‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 334 sur 485 · ÉTHIOPIENNE (VERSION · texte numérisé non relu

ÉTHIOPIENNE (VERSION

nophysite, ni par conséquent aucun de ses frères en religion.

Pour conclure cette étude, nous dirons avec M. Dillmann, Vet. Testament, æthiop., t. v, Præfatio, que la Bible éthiopienne, considérée au point de vue critique, n’est pas sans valeur, quoiqu’elle ne soit pas exempte de défauts. Quelles que soient les variantes de ses nombreux exemplaires et la jeunesse relative de ses manuscrits, — les plus anciens sont du XIIIe siècle, — elle nous offre le même intérêt , elle a pour nous à peu près le même prix que les copies grecques colportées en Egypte au ve et au vie siècle. Cf. Bachmann, Dodekapropheton ælh., Heft i, p. 7. Et si l’on néglige les mille et une minuties de la critique verbale pour ne considérer que l’exactitude , la fidélité du sens, — • ce qui est au fond la seule chose importante, — la valeur de la Bible ghe'ez est encore bien autrement grande. Nul doute qu’elle ne soit dans sa substance conforme aux textes grecs dont elle dérive. L. Méchineau.

ETHNAN (h ébreu : 'Etnân, « récompense » ; Septante: ’Sevvûv; Codex Alexandrinus : ’EQvaSQ, descendant de Juda, un des fils qu’Assur, père de Thécua, eut de Halaa , une de ses femmes. I Par., iv, 5-7.

ETHNARQUE, titre grec de dignité, â0vàpx*|î, qu’on donnait à celui qui était à la tête d’un peuple, mais qui n’avait pas les insignes et l’autorité d’un roi. C’est le nom qui est donné dans le texte grec à Simon Machabée,

I Mach., xiv, 47; xv, 1, 2; cf. Josèphe, Ant.jud., XIII, vi, 6, et à celui qui gouvernait Damas, du temps de saint Paul, pour le roi Arétas. II Cor., xi, 32. Dans I Mach., xiv, 47, et xv, 1 , la Vulgate rend â0vâp-/r); par princeps gentis; I Mach., xv, 2, elle ne l’a pas traduit; II Cor., xi, 32, elle l’explique par præpositus gentis. — Archélaüs, fils d'Hérode le Grand, qui hérita d’une partie de ses États, en particulier de la Judée, Matth., il, 22, ne reçut de l'empereur Auguste que le titre d’ethnarque, Josèphe, Bell, jud., II, vi, 3, et c’est celui qu’il porte sur ses monnaies. Voir Archélaüs, t. i, fig. 247, col. 927.

1. ETIENNE (Sxéçavo;, « couronne; » Vulgate : Stephanus; probablement l’équivalent d’un nom hébreu ou araméen, d'après la tradition Keliel), premier diacre et premier martyr.

I. Son ministère comme diacre. — On croit communément que c’était un Juif helléniste. 11 apparaît pour la première fois dans l'histoire de l’institution des diacres. Act., vi, 6. Les Juifs hellénistes fixés à Jérusalem formaient souvent des communautés distinctes de celles des Juifs parlant araméen. Ceux d’entre eux qui s’étaient convertis se plaignirent que leurs veuves étaient négligées dans les aumônes des fidèles. Il ne s’agit pas d’aumônes particulières, autrement le mal n’aurait pas été si facilement constaté. Sans accuser les Apôtres de négligence, on constate qu’il y avait, non un vice d’organisation , mais un service à créer, dans une administration nouvelle. Les Apôtres y pourvoient en nommant des diacres. L’imposition des mains qui leur est conférée à la suite d’une prière montre qu'ils reçoivent en même temps un pouvoir et une grâce. I Tim., iv, 14. L’antiquité chrétienne a considéré comme les premiers diacres les sept qui furent alors choisis, et cet office s’est perpétué dans chaque Église. Étienne était à leur tète, soit qu’il ait eu une véritable prééminence, soit qu’il paraisse le premier à cause du rôle qu’il allait jouer. Il était « plein de foi et de l’Esprit-Saint », Act., vi, 5, et se montra bientôt le coopérateur des Apôtres même dans la prédication. Son ministère s’exerça surtout au milieu des Juifs hellénistes, parmi lesquels les Apôtres avaient probablement moins d’accès; ils semblent avoir appartenu J à deux synagogues, dont l’une comprenait, outre les I affranchis, les gens de Cyrène et d'Alexandrie; l’autre, |

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