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acte an prieur comme ils n^ntendent pas

f>ar là préjndicier aux libertés et prîviéftê de cette éfflise; qu'il n'y pourrait faire la visite qu nue fois l'année, do consentement du roi ; que s'il y a quelque chose à corriger, il en .avertira le prieur ; et si la correction reffarde le prieur, il en donnera avis à l'abbe.

Les reliques des compagnons de saint Maurice furent déposées d'abord dans une*

I)etite chapelle , et saint Louis ne fft bâtir 'église de Saint-liaurice et le monastère ![ue l'an 1264, et y mit treize Chanoines. 1 y avait aussi un prieuré de cet ordre à Semur, en Bourgogne, sous le titre de Saint- Jean l'Evangénste. Il semble que cet ordre n'avait qne ces deux prieurés en France; car, selon le catalogue des abbés de ce monastère que HM. de Sainte-Marthe ont donné, Barthélémy de Gortion , soixante-huitième abbé, visita les prieurés de Semur et de Senlis qni étalent en France , et les réforma. L'empereur Arnoul est marqué dans le nombre des abbés au même catalogue; mais il n'est pas fidèle , et on n*y peut pas ajouter beaucoup de foi.

MAURICE ET DE SAINT-LAZARE (Des Chb- VALiBRS DE l'ordre DE Saiht-) en 5ovote.

La plupart des hiatoriens qui ont parlé do l'ordre de Saint-Maurice en Savoie en attribuent l'institution à Amédée, premier doc de Savoie, qui fut ensuite antipape sous le nom de Félix V,et disent que ce prince, ayant abandonné ses Etats à ses enfanta, se retira dans la solitude de Ripaille avec quelques seigneurs de sa cour, où il institua Tordre des chevaliers de Saint-Maurice , voulant qu'ils fussent vêtus d'une soutane et d'un chaperon gris avec un bonnet, et les manches d'un camelot rouge et une ceintnre d'or avec un manteau sur lequel il y avait une croix ponn metée de taffetas blanc. Mais il est certain que cet ordre n'a commencé qne l'an 1573, qu'il eut pour instituteur le due Bmmanuel- Philberl, et que leur habit de cérémonie consiste aujourd'hui en une grande coule ou manteau ronge cramoisi , doublé de taffetas blanc , sur lequel il y a une croix aussi de taffetas blanc pommelé et bordé de bandes vertes aux quatre angles. Si l'abbé Giusiiniani eût lu la bulle de Grégoire XIII, du 16 septembre de la même année, il n'aurait pas dit, dans son Histoire des Ordres militaires, qu'on ne voyait point snr quel fondement Barbosa avait mis l'institution de cet ordre en l'an 1572, sous Emmanuel-Philbert, et qu'apparemment il s'était trompé, ayant bris l'union de l'ordre de Saint«Lazare qui fut faite la même année avec celui de Saint-Maurice

Konr l'institution même de celui de Saintlaurice. Il est vrai oue le pape GréffotreXIII, t^ar nue bulle du 13 novembre 1572, unit 'ordre de Saint-Laiare à celui de Saint-Maa« rice ; mais il n'y avait pas plus de deux mois que l'ordre de Saint-Maurice avait été institué par le duc Emmanuel-Philbert, auquel le pape en avait accordé la permission par une

DICTIONNAIRE DEIS ORDRES RELir.ffiVX.

aolre bolle du 16 septembre de la même aniiée«où il n*e.st Tait aurono mention qu'il y eût déjà eu en Savoie un ordre de Saini-Maarice. Le pape y déclare que ce qui porta ce prince à instituer cet ordre, e*était pour s*op« poser à rbérésîe qui s'introduisait en ce lomps-là dans plusieurs provinces, et dont les Trootiéres de Savoie étaient menacées à cause du voisinage de Genève, qui était le centre de rbérésîe de Calvin, d'où elle s'était répandue aux environs, et par la bulle d'union que ce pape fil de l*ordre de Saint Lazare à celui de Saint-Maurice, le 13 novembre de la même année, iry répète l'inslitulioa qui avait été faite depuis peu de celui de ^aint-lllaurico sous la régie de Citeaox par le duc Emma*nuel-Pbilbert, et dit qu'il ne fait cette union qu'après avoir considéré que ce serait un

Srand avantage d'unir Tancien ordre de aint-Lazare, qui n'avait plus de grand maître et qui était beaucoup déchu de son ancienne splendeur, à celai de Saint-Maurice qui ne venait que de naître : Si hane teierem {miiUiam) illi novq^tt nune nascenti adjunge^ ramtif.

