‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 30 sur 389 · IV · texte numérisé non relu

IV

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3° Produits de la culture. — Les diverses céréales, Torge, les lentilles, les fèves, les pois chiches, le doura, le kersenné et plusieurs autres espèces, sont cultivées avec succès dans la terre de Moab ou pourraient l’être comme dans les pays voisins de Galaad et de la Palestine; toutefois la culture principale et spéciale de cette contrée parait toujours avoir été le blé. Le blé de Moab, selon plusieurs commentateurs, est cité par le prophète Ézéchiel, xxvii, 17 (hébreu), comme le blé de choix vendu sur les marchés de Tyr, sous le nom de « blé de Mennith ». Voir Mennitii, col. 970. Les blés de la Belqd, la région où se trouvait Mennith, et ceux du pays de Kérak sont les plus recherchés aujourd’hui sur les marchés de Jérusalem, que ces pays semblent avoir toujours approvisionnés. « La terre de Moab, appelée maintenant pays de Kérak, disait en 1810 le rabbin Schwarz exprimant le sentiment populaire, est jusqu’à présent une contrée comblée des plus abondantes bénédictions : ses blés sont excellents entre tous les blés du monde et c’est de là que s’approvisionne la Ville sainte. » Tebuoth ha-Arez, Jérusalem, 1900, p. 254. — La culture de la vigne se partageait avec celle du blé le territoire de Moab, dès l’époque la plus reculée. « Nous n’irons ni par les champs ni par les vignes, » disait Moïse à Séhon en lui demandant d'autoriser les Israélites à passer à travers le pays. Num., xxi, 22,Balaam allant rejoindre Balac, passaitpar des vignes entourées de murs en pierres sèches. Num., xxii, 24. Le nom de la vigne ( kérém ), porté par divers endroits et les innombrables pressoirs antiques taillés, dans le roc, épars sur toutes les hauteurs de Moab, témoignent de la généralité de cette culture. Les diverses essences fruitières, le figuier, l’amandier, le grenadier, le cognassier et le poirier, le pommier, l’abricotier et le pêcher, dont la culture est toujours unie à celle de la vigne en Galaad, ne devaient pas être négligées dans le pays voisin de Moab. Quand Jorarn et .Tosaphat envahirent le territoire de Moab, le pays était couvert d’arbres fruitiers qui furent coupés par l’ennemi. IV Reg., ni, 19-25. Le géographe arabe el-Muqadassi, Géographie, édit. Goeje, Leyde, 1874, p. 180, mentionne parmi les produits des pays de l'islam vantés et recherchés, les amandes de Moab. L’on rencontre aujourd’hui entre Mekaûr elle Heidân, deux vallées entièrement plantées d’amandiers abandonnés et devenus sauvages, restes sans doute de la culture à laquelle fait allusion l’auteur arabe du Xe siècle. De nombreuses localités sont désignées par les noms d’Umm er-Rummdnéh, er-Rememên, comme des jardins de grenadiers, où l’on ne voit plus un seul pied de cette espèce. Quelques oliviers abandonnés au djébel tAtâr'ûs, près de Na'ùr, et en quelques autres endroits de la région du sud, sont également l’indice de la culture antique de cette espèce si estimée dans toutes les contrées du même climat. L’auteur cité nomme encore l’indigo, jadis cultivé sur une large échelle dans les parties inférieures du Ghôr. — La culture principale de cette dernière zone était celle du palmier et de la datte. A Sârah et dans divers autres endroits du Ghôr, on voit encore un certain nombre de palmiers, débris des anciennes plantations. Il n’en est pas parlé formellement dans la Bible, mais la situation de cette région identique de nature en face de Jéricho et d’Engaddi, où le palmier, au temps de l’empire romain, produisait, au dire de Pline, H. N., v, 14; xiii, 4, la datte la plus estimée de l’univers, ne permet pas de douter qu’elle n’ait de tout temps partagé la même gloire. La carte-mosaïque de Médaba figure des plantations de palmiers dans les plaines deLiviade, de Callirhoé et de Zoara. En ce dernier endroit cette culture donna lieu à une industrie qui, en se perfectionnant, devait devenir l’une des principales du monde civilisé. Depuis l’occupation musulmane les habitants du haut plateau de Moab transformaient par la cuisson le jus de leurs raisins en dibs , ou en un sirop

