Monnaie de Néapolis de Macédoine
NEADfOAIs]. Tète de nymphe. — R). Gorgonium.
rent à Néapolis en allant de Troade en Macédoine. Act., xvi, 11. Néapolis était le port de Philippes qui était située en pleine terre, c’est donc aussi à Néapolis que s’embarque Saint Paul quand il retourne à Troade. Act., xx, 6. Les voyageurs identifient généralement Néapolis avec la ville moderne de Kavalla qui compte cinq ou six mille habitants, presque tous musulmans. On a trouvé en effet à cet endroit de nombreuses ruines grecques et romaines. Le port de Kavalla est le meilleur de ces parages. La distance de Kavalla à Philippes est d’environ 12 kil. , c’est-à-dire à peu près celle de Cenchrées à Corinthe ou d’Ostie à Rome. Kavalla est exactement au point où Appien, Bell, civil., iv, 106, place Néapolis entre Philippes et Thasos, à environ 12 kil. de la ville et à 16 de l’ile. Cf. Dion Cassius, xlvii, 35. Voir W. M. Leake, Travels in northern Greece , in-8°, Londres, 1835, t. ii, p. 180, cf. p. 217, 224. Cousinéry, Voyage dans la Macédoine, in 8°, Paris, 1831, t. ii, p. 119, place Néapolis à 12 kil. au sud-est de Kavalla, à Eski-Kavalla, où se trouve un vaste port, mais cette hypothèse a contre elle tous les textes anciens et l’existence des ruines trouvées à Kavalla. Strabon, vu, frag. 39, fait dépendre Néapolis de Daton, riche cité entourée de campagnes fertiles, de lacs, où se trouvaient des mines d’or très productives, et des chantiers de constructions maritimes. Néapolis était un port très fréquenté, parce que la voie Egnatia qui passait auprès, le long de la mer, conduisait en Macédoine et de là aboutissait à Dyrrachium. Sur la rive opposée de l’Adriatique était situé le port d’Apulie, Egnatia, ou finissait la voie Appienne qui conduisait à Rome. Cf. G. L. Tafel, De via militari Romanormn Egnatia, in-8°, Tubingue, 1842. Pline, iv, 18 (42), place Néapolis en Thrace. Strabon, vu, frag. 39, et Ptolémée m, 13, la rattachent à la Macédoine. Elle était située sur la frontière des deux provinces, L. Ileuzey et II. Daumet, Mission archéologique en Macédoine, 2 in- i", Paris, 1876, t. i, p. 19. E. Beurlier.