‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 193 sur 389 · TEMPLE DE MONTOU · texte numérisé non relu

TEMPLE DE MONTOU

I*»*» rw

■jFZ

Salle de Ramsesll

- - - “ffiee de sphinx ___

«"SS 30OQ0QQDOOO0üt

Petit templa de jicjU Ramsès II

:'wnm^V»ii«7nr?

Porte

f > ti

en J * ;

Temple d'Osiris

Echelle

éioMet

445 b. — d'après Mariette et Legrain.

sud-ouest de la grande enceinte le sanctuaire que devaient terminer ses successeurs (lig. 447). Plus heureux, Montou, devenu le dieu de la guerre pour le compte d’Amon, eut de bonne heure deux temples, l’un à l’extérieur de l’enceinte de Karnak, au nord, l’autre, à Médamout.

Jetons un regard sur la rive gauche. En hiver, lorsque de la Thèbes des vivants on passe dans la Thébes des morts, ce que d’abord on aperçoit des berges du Nil c’est une plaine verte et lumineuse : elle s’allonge au sud et au nord, entre la montagne et le fleuve. Là-bas, en face, à la lisière, mais encore dans les champs d’orge, se profilent les deux colosses de Memnon : ils annonçaient le temple disparu d’Aménophis III. Et tout de suite, ce sont les régions de la mort, marquées à leur extrémité septentrionale par le temple de Qournah, monument de Séti Ier, et à leur extrémité méridionale par les pylônes de Medinet-Habou, monument de Ramsès III. Voilées d’un léger rideau de tamarisques, les colonnades du Ramesseum, monument de

contre cette grande paroi, la reine Ilatchepsou vint adosser sa chapelle, perçant la roche pour y enfoncer son sanctuaire au bout de trois terrasses, à côté d’une autre chapelle de la XL dynastie. Dans le contrefort de l’aile nord du cirque, on trouva en 1891 les cent soixante-trois cercueils des prêtres d’Amon. En 1881, on avait déjà découvert dans l’aile sud les momies royales soustraites sous la XXIe dynastie aux profanateurs de la Vallée des Rois ou gorge profonde qui s’ouvre brusquement derrière la paroi de Deir el-Bahari et va déboucher par une étroite et sinueuse issue trois kilomètres plus loin, au-dessus du temple de Qournah. Si la Vallée des Rois était bien faite pour abriter les syringes royales, elle n’était pas assez vaste pour contenir les cénotaphes qui font partie intégrante de toute grande sépulture égyptienne. Cela nous explique que nous ayons rencontré de ce côté de la montagne, en bordure de la plaine, les temples funéraires des grands pharaons de la XVIIIe à la XXe dynastie. Tous ces temples étaient consacrés à Amon.

NO-AMON

La fortune de l’Égypte devait profiter à un dieu si honoré. L’énumération de ses richesses nous a été conservée par le grand Papyrus Harris qui nous ramène à la fin du règne de Ramsès III, c’est-à-dire vers l’an 1150 avant notre ère. Nous y voyons que dans le total immense des donations faites aux dieux par les prédécesseurs de Ramsès III, confirmées et augmentées par ce prince, Amon de Karnak avait eu la part du lion. Il détenait 86.486 esclaves, 481.362 têtes de bétail, 898.168 aroures de terre à blé, 433 vignobles, 56 villes d’Égypte, 9 villes syriennes, sans compter d’innombrables trésors et provisions entassés dans les dépendances du temple. On a calculé, qu’à lui seul, Amon possédait un dixième du sol égyptien et qu’un centième

(77 tonnes). Je fis prévaloir mes armes sur l’Égypte et l’Éthiopie; j’y accomplis de hauts faits. Je retournai sain et sauf, les mains pleines, à Ninive, ma capitale. » Cyl. A, col. il, lig. 71-83, dans G. Smith, History of Assurbanipal, p. 53-55, et Assyrian Discoveries, p. 328- 329. Puis vinrent Nabuchodonosor et les Perses. Toutefois, tant qu’il y eut en Égypte des souverains nationaux et que la guerre civile ou étrangère leur laissa quelque répit et des ressources, on travailla au temple de Karnak. Le dernier Nectanèbe y éleva la porte orientale du grand mur d'enceinte. Peu après les Ptolémées, ce fut l’abandon complet. Thèbes ne fut plus qu’un lieu de pèlerinage visité par les voyageurs : les chrétiens logèrent leurs églises dans les temples, les moines s’y aména-

Page 1