épais et condensé, pour le vendre au loin. Les habitants de Sughâr (Ségor ou Zoara) traitèrent de même les dattes de leurs palmiers. La substance ferme et compacte ainsi obtenue s’exportait jusqu’aux extrémités de l’Occident, où elle était très recherchée pour l’édulcoration des liqueurs et des mets. Cf. El Muqadassi, loc. cit. Elle était appelée, du nom du lieu de provenance, Sughâr ou Suqqâr. Le suc de la canne déjà cultivée dans le pays à cette époque, cf. Id. , ibid., p. 161, 162, 181, devait supplanter, le dibs de Sughâr et lui prendre son nom, conservé sous la forme saggar ou sukkar, le « sucre ». Saint Jérôme cite le baume avec la datte, comme produit de Ségor. Onomasticon, édit. Larsow et Parthey, Berlin, 1862, p. 97. — Le prophète Jérémie, faisant allusion à lu splendeur de ces cultures, appelle le pays de Moab un carmel, « un jardin divin, » où ne cessaient de retentir les cris de joie et de fêle. La récolte cependant et la vendange cesseront de s’y faire; les pressoirs seront abandonnés et le vin cessera de couler. La désolation et la tristesse vont se répandre partout, et le prophète pleure sur les vignobles de Sabama dévastés et détruits. .1er., xlviii, 32-33. — La plupart de ces cultures sont encore mentionnées au xiif siècle par le géographe arabe Edrisi, Dikr es-Sdm, édit. Rosenmiiller, Leipzig, 1823, p. 4, elles devaient cesser totalement un peu plus tard. La culture du blé et de l’orge a repris sur les hauts plateaux et au Ghôr Seisbân, près d 'er-Râméh, Kefrein et Tell-Nimrin. Quelques arbres fruitiers ont été replantés dans la vallée de Kérak. Près des fontaines, les terrains étroits qui s’y trouvent sont encore semés de concombres, de poireaux, d’oignons et parfois de tabac.

4° Faune. — 1. Animaux sauvages. — Le nom des deux Ariel (« lion de Dieu ») de Moab tués par Banaias, un des vaillants guerriers de David, II Reg., xxm, 20, et I Par., xi, 22, s’il ne désigne pas des lions, suppose du moins la présence de cet animal en Moab, comme les norns.de Bethnemra, « la maison des léopards, » et Nimrîn, « les léopards, » supposent l’existence de ces derniers dans le voisinage des localités de ces noms. Le lion a depuis longtemps disparu, mais le léopard s’y retrouve encore assez fréquemment ainsi que les espèces similaires, la panthère et le guépard. La montagne au sud de Nemeirâ appelée râs el-Khanâzir a été également désignée ainsi des nombreux sangliers qui la hantent; de même ' Ayùn ecl-Dib, « les fontaines du loup, » schaunet ed-Diâb, « la retraite des loups, » Umm el-Qenâfid, « la mère des hérissons ou des porcs-épics, » attestent la présence des animaux de ces noms. La gazelle se montre sur les plateaux avec d’autres antilopes semblables au cerf. Le beden ou bouquetin vit en troupes à Sârah et circule sur toutes les montagnes rocheuses du rivage de la mer Morte. Le lièvre se rencontre au mont Nébo et en quelques autres lieux. L’autruche et l’onagre du désert apparaissent quelquefois sur les frontières de Moab, mais sans y fixer leur demeure. La plupart des oiseaux, des reptiles, serpents et lézards et des insectes communs à la Syrie se trouvent en Moab en plus grand nombre. Les sauterelles y font aussi de plus fréquentes apparitions. Les eaux du Môdjeb et de la vallée de Kérak sont remplies de poissons divers et estimés.

