nouvelle congrégation, elle faisait de jour en jour du progrès : en sorte qu*il y avait déjà plus de quarante monastères qui avaient reçu la réforme, lors* qu'elle fut introduite dans la célèbre abbaye de Saint-Denis en 1633. Elle augmenta encore en 1636, par Tunion qoi j fut f«iite de celle de Cbezal-Benolt ; et elle est à présent composée de plus de cent quatrevinsli tant abbayes que prieurés conventueh, qui sont divisés en six provinces: savoir de Fr.ince « Normandie, Bourgo|^ne, Toulouse , Drelagne et Chezal-Benoil. En parlant de la congrégation de Cluny, nous avons déjà dit que celle de Saint -Maur y fut unie en 163^, pour n*en faire qu*une sous le titre de congrégation de Saint-Uenoll, autrefois de Cluny et de Saiut-Maur, et que celte union fut cassée en 16V^ par le pape Urbain Vlli, qui remit ces deux, congréga* lions au même état où elles étaient aupara* v.mt. Celle de Saint-Maur a été gouvernée depuis ce temps*là par un général, deux assistants et six visiteurs, qui sont élus tous les trois ans dans un chapitre général, où sont aussi nommés les supérieurs de chaque monastère ; mais le général peut être toujours conlinué. Le P. D. Jean-Grégoire Tarisse fut le premier aénéralde cette conaré** galion ; il fut élu en 1633 et mourut en 16U). Préseulcinent la Conarégation est gouvernée par dom Charles de I Uustallerie*

Comme l'esprit de cette congrégation dès son origine a été de faire revivre celui do saint Benoit par la pratique de sa règle, ou s*est app'iqué surtout à y former les jeunes religieux, et pour ce sujet on a établi dans chaque province un on deux noviciats, d*où ocnx ({u'un admet à la profession sont transférés immédiatement après dans un autre monastère, où l'un continue de les former à la piélô ft aux cérémonies pendant deux ans. On les applique ensuite, pendant Tespace de cinq autres années, à l'étude de la philosophie cl de la théologie, pour leur faciliter rintelligcnce de l'Ecriture sainte et des saints Pères. Après leurs études on leur fait faire une année que l'on nomme de récolUction^ parce que ce temps-là est destiné à les préparer à la réception du sacerdoce, par un recueillement plus grand et par une application plus entière aux seuls exercices spirituels dans ces différents monastères, par Irsquels ils sont obligés do passer comme dans tous les autres où ils sont ensuite envoyés par ordre de^ supérieurs. On garde une exacte unironuitédans tous les ^exercices : mêmes offices divins, tant de jour que

de miit, même oraison meulale, arfnrt veilles, mêmes jeûnes et abstinences, ei en&a même obéissance.

Ceux qui ont été les auteurs de celle ^^ forme n'ont pas prétendu tellement rea(crmcr son utilité au dedans, qu'ils aient abH>lument refusé de la faire passer aodehon pour le service de l'Eglise, pnUqoe uu parler des religieux de cette congréfati^. qui s'appliquent à la prédication et auias* 1res fonctions du sacerdoce, dans radoiia:}traiion des cures et autres juridictions ttiitsiastiquos, dont jouissent les églises de pissieurs de leurs abbayes, il y en a qai io»i destinés à l'instruction do la jeunesse, mai) principalement de la noblesse de campagae, ne pouvant leur refuser cette assistance qoc saint Benoit accorda de son temps à diim Seigneurs, par une charité si UDiverselleioeoi pratiquée depuis dans Tordre • qu'elle a

Î>assé en quelque façon pour une loi; tiik à se sont formés ( à Texemple des aocicsnés accadémies ouvertes autrefois dans 1 1 monastères) quelques séminaires remplis^ jeunes enfants de condition que l'on y estoe détentes les provinces, même des pavs étras-

