MUSELIÈRE
17; xxxix, 34, 38; xl, 5, 21. Ailleurs, II Reg., xvit, 19, il désigne une couverture qu’on peut étendre sur 1 ouverture d un puits pour dissimuler la présence d hommes cachés à 1 intérieur. La nuée de la sortie d’Égypte s’étendait sur les Hébreux lemâsâk, « en couverture, » pour les protéger. Ps. cv (civ), 39. Enfin, dans Isaïe, xxn, 8, il est dit de Juda, menacé par les ennemis qui sont à ses portes, qu’on lui a ôté son mâsâk. Rosenmüller, Jesaiœ vaticinia, Leipzig, 1793, t. il, p. 501, regarde comme certain, à la suite de Schultens, que l’enlèvement du voile est ici un symbole de honte et d’ignominie, comme quand on ôte celui d’une femme ou d’une vierge. Mais le mot mâsâk ne désigne jamais un voile de toilette; c’est un rideau qui ferme une enceinte, une couverture qui protège contre le froid de la nuit. Si on a ôté à Juda son mâsâk, c’est qu’il est maintenant à découvert, que rien ne le sépare plus de ses ennemis, que ses préparatifs de défense sont vains, comme l’indique le contexte. Nous appelons en français troupes de « couverture » celles qui sont postées à la frontière, entre l’ennemi et le pays à protéger. Dans un sens analogue, Juda n’est plus v couvert », ni par ses défenses naturelles, ni par le le Dieu qui « couvrait » les Hébreux à la mer Rouge. Is., xxn, 14. H. Lesètre.
MUSARAIGNE, petit mammifère nocturne, presque aveugle, et insectivore, assez semblable à la souris, habitant des trous dans la terreou les vieux murs. Le mus araneus naguère que huit centimètres de long, sans compter la queue. Son museau est très pointu et ses poils sont doux et soyeux (fig. 379). Il se dégage de son corps une humeur