‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 181 sur 485 · L’éléphant d’Asie · texte numérisé non relu

L’éléphant d’Asie

étions enfants, dit -il, Gai., iv, 3, nous étions asservis | aux éléments du monde », in xo và gzov/jXo. tou y.ocp.o'j , | Ces éléments, selon l’explication de Tertullien, Adv. Marcion., v, 19, t. n, col. 521, sont les premiers éléments, les principes des connaissances, l’enseignement élémentaire, rudimentaire : « Secundum elementa mundi , non secundum cælum et terram docens, sed secundum litteras sæculorum. » De même, Gai., iv, 9 et Col., il, 8. Dans Ileb., v, 42 , rudiments de l’enseignement divin. Voir E. Schaubach, Comment, qua exponitur quid oror/sia toO y.ô<7g.o'j inNovo Testamenlo sibi velint , Meiningen, 1862.

ÉLEPH (hébreu : Hâ-'Éléf, avec l’article; Septante : | Codex Alexandrinus , SeXaXsç; omis par le Codex Vaticanus), ville de la tribu de Benjamin, mentionnée une seule fois dans l’Écriture. Jos., xviii, 28. Le nom est diversement interprété et différemment rendu par les j versions. Quelques auteurs le traduisent par « le bœuf », et y voient une allusion aux occupations pastorales des habitants. D’autres lui attribuent le sens numérique,

« mille, » qui indiquerait une nombreuse population. Les Septante, d'après le manuscrit alexandrin, ont uni Éleph au mot précédent Séla, d'où 2î).a>iç. Comme la con-

ment , Londres, 1889, p. 56. Bien qu’il n’y ait que peu de rapport entre les deux noms, la position peut s’accorder avec les données du texte. Nous n’avons là cependant qu'une conjecture. Voir Benjamin 4, t. i, col. 1589.

A. Legendre.

ÉLÉPHANT (Septante : èXsçaç; Vulgate : elephas, elephantus).

I. Histoire naturelle. — L’éléphant est un grand mammifère terrestre , de l’ordre des proboscidiens (lig. 545). II est caractérisé tout d’abord par sa masse, mais aussi par sa trompe et par ses défenses. La trompe n’est autre chose qu’un prolongement nasal , terminé par l'ouverture des narines. Elle sert à l’animal pour llairer les objets, les saisir et les porter à la bouche. Elle peut puiser l'eau, que deux valves cartilagineuses, placées à la base intérieure de l’appendice, empêchent de pénétrer dans les fosses nasales. Elle constitue aussi une puissante arme offensive et défensive, à l’aide de laquelle l’éléphant saisit ses ennemis, les projette en l’air ou les met sous ses larges pieds pour les écraser. Les défenses ne sont que des incisives qui peuvent atteindre jusqu’à deux mètres et demi de longueur et peser de cinquante à soixante kilogrammes. Elles protègent la trompe en

Page 1