‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 267 sur 454 · ANCIENS — ANCRE · texte numérisé non relu

ANCIENS — ANCRE

ANCRE (ἄγχυρα, anchora). On appelle ainsi l'instrument de fer, à un ou plusieurs crochets, qu'on laisse tomber, à l’aide d’un càble, au fond de l’eau, pour retenir les navires. Les Hébreux ne furent jamais un peuple de navigateurs ; cependant les choses de la mer occupent une certaine place dans leur littérature, et si l'Ancien Testament ne mentionne nulle part les ancres, c’est moins peut-être parce que l’occasion ne s’en est pas présentée, que parce que cet instrument n'était pas encore inventé, Dans Homère il n'est question que des edvat, c'est-àdire de ces pierres qui par leur poids servaient à fixer les navires. Longtemps aussi les Phéniciens employérent de simples objets pesants dans le même but. L'ancre À une seule dent d’abord, cf. Pollux, 1, 9, puis à deux bras (ἀμφίστομος)., parait être une invention des Grecs. Dans l'hébreu postbiblique, il n’y a pas non plus de nom sémitique pour l'ancre ; le ‘uggin de la Mischnä, Babà bathra, v, 1, comme le ’uginos et ‘uqginä de la version syriaque, ne sont que des transcriptions du grec ὄγχη ὄγχινος, crochet. Dans le Nouveau Testament il est fait mention de ancre en deux passages : dans l’un, au sens

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