On ne peut guère lire celte bulle qu'on ne jette en même temps les yeux sur celle de l'iiiSlitution de l'ordre de Saint-Maurice , puisqu'elles se trouvenl de suite toutes deux, dans le Bullaire romain, et par conséquent Barbosa , Tamburin et plusieurs autres écrivains ont raison de dire que l'ordre de Saint- Maurice eo Savoie ne fut institué que l'an 1572 par le duc EmmanueUPhilbert. L'union de celui de Saint-Lazare à cet ordre ne fut faite qa*aprè» la mort de Jannot de Gastillon, qui en était grand maître, el qui mourut à Verceil la même année 1572 , comme nous avons dil ailleurs. Cet ordre a pris depuis ce temps-U le nom de Saim-Maurice et de Sainl- Lazare*

Ces Cbevaliert font vomi de pauvreté, d'obéissance et de chasteté conjugale, ils suivent la règle de Ctteaax , doivent combattre pour la défense de la foi catholique, peuvent ae marier une fois seulement à une vierge, et le pape Clément VIII leur accorda, en 1596, de pouvoir posséder des bénéfices ou dea pensions sur des bénéOces jusqu'à la somme de 400 écus. L'or<1re a beauci»up de commanderies et a deux principales maisons. Tune à Tarin et l'autre à Nice, où les Chevaliers vif ent en commun. L'an 1619, le due Charles^Emmanuel ordonna que la croix de Tordre serait blanche et pommelée par les bouts avec des bandes vertes aux quatre an«* aies pour marquer l'ordre de Saint Lazare. Mais les Chevaliers ne s*éiant pas mis eu peîne d'exécuter les ordres de ce prince , la duchesse Cbrisline de France, veuve de Victor* Amédée et tutrice de son fils, le duc Charles- £mroannel 11 • fii cKéciiter l'ordonnance do d«c Charles-Emmanuel 1'', et marqua la grandeur des croix , défendant aux clercs et aux religieux diapelains de l'ordre d'en por-' 1er d*or émaillée de blanc , comme les Ch€« yalien, devant la poitrine; mais leur ordonna d'en porter une de laine blanche cousue sur

(I) Yuy,^ à la fin du vul,, ii** *2ôft.

le manteau, excepté les prélats de Tordre qni seraient chevaliers de justice, el ««raient tan preuve de noblesse (1).

Lorsqu'on reçoit ces Chevaliers i la poh fession, ils promettent d'être fidèles au dae de Savoie et à ses successeurs, de porter l'habit et la croix de l'ordre, de venir ai chapitre lorsqu'il se célébrera, dodirechaque jour le psautier abrégé en Tbonneur de Jésns-Chrisl, de la sainte vierge el des sainti Maurice et Laxare , de jeûner les rrnàrtàn ou samedis, de garder la chasteté conjugale, la charité el l'hospitalité envers les léprcoi, d*observer les statuts de l'ordre, de^ne poiai aliéner les biens dépendants des commanderies, et de ne les point donner à ferme ponr un long temps, ni à bail emphytéotique sans le consentement du duc de Savoie.

Bernard Giustiniani, Hisi. Chranùtcg.dt gli Ord. mil. Silvest. ManroL, Mar. Océan. di lui. gli rWi^.Mennenius, Hermaii el Scboo« nebeck , dans leurs Hisi. dei Ord. nufî/., d BulL rom.

MA YËDL (Saint-). Yoy. Somasqcks.

MELCHITliS GÉORGIENS bt HINGRÉLIENS

(Dbs Montas).

On appelle Melcbiies, dans le Levant, les Syriens ou Surtens, les Coptes oo Egyptirnst et les autres nations de l'Eglise ortea'ale, qui, n'étant pas de véritables Grecs, est néanmoins embrassé le sentimeol commoe des Grecs , et le nom de Melchites , cVst-àdire royalistes, leur a été donné parce qoiU ont obéi aux décisions du concile de Cbalcêdoiue avec l'empereur Marcien. Ce furent les sectaires du Levant qui donnèrent ce oooi AUX orthodoxes qui suivaieni la religion de l'empereur , le mol de Melchite venant ds mot hébreu MeUch, qui signtOe roi ou prio« ce. Mais les Melchites ne sool pas pour c^U présentementorlhodoxes; carils outembrasse les erreurs des Grecs , el il n'y a point de chrétiens qui soie ni si fort opposés à la primauté du pape. 11 y a parmi eux des religietti et des religieuses qui suivent aossi avec les moines grecs la règle de saint Basile. Les re* li^ieux ont deux beaux monastères à Dama«, el les religieusrs en ont aussi deux qfti s<m)I fort riches et éloignés d'une joamée de la même ville. Elles gardent la cIAture et ■<? sortent poinL Les Melchites olOeieol en langue arabe. C'est ce que j'ai appris de plosienrs Levantins, entre autres de M* U"^ Joseph , patriarctie des oestoriens , et de M. Saphar, évéque deMardin.

Les tiéorgiens suivent en parlieU smI* des Arméniens, et en partie celte des Grecs Le prince , quoique mahomélan de relig<<>*« nomme aux dignités ecclésiastiqncs , c^j élève ordinairement ses parents. Leur r^H gion n'est guère différente de celle des Mi»gréliens, el les uns et les antres o*oot seol^ ment que le nom de chrétiens, y e|i êf»BinH grande paKie qui ne sont pas baptisés, H5 l'ignorance des évéques el des prêtres, H|» la plupart, no savent pas la forme do baptême. Ost beaucoup lorsque leCatbolicM.IBi

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