1;ers, comme sont ceux qui sont étaolis d.ni es abbayes de Tyron, de Pont-le-Uoi, s< Saint-Germer de Ftoix» au diocèse de Beauvais et de Sorèze en Languedoc Dans en deux derniers on y élève et entretient si nombre de gentilshommes yralû, et dans la diète tenue l'année 1708 on en a encore élabli un troisième à Verton en Rretagne, par la libéralité de M. le cardinal d'Eslrees.abbt de Saint- Germain des Prés. Outre la pi^^te qu'on inspire à ceux qui y étudient, oo l<s instruit encore dans les belles- lettres, n comme ces séminaires ou collèges suot siiurs dans des lieux fort retirés, les jeunes ge8< f sont d'ordinahre plus assidus à l'élade ci moins distraits que dans les villes.

Outre ces séminaires ou collèges, il jaescore plusieurs monastères de la congre^ ition où il y a grand nombre de ieones ec* fants que Ton y instruit dans les peiil<'« classes, qui servent à l'Eglise et ^ aftxsirot en surplis toutes les fêles et dimancbn, sans parler des autres où Ton reçoit avec lis religieux les jeunes gens de la ville dans b cours de philosophie et de théologie.

La charité des premiers réftirmateon si s'est pas bornée à I instruction de la jeotte»»*. car en rappelant de plus en plus les religimi aux eiercices intérieurs du ciollre, comoa à leur véritable centre, ils ont Irooû 1: moyen d*en occuper un grand nombre Im* utilement pour le public, en ordonnant daof leurs constitutions imprimées en 16^*1 •^ outre les études de philosophie et de tlieoiogie, on établira encore dans qnelqoes m*** uastères des écoles de positive, de droit tanon, de cas de conscience el des Un:a<^ grecqne el hébraïque ; el c'est dans ces saia^ tes écoles que se sont formés tant decelébrf« écrivains que celte congrégation a pruJtn ». qui ont donné au public plus de trente t xcmes renfermant une inlinité de pièces ma* nuscrites demeurées jusqu'alors eojeffi«<

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dans les bibiiotlièqoeB, et qui, par on irat ail qa'uD ne saurai! trop louer, eo s'appliquanl à ta réYisioD des outrages enlirrs des PP. grecs et lalios et de plusieurs écri tains ecclé- Masliqaes, ont déj'i donné de nouvrlles édilioos de saint IrénéOt de saint Atlianase, d*Ëosèbe de T.ésarée^ de saint Augustin, de saiDl Ambroise, df saint Jérôme, de s.iint Hilaire, de saint Grégoire le Grand, de saint Bernard, de Grégoire de Tours, do Victor de Vile, d'Uildebert et de Marbodius. L*oii verra eoeore paraître Incessamment de nouvelles éditions de saint Jean Chrvsoslome, de Sciinl Basile, de saint Grégoire de Naiianze, de la France chrélienne et de plusieurs autres outrages, prêts à mettre sous la presse, qui sont encore les fruits des études des savants rclijiieox de cette congrégation , aussi bien que la paléographie grecque, ou Traité de l*Origine et du Progri^s des lettres grecques, fine nous a donné en 1708 le P. dom Bernard lie MoBiraucon, qui a aussi travaillé à t*éiliiion du saint Atlianase et Tait d'autres e\ceU lents ouvrages. Cette congrégation fil une perte considérable, le 27 décembre 1707, par la mort de dom Jean Mabillon, académi* cien honoraire de Tacadémie royale des loscripliotts et Médailles. Cet auteur a donné an public, pendant 75 ans qu*il a vécu , plus de trente volume<, dont les plus considérablrs sont deux volumes in-folio do la nouvelle édition de saint Bernard^ un volume io-folio de la Diplomatique , le Supplément de celle Diplomatique, neuf volumes in-folio des Vies des saints de l'ordre de Saint-Benoit, et quatre aussi in-folio des Annales de cet ordre. Tous les savants de France et des pajs étrangers ont regretté avec justice la perle d*oa si grand homme*

