‹ Dictionnaire ... de la BibleChapitre 95 sur 118 · NAU · texte numérisé non relu

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qui n'ataient point cette ferYeor d*aclioii qui naietroQTe guère que dans des jeunes gens. Dom Groult succéda à dom Marquct, et dirti^ea Tétiblisseinent; U n*avail rien de ce qu'il fallait pour cette reslauration»sl ce n*est da goAt pour les établissements religieux, coût édifiant qo*il garda jusqu'à sa mori, L'élabllssement de Sentis ne fit point de sa- )e(i; le collège, fort mat tenu, se soutint pendant dix ou douz€ ans. Le bâtiment, de- Teon la propriété de dom Groult, a été laissé par loi à la respectable congrégation de Pic- DOS, au*il a faite sa légataire et oui Ta fendu i 00 nobitant de Senlis. Celui-ci en loue acluelleinenl une partie au pensionnai de Saiot-Vincent de Senlis. C'est tout ce que ccUe maison, témoin de si belles espérances, lardcaujourd'huidesonanciennedestination.

Lacongrégaiion de Salnt-Haar avait pris ladis le nom de Congrégation Gallicane ou de France. C*est aussi sous ce nom que s'est formée la nouvelle société de Bénédictins établie à Solesmes, que nous ferons connaître dans le volume de Supplément.

Régula S. P. Beniaicii el constiiutionei congregalianii Saneli Mauri^ in -8% Paris» Desprez, 1770. NouvelUs eecUsia$tique$. —

Am d$ la religion. — Tableau d9 Parii^

par U. de Saint-Victor. — Etai de Parit, par de Beanmont. — Notes prisée passim.

HâDRICB D*AGAUNB (Dbs CHAifoi!fBS Réguliers DB SaIHT-} [i].

L'abbaye de Saint-Maurice en Valais, au diocèse de Sion, eu Suisse, est très-illustre ei iris-aocienne. Le corps de saint Maurice, qoi y repose avfc ses compagnons, lui a fait donner le m m de ce saint martyr, et on la nomme aussi d'Agaone, à cause qu'elle est ti!aée dans nu bourg qui porte ce nom. Sirismond, roi de Bourgogne, fut le fondateur de cette abbajo, ou plutôt il n'en futc^ue le restaurateur; car il y avait déjà une église dédiée en rbooncor de saint Maurice, qui aialtété bâtie vers la fin du v* siècle, et même il yaoraitea un monastère, si Ton pouvait ajouter foi à la vie de saint Severin, qui en aèlé abtié, laquelle a été écrite par F<iusie, où il est remarqué que le grand Clovis ayant été malade pendant deux ans, et sa maladie ayant commencé dès la vingt-cinquième année de sou règne, il ne fut guéri que par les prières de saint Seyerin, que l'on fit venir d[Agaune à Paris. Mais le docle P. dom Mabillun fait remarquer ^ue cela ne peut être» puisque, selon le témoignage de Grégoire de îoors, ce prince régna trente ans, et roon« rut la cinauième année d'après la bataille do VoQiUé (I au SU), qui n'arriva que dans la viogt-cinquième de son règne. Après cetto bataille, où les troupes de Clovis remportèrent la victoire sur celles d'Alaric, roi des Vuigoths, qui y fut tué par Clovis (l'an 507), ce prince» profilant de sa victoire, fit pluftienrs actions qui n'étaient point d'un homme malade. Il passa l'hiver suivant à Bordeaux, dont il s*était emparé. Au printemps, il prit

(i^l^sf..abliuduvuL,tt*231.

Toulouse, où étaient les trésors d'Alaric. Il vint ensuite assiéger Angouléme. De là H alla i Tours, où, ayant reçu la robe consulaire et les ornementa impériaux que lui avait envoyés l'empereur Anastase, il s'en revêtit dans l'église de Saint-Martin. A ()elne fut-il de retour A Paris, qu'ayant appris la mort de Sigebert, roi dé Cologne, il alla pour s'emparer de ce royaume. Il songea ensuite à se rendre maître de celui de Cambrai, dont Bagnacaire était en possession. Tontes ces actions ne conviennent point à une personne qui est retenue au lit à Paris p<ir une fié? re qui le mine et le consume, dit le savant bénédictin, qui ajoute que ce saint Severin ne peut pas non plus avoir

Suéri en allant à P<iris, Eulalius ou Eula* ius, évéque de Nevers, comme il est marqué dans quelques manuscrits de la vie do ce saint, puisaue cet Eulalius n'occupait point pour lors te siège épiscopal de Nevers ; ainsi ce n'est point sur la vie de saint Severin, écrite par Faustc, que l'on doit s'np* puyer pour prouver l'antiquité du monastère d*Agaune, et l'on n'a aucune preuve que la règle de saint Basile y ail été observée dans le V* siècle, comme quelques afuleurs ont avancé. Il faudrait auparavant prouver au'il y eût eu un monastère dès ce temps-lA à Agaune; mais il y a bien pUis d'apparence que la première fondation de ce monastère fut faite par le roi Sigismond, et qu'il joignit ce monastère à l'église de Saint-Maurice, qu'il fil réparer.

