Régimes du Pliœnix dactyliferci. Dattes. Noyau
rendu dans Symmaque par êai'a, donc avec le sens de rameau de palmier, et c’est ainsi que l’entendent plusieurs auteurs. Ern. Fr. C. Rosenmüller, Scholia in Vêtus Testamentum, Canticum, in-8, Leipzig, 1830, p. 407; mais d’autres préfèrent y voir la grappe ou régime de dattes, et c’est la même signification qu’ils donnent au mot assyrien, sisinnu , Fr. Delitzsch, Assyrisclies Handwôrterbuch , in-8, Leipzig, p. 507. — Les taltallim, Cant.,v, 11 (cf. l’assyrien taltallu, Delitzsch, 'Handwôrterbuch, p. 708, et l’arabe ^1L, thaï') sont l’enveloppe ou gaine des régimes de dattes, qui en s’ouvrant forment une sorte de chevelure (fig. 541); ou bien ces filaments qui restent adhérents au tronc du dattier, à la base des feuilles quand celles-ci sont tombées, et que les Égyptiens appelaient sou non bounnou l ^ * J |, cheveux de dattier.
2° Le palmier dans la Palestine et les pays bibliques. — Le palmier, maintenant fort peu répandu en Palestine, y était autrefois très commun. Il est énuméré
parmi les arbres dont la destruction par les sauterelles est une calamité pour le pays. Joël., i, 12. 11 dominait sur le littoral de Canaan, à ce point que les Grecs auraient désigné par son nom la côte nord-ouest, "FolviË, Phénicie, comme s’ils avaient voulu l’appeler « le pays des Palmiers » du nom de ce qui les avait frappés surtout en abordant. C’est le nom que le pays porte dans Act., xi, 19; xv, 3. Les témoignages des anciens s’accordent tous sur cette caractéristique de la Palestine. Théophraste, Hist. Plant., il, 8, affirme que les palmiers sont très abondants en Judée. Pour Pline, Hist. Nat., XIII, vi, la Judée est célèbre surtout par ses palmiers. Strabon xvii, 15, 51; Pausanias IX, xix, 5; Tacite Hist. v, 6; Aulu Gelle, Noct. Allie, vu, 16, et nombre d’auteurs classiques portent le même témoignage. Aussi voyons-nous le palmier ou la palme représentés sur les médailles et les monnaies juives au temps des Machabées et ensuite sous les procurateurs (fig. 542). Lorsque Simon Machabée en 138 reçut le droit de battre monnaie, il fit graver sur le revers un palmier portant des dattes et de chaque côté une coi’beille remplie de fruits avec ces mots : « Affranchissement de Sion. » Voir t. m, fig. 261, col. 1389, On peut voir dans Saulcy, Numismatique juive, pi. I, 6; pi. vm, il, plusieurs autres types du temps des Machabées ou des procurateurs. Quand Vespasien eut pris Jérusalem, il fit représenter sur ses médailles la Judée captive sous la figure d’une femme en pleurs assise sous un palmier avec ces
542. — Monnaie d'Auguste, frappée sous Coponius, premier procurateur de la Judée. — KAICAPOC. Un épi de blé. — 1^. Un dattier en fruit. A droite et à gauche la date L — A0.
mots Judæa capta. Voir t. ni, fig. 263, col. 1394. Cependant le choix du palmier sur cette dernière pièce, pourrait, suivant quelques auteurs, avoir une autre signification. D’après eux, le palmier ayant été adopté par les anciens comme symbole de victoire, aurait été souvent employé par les graveurs pour indiquer la conquête d’une province. Ainsi s’explique une médaille frappée en l’honneur de Trajan. Ant. Rich, Dict. des anliq. romaines, in-12, Paris, 1861, p. 453. Ce qui aurait fait prendre le palmier comme symbole de la victoire, selon Aulu Gelle, m, 6, serait sa grande élasticité et force qui le fait résister sans se rompre. Quoi qu’il en soit de ce fait particulier, il résulte des témoignages précédents que le Palmier était autrefois répandu partout en Palestine. Cependant quelques localités en produisaient en plus grande abondance. Jéricho surtout était renommée pour cette raison et appelée la « cité des palmiers ». Deut., xxxiv, 3; Jud., i, 16; ni, 13; II Par., xxvm, 15. Dans la plaine au milieu de laquelle elle est bâtie, se trouvait dit Strabon, xvi, n, 41, 6 çoivixuiv, la palmeraie, ou sorte de verger de cent stades de long, arrosé d’eau courante et planté principalement de palmiers, mélangés à des arbres fruitiers de diverses espèces, et fournissant une abondante récolte. Là seulement et en Babylonie, l’on recueillait l’espèce célèbre de dattes appelées caryotes. Au temps de Josèphe, c’était encore la localité la plus fertile en palmiers. Bel. jud., I, vi, 6; IV, vin, 2; Ant. jud., XV, IV, 2. Cette renommée de Jéricho est attestée également par [Pline, H. N., V, xv; XIII, ix; Justin, xxxvi, 2; Tacite, IHst., v, 6; Horace, Ep., 1 1 , 2, 184; Galien, De aliment, facult., 11 ; les talmudistes dans le Baba Batlira, et le Bereschit Rabba, d’après Celsius, Hierobolanicon, n, p. 484. On trouve les mêmes témoignages dans les relations de pèlerinage en Terre Sainte
PALMIER
à diverses époques; et au xviie siècle, E. Roger dans la Terre Sainte ou la Description topographique des saints lieux et de la terre de Promission, in-4°, Paris, 1664, p. 175, mentionne encore la présence de nombreux palmiers à Jéricho. Mais depuis ils ont presque totalement disparu : il ne reste plus que quelques pieds, tristes vestiges d’une antique fertilité. H. B. Tristram The natural History of lhe Bible , 8e édit., in-12, Londres, 1889, p. 382.