Après sa morl^D. Thierrj Ruinnrt, le fidèle compagnon de ses études, de qui nous avons une nouvelle édition de Grégoire do Tours, les Actes sincères des martyrs, la Persécution 'les Vandales, composée par Victor de Vite, et plosieors autres ouvrages, fut chargé par les supérieurs de continuer les ouvrages imparraits de cet auteur ; en eiïet, personne n'était plus capable que ce savant religieux de les continuer, pui^qull avait eu la principale part à l'édition des deux derniers volumes des Vies des saints de l'ordre de Saint- Benoit, qo*il était auteur des notes et des observations qui sont dans le corps de l'on*uage, qn*il avait aussi eu part aux quatre rolumes des Annales bénédictines, dont il avait fait les tables des principales matières. Mais la mort Tajant aussi enlevé aux savants au mois deseptembre 1709, dans la cinquanteiroisième année de son âge, dix-neuf mois après la mort du P. Mabillon, auquri il semble qu*ll n'ait survécu que pour publier ses vertus dans la Vie qu'il en donna deux mois avant sa mort; le P. djm René Massuet, à q>it if public est redevable de la miuvellc eattiun de saint Irénée, fui chargé par ses supérieurs de trava.ller i\ la continuation des ouvrages de ces deux savants religieut, et il était sur le point de donner un nouveau volume des Annales, lorsqu'il

DlCTl09!«AiaS DES ObDBES SKI.IGIEUX. IL

<at attaqué d*une paralysie, dont il mourut 0 19 janvier 1716. Dom Teissier a été chargé de la continuation de cet ouvrage. Nous ne parlerons point en particulier de tous les ouvrages que nous avons des PP. dom Hugues Méiiard, dom Luc d'Achéry, dom Jean Garet, domNicolas Je Nourri, dom Jean Martianay , dom Denis de Sainte-Marthe, dom Edmond Martène,dom François Lami, et de plusieurs autres écrivains de cette congrégation ; ce que nous pouvons dire en général, c'est que les religieux de la congrégation de Saint* Maur ont toujours su allier avec la science beaucoup de piété, de modestie, dMiiimilité, de douceur et de simplicité, et c'est là la marque qui distin|[ue les véritables enfants de celte congrégation. Nous croirions néan^ moins manquer de reconnaissance si nous passions sous silence le P. dom Michel Félibien, qui a fait l'Histoire de l'abbaye de Saint-Denis en France, puisque nous nous sommes servi si utilement de cet auteur dans ce que nous avons dit de rancienno congrégation de Saint-Denis et do la plus grande partie de celle de S<iint-Maur.

Il ne nous reste plus qu'à parler de quelques célèbres monastères de cette illustre congrégation. L'abbaye de Saint-Germain des Prés qui y est agrégée est une des plu<i considérables do royaume. Elle fut fondée par Childebert, fils du grand Clovis, sons le nom de saint Vincent, et n'a pris le nom de saint Germain , évéque de Paris, qu'après la mort de ce saini, qui y fut enterré. Quoiqu'elle lût autrefois hors de la ville, l'abbé ne laissait pas d'y avoir quelque juridiction spirituelle , qui s'étendit bien d.ivantage lorsqu'on eut agrandi le fâui>ourg où elle est située, et qu'il uit devenu un des plus grands quartiers de Paris, pouvant élre comparé aux plus belles villes de France. Non -seulement Tabbé de Saiiit-Gerraain avait toute juridiction spirituelle et presque épiscopale dans toute I étendue de ce faubourg, mais il y avait encore haute, moyenne et basse justice, et y pouvait donner des lettres de maîtrise à toutes sortes d'ouvriers. Présentement les droits de cette abbaye sont bien diminués, ct,par un concordat passé avec l'anhevéquo de Parisi, on en a cédé à ce prélat toute la juridiction spirituelle, à condition que le prieur de l'abbaye serait grand vicaire né de l'archevêque de Paris, et que l'abbé conserverait sa juridiction spirituelle dans l'enclos de Tabbaye, qui contient quelques cours où il y a des ouvriers qui y peuvent trav«iiller librement sans être maîtres. L'abbé est seigneur de Villeneuve-Saint-Georges, Antony Berny, et do plusieurs autres villages aux en virons de Paris. Cette abbaye a plus de 100,000 livres de revenu. Casimir, roi de Pologne, mort en France en 1672, en a été abbé et y est enterré: elle est présentement possédée par M. le cardinal de Bissi.