Ce prince, après la mort de Gondcbaud, sou père, succéda au royaume de Bourgogne l'an 515, et après avoir abjuré l'hérésie d'Arius, dont les Bourguignons avaient été jus-

Ju'alors infectés, il crut qu*il ne pouvait pas onner des marques plus signalées de son attachement à la religion caih«>lique, que de réparer avee beaucoup de magnificence l'église où reposaient les corps die saint Maurice et de ses compagnons, et d*en confier la ([arde à des moines qui y chantassent les ouaoges de Dieu. Quelques-uns prétendent qu'il fit cette fondation par un autre motif, et que ce fut pour expier le crime qu'il avait commis en faisant mourir son fils Sigeric. Ce prince avait épousé en premières noces Ostrogolbe, l'une des filles deTbéodoric, roi d'Italie; dont il eut, entre autres enfants, un fils nommé Sgeric. Après la mort do cette reine, ri épousa une de ses servantes, qui, ayant conçu une haine contre Sigeric, persuada à Sigismond qu'il avait conspiré contre lui pour sa mettre la couronne sur la tète. Sigismond, trop crédule, fit étrangler son fils avec une serviette, comme il était endormi; mais aussitôt, touché de repentir fà ce nue disent ces historiens) 1 1 pénétré uo douleur, il fit bAtir le monastère d'Açauiie, l'an 52S. Mais ce monastère et l'église de Saint-Maurice étaient bâtis dès l'an 515, et

il est vrai que Sigismond, après le meurtre de son fils, se retira l'an 5z3 i Agaune, où il passa plusieurs jours en jeûnes et en larmes, au tombeau de saint Maurice, deman-

niCTIONMAIRE DES ORDRES RELIGIEUX.

daol â Dieu d'élre puoî en celle vie plutôt qu'en Taotre. Sa prière Tul exaucée; car rannée sui? aille 523, il Tut allaqué par Clodomir, roi d'Orléans, et vaincu. Il se retira .secrètemeni sur le haut d'une montagne inaccessible» et de peur que ses gens ne le livrassent entre les mains des Français» il se (oupa lui-même les cheveux et se revêtit de i'hanit monastique* dans l'intention de passer le reste de ses jours dans le monastère d'Agaune, comme ceux qu'il croyait ses plus fidèles serviteurs lui avaient conseillé. Hais à peine fut-il arrivé A la porte de ce monastère, qu'ils le livrèrent entre les mains des Français. Clodomir l'emmena revêla de son habit monastique avec sa femme ot ses enfants, et les mit en prison près d'Orléans. Il les y garda jusqu'à l'année suivante 52'», qu'il résolut de les faire mourir. Saint Avit, abbé de Hicy près d*Orléans, dit è Clodomir que s'il épargnait ces princes dans la vue de Dieu, il serait avec lui et remporterait des victoires ; mais que s'il les faisait mourir, il périrait de même avec sa femme et ses enfants. Clodomir se moqua de ce conseil, et lit tuer Sigismond^ avec sa femme et ses enf inis, les Cl jeter dans un puits^ et marcha en Bourgogne pour aller faire la guerre à Goliomar, fr&-e de Sigismond, où il fut tué luimêmedans un combat près d'Autun, l'an 523. Il y eu a qui ont aussi prétendu aue c*étiiit dans le monastère d'Agautie qu on suivait la règle deTarnat; mais nous parlerons ( n un autre lieu* de celle règle et de celle qu'on suivait à Agaune, en rapportant les ilifféreotes règles qui ont eu cours en Occitient : nous nous contenterons de dire à présent que Tarual et Agaune étaient deux monastères différents, et que c'est à tort qu'ils ont été confondus par quelques historiens, puisque Tarual é!ail situé dans le Lyonnais proche Vienne, et qu'Agaune était daus le Valais.

