‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 312 sur 485 · D’) — ESTIENNE · texte numérisé non relu

D’) — ESTIENNE

noms de lieu, comme Bethrapha, t. i, col. 1712; on veut marquer par là que des descendants d'Eslhon fondèrent ou habitèrent ces localités.

ESTIENNE Robert, imprimeur célèbre, né à Paris en 1503, mort à Genève le 7 septembre 1559, se distingua dans la connaissance des lettres latines, grecques et hébraïques. II travailla d’abord sous la direction de son père, Henri Estienne; puis, après la mort de celui-ci, avec Simon de Colines, que sa mère avait épousé en secondes noces. Il n'avait que dix -neuf ans lorsque celui-ci lui confia le soin d'une édition latine du Nouveau Testament, qui parut à Paris, en 1523, in -16. Quelques améliorations, qu’il avait prétendu apporter au texte, lui valurent toutes les sévérités des docteurs de Sorbonne. Il n'en continua pas moins à étudier avec ardeur les Saintes Écritures. En 1526, il fonda une imprimerie sous son nom, rue Saint- Jean -de -Beauvais, et deux ans plus tard épousa Pétronille ou Perrette, fille de Joseph Bade, professeur et imprimeur renommé. Il publia alors : Biblia sacra, latine , vulgatæ editionis, ex veteribus exemplaribus emenclata; accedunt ad calcem interpretationes hebraicorum, græcorum et latinorum nominum, in-f°, Paris, 1528. 11 s’efforça de publier un texte correct; mais les notes sommaires des chapitres lui valurent de nouveau les reproches de la Sorbonne, contre laquelle d'ailleurs il était protégé par la bienveillance déclarée de François Ier. En 1532, nouvelle édition de la Bible : Biblia sacra, latine, vulgatæ editionis , ex veteribus exemplaribus emenclata : accedunt brèves in eadem annotationes , ex doctissimis interpretationibus et hebræorum commentariis ; interpretatio propriorum nominum hebraicorum, index rerum et sententiarum Veteris et Novi Testamenti, in-f°, Paris, 1532. Cette édition fut reproduite dans une Bible publiée en 1534, in-8°. Quatre ans plus tard paraissait en deux volumes in-f» : Biblia sacra, latine, vulgatæ editionis ad fidern vetustissimorum codicuni mss. et editionum antiquarum emendata : adjectis ad marginem quamplurimis variantibus lectionibus ex illis collectis. Le texte est en outre accompagné de courtes notes exégétiques, de même que dans les éditions du Nouveau Testament latin, in -8°, de 1541 : Novum Testamentum, latine, cum brevibus variarum translationum annotationibus , adjecta veterurn latinorum exemplarium manuscriptorum diversa lectione : cum præfatione Roberti Slephani. D'autres éditions, in -16, paraissaient en 1543 et 1545. De 1539 à 1544, il publiait une Bible hébraïque en quatre volumes in -4°, et pour ce travail il employait les magnifiques caractères que Guillaume Le Bé avait gravés sur l'ordre de François Ier. Ce prince, pour récompenser Robert Estienne de tous ces travaux, le nommait son imprimeur pour les langues hébraïque et latine, et quelques années plus tard lui accordait le même titre pour le grec. En 1546, nouvelle Bible hébraïque, 8 in -8°. En même temps, il continuait ses publications de Bibles latines. En 1545, paraissait en caractères très petits et très nets : Biblia sacra, latine, duplici distincta columna, quarum alteram occupât versio latina vulgata, alleram vero nova translalio Tigurina, adjectis annotationibus Francisci Vatabli, excerptis studio Roberti Slephani, cum variis lectionibus ad marginem , 2 in-8°. L’année suivante, il éditait le Novum Testamentum græcum , in -16, Paris, 1546, édition qu’on désigne sous le nom de O mirificam, des premiers mots de la préface. Une seconde édition, reconnue comme supérieure, était imprimée en 1549. Pour l'une et l’autre, on s’était servi des magnifiques caractères grecs de Garamond. Robert Estienne avait pris pour base de son travail la dernière édition d'Érasme (1535), corrigée par le texte de la Polyglotte de Complute, et en quelques passages d’après des manuscrits. La 38 édition, editio regia, in-f°, 1550, reproduit en marge les variantes de quinze manuscrits de

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