Pour la même raison qu’à Jéricho, la vallée encaissée du Jourdain où se déploie la végétation des tropiques et les environs de la mer Morte, ont été autrefois fertiles en palmiers. On citait en particulier quelques localités, comme Engaddi, dont l’ancien nom Asasontamar, Hâsason-tânidr, « coupe des palmiers », est significatif. Gen., xiv, 7; II Par., xx, 2, t. ii, col. 1796. Cf. Josèphe, Ant. jud., IX, r, 2; Pline, H. N., Y, vu; Solinus, 38; S. Jérôme, Quæst. in Gen., xiv, 7, t. xxiii, col. 960. Il n’en reste plus de trace aujourd’hui. A cet endroit se rapporte vraisemblablement le texte de l’Ecclésiastique, xxiv, 14 (Vulgate, 18), dans l’éloge de la Sagesse, d’après quelques manuscrits :
Je me suis élevée comme le palmier d'Engaddi.
La Yulgate porte Cad'es en cet endroit. Le grec actuel d’après le texte sinaïtique et l’alexandrin a âv aiyia) oïç.
« sur les rivages. » La lecture EvyaoSo'.i; ou evyaoSi de certains manuscrits doit être la vraie leçon : elle met dans ce verset de l’Ecclésiastique Engaddi en parallèle avec Jéricho, deux stations des environs de la mer Morte. In god, du syriaque, et ain giadin de l’arabe rappellent Engaddi. D’ailleurs Josèphe nous dit Ant. jud., IX, i, 2, que le plus beau palmier croît à Engaddi; pour Pline, H. N., v, 17 (73), Engaddi est célèbre par sa fertilité et ses bois de palmiers.
Au temps de Néhémie, les habitants de Jérusalem pouvaient se procurer facilement des palmes sur le mont des Oliviers pour célébrer la fête des Tabernacles. II Esd., viii, 15. Le nom de Béthanie ’ëhhict,
datte), « maison ou lieu des dattes, » indique la présence de nombreux palmiers. Il y en avait donc sur les versants du mont des Oliviers. Sur la route de Béthanie et de Bethphagé à Jérusalem, les foules qui accompagnèrent Jésus, purent facilement trouver des rameaux de palmier pour les porter à la main en acclamant le Messie. Joa., xii, 13.
En remontant vers la Samarie, entre Rama et Béthel, nous rencontrons Baaltamar, Jug. xx, 33, dont le nom « Baal du palmier » ou mieux « possesseur de palmiers », c’est-à-dire lieu de palmiers (cf. |bq60a(j.c<p d’Eusèbe), est significatif. Près de là, si ce n’est à cet endroit même, d’après quelques auteurs, Stanley, Sinai and Palestine, in-8», Londres, 1858,5e édit., p. 146, s’élevait le palmier ou le bouquet de palmiers sous lequel Debora jugeait Israël. Jud.,iv, 5. Certains exégètes, comme nous l’avons indiqué plus haut, traduisent ici tomér par colonne en forme de palmier, pilier.
Dans la Samarie on trouve encore des palmiers à Djenin (Engannim), à Naplouse (Sichem) à Beisan (Betsan), d’après Tristram, loc. cit., p. 388. La Galilée, selon Josèphe Bel. jud., III , ni, 3, et en particulier les bords du lac de Génésareth, Bell, jud., III, ni, 8, produisaient le palmier avec abondance.
