‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 222 sur 485 · ÉNAN, ancêtre de Judith, viii, 1. Dans la Vulgate · texte numérisé non relu

ÉNAN, ancêtre de Judith, viii, 1. Dans la Vulgate

il est dit fils de Nathanias et père de Melchias. Dans les Septante, il est appelé ’EXeiaë ( Codex Alexandrinus : ’EXiaê; Codex Sinaiticus : ’Evàë) et dit fils de Nathaniel et père de Chelchias. E. Levesque.

3. ÉNAN (hébreu : Hâsar -'Ênân, Septante : ’Apo-evaitp.), point qui devait marquer la limite nord -est de la Terre Promise, entre Zéphrona et Séphama. Num., xxxiv, 9-10. Il n’est nommé qu’à cette occasion dans le Tentateuque. Ézéchiel, xlvii, 17; xlviii, 1, est le seul écrivain sacré qui en fasse mention en dehors de Moïse , et c’est aussi pour marquer les frontières de la Terre Promise restaurée. — Le premier élément du nom hébreu d’Enan, Hâèar, désigne ici un village ou campement de nomades entouré d’une clôture ou défense. Voir Aser- Gadda , t. i, col. 1090. Saint Jérôme a rendu ce mot par vdla, dans Num., xxxiv, 9 et 10, et par atrium, « vestibule, cour, » dans Ezech., xlvii, 17; xlviii, 1. Nos éditions de la Vulgate portent Enan, Num., xxxiv, 9, 10 et Ezech., xlviii, 1; elles ont Enon, Ezech., xlvii, 17, conformément au texte massorétique qui porte ici 'Enân. — Ézéchiel, dans les deux passages où il nomme Hâèar 'Ênân, le détermine en disant que c’est gebûl Danvméèéq , « la frontière de Damas; » mais ce renseignement est insuffisant pour en fixer la position avec certitude. Le second élément du nom, 'ênân, indique qu’il y avait là des sources remarquables. A cause de cette circonstance, Knobel, Die Bûcher Numeri, Deuteronomium, 1861, p. 193, et à sa suite Kneucker, dans le Bibel- Léxicon de Schenkel, t. il, p. 610, pensent que Hâèar 'Ênân pourrait être la station désignée pur la Table de Peutinger, x, e, sur la route d’Apamée à Palmyre, sous le nom de Centum Putea, « Cent Puits » (Ilo-jrsa de Ptolémée, v, 15, 24), à vingt- sept milles ou environ onze heures de marche au nord-ouest de Palmyre. Cette opinion est généralement abandonnée. — J . L. Porter identifie Énan avec Kuryetein, gros village à près de cent kilomètres à l’est -nord -est de Damas. « Ses sources abondantes, les seules qui existent dans cette vaste région, amènent, dit-il, à supposer que là pouvait être Hâsar Ênân, le Village des Fontaines. » Ilandbook for travellers in Syria and Palestine, 1868, p. 511. Voir aussi Id. , Five years in Damascus , 2 in- 12, Londres, 1855, t. i, p. 253; t. n, p. 358. L’inconvénient de cette opinion est de placer Énan trop loin de Damas. — D’après Keil, Leviticus , Numeri, 1870, p. 389; Ezechiel, 1868, p. 484, il faut chercher Hâèar 'Ênân au nord de Baalbek, à Lebonéh, où les sources abondent, dans la Cœlésyrie (El-Bekâa) , à la ligne de faite qui sépare le bassin de l’Oronte (Nahr-el-Asi) , au nord, du bassin du Léontès (Nahr-el-Leïtani) , au sud. — Le P. Van Kastereri rejette cette opinion (voir col. 536) et place Enan à El -Iladr , au nord-est de Banias, sur la route qui conduit de cette dernière ville à Damas. Voir Chanaan,

ENCÉNIES, mot grec, ’Eyxaivia, par lequel la fête de la Dédicace du Temple de Jérusalem est désignée en saint Jean, x, 22 (Vulgate : Encænia). Voir Dédicace, col. 1339.

ENCENS (hébreu : lebônâh ; Septante : Xiêxvo;, Xiëa- ; vwtoç; Vulgate : thus), sorte de résine aromatique.

I. Description. — L’encens est une gomme-résine obtenue du tronc de divers arbres de la région subtropicale par incision ou même s’en écoulant spontanément.

1 II prend la forme de larmes jaunâtres, faiblement translucides, fragiles, d’une saveur amère et répandant, quand

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