‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 368 sur 485 · FALACHA (VERSION) DE L’ANCIEN TESTAMENT · texte numérisé non relu

FALACHA (VERSION) DE L’ANCIEN TESTAMENT

d'où dépendent le bonheur et le salut de l'homme. C’est en ce sens qu'on cherche la face du Seigneur, I Par., xvi, 11; Ps. xxiv (xxm), G. Le Seigneur la cache, quand il permet l'épreuve, Job, xm, 24, ou la montre quand il intervient pour sauver et combler de ses bénédictions. Ps. iv, 7; xxxi (xxx), 17; lxxx (lxxix), 4, 8, etc. — 3° Voir la face de Dieu sur la terre, c’est entrer avec Dieu dans un rapport plus étroit, être l’objet d'une faveur surnaturelle. Gen., xxxii, 30; Job, xxxm, 26; Ps. xvii, 15, etc. Cf. Matth., v, 8. — Mais telle est la majesté de Dieu, que l’honnne ne pouvait voir sa face, c’est-à-dire entrer en rapport trop intime avec lui, en èlre favorisé d’une manifestation trop directe, sans en mourir. Exod., xxxm, 20, 23; ls., vi, 5, etc. — 4° L’homme ne verra distinctement la face de Dieu que dans l'autre vie, I Cor., xm, 12, où les anges la contemplent déjà. Is. , lxiii; 9; Matth., xviii, 10. — 5° Pendant que le Fils de Dieu était sur la terre, sa face humaine a resplendi à la transfiguration, Matth., xvii, 2; elle a été prosternée à terre durant l’agonie, Matth., xxvi, 39, voilée, souffletée, souillée au cours de la passion. Marc., xiv, G5; Matth., xxvi, 67; Luc., xx-ii, 64. H. Lesêtre.

FAGSUS Paul, dont le vrai nom était Büchlein, hébraïsant calviniste, né en 1504 à Reinzabern, dans le Palatinat, mort à Cambridge le 13 novembre 1549, fit ses humanités à Heidelberg et étudia la théologie à Strasbourg, où il apprit l’hébreu sous le célèbre Wolfgang Capiton. Maître d’école, puis ministre à Isny, en Souabe, il put, grâce à la générosité d’un riche marchand de cette ville, établir une imprimerie, où il publia plusieurs ouvrages hébreux qui le firent connaître. Bientôt on lui offrit divers emplois ; if fut ministre à Constance, puis à Strasbourg, où il enseigna en même temps l’hébreu. L’électeur palatin Frédéric II l’appela à Heidelberg pour réorganiser l’université de cette ville; il ne tarda pas à rentrer à Strasbourg, mais au commencement de l’année 1549 il dut quitter définitivement cette ville, pour avoir refusé de souscrire à ]' Intérim. Cramner, qui l’appelait en Angleterre, lui lit donner une chaire à l’université de Cambridge. Voici les principaux ouvrages de ce théologien : Liber Tltesbilis a doctissimo hebræo Elija Levita germano grammatice elaboratus , per P. Fagium latinitale donatus, in -4°, Isny, 1541 (pour l’aider dans les travaux de son imprimerie, Fagius avait fait venir près de lui, à Isny, le rabbin Elie Levita, un des plus célèbres hébraïsanls du xvie siècle) ; Commentarius H. David Kimchi in X primos Psalmos Davidicos cum versione latina, in-f°, Isny, 1541; Sentenliæ vere elegantes , piæ miræque veterum sapientium Hebræorum in latinum versæ sclioliisque illustralæ, in-4°, Isny, 1541; Exegesis sive expositio diclionum liebraicarum litteralis et simplex in quatuor priora capita Geneseos , in -4°, Isny, 1542 (cet ouvrage a été réimprimé dans le t. i des Critici sacri) ; Tobias hebraicus , ut is adhuc hodie apud Judæos invenitur, omnia ex hebræo in latinum translata, in -4°, Isny, 1542; Translationum præcipuarum Veteris Teslamentï inter se variantium collatio, in-4°, Isny, 1543 (voir Critici sacri , t. i); Prima iv capita Geneseos liebraica cum versione germanica , hebraicis tamen characteribus exarata , una cum succinctis scholiis et ratione legendi hebræo - germanico , in -4°, Constance, 1543; Paraphrasis Onkeli chaldaica in Sacra Biblia, ex chaldæo in latinum fidelissime versa : additis in singula fere capita succinctis annotationibus , in-f°, Strasbourg, 1546. Les annotations ont été reproduites dans le t. i des Critici sacri. — Voir De vita, obitu, combustione et restitutione Martini Buceri et P. Fagii, in-8°, Strasbourg, 1562; J. W. Feuerlin et Ch. Seyfried, Testamen historicum de vita et merilis P. Fagii, in- 4", Altorf, 1736; Dupin, Bibliothèque des auteurs séparés de l'Église romaine du xvie siècle, 1713, t. i, p. 99. B. Heurtebize.