2. Troupeaux et animaux domestiques. — Soit à cause de la nature du sol et de sa disposition, soit surtout à cause de l’abondance de ses sources et de ses rivières, dans le pays de Moab l’herbe croit plus abondante et est plus permanente ; pour cette raison, il était considéré dans les temps anciens comme « une terre de troupeaux », un pays essentiellement propice à leur élevage et à leur entretien : c’est à ce titre que les Rubénites et les Gadites, dont les troupeaux étaient innombrables, demandaient à Moïse de leur laisser la possession de la partie de Moab au nord de l’Arnon, conquise parles Israélites sur les Amorrhéens.Num.,xxxu, 1-5. —

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Les troupeaux des Rubénites étaient composés des mêmes espèces queles troupeaux des Israélites en général, et il n’est pas douteux qu’il en a été de même chez les Moabites et les autres populations qui occupèrent le pays. La vache et le bœuf devaient être communs et apparaissent comme victimes destinées aux sacrilices. Num., xxii, 40; xxm, 1-4, 14,30. Balaam, appelé par Balaq, demande sept jeunes bœufs, pour les immoler sur les sept autels dressés par ses ordres. Aujourd’hui le bœuf est élevé ■exclusivement en vue du labourage. L’espèce ovine paraît à côté de l’espèce bovine dans les rites religieux, et, avec les sept bœufs, Balaam demande également sept béliers. Num., xxm, 1, 4; cf. xxii, 40. La masse des sujets de cette espèce devait être innombrable. Le tribut exigé par Achab du roi Mésa était, pour Moab méridional alors seul en possession des Moabites, de cent mille -agneaux et cent mille béliers couverts de leur toison. IV Reg., ni, 4. La chèvre, le chameau, l’àne et le cheval, bien que la Bible ne les spécifie pas, devaient faire partie des richesses de Moab, autrefois comme maintenant. Le mulet y est aujourd’hui très commun et employé pour les travaux de la campagne et le transport des fardeaux. ' Ain el-Djânuis, « la fontaine du bufile, » à l’ouest de Nâ'ûr, témoigne que cette espèce faisait autrefois partie des troupeaux.

y. villes. — Les ruines innombrables de villes et de villages dont est parsemé le sol de Moab, tout en attestant la multitude de ses habitants, témoignent en même temps qu’ils étaient surtout sédentaires, au contraire des habitants actuels, presque exclusivement nomades. De même qu’au pays de Chanaan, en Moab, autour des villes principales munies de remparts, lârê mibsâr, civitates,urbes munitæ, Num., xxxn,36; IV Reg.,m, 19, étaient des villes secondaires, les benêt, « filles, » vieilli. Num., xxi, 25; Jos., xm, 17, 23. Parmi ces dernières il y avait des villes plus « remarquables », Hr mibhôr, urbs electa. IV Reg., ni, 19. Il y avait encore « les villes de troupeaux », gidrûf ?'ôn, caulæ pecorum, ou « les villages », l.iasrê, villæ. Num., xxxn, 36; Jos., xiii, 23. — Le prophète Jérémie, xlviii, 24, distingue les villes de Moab en deux catégories : « les villes éloignées et les villes rapprochées, » hâr-rehoqôt ve-haq-qerôbôt, entendant sans doute parles premières les villes de Moab méridional et par les secondes celles de .Moab septentrional.

1° Villes de Moab méridional. — On en trouve sept, ou clairement ou très probablement désignées comme étant de celte catégorie. Ce sont :

1. ArMoab (hébreu : ’ArMôâb). Is., xv, 1; Num.,xxi, 28. Son nom semble être l’équivalent de ’ir Môdb, « la ville, la capitale de Moab, » comme l’indique d’ailleurs le nom de Rabbath-Moab ou Rabath-Môba qu’elle a longtemps porté. Elle a été appelée Aréopolis par les Grecs et les Romains. Cf. Eusèbe, Onomastic., au mot Moab, 1862, p. 292, 293. C’est aujourd’hui Rabbah. Voir An, t. i, col. 814-817.