Celle de Fécamp, qui fut aussi unie à la con« grégaliun deS(iint-Maur,csi une des plus belles, des plus nobles et des plus riches du royaume. Itieliard 11, duc de Normandie, la fit élerer sur un ancien édifice q'ii était bas

DJCTIONNAIUE DLS ORDRKS lŒLIGiF.UX.

cl obscur ; elle est bàlie dans l'enceinte du chAteau, qoi a ses fossés et ponts-levis. Ce prince y mit des Chanoines Réguliers en ta place des religieoses qu*il y trooTa cl qu'on transféra à MonliYilliers:il y flt faire un cercueil de pierre où it voulut être inhumé après sa mort, et, afin de mériter la grâce d'en taire une qui fût agréable aux yeux de Dieu en rachetant ses péchés par les aumônes, il ne manquait pas, tous les rendredis de l'annéCi de le faire emplir de froment que Von distri- Imait aux pauf res avec vingt sols d'argent , ce qu'il continua jusqu'à la un de sa vie. Roliert III, son successeur, augmenta les biens de cette abbaye, et fil venir des religieux de Saint- Bénigne de Dijon, auxquels il donna droit de haute, moyenne et basse justice. Il obtint même du pape Jean XVI qu*ils fussent indépendants de l'archevêque de Rouen. Cette abbaye possède dix baronnies, dix hautes justices et dix sergenteries, entre lesquelles la baronnie de Fécamp et celle de VirHeur, qui font la mense abbatiale, produisent plus de soixante mille livres de rente à l'abbé. Non-seulement elle est exempte de la juridiction épiscopale, mais encore elle exerce une juridiction presque épiscopale sur les dix paroi2»ses de la ville, et sur seize autres situées dans le diocèse de Rouen, suivant la concession faite à Henri, abbé de Fécamp, par Hugues, archevêque de Rouen. L'ofilcial de Fécamp a droit de visite sur toutes ces paroisses, y peut tenir «ynode et assemblée de curés et y faire des règlements.

L'abbaye de la Trinité de Vendôme fut fondée l'an 10^2 par GeofTroi ou Godefroi, comte d'Anjou, en mémoire d'une vision de trois étoiles qui lui avaient paru tomber dans une fontaine voisine. 11 y mil dos religieux de Tordre de Saint-Benoit, qu'il fit venir de Marmouliers, et non-srulement il la gratifia de plusieurs prérogatives, mais aussi il Tenrichil del*i préL-ieuse larme qneNolre- Scigneur répandit sur le Lazare. Il l'avait apportée d'outre-mcr dans un petit vase qui n avait ni soudure ni ouverture, et qui était blanc par dehors comme du cristal* Celte ab^ baye est illustre par le privilège que le pape Innocent III lui a accordé, que quiconque en serait pourvu se pourrait qualifier cardinal, du titre de Sainte-Prisce. Nous avons parlé assez amplement des abbayes de Saint- Denis en Franee, de Marmouticrst de Saint- Bénigne de Dijon, de la Chaizc-DitUy de Sauve -Mn jour, du Tiron, toutes abbayes unies à la congrégation de Saint-Haur, et qui étaient chefs autrefois de congrégations «luxquelles elles avaientdonné leurs noms; nous nous étendrions trop si nous voulions rapiortcr Toriginc et les prérogatives des autres monastères qui composent cette congrégation de Saint-Maur. Parmi ces monastères il y en a quelques-uns qui ne sont point en commende, comme les abbayes de -Saint-Augustin de Limoges, de Chezal-Benult, de Saint-Sulpice de Bourges, de Saint- Vincent du Mans et de Saint-Martin de Séez, qui sont gouvernés par des abbés triennaux, nommés par le chapitre général de la con-

grégation. Celle de Saint-Augustin deLlos^

Î[es jouit de ce privilège à cause que U ré* orme de France y a pria naissance. Il loi fut accordé par le roi Louis XIII. ClleIa^Be■oll et les quatre autres jouissaient de ce droit dit temps que la congrégation de Chezal-Benoit subsistait, et il a été conservé è la congrégation de Saint*Haur, qui a encore quelques abbayes où les abbés sont réguliers^ mais perpétuels et à la nomination du roi.

