I- 8; vu, 11; l’établissement du royaume messianique, iv
8, et la gloire de Rethléhem, v, 2.
II. Authenticité. — L'authenticité de la prophétie de Michée en général n'a jamais été niée ni contestée; deux preuves surtout l’établissent : 1° la citation qu’en fait Jérémie, xxvi, 18; 2° les rapports qui existent entre Michée et Isaïe, son contemporain. En voici quelques exemples : Mich., n, 11, et Is., xxvm, 7; Midi., iii, 5-7, et Is., xxix, 9-12 ; Mich., iii, 12, et Is., xxxii, 13-14; Mich., iv, 1-5, et Is., n, 2-5; Mich., v, 2-4, et Is., vu, 14; vin, 9-15.
III. Intégrité. — La critique, par une minutieuse dissection du texte, a plutôt dirigé ses attaques contre l'intégrité. Tous les chapitres ont été soumis à l’examen le plus rigoureux. Pour procéder avec ordre, nous diviserons cette matière en trois points.
i. chapitres I-Iii. — La prophétie de la fin de la captivité de Juda, n, 12-13, a été attribuée par Stade et Ivuenen à un auteur contemporain de l’exil, et par Wellhausen à un auteur postexilien; la raison, c’est que, d’après eux, ce passage ne s’enchaîne nullement à 1 1 , 11.
— Mais, comme le fait remarquer Driver, Introd., p. 328, cette hypothèse ne repose sur aucun fondement solide. L'idée de dévastation ou d’exil se trouve déjà énoncée dans i, 16b; n, 4, 5, et reviendra dans iii, 12; de plus ii,
1 2-1 3 a son parallélisme dans iv, 6-7; enfin la préservation d’un petit « reste » avait déjà été annoncée bien avant par Amos, ix, 8-9; cf. aussi Ose., xi, 11. Ce qu’on peut dire c’est que n, 12-13 n’est peut-être pas à sa place naturelle.
n. chapitres iv-v. — Wellhausen regarde ces deux chapitres qui traitent de la gloire du Messie et du Messie lui-même, comme un appendice ajouté à iii, 12 par une main postérieure; il pense cependant qu’ils contiennent des paroles de Michée, comme v, 10-14, et probablement iv, 9-10, excepté dans le f. 10, ce qu’on appelle « la clause babylonienne », c’est-à-dire les mots « et tu viendras jusqu’à Rabylone ». Cheyne paraît être du même avis. — Le rejet en bloc de ces deux chapitres n’est pas possible, car la critique interne remarque que le style est le même que celui du reste de la prophétie.
— C’est pourquoi d’autres critiques ont été plus modérés : Stade, dans la Zeitschrift fïir die Alttest. Wissenschaft, 1881, p. 165; 1883, p. 1 ; 1884, p. 291, regarde, ’iv, 1-3,
II- 13; v, 1-4, 7-15, comme des additions postexiliennes, destinées à atténuer, par une perspective d’espérance, le sombre tableau de iii, 12; ces passages auraient cependant été regardés' comme l’œuvre de Michée luimême, et dans cette persuasion, une main plus récente y aurait ajouté iv, 5-10; v, 5-6. Kuenen, a critiqué cette opinion, s’appuyant sur cette raison que la perspective historique n’est pas la même dans les deux chapitres; il croit toutefois que certaines parties supposent encore l'existence de la monarchie; conséquemmentil n’assigne à un auteur exilien ou postexilien que iv, 6-8 (supposant l’exil de Babylone), 10 (la clause babylonienne), 11-13 (qui supposerait la période assyrienne et rappellerait la défaite des ennemis imaginaires d'Ézéchiel, xxviii-xxix, et de Zach., xii, 14), et peut-être l’allusion aux Astarthés (Vulgate : luci, « bois sacrés »), v, 13-14. — W. R. Smith et Nowack, dans la Zeitschrift fur die Alttest. Wissenschaft, 1884, p. 285, regardent îv, 11-13, comme une addition postérieure. Driver, Introd., p. 330, tout en reconnaissant que les raisons de ces deux critiques