Le premierabbé d'Agaune fut Himnemonde, que le roi Sigismond avait fait venir du monastère de Grave; ce prince voulut que les religieux chantassent continuellement jour et nuit les lounnges du Seigneur. Ils étaient divisés en neuf bandes, pour se is(uccéder les uns aux autres, et chanter les heures canoniales on nocturnes, matines, prime, tierce, sex.te, none et vêpres; on ne parlait pas encore pour lors des complies, dont 00 doit l'institution à saint Benoit. Environ cent ans auparavant cette sorte de Ssalmodie continuelle avait été instituée en tient par saint Alexandre, fondateur des Acémètes ( Koy. Acém êtes), mais le monastère d'Agaune fut le premier en Occident oà elle fut établie; c'est ce qu'on a appelé en latin, Lauj perennU; plusieurs autres monastères non-seulement d'hommes mais aussi de Olles imitèrent celui d'Agaune. Entre les hommes, les principaux furent ceux de Saint- Bénigne de Dijon, de Saint-Denis en France, de Saint-Martin de Tours, de Saînt-Riquier, de Luxeuil, et quelques autres. Parmi les monastères de filles, il y eut ceux de Remiremont et de Sainl-Jeao deLauue.ll y avait

dans ce dernier près de trois cents filles, ^v étaient aussii partagées par bandes, ifeiespie des moines de Saint-Maurice d'Agaasert des religieuses de Remiremont. Les mmtn de Saint -Maurice étaient divisés, comoe nous avons dit, en neuf bandes; lesrelî. gienses de Remiremont en sept. Les aotrci en avaient plus ou moins; mais ils ne brmaicnt tons qu'un chœur, qui était releû par un autre. Ce qu'il y avait de plus linp* lier daits l'abbaye de Saint-Riqoier, c*estqse la communauté était composée de trois eesu religieux. Il y avait outre ceU cent etiasu qu'on y enseignait, et qui portaient sd» i l'habit monastique. Ces trois cents rel gifot et ces enfants étaient parUigés en trus chœurs qui psalmodiaient continnelirD»( jour et nuit dans Téglise de cette abbaje : cent à la chapelle de Saint-Sauveor sm trente-quatre enfants, cent à la chapelle <'e Saint-Riquier avec trente-trois enf^ints, H autant de religieux et d'enfants k là rb4pelle de la Passion. Ils se trouvaient looià toutes les heures canoniales; et lorsquVIlfs étaient finies^ un tierii de chaque chœur se retirait pour aller à ses affaires et i ses b^ soins, pendant que les deux autres tiers eustinuaienl de psalmodier à voix basse. Ceot qui étaient sortis étant retournés à rêglisf, il en sortait de chaque chœur autant qu'il eu était entré, ce qui se pratiquait de m^mt lorsqu'il fallait aller an réfectoire ou prr»dre le repos»

L'abbaye d'Auaune , qui avait d*aborJ une règle particulière , et non pas la rè%\i de saint Basile, comme quelqaes-uos préleodent , embrassa dans la suite celle Je s .iot Benoit. Mais les Bénédiclins en ajanl ê e chassés par l'empereur Louis le Déboooairf l'an 82^, on substitna à leur plare (Im Chanoines séculiers. Trente ans Après, os environ, cetie abbaye ayant été donnée i Hubert, frère de Thietbe.»ge, femme d^ Lothaire , roi de Lorraine , ses bien) ti ses revenus furent dissipés par la oiovaise vie de cel abbé , l'ofuce divio fut interrompu ; ce qu'on avait accootumé de donner aux ministres des aotels était d.s- Iribué à des courtisanes, A des scélérnt». et employé pour la nourriture d^on graod nombre de chiens ; il épousa même oo' femme déjà mariée , qui , étant séparée de son mari , était entrée dans un mosa^ tèi-e , d'où il l'enleva. Charles le Chaoïe. après la mort de sa femme Heroiiotru4f. ayant épousé, aussitôt qu'il en eut refo U nouvelle , Richilde, qu'il entretenait romane concubine, donna l'abbaye de Sainl'UaS' rice au comte Boson , frère de Kicbilici lequel se fit couronner quelque temps apr^ roi de Provence on d'Arles. Hais dass f neuvième et le dixième siècle, on s'était pas surpris de voir des abbayes entre k* mains des séculiers et de personnes talqse« et mariées. Souvent des hommes itairsi abbés de monastères de Biles, et des btln ou r mmcs avaient des monastères d1i<«mes . avec le titre d'abbés , et mémt m en donnait pour dot e» mariage.

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