Les religieux de cette congré{:alioii sont habillés comme les réformés de CIqdj. lit ont une robe et un scapnlaire noir, et pardessus, quand ils sont au chœur ou qu'ils vont par la ville, ils mettent une coule qui n'est pas si ample que celle des moioes da Mont-Cassin, ni de ceux de Saint-Vanne. Ils reçoivent parmi eux des frères roovers qri sonl habillés de même, et ils ont encore des frères commis qui retiennent leur babît séculier. M. Bulteau, auteur de rHisloire monastique d*Orient et de l'Histoire de 1 ordre de Saint-Benoit, était frère comm s daas cette congrégation. Bile a pour armes une couronne d'épines au milieu de laquelle il y a le mot Pax^ surmonté d*une fleur de lis, et trois clous de la passion en pointe.

Chronic.généraUi del'ord. deSaint'Benoît, iom, IV, cent »h^ chapitre 12. Dom Michel Felibien, Bist. de l'abbaye de Saimt^ ùenii, Sainte-Marthe, GalL Christ., tom. IV. Hermant, Etabtinemtnl des ord. retigicur^ paf.

La congrégation de Sainl-Maur, qui resserve encore aujourd'hui, dans TEglise il dans le monde littéraire, la réputalino do corps le plus laborieux que la famille bèaédicline ail produit, continua sous ce rapport, dans le xviu* siècle, Téloge qu'en a (ait ci* dessus le P. Hélyot. Néanmoins, considérée sous le rapport religieux, cette cnngréfptioa était déjà, lorsque notre auteur mourut, btea loin de ces temps de ferveur et de simplicité qui l'avaient distinguée dans les preiuièrei années de son existence, et dans ces adJilions nuu^ n'aurons guère A dire d*elle qac l'histoire de ses luttes contre rautorilé de TEglise et de son relâchement.

La bulle Vnigenitus trouva un nombre lafini d'opposants dans ses monastères sur les divers points de la Frame. Hâtons-ooai pourtant de dire qu'aussitét après l'appantioB de celle constitution, dom Lhotallerie, général de la congrégation, quoiqu'il eût loimême étudié sous le fameux P. Gerberon, es envoya des exemplaires dans toutes les maisons de la réforme (en 171^), avec ordre de la faire recevoir au chapitre. Si tous les sa-

f^érieurs généraux qui lui succèdérest se urent pas aussi lèlés que lui ponr la Ténie et l'obéissaoce au pape (tel dom Aay<Ioa, par exemple), tous néanmoins, et ooeiqoe^ uns avec grand dévouement (tels aon Tbibaud et autres), se montrèrent soumis et travaillèrent à propager parmi leurs reli|if>i racceptation de la bulle; cl coopérèrfo\ plus ou moins, anx mesures prises par 1**1»* torilé ecclésiastique et civile pour uiaioirn.r la jiaix dans la congrégation, répriioer a

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punir ceux qui portaient le scandale eu propageant la résistance.

