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L'abbaje de Saint-Maurice avait été déjà ravagée par les Lombards dès le viii* siècle. LVmpereur Charlemagne ravaît fait réparer, mais «Ile fol r ncore brûlée par les Sarrasins d«ns le X* siècle ; et les observances n*j turent entièrement rétablies qne lorsqu'on y ew mis des Chanoines Kégnliers, oo que les Chanoines Séculiers qui y étaient se furent soumis A la désapproprialion et eurent reçu la règle de saint Augustin; ce qui ne peut être arrivé qu*ao commencement da xir siècle, on sous le gouvernemenl de l'abbé Hugues , qui avait fait rebâtir l'église» oui fut consacrée par le pape Eugène III l'an 1146. Ces Chanoines furent en grand crédit ; on en demanda en plusieurs endroits , et ils formèrent une congrégation dont Tabbaye de Saint-Maurice fut chef. Ils portaient un camail rouge •ur le rochet ; c'est pourquoi Guillaume « comte de Ponthieii , Tan 1210 , leur assigna tons les ans treize livres de rente sur la balle d'Abbeville , pour acheter vingtaunes d'écarlate pour leurs rapaces.
L'on trouve dans le trésor des Chartes du roi (/ff^tsrSl.niim. 83), des lettres de fiuillaume abbé et des religieux de cette abbaye , de Tan 126], qui portent que l'abbé, voulant satisfaire la dévotion que le roi saint L<iuis avait de fonder des mai** fons de cet ordre, et le désir que ce prince, ^lant dans son abbaye, avait manifesté de posséder quelques reliques des saints martyrs de la légion de saint Maurice, il en arait à cet effet lire quelques-unes du trésor 4e son église, et les avilit envoyées à ce prince , qui les avait reçues solennellement en procession accompagné de pinftieurs prélats ecclésiastiques et séculiers, et les avait fait porter dans la ville de Sentis, |oar les déposer dans l'église oo chapelle qu'il voulait fonder proche de son chfltcaa , prétendant les disperser en plusieurs églises ei monastères de son royaume, où il instituerait des Chanoines. El, de crainte que dans la snite il n'arrivât quelque différend entre lui et l'évéque de Sentis touchant rinstitotioo de ces Chanoines, il était demeuré d'accord avec Robert, évéquedeSenlis, que les Chanoines de son ordre que le roi mettrait dans cette église ou chapelle qui serait dédiée en l'honneur de la lainte Vierge, de saint Maurice et de ses compagnons, observeraient l'usage et les cérémonies de l'Eglise de Paris , en faisant roHlce divin comme faisaient les chapelains de la chapelle du roi ; que ces Chanoines pourraient, du. consentement du ro*, en recevoir d'autres sans en demander pcruiission à Tévéquc, qui ne pourrait les ôter pour quelque raison que ce fût sans le congé da roi , si ce n'était pour cause lie scandale; que cea Chanoines, après la laort de leur prieur, en pourraient élire un antre de leor maison , ou d'une antre de lear ordre sans sa permission ; que l'évéqoe de Senlis et ses successeurs y pourtaient prêcher, conflrmer, donner les or«> (1res et y faire rofBce divin, en donnant