En dehors de la Palestine, la sainte Écriture signale le palmier en plusieurs pays. C’est d’abord à jilim dans la presqu’île du Binai. Après être sortis d’Égypte les Israélites s’arrêtent à Elim, Exod., xv, 27;Num., xxxin, 9, où ils trouvent douze fontaines et soixante-dix palmiers. Le lieu est appelé Elim, « les grands arbres, » sans doute a cause de ces palmiers qui sont l’arbre par excellence du désert. On trouve encore en cet endroit des palmiers sauvages qu’entretient un ruisseau qui au printemps se subdivise et forme plusieurs étangs. En 1855, des voyageurs ont encore trouvé dans ce lieu plus de
80 palmiers. Stanley, Sinai and Palestine, p. 20; F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 6e édit., t. il, p. 456. La Bible ne fait allusion que dans une comparaison du prophète Isaïe, xix, 15, au palmier d’Égypte. On sait que c’est l’arbre par excellence de la vallée du Nil. « Où qu’on tourne les yeux, les palmiers sont partout en Égypte, isolés, assemblés par deux ou trois à l’entrée des ravins, autour des villages, le long des berges, éloignés en files régulières comme des rangées de colonnes, plantés symétriquement en forêts claires, ils forment le fond toujours le même sur lequel les autres arbres se groupent en proportions diverses pour varier le paysage. » G. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l’Orient classique.
543. — Palmiers en bas-reliefs sur une des portes des parvis d’Israël. — D’après Perrot et Chipiez, Histoire cle l’art, t. iv, pl. 4.
t. i, Les Origines, p. 28. Cf. Description de l’Égypte, t. xx, Flore d'Égypte , p. 435-448. Le palmier-dattier revient fréquemment dans les textes égyptiens. On l’employait à l’ornementation du jardin. Voir Rosellini, Monumenti, t. ii, pl. 40. 69., Cf. t. ni, fig. 204, col. 1129. Le prophète met en opposition deux productions caractéristiques de l’Égypte, la palme qui se balance gracieusement sur la tige élancée du palmier, et l’humble roseau, pour désigner les puissants et les faibles.
Bien ne profitera à l’Égypte De ce que pourra faire la tète ou la queue,
La palme ou le roseau.
Au lieu du chêne qu’en nos régions on met d’ordinaire en opposition avec le roseau, en Égypte on choisit naturellement le palmier qui est le plus grand, le plus bel arbre du pays; le tronc s’élance d’un seul jet jusqu’à 12 ou 15 mètres; peu d’arbres ont le port aussi élégant.
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Si au lieu de descendre vers le Nil, nous remontons vers l’Euphrate, nous rencontrons encore le palmier. « D’après les antiquités égyptiennes et assyriennes, ainsi que les traditions et les ouvrages les plus anciens, le dattier existait en abondance dans la région qui
feuilles de palmier disposées symétriquement, qu’on appelle palmette. Sur les murs du temple Salomon fit sculpter des chérubins, des timmorot (Septante : çolvcy.aç; Vulgate : palmas, des figures de palmier) et des fleurs épanouies (lotus ou rosaces). III Reg., vi, 26. De
544. — Palmette entre deux taureaux affrontés. — D'après Layard, Monuments of Nineveh, t. i, pl. 43.
s’étend de l’Euphrate au Nil. » Alph. de Candolle, Origine des plantes cultivées, in-8°, Paris, 1886, 3e édit., p. 241. Le nom d’une ville, bâtie par Salomon entre Damas et l’Euphrate, Tadmôr, II Par., vm, ou d’après III Reg., ix, 18, Tamâr, indique un lieu riche en palmiers. A ce nom Tadmor, palmier, les Grecs et les Ro-
même sur les deux battants de la porte en bois d’olivier sauvage qui formait l’entrée du Saint et aussi à l’entrée du Saint des Saints, il lit sculpter des chérubins, des timmorot, et des fleurs épanouies, et il fit revêtir de plaques d'or les chérubins et les timmorot , « figures de palmier. » III Reg., vi, 31-35. Au IIe livre des Para-
545. — Palmiers en pied de chaque côté de la porte d'un palais assyrien. D'après Place, Ninive et l'Assyrie, pl. 24.
