‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 153 sur 486 · Inscription de Teima · texte numérisé non relu

Inscription de Teima

D'après le Corpus inscript, semit., part, ir, pi. x, n° 114.

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« 1. Trône qu'a offert — 2. Ma'anân , fils de 'lui — 3. nin , au dieu Salin, — 4. pour sa vie. »

nnments araméens d'Egypte, bien qu'elles appartiennent au même type. A la Bn de la période perse, l'écriture araméenne, devenue l'écriture populaire et courante, est adoptée par tous les peuples sémitiques. Nous suivrons ses modifications postérieures chez les Hébreux seulement. Ph. Berger, Histoire de l'écriture dans l'antiquité, p. 205-220; il. de Vogué, Corpus inscriptionum semiticarum , pars il*, t. i, Paris, 1889, proœm., p. n-v.

2° L'écriture araméenne devient l'hébreu carré. — L'hébreu carré, tel que nous l'écrivons encore aujourd'hui, dérive de l'écriture araméenne, qui s'est substituée peu à peu chez les Juifs à l'écriture phénicienne. Les auteurs juifs attribuent cette substitution à Esdras. Ils appellent la nouvelle écriture n'TvarN, assyrienne, parce qu'ils l'ont rapportée du pays de la captivité, et ils la distinguent de l'ancienne , qu'ils nomment n>~nv , hébraïque. Tahnud de Jérusalem, traité Meghilla, trad. Schwab, t. vi, Paris, 1883, p. 212-213. Origène, Selecta in Psalmos. Il, 2, t. XII, col. 1103, et saint Jérôme, Prologus galeatus, t. xxvm, col. 548-549, ont connu celte tradition, que les Juifs acceptent encore. Cf. L. Wogue, Histoire de la Bible et de l'exégèse biblique, Paris, 1881, p. 115-118; Ad. Neubauer, The Introduction of the Square Characters in Biblical Mss., dans les Studia Biblica, t. m, 1891, p. 1-22. Mais les critiques modernes pensent généralement que ce changement d'écriture est moins ancien et qu'il s'est fait progressivement. 11 ne peu' être attribué ni à l'activité personnelle ni même à l'inlluence d'Esdras. L'écriture carrée n'est que l'écriture ancienne peu à peu transformée par les calligraphes ,

sous l'influence et à l'imitation des Araméens. L'écriture hébraïque s'aramaïsa en même temps que la langue hébraïque, et elle suivit les mêmes phases que la paléographie araméenne. On constate sur les monuments ses transformations progressives.

H faut en placer le point de départ au v" ou au VI0 siècle avant notre ère. A celte époque, le peuple juif a élé nus en rapport direct et constant avec la civilisation araméenne, el il en a subi l'influence. Le premier terme de comparaison des écritures doit être emprunté aux papyrus araméens d'Egypte. On peut penser que les prophètes contemporains de la captivité écrivaient leurs œuvres, et que la Loi était transcrite au temps d'Esdras avec des caractères à peu près analogues. On se représente ainsi l'aspect du texte à cette époque, et on comprend l'origine de certaines fautes de copistes. La transition de cette écriture araméenne cursive à l'hébreu carré ne fut pas brusque et ne se produisit pas de la même façon pour toutes les lettres. Les formes anciennes gardèrent plus longtemps leur pureté primitive dans l'écriture monumentale que dans les manuscrits. Le nom de Tobie, lu sur les soubassements de la citadelle d'Araq-el-Éniir, est un document de la transformation. Le hé, le belh et le iod ont encore une forme nettement araméenne. Or le iod en particulier rend mieux compte de l'hébreu carré que celui des papyrus araméens.