Il y eut, en effet, des scènes de scandale, et Bombreases et inconceirables : à la célèbre abbaje de Saint*Denis en France» trente^ denx religjeu» gagnés par dum Loovard, janséniste des plus fanatiques, et mort depuis réfugié en Hollande, signèrent une requéle au cBapiIre général» pour obtenir la permission d adhérer incessatriment à l'appel des qttatreévéques.DomLouvard appela» en effet, avec la communauté, peu de jours après, et cet exemple fut suivi parla plus arande partie de la communauté de Saint-Germain des Prés. Près de guinze eenU Bénédictins, et toute la communauté de Saint-Denis, adhérèrent à l'appel du cardinal do Noailles, quelques-uns poussèrent le fanatisme jusqu'i écrire à Tarclievéque schismatique d'U« irecbt, ce oui était alors une preuve de zèle à la mode dans le parti jansénien. Dans plusieurs lieux et en divers temps, plusieurs des jeunes moines furent rejetés de l'admission aux -ordres sacrés par refus d'acceptation de la bulle. On peut même citer des communautés comme ajrant été lout entières dans on esprit de réfolte : telles celles de ^aint-Riqaier , au diocèse d'Âgiiens; de Sainte-Colombe, à Sens, etc. Il faudrait des volumes pour renfermer lout ce que le jansénisme ut faire de démarches» de résistan* ces, de proclamations ou déclarations coupables dans ces temps malheureux. Nous ne pouvons» dans cet article, qu*indiquer rapi- (icment quelques-uns des faits an milieu Je laits sans nombre. Ainsi le chapitre général» tenu en 1733 A Harmoutiers» fut une preuve des plus tristes d« mauvais esprit réo^nant alors dans la congrégation de Saint-Maur ; car, les religieux soumis aux décisions do TEglise ayant été seuls admis aux opérations du chapiire, le nombre des votants rut réduit extrêmement» et les choses staluées dans cette assemblée lurent loin de trouver dans les volontés la soumission qu'elles mériXaicnt, Il y eut méiue dans ces temps, et depuis, des religieux prêtres de Tinslitot qui donnèrent dans les folies et les scènes ridicules des convulsions, et y prirent une part active. Cependant 11 ne faut pas omettre de rappeler ici qu'il y eut toujours dans cette famille désolée des hommes qui chercliaient i y ra* ojeoer la paix et y maintenir la soumission par leur exemple et leur autorité. C'est avec bonheur .que nous citons des noms qui se distinguèrent par leur conduite, leurs senti- (neols catholiques, dom Thibault, dom Thuillier, dom Coorade, dom Laprade, dom Val« litat»domtaTastc,etc.»ctc. Kn 173b ou 1735, quarante et un religieus, tous deSaint-Uer* laatn des Prés, croyons-nous, écrivirent au pape pour assurer i la constitution de Clé* aif^nl XI omnUnoiliwi obedUntiam*

Néanmoins, si les chefs et la plus saine partie de la congrégation étaient restés sou* nis aui décisions do TËglise» Tesprit philo«

(1) Cette requête parut peu de jours après Imprl- •ésen 6 pages in-i».

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sophiqne, qui domina le xviir siècle, secondant Tesprit de révolte né du jansénisme , altéra profondément Tesprit religieux de cette \ réforme, qui avait si fort éimé rÈglise au | siècle précédent* On a peine à croire, méoK*. aujourd'hui» que des Bénédictins de la célèbre maison de Saint-Germain des Prés en soient venus au' point de faire la démarche que nous allons faire connaître.