2. Gallirn (hébreu, ’ Eglaîm ; Septante : ’Aya )Ae!g.), Is., xv, 8, est indiquée par Eusèbe, à 8 milles au nord d’Aréopolis. Onomastic., p. 10. Elle est aujourd’hui inconnue. Voir l.ni, col. 98.

3. Kir Moâb (hébreu : Qir Môdb, t'o reîyo; MwaSltiîoç, munis Moab, Is., xv, 1 ; appelée encore Qir Hcrés, •1er., xlviii, 36 (cf. Is., xvi, 11 : teu/o; êvexaivio-a;}, lu par les Septante g rh r’ s, -v pour \o, vùipâôaç aœ/p-ov; Vulgate : murus ficlilis, murus cocti lateris, et Qir Haréset, Is., xvi , 7 ; I \ Reg., m, 25). Elle fut réellement « le boulevard de Moab » et probablement sa capitale. Cf. IV Reg., ni, 25. Nommée plus tard Kerak-Moba, c’est aujourd’hui le Kérak, le chef-lieu du pays. Voir Kir-Moab, t. m, col. 1895-1907.

4. Luith (hébreu : Lu hit ; Septante : Aoue!0). Is., xv, 5; Jer., xlviii, 5. Il existait encore au ive siècle, d’après le témoignage d’Eusèbe, une localité du norn de Luitha,

entre Aréopolis et Zoara. Onomastic., p. 266. F. de Saulcy croit l'avoir retrouvée dans une ruine appelée Noueïd ou Noueïn. Voir col. 414-415.

5. Maspha de Moab (hébreu : Mispéh Môdb ; Septante : Ma<7<7?]cpa9 tt); Mcocc6). I Reg., xxii, 3. David y mit ses parents à l’abri des persécutions de Saül, sous la protection du roi de Moab. Elle semblerait avoir été une résidence royale. Il est possible qu’elle fut identique avec la colline couverte de ruines nommée Sîhan, à laquelle le nom « d’échanguette de Moab » conviendrait très bien ; mais ce n’est nullement certain. Voir Masf ha, col. 851-852.

6. Nemrim (hébreu : Nimrhn; Septante : Nep.etpstp. et Neëpeiv). Is., xv, 6; Jer., xlviii, 34. Cette ville est connue par les eaux ou la rivière à laquelle elle donne son nom. On connaissait au IVe siècle une localité du nom de Bennamarim (il faut probablement lire Bethnamarim) au nord de Zoara. Eusèbe, Onomastic., p. 298. Le nom de Nemeirâ est encore porté aujourd'hui par une vallée et une rivière situées au nord du Ghôr Sdfiéh, où se trouvait l’ancien Ségor ou Zoara. Une forteresse du nom de Bordj Nemeirâ, bâtie à l’issue de la vallée, occupe peut-être le site delà ville ancienne. Voir Nemrim.

7. Ségor (hébreu : Sô’ar; Septante : SpydSp, Zoyép, Zôyopa). Is., xv, 5; Jer., xlviii, 34. Celte ville s’appelait primitivement Bala (Bêla'). Gen., xiv, 2. Elle fut le premier endroit où Lot se réfugia en fuyant Sodorne. Gen., xix, 22-30. Elle se trouvait à l’extrémité sud-est de la mer Morte. On l’a identifiée avec le village actuel d ’es-Sdfiéh, dans le Ghôr du même nom. IÂitchener propose plutôt le Khirbet Labrusch, grande ruine s’étendant au pied de la montagne désignée du même nom, et située à 2 kilomètres au sud-est d ’es-Sâfiéh. Pal. Expi. Fund, Quarterly Statements, 1884, p. 216. M. Clermont-Ganneau préfère l’endroit où se trouvent les tauâhin es-Sukkar, nom dont la traduction pourrait être « les moulins de Ségor » aussi bien que « les moulins à sucre ». Ibid., 1886, p. 20. Voir Ségor.

