‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 137 sur 389 · Panorama de Nazareth D’après une photographie · texte numérisé non relu

Panorama de Nazareth D’après une photographie

NAZARETH

liârêt el-gharaba; hâret el-lâtin, « quartier latin, » au sud-ouest : latins et maronites; plus haut, hâret essurûdji : maronites, grecs-unis, latins et musulmans; au centre, hâret el-islâm, « quartier musulman, » habité exclusivement par des musulmans; à l’est, hâret es-sarqiyéh, « quartier oriental : » musulmans; au nord, hâret er-rûm, « quartier grec : » grecs catholiques, orthodoxes, russes, protestants, musulmans. Chacune de ces différentes confessions a ses édifices ou établissements religieux, églises, couvents, écoles, orphelinats, hospices. Si la ville, à l’extérieur, présente un assez bel aspect avec ses maisons blanches séparées par de petits jardins, elle est moins attrayante à l’intérieur. Ses rues, tracées sans aucun ordre sur des pentes

seignement traditionnel, a été transportée à Lorette. Il ne reste donc plus ici, comme objet de la vénération chrétienne, que la grotte qui y était attenante. C’est le lieu le plus important que nous ayons à étudier, avec l’église qui le recouvre.

lu Sanctuaire de V Annonciation. — A) État actuel. — L'Église de l’Annonciation (fig. 420) se trouve au sud et au bas de la ville, sur les premières pentes de la montagne. Dans la forme qu’elle présente aujourd’hui, elle ne remonte pas au delà du XVIIe siècle; elle a même subi des remaniements considérables dans la première partie du xvme siècle, et n’offre rien de remarquable dans son architecture. Tournée du sud au nord, elle est partagée en trois nefs par de puissants piliers. L’inté-

sAiiiiôit

417. — Charpentiers nazaréens. D'après une photographie de M. L. Heidet.

abruptes, sont raides et glissantes; pavées, elles ont au milieu un caniveau qui, au moment des pluies, roule des torrents d’eau. Un certain nombre de maisons sont adossées à la montagne, contre le roc calcaire, et dans ce roc qui est assez tendre, il y a parfois, au fond de la maison, une grotte soit naturelle, soit creusée ou agrandie artificiellement. On habite même de simples grottes (fig. 419). Sur Nazareth actuelle, au point de vue des confessions religieuses et de leurs dépendances, du commerce et de l’industrie, cf- G. Schumacher, Das jelzige Nazareth, dans la Zeitschrift des Deulschen Palûstina-V ereins , Leipzig, t. xm, 1890, p. 235-245, avec un plan, pl. 4, p. 204.

III. Monuments et souvenirs. — C’est à Nazareth que l’ange Gabriel fut envoyé pour annoncer à Marie qu’elle serait mère de Dieu; c’est dans cette humble bourgade que le Sauveur passa les trente premières années de sa vie. Il n’est donc pas étonnant que la tradition ait cherché à localiser les faits qui se rattachent au mystère de l’Incarnation ou certains souvenirs évangéliques. La demeure de la Sainte Vierge devait se composer, comme la plupart des maisons adossées à la montagne, d’une partie creusée dans le roc, et d’une autre bâtie en maçonnerie. Cette dernière, suivant l’en-

rieur est long de 21 mètres sur 15 de large. On monte par deux escaliers de marbre, disposés à droite et à gauche, au maître-autel et au chœur, qui occupent une partie de la nef centrale et s’élèvent au-dessus de la crypte. L’entrée de celle-ci est située entre les deux rampes, et on y descend par un bel escalier de marbre de dix-sept degrés (fig. 421). Avant de franchir les deux derniers, on rencontre une sorte de vestibule appelé la Chapelle de l’Ange : c’est un rectangle de huit mètres de long sur2m70de large, ayantà droite un autel dédié à sainte Anne et à saint Joachim, et à gauche, celui de l’archange Gabriel. Chacun de ces autels est orné d’une colonne monolithe en granit, provenant de la basilique primitive. Entre les deux, une arcade ogivagle, appuyée sur deux colonnes torses en marbre, donne accès dans le sanctuaire proprement dit de l’Annonciation, où conduisent les deux dernières marches. Dans le principe, cette chapelle était plus grande que celle de l'Ange, mais elle est maintenant divisée en deux par un mur de refend. Entièrement creusée dans le roc, elle a été revêtue de marbre, à l’exception de la voûte. Dans la première partie se trouve la chapelle de l’Annonciation, en marbre blanc élégamment sculplé et décoré de quatre colonnes en marbre gris-vert; sous la

NAZARETIl

table et clans la paroi du fond sont gravés ces mots : Ilic Yerbuh caro factum est. A gauche de l'entrée soqj deux colonnes de granit rouge, l'une brisée clans le bas et suspendue à la voûte, l'autre tout auprès, à moitié engagée dans la maçonnerie d’un pilier. On les appelle quelquefois, la première, colonne de la Vierge, et la seconde, colonne de l’Ange, parce qu’elles représenteraient, d’après certaines croyances, la place respective de l’Ange et de la Vierge au moment de l’Annonciation. A l’extrémité orientale de l’autel, une porte à laquelle on monte par deux degrés conduit à un second sanctuaire, voûté en forme d’abside et qui , primitivement, ne faisait qu'un avec le précédent. Un autel adossé à

comme nous l’apprennent les anciens pèlerins. Au sud, appuyée contre le rocher de la grotte, était la maison de la Sainte Vierge, couvrant, dépassant même en longueur l’espace occupé aujourd’hui par la chapelle de l’Ange, et débordant sur l’escalier actuel. Elle avait ses entrées extérieures à l’ouest, où a été retrouvé un escalier ancien, et à l’est. Elle communiquait avec la grotte par une porte septentrionale, transformée dans les travaux postérieurs, mais découverte par le Fr. Benoît Vlaminck derrière l’autel moderne de l’Ange (a). Au sud-ouest de la grotte, le même religieux a mis à jour une chambre ornée de mosaïques byzantines (b) avec l’inscription : Kcovtovoç oiocy.[ovou] Ispo<jo),ui.uov ; elle contenait encore

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