NEPHTHALI, une des douze tribus d’Israël
I. Géographie. — Le territoire de la tribu de Nephthali s’étendait au nord-est de la Palestine, borné au nord par le Nahr el-Qasimiyéh ou Léontès, à l’ouest par les tribus d’Aser et de Zabulon, au midi par celle d’Issachar, à l’est parle Jourdain et le lac de Tibériade. Voir la carte (fig. 432).
I. T. imites. — Les limites de Nephthali sont tracées Jos., xix, 33-34. Malheureusement le texte a des obscurités et l’identification des villes présente plus d’une difficulté; dans ces conditions, nous ne pouvons émettre que des conjectures. Voici ce que porte l’hébreu : « Leur frontière allait de Héleph (hébreu : Héléf; Septante : Codex Vaticanus : MooXâp.; Codex Alexandrinus : MsXéo, provenant de l’union fautive du mem hébreu et du nom; peut-être B eit-Lîf, au sud-est de Tyr), du térébinthe de Saânannim (hébreu : mè-Allôn be- Sa'ânannîm ; Septante : Cod. Vat. : McoXà -/.ai Beo-episiv ; Cod. Alex. : MpXwv -/.ai Bsacvavtp., par l’union des prépositions hébraïques et l’addition delà particule conjonctive; peut-être (mais très problématique), « la i< vallée de Sennim » que le livre des Juges, iv, 11, place près deCadès, aujourd’hui Qadès, au nord-ouest du lac Ilouléh), et Adami han-Néqéb (hébreu : 'Adâmî han- Néqeb ; Cod. Vat. : ’Aop.è -/.al Na ëox; Cod. Alex. : ’Apjxai y. ai Nayéo, avec confusion dans le premier mot entre ”, daleth, et ~i, resch, et distinction des deux noms : Adami est probablement Khirbel Dâmiyéh, au sud-ouest du lac de Tibériade ; Neqeb, s’il faut le distinguer du précédent, est identifié par beaucoup d’auteurs avec la Siadata du Talmud et Kliirbet Seiyadéli, à la pointe sud-ouest du même lac et Jebnaël (hébreu : Yabne’êl; Septante : Cod. Vat.: ’lcç0ajj.a i; Cod. Alex. : ’laêvvj/. ; actuellement Yemma, au sud de K h. Seiyadéb) jusqu’à Lecum (hébreu : Laqqûm; Septante : Cod. Vat. : Awoâp. : Cod. Alex. : a-/. pou; absolument inconnu), et elle aboutissait au Jourdain. Puis elle revenait à l’ouest vers Azanot-Thabor (hébreu : 'Aznôl- Tâbôr , « les oreilles du Thabor; » Septante : Cod. Vat. : ’EvxG ôxêwp; Cod. Alex. : ’AÇavwG Gaêtap; dans les environs de la célèbre montagne galiléenne), tirait de la vers Hucuca (hébreu : Huqqôq ; Septante : Cod. Vat.: ’laxSva; Cod. Alex. : Txcox ; bien identifié avec Yaqûq, à environ 9 kilomètres au sud-sud-ouest de Safed), touchait au sud à Zabulon, à l’ouest à Aser, et au Jourdain à l’est (l’hébreu porte ici : « et à Juda du Jourdain, » ce qui ne signifie rien ou est au moins très difficile à expliquer; Yehûdâh est plutôt à retrancher, comme l’a fait le texte grec). » Dans ces conditions, nous aurions donc, au nord, Beit-Lif et peut-être la vallée de Sennim ou les environs de Qadès, et, au sud, Kh. Damiyéh et Yemma, qui fixeraient quelques jalons; puis une ligne, partant du Jourdain, remonterait des environs du Thabor jusqu’à Yaqûq, ferait un coude qui laisserait Zabulon au midi, et s’en irait dans la direction du nord, en longeant Aser à l’ouest; enfin le Jourdain formerait la frontière orientale. L’obscurité porte principalement sur le y. 33, où le point de départ reste ruai défini, et le point d’arrivée inconnu. L’énumération des villes nous permettra cependant de compléter cette délimitation.
//. VILLES PRINCIPALES. — Ces « villes fortifiées » sont énumérées à la suite des limites que nous venons de décrire, dans les versets 35-38.
1. Assedim (hébreu : has-Siddhn: Septante : t<bv T’jp'cov, « des Tyriens, » en lisant ha.ySôrim, par une confusion de lettres facile à comprendre), placée hypothétiquement par les uns à Haltin, par les autres un peu plus loin, au nord, à Es-Saltiijéh, par d’autres enfin, plus bas, à Kh. Seiyadéli.