2° Villes de Moab septentrional. — Arrachées aux Moabites par Séhon, elles furent conquises sur ce prince par Moïse et données quelques-unes à Gad, la plupart à Ruben. Le plus grand nombre d’entre elles sont citées à ce titre. Num., xxxii, 3, 33-34; Jos., xm, 8-10, 27. Isaïe, xv-xvi, et Jérémie, xlviii, nomment les mêmes villes avec quelques autres comme villes de Moab. Les noms d’un grand nombre d’entre elles sont reproduits dans une forme souvent identique dans l’inscription de Mésa. Les Évangiles et Josèphe mentionnent plusieurs autres localités du même territoire, pour des époques postérieures à l’organisation des tribus.

a) Villes moabites de Gad. — Elles sont au nombre de trois, situées dans la vallée du Jourdain ou les Araboth de Moab. Ce sont :

1. Abelsatim ou Settim et Sétim (’ Abêl-has-Sittîm , Nutn., xxxiii, 49; Sittim, Num., xxv, 1 ; Jos., n, 1 ; m, 1). Son nom est remplacé dans l’ancienne version arabe par celui d’el-Ke frein, porté encore par une ruine située à 10 kilomètres du Jourdain. Josèphe la nomme Abéla. Ant.jud., IV, vii, 5. Voir t. i, col. 33.

2. Betharan ou Betharam ( Bôt hâ-Rân, Num., xxxn, 36; Bât hâ-Rdm, Jos., xm, 27). Rebâtie par Hérode, elle fut appelée par lui Liviade, Connue du nom de Beit er-Rdméh, chez les anciens Arabes, c’est aujourd’hui Tell er-Rdméh, où sont seulement des ruines, à 2 kilomètres au sud d’el-Kefrein. Voir t. i, col. 1664.

3. Bethnemra ou Nemra (Bêt Nimrâh, Num., xxxn, 36; Jos., xvn, 27; Nimrâh, Num., xxxn, 3). Son nom se retrouve au Tell Nimrin, situé à 5 kilomètres environ au nord de Kefrein. Voir Gad (Tribu de), t. ni, col. 28, et au nom particulier de chacune de ces villes. Voir t. i, col. 1697.

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b) Villes moabiles de Ruben. — Elles sont au nombre de trente-deux ou trente-trois.

1. Aroër (' Aro'êr ), Num., xxxii, 34; Jos., xm, 9, 16; Jer., xlviii, 19, située sur le bord de la vallée d’Arnon, aujourd’hui 'Ar'der, à 3 kilomètres au sud-est de Dibon, t. i, col. 1023.

2. Asédoth du Phasga ('Asdôt hap-Pisgdh), Jos., xm, 20, qui parait désigner plutôt un territoire avec des habitations, dans le voisinage du mont Nébo. Voir t. i, col. 1076.

3. Ataroth (' Atârôt ), Num., xxxii, 3, 34, aujourd’hui Khirbet 'Atdrûs, au sud du Zerqd-Ma in. Voir t. i, col. 1203.

4. Baalméon ou Belmaon et Béethmaon (Baal-Mé'ôn, Num., xxxii, 38 ; I Par., v, 8 ; Bêt-Ba'al-Mé'ôn, Jos., xm, 17 ; Bêt-Me ôn, Jer., xlviii, 23, t. i, col. 1340), aujourd’hui Ma'in, à 14 kilomètres au sud-sud-ouest de Hesbân.

5. Bamoth ou Bamothbaal (Bâmôt, Num., xxi, 19, 20; Bdmôf-Ba'al, Jos., xm, 17). Elle se trouvait en face de Nébo, probablement au sud. Voir t. i, col. 1423.