mains ont donné un équivalent, Palmyre, « la cité des palmiers. »
3° Ornement d'architecture. — Le palmier entrait comme motif de décoration dans l’ornementation du temple de Salomon et dans celui d’É/.échiel. Mais l’expression employée par le texte sacré n’est plus fihndr, qui signifie le palmier, mais timôrah un ornement rappelant le palmier, soit un palmier sculpté aux formes en partie conventionnelles, soit une composition de
lipomènes m, 5-7, le texte moins détaillé fait allusion aux chérubins et aux (immôrim (pluriel masculin au lieu du féminin) et à la place des fleurs épanouies mentionne des chaînettes ou guirlandes. Dans la description du temple d’Ézéchiel les dispositions de l’ornementation sont expliquées avec plus de détail et de précision. Ainsi aux portes qui donnaient accès dans le parvis d’Israël, sur les pilastres se voyaient sculptés des (immôrim (Septante: cpcuvixeç; Vulgate:
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pictura palmarum). Ezech., xl, 16, 22, 26, 31, 34, 37. Dans le temple même étaient sculptés sur les murs des chérubins et des timmorîm, « figures de palmier » disposées de façon à ce qu’une « figure de palmier » était placée entre deux chérubins, xn, 18-20. Que faut-il entendre par timmôrâh (pluriel timmôrîm, ou timmôrôt )? Était-ce un palmier figurant en pied avec sa tige droite et régulière, sa tête formée de feuilles
Layard, loc. cit., nous offre même une combinaison d’un animal, de la palmette et de la rosace (ou fleur épanouie), disposition peut-être différente de celle que fit exécuter Salomon, III Reg., vi, 29, 31-35, mais qui comprend les trois mêmes éléments : un animal (dans Layard un cerf, dans le temple un kerub), une palmette et une fleur épanouie.
La palmette conventionnelle figurait également dans les décorations phéniciennes. Histoire de l’art, t. ni, p. 131 et 133, fig. 76 et 81. On la rencontre sur des cachets trouvés à Jérusalem, par exemple sur le sceau d’Hananyahou, Hist. de l’art , t. iv, p. 439, fig. 226. Voir t. iii, col. 310, fig. 67. Qu’était donc la timorâh? figure de palmier en pied, ou simple palmette? Il est difficile de se prononcer avec certitude. Le palmier en pied semble mieux convenir pour la décoration des portes, et d’après Place, Ninive et l’Assyrie, pi. 24, le palmier en pied était représenté des deux côtés de la porte d’entrée (fig. 545), comme aux portes du temple de Jérusalem. D’autre part la palmette avec des kerubs affrontés pour la décoration des murailles du temple
547. — Égyptiens portant des palmes dans une cérémonie de funérailles. — D’après Wilkinson, Manners and customs, t. iii, pl. LIX.
trouverait des termes de comparaison dans les décorations assyriennes qui ont eu une grande influence sur l’art phénicien. Et l’on sait que les artistes employés par Salomon étaient de Phénicie.
En Égypte nous ne voyons pas les figures de palmier ou la palmette employées dans la décoration comme en Assyrie. Mais le palmier, si abondant dans le pays, a fourni un autre motif de décoration ; il a eu son influence sur le style des colonnes. La colonne imite souvent la forme du palmier. Cf. Diimichen, Tempelinsch) iften, t. i, p. 107, où il est question de fûts de colonne en forme de dattiers. « Les colonnes sont en forme de dattiers et de papyrus avec des chapiteaux en forme de lotus, » est-il dit du temple d’Edfou. Brugsch, Dict., p. 354. V. Loret, Élude sur quelques arbres égyptiens, dans le Recueil de travaux relatifs à l’archéologie égyptienne, 1870, t. n, p. 26. Le motif des chapiteaux a été souvent emprunté au bouquet de palme qui couronne la haute tige du palmier. Lepsius, Denkmàler, Abth . i, Bl. 1 17. Dans cette colonne de Soleb (XVIIIe dynastie), la forme végétale est librement imitée. Voir t. n, col. 857, fig. 322. « Dans les temples ptolémaïques Limitation a été bien plus littérale. A Esnéh, le chapiteau est composé de branches de palmier, groupées par étages autour du chapiteau et copiées feuille à feuille. Quelquefois même, comme à Philæ, des grappes de dattes sont mêlées au feuillage du palmier (fig. 546). » Hist. de l’art, t. î, p. 558. C’est sans doute dans ce sens qu’il faut entendre Hérodote, n, 169, lorsqu’il nous dit qu’au temple de Sais les colonnes imitaient le pal-
disposées symétriquement en éventail, et laissant tomber de chaque côté du sommet de la lige deux régimes de dattes, en un mot un palmier non pas au naturel, mais selon un type conventionnel, tel que le montre la restitution du temple de Jérusalem par Ch. Chipiez, dans G. Perrot et Ch. Chipiez, Histoire de l’art, t. iv, Judée, planche, iv, fig. 544? Des deux côtés de la porte méridionale, sur les piliers se dressent deux palmiers appliqués en bas-relief contre le mur (fig. 543). Ou bien faut-il entendre par limorah la palmette qu’on rencontre fréquemment dans les motifs de décoration en Chaldée et en Assyrie? On peut voir dans Layard, Monuments, lre série, pl. 43, la palmette s’étalant en large éventail entre deux animaux (fig. 544). Qu’au lieu de chèvres ou de taureaux affrontés, on suppose des kerubîm et on aura la disposition indiquée par Ézéchiel. La planche 44,