IV
NABUCHODONOSOR
NABUTHÉENS
Juifs furent plus cruels que les Babyloniens. Barucli semble même dire que Nabuchodonosor profitait des premières ambassades de Sédécias pour lui renvoyer quelques-uns des vases sacrés emportés durant les premières guerres. Baruch, i, 8-9. Les Juifs transplantés en Babylonie jouissaient d’une liberté relative : on leur permettait d’entretenir des relations avec Jérusalem, d’y envoyer des offrandes, et d’y faire offrir des sacrifices : ils pouvaient se faire bâtir des maisons et planter des jardins en Chaldée, et Jérémie, xxix, 3-7, leur conseille de s’intéresser à la prospérité de Babylone, Baruch, I, 10-12 les engage à prier pour Nabuchodonosor, sa lignée et son empire. Les supplices, en particulier le supplice du feu, n’étaient employés contre les Juifs que suivant le droit commun, par exemple en cas de rébellion et de lèse-majesté réelle ou juridique, comme pour les faux prophètes mentionnés par Jérémie, xxix, 20-23, ou les compagnons de Daniel, m, 6, 12.
Un camée du musée de Berlin (fig. 391) nous le représente imberbe, d’un profil très fin, d’une physionomie sans dureté, coiffé d’un casque, fort différent des monarques ninivites dont nous avons les portraits : la légende cunéiforme qui l’entoure porte : Ana Marduk bil-su Nabukuduruçur sar Babilu ana balati-su