‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 361 sur 454 · Psaumes apocryphes · texte numérisé non relu

Psaumes apocryphes

De telle sorte que nous n'avons plus maintenant qu'à traiter en quelques mots des apocryphes ne rentrant dans aucune de ces cinq grandes catégories.

6. Livres apocryphes sur Adam.— C'est tout une littérature, et très confuse. Le livre intitulé Contradiction d'Adam et d'Eve ou Livre d'Adam n'est connu que par une version éthiopienne traduite et publiée en allemand par M. Dillmann, Das christliche Adambuch, Gôttingue, 1853 ; en anglais par M. Malan, The book of Adam and Eve, Londres, 1882. C'est un roman chrétien, où Fon ἃ groupé toutes les fables répandues en Orient sur Adam, le paradis terrestre et les premiers patriarches. Il ἃ été composé au v® où au vi° siècle de notre ère, vraisemblablement en Égypte. — La Pénitence d'Adam ou le Testament d'Adam. On en à d'importants fragments syriaqe publiés avec traduction française pe M. Renan,

dans le Journal asiatique, 1853, t. 11, p. 427-469. — Une Pénitence d'Adam et d'Eve, en latin, ἃ ‘été publiée par M. W. Meyer, sous le titre de Vie d’ Adam et d'Éve, dans les Abhandlungen der K. Bayer. Akademie der Wissenschaften, χιν, 3, Munich, 1879. — [Il y ἃ quelque rapport entre le texte de Renan, celui de Meyer et la Vie et conduite d'Adam révélée à Moise par l'archange Michel, publiée par Tischendorf sous le titre d'Apocalypse de Moïse, dans ses Apocalypses apocryphæ, Leipzig, 1866, p. 1-23. Enfin ces trois pièces sont apparentées aux Livres de Seth gnostiques. Cette question embrouillée d'histoire littéraire a bien besoin d'être tirée au clair. Voir À. Hort, Books of Adam, dans le Dictionary of christian biograplhoy, ἴθ ας p. 34-89. — Il faut joindre à cette littérature apocryphe d'Adam le Livre des filles d'Adam, mentionné par le catalogue gelasien qui l'identifie avec le Livre des

Jubilés ou Petite Genèse. — Et aussi le Testament de nos premiers parents, cité au vil siècle par Anastase le Sinaïte dans son commentaire de l’'Hexaméron, Patr. gr., t. LxxxIX, col. 967, et non identifié, à moins que ce testament d'Adam et d'Éve ne soit le même ouvrage que l’Apocalypse de Moïse citée plus haut.

7. Livres apocryphes concernant les patriarches. — Saint Épiphane mentionne des Livres de Seth, au nombre de sept, circulant parmi les Gnostiques, Contra hær., ΧΧΧΙΧ, Ὁ, t. XLI, col. 669. Et l’auteur anonyme ou pseudo- Chrysostome de l'Opus imperfectum in Matth., hom.n, t. Lvi, col. 637, les mentionne comme circulant parmi les chrétiens de l'extrême Orient. — Saint Augustin, De Civit. Dei, xvn1, 38, t. XLI, col. 598, parle vaguement de livres apocryphes mis sous le nom de Noé : « Mais, dit-il, la chasteté du canon ne les ἃ point reçus, non que l’autorité de ces hommes qui plurent à Dieu soit soupçonnée, mais parce que l’on ne croit pas que ces livres soient de ces hommes. » Nous avons vu, à l’article des Apocalypses apocryphes, qu'un Livre des visions de Noé avait vraisemblablement servi de source à l’auteur du Livre d'Enoch. — Saint Épiphane mentionne et décrit un Livre de Noria comme circulant parmi les Gnostiques sous le nom de Noria, femme de Noé, Contra hær., XXXVI, 1, t. XLI, col. 332. — Clément d'Alexandrie signale un Livre de Cham, gnostique, Sh'omat., νι, 6, t. 1x, col. 276. Voir la légende gnostique de Cham mentionnée par saint Epiphane, Contra hær., ΧΧΧΙΧ, 3, t. XLI, col. 668. — Le Livre de Lamech n’est connu que par le catalogue de Pitra. — Une Histoire de Melchisédech, mise dès avant le 1x° siècle sous le nom de saint Athanase, et dont on trouve le texte dans les Spuria athanasiens, Patr. gr., t. XXVII, col. 525-530. Nous croyons cette pièce grecque, chrétienne, et du ve siècle environ. — Un Testament d'Abraham gnostique est signalé chez les Séthiens par saint Épiphane, Contra hær., xxxIX, 5, t. XLI, col. 670. Nous en possédons le texte grec. Voyez M. Gaster, The Apocalypse of Abraharn, dans les mémoires de la Society of biblical Archæology, Londres, 1888, t. 1x, p. 195 et suiv. — Une Ascension de Jacob est signalée par saint Épiphane chez les Ébionites, Contra hær., xxx, 16, t. XLI, col. 432. Mais il se pourrait que le héros de cette Ascension fût, non point Jacob le patriarche, mais saint Jacques « frère du Seigneur. » — Un Testament des trois patriarches, Abraham, Isaac, Jacob, est mentionné, au 1ν 8 siècle, dans les Constitutions apostoliques, VI, 16, Patr. gr., t. 1, col. 953, et dans le Testament des douze patriarches, xn, 10. Il en existe une version arabe dont on annonce la prochaine publication, conjointement avec le texte grec du Testament d'Abraham, par M. James, de Cambridge. — On conjecture que le Livre d'Ogias était l'histoire du roi de Basan, Og, dont il est question dans le Livre des Nombres. Num., XXI, 33-35. Cet apocryphe n'est mentionné que par le catalogue gélasien, à moins qu'il ne soit le même que le livre intitulé Geste des géants, à τῶν yn ἄντων ΠΡραγματεία, apocryphe manichéen mentionné au vit siècle par Timothée de Constantinople, dont il sera question plus join. — Origène avait en mains un apocryphe gnostique juif intitulé Prière de Joseph, perdu. J'ai résumé tout ce qu’on en sait dans mes Studia patristica, p. 16-18. — La Prière de Joseph était différente de la Prière d'Aseneth que j'ai publiée, Studia patristica, p. 1-115, et qui est un apocryphe chrétien du ve siècle, fait d'après une source juive. — Un article spécial sera consacré au TESTAMENT DES DOUZE PATRIARCHES.

8. Livres apocryphes concernant les prophètes. — Origène cite un Livre de Balaain dans son Contra Celsum, 1, 60 et xvI11, 108, 1. x1, col. 769. De même l'auteur de l'Opus imperfectum in Matth., 2, Patr. gr., t. Lvi, col. 637. — La Pénitence de Jamné et de Mambré, les deux magiciens égyptiens d'Exod., vi, 11, est citée par Origène, Comment. ser. in Matth., 117, t. ΧΠῚ, col. 1769 ; Cf. 11 Tim., 11, 8 — Le Testament de Job, que men-

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