‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 404 sur 485 · FIDÈLE · texte numérisé non relu

FIDÈLE

stable». I Reg., n, 35; Ps. lxxxviii, 29, etc. Voir Fidélité. — 2° Comme substantif, « fidèle » prend un sens nouveau, propre aux écrits des Apôtres; il désigne celui qui a la « foi » et qui fait profession de croire à Jésus- Christ. Act., x, 45; xvi, 1, 15; 1 Cor., vu, 12-15; xiv, 22; II Cor., vi, 15; Eph., i, 1; Col., i, 2; I Tim., iv, 3, 10, 12; v, 16; vi, 2; Tit. , I, 6; I Petr., i, 21; Apoc., XVII, 14. Par suite, amcrot, infidèles, signifie ceux qui ne sont pas chrétiens, en opposition aux iv.azoi, fideles.

FIDELITE (hébreu: ’ êmûn, employé quelquefois au pluriel, ou ’cmûnâh ; grec: m'criç, àX^Osta), désigne essentiellement la vertu par laquelle un homme tient ses promesses ou accomplit exactement ses devoirs.

Dans l'Écriture, la fidélité s’applique avant tout à l’accomplissement des devoirs envers Dieu. Eecli., xlviii, 25; Matth., xxv, 21, 23; Luc., xvi, 10. Elle est louée surtout en ceux qui demeurent constants dans l’épreuve. Eccli., xliv, 21; I Mach., n, 52. Par rapport au prochain, la fidélité consiste en un loyal et constant dévouement aux intérêts d’autrui. Tob., v, 4; x, 6. Elle a pour compagne la discrétion. Prov., xi, 13. La fidélité est particulièrement requise de ceux qui représentent Dieu ou dont les fonctions sont plus élevées : les patriarches, II Esdr., ix, 8; les prêtres, I Reg., n, 35; II Esdr., xm, 13; Eph., vi, 21 ; Col., i, 7; I Tim., i, 12; les prophètes, Eccli., xxvi, 18; I Mach., xiv, 41 ; les rois, I Reg., xxn, 14 ; II Reg., xi, 38 ; les administrateurs, Dan., vi, 4; I Mach., vu, 8; Luc., xii, 43; I Cor., îv, 12; les ambassadeurs et les messagers, Prov., xm, 17; xxv, 13; les témoins, Prov., xiv, 5, 25; Apoc., i, 5; m, 14; les amis, Eccli, vi, 14, 15, 16, surtout dans les temps de tribulation, Eccli., xxii, 29; les serviteurs. Eccli., xxxiii, 31; Matth., xxiv, 45; xxv, 21, 23; Luc., xix, 17. — La fidélité aux petites choses est donnée comme le gage de la fidélité aux grandes. Luc., xvi, 10. Cette vertu parait si rare, que , par rapport à un grand nombre d’hommes bons et miséricordieux, il s’en trouve très peu de fidèles. Prov. xx, 6. Aussi . homme fidèle est-il digne de toute louange. Prov., xxvm, 20. — La fidélité est attribuée par l’Écriture à Dieu lui-même en ce sens qu’il accomplit toujours ses promesses et que sa parole reçoit toujours son accomplissement. Deut., vii, 9; xxxii, 4; Ps. cxliv, 13; Is., xlix, 7; I Cor., i, 9; II Cor., i, 18; I Thess., v, 24; II Thess., ni, 3; Hebr., x, 23; I Joa., i, 9. C’est en ce sens qu’on dit de la parole de Dieu qu’elle est fidèle. Ps. xvm, 8; lxxxviii, 29; ex, 8. P. Renard.

FIEL (héb reu : merêrâh et merôrâh, de mârar, « être amer; » Septante : ; Vulgate : fel) , liquide orga-

nique, plus communément désigné sous le nom de bile.

I. Sa nature. — C'est un liquide légèrement visqueux et très amer, sécrété par le foie des animaux. Le fiel se compose d’acides, d’alcalis et de matières colorantes. 11 est jaunâtre chez les herbivores et verdâtre chez les carnivores. Le foie de l’homme le sécrète d’une manière continue à raison de douze à dix -huit cents grammes en vingt-quatre heures. Recueilli par la vésicule biliaire, le fiel se répand dans l’intestin où il est l’agent principal de l’absorption des graisses. Le fiel n’a d’influence pathologique que quand, au lieu de s’écouler dans l’intestin, il est résorbé directement par le foie. Il produit alors dans les téguments une coloration appelée jaunisse et ralentit le mouvement du pouls. — Les anciens regardaient la bile comme l’excitant de la colère, d’où les noms de yd)/r\, Eschyle, Ayant., 1645; Aristophane, Pax, 66; de bilis, Horace, Od., I, xm, 4; Perse, ni, 8, etc.; de fel, Virgile, Æneid., vin, 220; de « choie » dans 1 ancien français et de « colère » dans le français actuel , Littré, Dictionnaire de la langue française, Paris, 1885, h I, p. 663, pour désigner ce mouvement de l'âme. Cette conception est erronée. Voir Foie. Dans la Sainte Écriture, l’amertume, le venin, le fiel, représentent des idées connexes et désignent la jalousie envenimée et la colère.

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