Nom. — pcx nj, Nô’-Amôn, Nahum, iii, 8, est
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la transcription exacte de l’égyptien ~ a , Nout ou Nouit Amen, « la ville, le domaine d’Amon » ( Papyr . Sallier, ni, 6,8), comme nj, Jer., xlvi, 25; Ezech., xxx, 14,
15,16, est la transcription également de Nout, « la
ville par excellence. » C’est la SA Hf , Ni'a, des lextes cunéiformes. G. Smith, History of Assurhanipal, Londres, 1871, Cyl. A, col. ir, lig. 65, etc., p. 53. Les " Grecs, en vertu de l’identification de leur Jupiter avec Amon, traduisirent ce nom au pied de la lettre par Dios-
polis, AiôcnxrAiç, « la ville de Jupiter, * qu’ils appelèrent la Grande, r\ [xsyâVo, pour la distinguer de plusieurs autres Diospolis, en particulier du chef-lieu du xvne nome dans le Delta, le Diospolite ou Sébennyte inférieur. J. de Rougé, Géogr. de la Basse-Égypte, Paris, 1891, p. 115- 1 18. Avant eux les Égyptiens citaient constamment Nout sous ses différents noms en parallélisme avec la Nout
du Delta. Elle était pour eux « la ville du midi », ®
Nout risil, l’autre « la ville du nord », w , Nout
mehetj. Cf. Brugsch, Dictionnaire géogr. de l’Égypte ancienne, Leipzig, 1879, p. 705. Pour cette dernière, on ne cite aucun exemple certain de la forme Nout-Amen. — Nout avait d’autres noms. On l’appelait encore :
L J 1 , Pérou Pi Amen, « la demeure d’Amon, » nom
sacré de la ville et de ce chef l’équivalent de Nout-Amen ; ~f ©’ Ouast, en sa qualité de métropole civile du ive nome de la Haute-Égypte; — i®©, Apel, pour
désigner le quartier monumental qui comprend sur la rive droite du fleuve le Louxor et le Ivarnak de nos
jours; — \liZ ©, Apet-asout, pour marquer spécialement Karnak. Pourquoi les Grecs lui donnèrent-ils le nom de Thèbes? Les uns, comme Steindorff, voir Bædeker, Égypte, Leipzig, 1903, p. 236, renoncent à l’expliquer; d’autres, comme Chabas, Œuvres diverses, t. n, p. 250, dans la Bibliothèque égyptologique, t. x, s’y sont essayés sans satisfaire personne. Brugsch écrit bien, Dict. géogr., p. 946, que la partie habitée de la ville se
disait Dimaiou, et Mariette ajoute que Thè-
bes était pour tous « la ville par excellence», «Me. ^ , , Tema. Or, dit-il, « rien n’est plus fréquent dans l’antiquité que la permutation de Vm et du b... Homère a connu une Tema (Teba) dont le nom sonnait à son oreille comme celui de ©îjëai de Béotie, et il a adopté ce nom. » Voyage dans la Haute-Égypte, in- 16, 1903, p. 151-152. Mais aucun égyptologue ne semble avoir pris en considération cette étymologie. Peut-être pourrait-on penser avec certains que par l’adjonction de l’article
féminin , ta, devant le nom féminin Apet, on a
obtenu Ta-Apet, Tape, 0îj gai, tout comme les Coptes dérivèrent directement du même mot leur T*.ne, Thèbes.
IL Sa topographie. — A Thèbes, le Nil achève la courbe qu’il décrit vers Erment : il coule donc ici plutôt du sud-est au nord-ouest. Suivant l'usage, et pour simplifier, nous supposons qu’il va du sud au nord. Quand Strabon visita Thèbes à; la fin de l’ère ancienne, il n’y rencontra que des temples en ruines et quelques bourgades éparses sur les deux rives du Nil. C’est encore aujourd’hui à peu de chose près le même spectacle (fig. 442). La grandeur des ruines nous laisse toutefois deviner qu’une ville immense était assise là jadis sur les deux bords du lleuve. Mais après les ravages qu’elle a subis à travers les longs siècles qui nous séparent de sa splendeur, il est difficile d’en retrouver les limites exactes, et, sur ce point, les renseignements des anciens semblent contradictoires. Si nous faisons le tour des ruines en commençant par Louxor qui forme la partie sud de la rive droite, nous rencontrons d’abord sur ce même côté Karnak et la série des temples groupés autour du grand temple d’Amon, puis Médamout situé dans les terres vers la chaîne arabique et qui parait avoir été le quartier nord de la Thèbes orientale. Revenant à Karnak et franchissant le fleuve nous atteignons Qournah qui commence la ligne des temples dont le Ramesseum occupe à peu près le centre et Medinet-Habou l'extrémité sud. Si maintenant, négligeant Médamout, nous faisons passer une ligne par tous ces monuments, nous obtenons d’après les calculs des savants de l’Expédition
NO-AMON
française (1798-1801), un circuit de quatorze kilomètres environ. Or, Diodore de Sicile, i, 45, donne à la ville de Thèbes un circuit (mptëoXov) de cent quarante stades. Diodore, ayant tiré ses récits des Annales des prêtres égyptiens ou des écrits des voyageurs plus anciens que lui qui paraissent avoir puisé à la même source (Z. c., i, 46), « il n’y a point de doute qu’il ne fasse mention de stades égyptiens qui doivent être évalués à cent mètres. Il résulte de là que le circuit donné par Diodore à la ville de Thèbes serait de quatorze mille mètres. Cette mesure convient très bien au contour d’une ligne qui envelopperait Karnak, Louxor, Medinet-Habou, le Memnonium, le tombeau d’Osymandias (Ramesseum) et Qournah sans y comprendre Médamout... Ce contour
cette dénomination de Diospolis n’était plus donnée à tout ce qui, dans la haute antiquité, avait porté le nom de Thèbes ; mais qu’elle devait être plus particulièrement appliquée à la partie de l’ancienne ville qui comprend Karnak et Louxor, et à tout l’espace qui existe entre ces deux endroits sur la rive orientale du fleuve. En effet, Strabon dit positivement que c’était là qu’était la ville à l’époque où il voyageait en Égypte, et il a soin d’observer que, sur la rive opposée il existait une autre partie de Thèbes où se trouvait le Memnonium. » Loc. cit., p. 248. Deux autres auteurs nous ont donné des chiffres sur l’étendue de Thèbes : Étienne de Byzance et Eustathe. Le premier, citant Caton, déclare que la ville, avant qu’elle ne fût ruinée par les Perses, avait
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