Le 15 juin 1765, fut signée une requéle (1) par Tiogt-hnit Bénédictins de l'abbaye de Saint-Germain des Prés, demandant les choses les plus étranges sous des prétextes spécieux; peu de jours après, cette reouéte fut présentée au roi. Les religieux qui Pavaient signée demandaient donc à changer d*habit, à ne plus dire matines pendant la nuit, à n*être plus astreints à Tasage du maigre. Ces moines relAchés couvraient avec art Tindé* cence de leurs propositions* A entendre les auteurs de la re^tiéto» ils ne désirent nue rappeler l'ordre a la règle primitive. L'Iia* billement est, selon eux, singuUtr et avili aux yeux du public, il leur en faut un qui snit religieux et sccLÉsiàSTiQua» modHU ti décent. L'esprit profane et mondain qui a dicté la requête se trahit ici un pen trop ou- Tertement : il se cache mieux dans les denx autres articles* La nourriture est trop recherchée, ils veulent qu'elle soit iimfle ei commune. Quant aux marnes, qu'elles soient remises d une heure qui ne laiese à penonne aucun prétexte pour s'en dispenser. D'ailleurs des auHéritii auêii étrangèree à l'esprit qu'à la Itltre de la règle ferment la port^ à quantité de sujets^ et empêchent les Bénédictins de vaquer, comme autrefois, à l'éducation de la jeune noblesse, etc. Le public, les évêqoes, les bons religieux fnrcut scandalisés d'une telle audace dans le relâchement. Lonis XV chargea un de ses ministres de témoigner aux supérieurs de la congrégation son extrême mécontentement et son indignation de la démarche des religieux de Saint-Germain» et de prendre des mesures pour pré* venir ou arrêter les troubles qu'eiie corn* mençait à causer dans les provinces* Les Bénédictins de la maison des BIancs-Man«teaux firent une vigoureuse réclamation, consistant dans une requête au roi et nne dis'iertation où la discipline monastique est vengée des o ut râpes de la requéle des religieux (le baint'Germain. Pour transmettre ce monument de lète à la postérité, les religieux des Blancs-Manteaux le firent imprimer (S). Quelque temps après, il parut une autre réclamation au nom du supérieur général^ du régime et de la plus nombreuse partie de ta congrégation (3). Les audacieux ne se tinrent las pour battus : ils voulurent, au premier chapitre général qui suivit leur requête,

1 poursuivre leurs projets et les faire préva« oir. Le roi les déconcerta, en défendant au chapitre de délibérer sur aucun des points qui étaient l'objet de la requête. Une innovation parut dans ce temps A

(5) 53 pages ln-<4*» dont prèidela moitié est reiU' plie par les signatures.

•Il

DICTIONNAIRE DES ORDRES RELIGIEUX

on

SaiDt-Germain dei Préa. Elle pouvnit avoir •on olllilé réelle, comme elle avait an calé brillant on spécieux. On établit un bureau litdraire^ qui quelquefois ne s barmonisail pas avec la volonté di*s supérieurs. Hélas 1 ces signataires de la requête, uni étaient nombreux y suivaient déjà, saut rhabillemenl, les dispositions de leur scandaleuse requête; ils allaient tout au plus le^ dimanches et réleâ à la messe et a vêpres. Quant aon matines, on ne les j voyait que la nuit de No^l. Ils étaient habituellement à l'infirmerie, pour y faire bonne chère. Le relâchement se répandit dans les couvents des provinces. Là on abolissait sans formalité l'usage du maigre; ici on retrancbnit l'oflice de la nuit; ailleurs des repas, des concerts profanaient un séjour destiné à la pénitence et à la prière. On peut citer comme ayant donné les premiers le scandale d*un grand relâchement, les monastères de Dijon, d'Auxerre. de Saint-Lomer, au diocèse de Blois, etc. Dans cette dernière maison les choses allèrent au point que le roi y envoya des commissaires et donna des ordres pour disperser les religieux et leur en substituer d'autres. Nous donnerons au reste une idée suffisante de l'état auquel était réduite une partie de la congrégation deSaint-Maar,en disant qu'une loge de francs maçons fût, en 1775, établie à Glanfeui', lieu du diocèse d'Angers, où la règle de saint Benoit s'établit d'abord rn France. Le vénérable de la loge fut le prieur des Bénédictins de Saint-Maur, et rraiscmblablement cette loge était dans l'abbaye. Le secrétaire des francs-maçons de cette réunion était le P. prieur des Augustins de la communauté d^Angers; leur correspondant à Paris était u i nommé Théolon, qui était en même temps correspondant de la loge de la ville de Fougères «t autres. 0 tem^ parai 0 mares!

