‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 247 sur 485 · ÉPAULE — ÉPEAUTRE · texte numérisé non relu

ÉPAULE — ÉPEAUTRE

celui-ci se rattache au tronc du corps humain. I Reg., j ix, 2; x, 23; Job, xxxi, 32; Il Mach., xn , 30; xv, 30. — j L’épaule sert à porter les fardeaux. Nuin., vu, 9; Jud.,

. xvi, 3; I Par., xv, 15; Is. , x, 23; xlvi, 7; xlix, 22; Ezech., xii, 6, 7, 12; Eccli., vi, 20; Bar., vi, 3, 25; Matth., xxin, 4; Luc., xv, 5; etc. — Les épaules du guerrier sont couvertes par la cuirasse. I Reg., xvn, 6. Quand elles ne l’ont pas, elles sont exposées aux coups pendant le combat. II Mach., xii, 35; xv, 30. — L'épaule rebelle est celle qui se refuse à porter le joug. 11 Esdr., ix, 29; Zach., vu, 11. — « Tourner l’épaule » signifie « s’en retourner » , parce qu’on exécute ce mouvement pour s’en aller et revenir là d’où l’on était parti. Les Septante et la Vulgate ont conservé celte locution dans leur version. I Reg., x, 9. — La jonction des deux épaules s’appelle sekém. C’est sur le sekém, sur les épaules , que se place l'insigne du commandement. Is., ix, 4; xxn, 22. Agir d'un même sekém ou d’une même épaule, Soph., ni, 9, c’est être d’accord pour accomplir un devoir. Voir Dos. — Métaphoriquement, on donne le nom de kàtêf au flanc d’une montagne, Deut., xxxm, 12; aux côtés d’un édifice, Exod., xxvii, 15, etc.; au bord de la mer, Num. , xxxiv, 11; au point par où l'on tombe sur un ennemi. Is., xi, 4; Ezech., xxv, 9. H. Lesètre.

ÉPEAUTRE. Hébreu: kussémét; Septante: oXupx, Çia; Vulgate : far, vicia.

I. Description. — On donne le nom vulgaire d’épeautre à plusieurs froments dont les grains, à maturité, sont étroitement enveloppés par les glumelles ou balles, et ne peuvent en être séparés par le simple battage sur faire; i il faut pour cela une opération spéciale. Deux principales espèces ou races sont à distinguer. — 1° Le grand épeautre ( Triticum Spella L.), qui possède deux grains dans chaque épillet. Les expériences de Vilmorin ont montré que cette plante est très voisine du vrai blé, car on peut obtenir entre eux des métis dont la fertilité est complète. En outre, parmi la descendance croisée de variétés appartenant au véritable Triticum sativum , cet habile expérimentateur a obtenu des formes qui rentrent absolument dans les épeautres : on peut donc conclure de ces faits à l'unité spécifique du groupe entier. Comme d'ailleurs l’origine de l’épeautre reste des plus problématiques, que sa spontanéité est fort douteuse dans les régions d'Asie Mineure et de Perse où on l'a signalée , il est permis d'y voir une simple race artificielle obtenue par la culture à une époque qu'il est impossible de préciser. C’est à celte race qu’il convient de rattacher le Triticum dicoccum Schrank (Tr. amijleum Seringe), dont la différence tient seulement à sa rusticité plus grande, lui permettant de résister aux hivers les plus rigoureux de la Suisse et de l’Allemagne, et à la richesse de sa graine en réserves amylacées. — 2° Le petit épeautre (Triticum monococcum L.). Cette espèce, bien distincte par son grain solitaire dans chaque épillet (lig. 579), a une origine incontestablement sauvage dans la Grèce, l’Asie Mineure et la Mésopotamie. Elle s'éloigne davantage du froment, avec lequel elle n’a produit jusqu’ici aucun hybride. Cf. Vilmorin, Bulletin de la Société botanique de France , t. xxvn (1880), p. 356; A. de Candolle, Origine des plantes cultivées, p. 291. F. Hy.

II. Exégèse. — Le kussémét est mentionné trois fois dans la Bible, deux fois au singulier, Exod., ix, 32; Is., xxvm, 25, et une fois au pluriel, kussemim, Ezech., îv, 9. Les Septante traduisent par oX-jpa dans Exod., ix, 32, et Ezech., iv, 9, et par Çéa dans Is., xxvm, 25; la A'ulgate met far pour Exod., ix, 32, et vicia pour les deux autres passages. En rendant kussémét par vicia, « vesce, » le traducteur de cette dernière version rapprochait sans doute le mot hébreu de l’arabe kirsenna, qui a, en effet, cette signification et non pas celle d'épeautre, comme l’ont cru quelques exégètes. Zeitschrift des deutschen Palàstina-Vcreins, t. ix, 1886, p. 11. Quant au mot far , employé

dans Exod., ix, 32, comme il est placé à côté de triticum, il peut désigner particulièrement la seconde espèce de froment, cultivé chez les anciens, c’est-à-dire l’épeautre. Suglio, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, in-4°, t. ii, 2e part., 1896, p. 1343 - 1344. Il est très difficile de savoir au juste ce que les Septante entendaient par oXup a et Çéa, parce que les anciens auteurs, comme Hérodote, ii, 36; Théophraste, Hist. plant., n, 4; vin, 4; Dioscoride, De materia medic., n, cap. ni, 113; Pline, H. N., xvm, 19, 20, etc., tantôt identifient, tantôt distinguent les céréales désignées par ces deux noms, et,

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