Antiochus IV Épiphane
Tête barbue et laurée du roi Antiochus IV.— À. ΒΑΣΙΛΈΩΣ ANTIOXOY ΘΕΟΥ͂ ἘΠΙΦΑΝΟΥ͂Σ NIKHPOPO[Y|.
Jupiter, assis sur son trône, tient dans la main droite une Victoire, et s'appuie de la gauche sur son sceptre.
séleucides celui dont les Livres Saints parlent le plus longuement, Dan., ΧΙ, 21-45; 1 Mach., 1, 11-67 ; 1-11; vi, 1-16; IL Mach., 1v, 7-1x, 29, celui dont la mémoire est restée la plus odieuse aux Juifs à cause de la persécution qu'il fit subir aux serviteurs fideles du vrai Dieu. Il s’'empara du trône, à la mort de son frère Séleucus IV Philopator, au détriment de son neveu, qui régna plus tard sous le nom de Démétrius Ier Soter. Il est connu dans l'histoire sous le surnom d'Épiphane, ᾿Επιφανής, Cillustre, » sous lequel il est désigné 1 Mach., 1, 11 (grec, 10); II Mach., ιν, 7; x,9,13; mais son caractère extravagant lui fit donner, par allusion à ce titre, le sobriquet d'Épimane, Ἰὐπιμανής, € fou. » Athénée, x, 438. Sur ses monnaies, comme pour justifier le reproche d'orgueil que lui font les Écritures, Dan., ΧΙ, 36; II Mach., v, 21; 1x, 21, non content du titre d'Épiphane, il prend aussi celui de Θεός, « dieu, » et de Νιχηφόρος, «victorieux, » qui était celui de Jupiter Olympien. Son père Antiochus IT avait été obligé de le donner comme otage aux Romains (188 àans avant J.-C.), pour exécuter une des conditions du traité de Magnésie. I Mach., 1, 11 (10); Appien, Syr., 45. Il demeura à Rome jusqu'en 475, où son frère Séleucus IV, peu de temps avant sa mort, lui fit rendre la liberté, en substituant à sa place son propre fils Démétrius. Antiochus n'était pas encore