FAIM (1 lébreu : kâfân, Job, xxx, 3; Septante : 7.ip.ôç ; Vulgate : famés), besoin de manger, qui devient de plus en plus impérieusement douloureux, à mesure qu’on attend davantage. Voir Famine. — 1° La faim corporelle.

— Au désert, les Hébreux se plaignent d’avoir été tirés d'Égypte, où abondaient la viande et le pain, et ils reprochent à Moïse de vouloir les faire mourir de faim. C'est alors que le Seigneur leur envoie les cailles et la manne. Exod., xvi, 3; Deut., vm, 3. — Les mendiants nomades sont « desséchés par la misère et la faim », kâfân, Job, xxx, 3, mot poétique qui se lit aussi v, 22. — Les Apôtres ont faim un jour de sabbat et se mettent à manger des épis dans le champ qu'ils traversent. Matth., xii, 1-3; Marc., il, 23-26; Luc., vi, 1-3. — Notre-Seigneur a faim après son jeûne de quarante jours au désert. Matth., iv, 2; Luc., iv, 2. — Il a encore faim, quand il cherche des fruits sur le figuier stérile. Matth., xxi, 18; Marc., xi, 12. — Saint Pierre a faim quand il a sa vision à Joppé. Act., x, 20. — Cette faim n’existe pas au ciel. Apoc., vu, 11. Cf. Ps. L ( xlix ) , 12. — 2° Ses causes. —

La faim a pour causes parfois la persécution, II Reg., xvii, 29; I Cor., iv, il ; II Cor., xi, 27; Pbil., iv, 12; ainsi Jérémie, xxxvm, 9, est jeté dans une citerne pour y périr de faim; d’autres fois la paresse de l'homme, Prov., xix, 15; le plus souvent la justice de Dieu, qui punit les méchants. Deut., xxxii, 24; Job, v, 5; xviii, 12; Jer.,

xi, 22; Lam., v, 10. Miellée, vi, 14, dit à l’impie ; << Au dedans de toi sera la faim, » yésah, littéralement le vide du ventre, l’inanité. Pour châtier les Israélites, Dieu leur envoie la faim, Am., iv, 6, niqqâgôn, littéralement « la pureté des dents », qui se produit quand on n’a rien à manger. — 3° Ses effets. — La faim est une mauvaise conseillère; elle fait murmurer contre Dieu, Is., vm, 21, et porte à voler. Prov., vi, 30. Celui qui a faim rêve qu’il mange, mais se réveille l’estomac vide. Is., xxix, 8. La faim n’empêche pourtant pas de servir Dieu. Rom., vm, 35. — 4° Son soulagement. — 1. Par la providence ( de Dieu, qui ne laisse pas le juste souffrir de la faim, Prov., x, 3; Ps. xxxm, 10, 11; xxxvi, 25, ou qui l’en délivre. Ps. xxxii, 19; xxxvi, 19; evi, 9; cxlv, 7; Job,

v, 20, 22; Luc., i, 53. — 2. Par la charité des hommes. C’est mal de refuser le pain à l’affamé. Job, xxn, 7. Le Seigneur tient pour faite à lui -même la charité exercée envers celui qui a faim. Matth., xxv, 35-44. Il faut donc donner à manger à ceux qui ont faim, même à ses ennemis. Tob., i, 20; îv, 17; Prov., xxv, 21; Eccli., iv, 2; Is., lviii, 7, 10; Jer., xxxi, 25; Ezech., xviii, 7, 16; Rom.,

xii, 20. — 5° La faim spirituelle. — Isaïe, xlix, 10, pré-

dit que dans le nouveau royaume d'Israël, c’est-à-dire dans l'Église , on n’aura ni faim ni soif, parce que toutes les grâces y seront distribuées en abondance. — Amos, vm, 11, annonce que, pour le châtiment de son peuple. Dieu va envoyer « la famine dans le pays, non la disette du pain et la soif de l'eau, mais la faim et la soif d'entendre la parole du Seigneur ». — Le Sauveur proclame « heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés », Matth., v, 6; Luc., vi, 21; mais malheureux, au contraire, ceux qui se croient rassasiés, parce qu’ils auront faim. Luc., vi, 25. Les premiers, en effet, désirent humblement ce qu’ils ne croient pas encore assez posséder; les seconds ont l'orgueil de croire qu’il ne leur manque rien. Cf. Apoc., ni, 17. — Notre-Seigneur déclare que celui qui vient à lui n'aura plus faim, Joa., vi, 35, parce qu’il trouvera en lui l'abondance de tous les biens spiriluels. L’auteur de l’Ecclésiastique, xxiv, 29, avait dit, en parlant de la Sagesse : « Ceux qui me mangent auront encore faim, » parole qui se concilie bien avec la précédente, puisqu’il est dans la nature des biens spirituels, en cette vie, de satisfaire et à la fois d’activer les désirs de l’âme. H. Lesêtre.

FALACHA (VERSION) DE L’ANCIEN TESTA- MENT. — II existe dans les régions montagneuses de

FAMILLE

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