La commission des résoliers établie en 1768y composée de cinq evêques et de cinq laïques, commission dont nous ferons connaître, dans notre Supplément^ l'occasion, le bol et les ravages, celte commission dont nous ne pouvons parler ici que sommiiire* ment, fut funeste à la congrégation de Saint- Maur comme à la plupart des sociétés religieuses. Presque tous les corps en France, après les premières opérations de cette commission hypocrite, tinrent des assemb!ées et se donnèrent des constitutions nouvelles ou modifiées. Dans leurs préfaces, ces constitutions paraissent quelquefois avoir été rédigées par des religieux qui croyaient bonnement alors à une palingénésie de la vie du tlottre. Les Bénédictins de la congrégation de Saint-Haur nommèrent, en 1769, une commission pour rédiger leurs constitutions sur un nouveau plan. Ces constitufions parurent en effet I année suivante en un tolttm'«in-8*,80os ce litre : Rrgula S. P, Benedicli et constitutianes eangregatUnis Sancti Maurû ' Ces constitutions sont divisées en deux parties généiales, dont la première est consacrée à régler ce qui concerne le r/yttn^ ou la conduite générale des monastères, i^llè

est partagée en trois se étions, dont les litres rappellent dans leurs termes la marche qo'on suit ordinairement en traitant des matières canoniques. Ainsi, la première section par'.e des exercices réguliers, et par conséqaeni de l'Eglise, de l'ofSca divin, des vœnx. de U réce|jtion des sujets et des étrangers, des études, du travail, etc. Le 22* et dernier chapitre, qui traite des couines et des peines, est composé de cinq articles. Par les nonvelles prescriptions tout l'office est chanti dtins les monastères où il y a vingt-qoatre religieux, excepté complips aux jours ordinaires. Dans les maisons de qo*nze religieax au moins, on chantait tout aux grandes Têtes, et partie des heures aux jours ordinaires; dans les couvents où il y avait moins de qoioie choristes , on chantait encore moins qoe dans ers derniers, etc. On continuait de réciter roffice de la sainte Vierge, aux fériés H fêtes simples. Les matines sont maintenues à deux heures après minuit. — On peut encore, d'après ces constitutions, recevoir les jeonei postulants de quinze ans, mais o*i ne Imr fera prononcer des vœux qu'à vingt et oa ans. Dans chaque province, des monastères sont assignés par les définîteurs do chapitre général, les uns pour servir de premier ou second noviciat, d'autres pour maisons d'études, etc. La seconde section traite dei ptr» ionne$9 par conséquent de tout ce qui regarde It'S religieux choristes ou convcrs ; la troisième section, des ehaset temporelles , des monastères, c'est-à-dire du chapitre et de ce qu'on y agite, des édiCces, des habits, etc.

La seconde partie des constitutions prescrit ce qui regarde le régime général de la congrégation , et est divisée en deux sections. Quarante-deux chapitres forment la première section, traitant de l'assemblée générale, des électionSi etc. La seconde section est destinée à régler le fégime de la congrégation bon le temp^ du chapitre général. Le supérieur général doit être nécessairement profès de la congrégation de Saint-Maur, Français, et i( reste soumis au chapitre général. Il ne peal. sous aucun prétexte, oser des insignes panti* ficaux, ni accepter un bénéfice dans le sein de la congrégation. S'il en accepte on hors de sa corporation, par là même sa démissioa est donnée. H doit consigner dans on registre les choses remarquables qui se passent dans l'année : disposition fort utile et qoi aurait bien dû être prise dans les monastères dès leur origine. Il est élu pour trois années, etc., etc. Une disposition sage de ces constitmioas, propre à maintenir la discipline, c'est qae les sujets ne sont point attachés à telle na telle maison ; ils restent à la discrétion da supérieur, qui peut les envoyer d'un monastère à l'aotre, etc. La rédaction de ces coosti* tulions avait été confiée à dom Peniety,i dum Jamin, Tanleur des Pensées tbéolopques, à dom la Rivière et à dom Clémence*. On sait combien ce dernier était janséniste. Dom la Rivière et lui avaient été imposés aux capitulants par les commissaires du roi qui présidaient au chapitre. Qoant à dom Pcrnety, après avoir terminé son travaili il

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