‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 94 sur 485 · DIPLOÏS · texte numérisé non relu

DIPLOÏS

DIPLOÏS, mot grec, SiiD.ofç, employé deux fois dans ! la Vulgate, Ps. cvm, "29, et Baruch, v, 25. Dans les deux passages, le traducteur latin a conservé le mot qu'il trouvait dans le texte grec sur lequel il faisait sa version. L’hébreu, Ps. cix, 29, porte le mot me' II, qui signifie une sorte de tunique. C’est probablement aussi le mot que portait l’original hébreu de Baruch, aujourd’hui perdu. Voir Tunique.

DIPONDIUS, mot par lequel on désignait en latin , dans le langage courant, le double as. Cicéron, Pro Quintio, xvi, 53. Il est employé dans ce sens par la Vulgate. Luc., xii, 6. Voir As, t. i, col. 1051.

E. Beurlier.

DI PS AS (hébreu : àârâf, de iâraf, « brûler »), serpent venimeux dont la morsure produit une soif inextinguible et mortelle. Les naturalistes appellent aujourd'hui du nom de « dipsade » une couleuvre qui vit sur les arbres, dans l'Inde et en Amérique. Les anciens connaissaient sous le nom de 8i<]/âç , tiré du substantif 8i<j/a ,

« soif, » un serpent dont la morsure causait une fièvre ardente accompagnée d'une soif inextinguible. Nicandre, Theriac., 334; Élien, Nat. animal., vi, 51. Les serpents de cette nature ne manquent pas dans la presqu’île Sinaïtique, et le sârâf hébreu appartient vraisemblablement à la même espèce que le dipsas d’Elien. Tristram, The natural history of the Bible, Londres, 1889, p. 277. — Quand les Hébreux se lassèrent au désert de la manne que leur envoyait le Seigneur, Dieu déchaîna contre eux des nehâsim hasserâfîm, « serpents brûlants, » otfuç tou? 0x';aroCTa; , ignitos serpentes, qui en firent périr un grand nombre. Num., xxi, 6. Les Hébreux contournaient alors par l’est le pays des Iduméens. La contrée rocheuse qu’ils parcouraient abondait en reptiles venimeux. La vengeance divine permit la multiplication de ces reptiles pour la punition des coupables. On ne sait d’ailleurs à quelle espèce pouvait appartenir le sârâf de la Bible. D'après Aquila, il s’agit d'un ÈpjrpriaT rjç , serpent « qui brûle », et d’après la Veneta, d’un wp-qo-x-qp, serpent dont la morsure cause une grande inflammation. Dioscoride, Theriac., 13; Élien, Nat. animal., vi, 51. Le sens général de sdrâf n’en reste pas moins indiscutable : le sârâf n’est ni une couleuvre inoffensive, ni un serpent couleur de feu , mais un reptile dont la morsure a un double effet : une soif cuisante, puis la mort. Pour guérir ceux qui avaient été atteints, mais n’en étaient pas encore arrivés au dénouement fatal, Moïse reçut l'ordre de fabriquer un sdrâf, otpiv, serpentent æneum, dont la vue suffisait à faire cesser le mal. Num., xxi, 8. Voir Serpent d’airain. Plus tard , il rappelait aux Hébreux qu'ils avaient rencontré au désert « le serpent sârâf, le scorpion, la région desséchée ( simmâ'ôn ) où il n’y a point d’eau », Deut., vm, 15; Septante : « le serpent qui mord (Sâxvcov), le scorpion et la soif (ôf'fcx), sans qu’il y ait d’eau; » Vulgate : « le serpent au souffle brûlant, le scorpion, le dipsas et absolument point d’eau. » Ce passage de la Vulgate est le seul où se rencontre le mot dipsas , qui devrait régulièrement traduire l’hébreu sdrâf, déjà rendu par serpens flatu adurens, tandis qu’il correspond à simmâ'ôn, « région de la soif, » nommée simplement Sri y. par les Septante. — Dans sa prophétie contre les Philistins, Isaïe, xiv, 29, dit que « de la race du serpent sortira le sêfa% et son fruit sera le sârâf volant », ô çeiç TtsTagevot, ce que la Vulgate traduit par absorbens volu crem, « qui dévore ce qui vole. » Dans un autre passage, Isaïe, xxx, 6, représente l’Égypte comme une terre d’aflliclion, « d’où sortent le lion et la lionne, la vipère et j le sârâf volant, » exyova àenîSùûv Tterop-évaiv, « la race des aspics volants, » regulus volans. Dans ces deux passages, le sârâf apparaît comme un serpent très dangereux , puisqu’il est associé au ?êfa' et à la vipère. Voir Serpents. Isaïe parle du sârâf volant. On ne connaît pas de serpents volants. Le seul reptile qui paraisse voler

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