MITHRIDATE
£91. — Laplaine de la tribu de Juda est appelée Mîsôr, II Par., xxvi, 10. Jérémie, xxi, 13, donne à Jérusalem le nom de Sûr ham-mîsôr, « le rocher de la plaine » (Vulgate : Solidæ alque campeslris). Voir Gesenius, Thésaurus, p. 643. — Le plateau de JVIoab était appelé par excellence ham-Mîsôr, « le (pays) plat, » à cause du contraste qu’il présente avec le sol inégal et rocheux de la partie occidentale de cette région et avec les montagnes boisées du pays de Galaad au nord. Le plateau commence à la hauteur des bancs élevés qui limitent la vallée du Jourdain à l’est et s’étend, avec de légères ondulations, jusqu’au désert d’Arabie. Il était célèbre
MiSPH AT (hébreu : Mi'spât, « jugement; » Septante : 7r<iY’è y.ptuetoç, « fontaine du jugement »), fontaine du désert de Sin. Nous lisons dans la Genèse, xiv, 5-7, que Chodorlahomor et ses alliés, ayant battu les Raphaïm à Astaroth Carnaïm, et avec eux les Zuzim, puis les Émim à Savé-Cariathaïm et enlin les Chorréens dans les montagnes de Séir jusqu’aux plaines de Pharan, « étant revenus sur leurs pas, allèrent à la fontaine de Misphat, qui est Cadès, et ravagèrent tout le pays des Amalécites et battirent les Amorrhéens, qui habitoient à Asasonthamar (Engaddi). » L’origine du nom est inconnue. Tout ce que nous apprend le texte, c’est que
297. — Misor de Médaba. D’après une photographie de M. L. Beidet.
par ses pâturages, où l’on élevait de nombreux trou- | peaux. Plusieurs villes, entre autres Médaba (col. 902), Jos., xm, 9, 16, y étaient florissantes. Les nombreuses ruines qu’on y voit encore attestent l’antique prospérité du pays. J. L. Porter, Five years in Damascus, 2 in-12, Londres, 1855, t. n, p. 183-181.
2. MISOR, ville lévitique de la tribu de Ruben, d’après la Vulgate. Jos., xxi, 36. Elle ne figure point dans le texte hébreu, mais elle se trouve aussi dans les Septante, sous la forme Mtoco dans l’édition sixtine, sous la forme M'.'rwp dans le Codex Alexandrinus . C’est certainement par erreur que ce nom a été introduit comme nom de ville dans les deux versions; elles disent l’une et l’autre qu’il y avait quatre villes lévitiques dans la tribu de | Ruben, et elles en énumèrent cinq. Il n’y avait pas, en réalité, de ville appelée Misor, mais quelques manuscrits contenaient sans doute le nom de la plaine ham-Misôr et de là a dû naître la confusion. Certains manuscrits | hébreux et même quelques éditions imprimées ne contiennent pas le i. 36 du ch. xxi de Josué, relatif aux villes lévitiques de la tribu de Ruben.
cette fontaine est la même qui fut plus tard appelée Cadès. Voir Cadès 1, t. n, col. 13.
MITHRIDATE (hébreu : Mitreddt ; Septante : M-.0pa- SaTY)ç), nom de deux officiers perses. Ce nom, qui était commun chez les Mèdes et chez les Perses, et que les auteurs grecs ont transcrit sous les formes Mtdpaôâroç.MiOpi-
Sâ-rri;, Mt-rpcSarv);, dérive de Mithra, nom du soleil et du dieu Mithra en iranien, et de la racine da, « donner. » Il signifie « don de Mithra » ou « donné par Mithra ».
1. MITHRIDATE, trésorier (hébreu : gizbâr) de Cyrus, roi de Perse. I Esd., i, 8. Cyrus lui donna l’ordre de remettre à Sassabasar, c’est-à-dire Zorobabel, les vases du temple de Jérusalem qui avaient été emportés parNabuchodonosor à Babylone, afin que le chef des captifs, en retournant en Palestine, pût les reprendre avec lui. Les Septante ont considéré gizbdr comme un nom ethnique, PafToap/ivé;, et la Vulgate a pris ce mot comme nom du père de Mithridate, filius Gazabar, mais on ne peut douter que gizbâr ne soit le substantif perse qui signifie « trésorier ». Dans III Esd., n, 11, le grec rend exacte-