‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 26 sur 485 · LIVRE DE · texte numérisé non relu

LIVRE DE

xxvi, 64; Marc., xm, 26; Apoc., i, 7. Le prophète est très effrayé de celte vision, et il prie un des anges présents de la lui expliquer. — 3° L’interprétation sommaire , 17-27. L’ange le fait, en insistant sur le sort du dernier empire annoncé : « Les quatre grands animaux sont quatre empires ( malekin : rois pour royaumes, cf. ÿ. 23), qui surgiront successivement de la terre. Ils seront remplacés par le peuple du Messie, qui régnera éternellement. Le premier, symbolisé par le lion ailé, est l’empire assyro-babylonien. Ce symbole, familier à ce peuple (voir col. 672, fig. 247), signifie combien grande fut sa puissance, et rapides ses conquêtes. Sa splendeur et son éclat sont indiqués par l’or, n, 38; cf. f. 37. Il lui est donné un cœur d’homme, c’est-à-dire qu’il perdit enfin ses royales qualités et fut réduit à l’infirme condition humaine, qui est de périr. Nulle allusion à la folie de Nabuchodonosor. S. Jérôme, In Daniel,, ad h. 1., t. xxv, col. 528). — Le deuxième, figuré par l’ours, est l’empire médo- perse, dans lequel les Perses prévalent sur les Mèdes, et où l’ambition des conquêtes et la cruauté des supplices rappellent la nature gloutonne et féroce de l’ours. Il dévora, en effet, trois proies choisies, la Babylonie, la Lydie et l’Égypte, sans parler d’autres. Les Mèdes et les Perses qui le composent sont les deux bras de la statue , n , 32. — Le troisième, représenté par le léopard aux quatre ailes et aux quatre têtes, est l’empire gréco-macédonien. Il se forme très rapidement, en douze ans. Son auteur, Alexandre , ce héros aux dons extraordinaires , variés comme la robe d’une panthère, vole de victoire en victoire. Il meurt, et son empire, très peu après (312), est partagé en quatre grands royaumes, — les quatre têtes, vu, 6, et les quatre cornes, vm, 22, — savoir : l’Égypte, la Syrie, la Tlirace et la Macédoine. — Le quatrième enfin, signifié par la bête terrible, est l’empire romain; il est impossible, en effet, d’y reconnaître aucun des empires précédents. Aucun, du reste, ne l’a égalé en étendue et en intensité de puissance et en gloire. Il dut se diviser ensuite, par manque de cohésion, pour former deux empires, et finit par périr, il, 33, 40-43. Il n’est pas nécessaire de rattacher chronologiquement à l’empire romain, quoique beaucoup l'aient fait, les dix rois ou royaumes et le roi impie symbolisés par les dix cornes et par la pelite corne de la quatrième bêle. 11 y a là un contexte optique, explicable par la nature de 1a vision prophétique, qui voit souvent comme un tout indivisé un objet complexe, dont les parties sont séparées par des années et même de longs siècles de distance. Les dix rois qui doivent apparaître simultanément appartiennent, selon nous, au dernier avenir. Le roi impie qui sort du milieu d’eux est l’Antéchrist. Il est certain par le texte lui-même, vu, 8; cf. vin, 9, 23, que ce n’est pas Antiochus IV Épiphane, comme plusieurs le prétendent. 11 s’agit donc enfin des luttes et des combats suprêmes qui marqueront la fin, et après lesquels le peuple de Dieu, le jugement ayant eu lieu , régnera éternellement dans les deux. A. Hebbelynck, De auctoritate, p. 223-238. « Là s’arrête l’explication. » Et Daniel, qui en est visiblement impressionné, la conserve religieusement.

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