‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 9 sur 485 · Plan de Damas · texte numérisé non relu

Plan de Damas

sucre. Enfin dans ces vergers et dans les champs on cul- | tive le sorgho, dont la graine sert à faire une farine grossière; des fèves, des courges, du lin et du chanvre, i d'énormes ricins dont on recueille précieusement l’huile; le maïs, le blé et l'orge occupent d’assez grandes étendues, et sont semés suivant la nature du sol, selon qu’il est humide ou plus sec.

3. Murs de la ville. — Telle est la couronne de verdure qui ceint le front de Damas. La ville proprement dite, telle qu’elle est délimitée par son ancienne enceinte, plusieurs fois remaniée, mais debout encore en grande partie, forme un ovale long d’environ 1 700 mètres sur 850 dans sa plus grande largeur. (Voir fig. 465.) Elle a débordé au nord avec le faubourg El Arnara, mais surtout au sud, où le faubourg du Méidàn constitue comme un immense appendice, long de plus de 1600 mètres. Les assises inférieures de l’enceinte, d'origine romaine, sont construites avec de belles pierres de taille, bien agencées entre elles; les assises supérieures accusent des restaurations d’époques diverses, arabe et turque. De distance en distance, la muraille est flanquée de tours rondes ou carrées, dont la plupart menacent ruine. Le pourtour ne devait pas être très considérable; ce qui fait supposer ItlCT. DE LA. BIBLE.

haut duquel on peut admirer le panorama de Damas et des environs. En dehors, un peu plus loin, une colline formée de décombres a révélé, dans les fouilles qu’on y a pratiquées, l’existence d’anciennes fabriques de poteries émaillées autrefois célèbres. Une léproserie abandonnée passe pour occuper l’emplacement de la maison de Naaman le Syrien, miraculeusement guéri par Elisée. IV Reg., v, 1-19. En suivant le mur de la ville vers le sud, on arrive bientôt à un angle saillant où l’on voit encore les débris d’une puissante tour, dont les blocs sont taillés en bossage. L’enceinte tourne alors brusquement à droite, et après quelques centaines de pas on arrive près d’une seconde porte, aujourd’hui murée et appelée Bâb Kisân, du nom du gouverneur qui la bâtit, vers le VIIe siècle, sur l’emplacement d’une plus ancienne. C'est près de là que, suivant la tradition actuelle, il faudrait chercher l’endroit par où s’évada saint Paul (voir fig. 466). L’Apôtre nous apprend lui-même, en effet, que, pour le soustraire aux mains des Juifs, ses disciples le descendirent jusque dans les fossés, à l'aide d'une corbeille, par une fenêtre surplombant l'enceinte ou s'ouvrant dans la muraille. II Cor., xi, 32, 33; Act., ix, 24, 25. C’est ainsi que, longtemps auparavant, Rahab avait, à Jéricho, sauvé les espions

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