6. Béer-Élim ou « le puits d’Élim » ou « des dieux » (Beer ’Elim, puteus Elim, Is., xv, 8). C’est probablement le nom de la localité élevée près du puits creusé sur la frontière sud-est au nom de Moïse et des princes. Num., xxi, 16-18. Voir t. i, col. 1548.

7. Béon (Be'ôn). Num., xxxii, 3. Si ce nom n’est pas pour Maon, il faut chercher cette localité dans le voisinage du Nébo. Voir t. I, col. 1528, 1604.

8. Bethgamul (Bêt-Gdmûl, Jer., xlviii, 23). Probablement Khirbet-Djemeil, à 12 kilomètres au nord-est de ' Ara'ér. Voir t. i, col. 1685.

9. Bethjésimoth ou Bethsimoth (Bêt-ha-Yesimôt), Num., xxxiii, 49 ; Jos., xm, 20, maintenant Sûeiméh dans la vallée du Jourdain et près de la mer Morte. Voir t. i, col. 1686.

10 Bethphogor (Bêt Pe'ôr), Jos., xm, 20, était probablement située entre le Nébo et la vallée du Jourdain. Voir t. i, col. 1710.

11. Bosor ou Bosra ( Boçrdh , Jer., xlviii; 24, Bé$ér, Jos., xx, 8; I Chron., vi, 63 [Vulgate, 78]) est identifié par plusieurs avec le Qasr Beseir, château ruiné situé ci 2 kilomètres au nord-ouest de Dibân. A 2 kilomètres au nord-ouest de cette dernière localité, on trouve une ruine appelée Barzâ, dont le nom peut être une métathèse de Bosra. Voir t. i, col. 1856.

12. Cariathaïm (Qiriâtàim), Num., xxxii, 37; Jos.. xiii, 19; Jér., xlviii, 23; Gen., xiv, 5, probablement identique avec le Khirbet Qereiyôt, à 3 kilomètres au sud-ouest de ' Atdrûs . Voir t. n, col. 270.

13. Carioth ( Qerîyôt ). Jer., xlviii, 24, 41 . On rencontre un Qerehjet fêléh, entre 1 ’ouadi Ouàlêh et le Môdjeb, dont le nom rappelle celui de Carioth. Voir Carioth 2, t. il, col. 283.

14. Cédimoth ou Cadémoth ( Qedêmôt , Jos., xm, 18; xxi, 37 (hébreu); I Par., vi, 64 [79]). Elle parait avoir été située sur la frontière du désert, à l’est de Médaba. entre Jasa et Méphaat. Voir t. n, col. 12.

15. Deblathaïm (Bêt-Dïblâtâim). Jer., xlviii, 27. Le nom à’et- Teim attaché à une ruine située à 2 kilom. au sud de Médaba, est peut être un reste du nom de Deblathaïm. Voir t. il, col. 1330.

16. Dibon, appelée encore Dibongad ( Dibôn ), Num., xxi, 30; xxxii, 3, 34; Jer., xlviii, 18; Jos., xm, 17. Elle fut une résidence des rois de Moab. C’est aujourd’hui Dibân, ruine située à 2 kilomètres au nord du Môdjeb et à 3 au nord-ouest d ’ Arâ'ér. Voir t. n, col. 1409.

17. Éléaléh ( Ele'dlé'), Num. , xxxii, 3, 33; Is., xv, 4 ; Jér. , xlviii, 34, aujourd’hui El'âl. Elle est à 2 kilomètres et demi au nord-est de Hesbân. Voir t. n, col. 1648.

18. Helmondéblathaïm (' Almôn-Diblâtayemâh pour Dibldlâini). Num., xxxiii, 46-47. Voir Helmondéblathaïm, t. iii, col. 585 et Deblathaïm, t. ii, col. 1330.

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