Nous trouvons l'hébreu carré entièrement formé dans les inscriptions de Jérusalem et des environs, du I" siècle avant notre ère. L'inscription du tombeau de Benè Hézir, dit tombeau de saint Jacques, reproduit l'écriture carrée avec ses caractères distinctifs, qui dérivent de la triple tendance de l'alphabet araméen à l'époque perse. La tête des lettres a complètement disparu, et il ne reste plus que la base du crâne, qui forme comme une barre continue. Cependant le belh, le daleth , le caph et le rescli gardent encore un vestige de la tête, une légère encoche qui dépasse la ligne. L'appendice qui dans le lié, le helh et le thav surpasse la barre, ira peu à peu en diminuant, et disparaîtra entièrement vers le IIIe ou le iv8 siècle de notre ère. Le iod garde encore ses dimensions premières et son inclinaison sur la ligne, mais il perd la barre transversale qui le distinguait du zaïn. Il sera réduit bientôt à un simple trait, plus ou moins grand, qui se transformera insensiblement en un point, le > de l'hébreu moderne.

Dans les inscriptions des deux synagogues de Kefr- Berein (fig. 523 et 524), que Renan rapporte au m» ou au IVe siècle avant notre ère, l'hébreu carré est définitivement constitué. D'autres exemples de l'hébreu carré nous sont fournis par l'inscription de la synagogue d'Alma, par celles de la synagogue de Palmyre, qui datet bablement de l'époque de Zénobie. L'écriture palm nienne ressemble singulièrement a l'hébreu tarie; ce sont deux écritures sœurs, deux rameaux parallèles et à peu près contemporains de l'écriture araméenne. Celle de Palmyre est plus ornementée; l'hébreu carré est plus massif et plus anguleux. Les lettres se referment par en bas, sauf dans les finales, qui s'allongent au-dessous île la ligne, et dont l'apparition, excepté pour le min . ne date guère que des premiers siècles de notre ère. Les dernières traces d'archaïsme disparaissent à la même époque.

Aux vu6 et vme siècles de notre ère, l'hébreu arrive à sa forme à peu près définitive. Les rabbins le regardent comme une écriture sacrée; ils le stéréotypent, pour ainsi dire. Les caractères n'ont pas toujours la régularité mathématique des types de l'imprimerie; cela tient exclusivement a la main du scribe. Dans les manuscrits H les rouleaux des synagogues, l'écriture reste la même et ne subit plus de transformations pareilles à celles des âges antérieurs. Les Juifs du moyen âge en ont tiré cependant une écriture cursive, qu'on appelle l'hébreu rabbiniqu.-. 11 revêt, suivant les pays, des formes assez différentes. Sans parler des manuscrits babyloniens (voir t. i,col. 1359),

écriture hébraïque

les manuscrits occidentaux présentent trois types différents' d'écriture. Les manuscrits allemands et polonais ont des caractères anguleux ; les manuscrits espagnols ont des lettres carrées et majestueuses; les manuscrits français et italiens ont des formes intermédiaires. Ph. Bercer, Histoire de l'écriture, p. 252-203; M. de Vogué, L'alphabet araméen et l'alphabet hébraïque, dans la Bévue archéologique, '1865, p. 319-341, et dans les Mélanges d'archéologie orientale, Paris, 1808, p. 164-166; A. Loisy. Histoire critique du texte et des versions de la Bible, dans L'enseignement biblique, 1892, p. 80-95.

Berein, la distinction des mots n'est que peu ou point marquée. Il n'est donc pas certain que dans les manuscrits communs on ait toujours laissé un intervalle entre les mots. La séparation a dû se régulariser avec l'usage des lettres finales. Le Talmud de Babylone, Menaehoth , 30 a, détermine l'espace exact qu'il faut laisser entre chaque mot dans la transcription des Livres Saints. Celui de Jérusalem, MeghilUt, trad. Schwab, t. VI, Paris. 1883, p. 213-217, y ajoute d'intéressants détails, dont voici le résumé. Les rouleaux de la Loi doivent être écrits suides morceaux de parchemin, cousus ensemble par des

523. — Inscription d'une des fenêtres de la synagogue T de Kefr-Berein en Galilée. Ï7V~Z " D'après E. Renan, Mission de Phénicle, pi. lxx et p. 764.

..3 « R... Êléazar,

Consulter les tableaux des différents alphabets, t. i, col. 407 -iU.

3° Manière d'écrire durant celte période. — Les matériaux sur lesquels on écrivait fuient les mêmes que durant la période précédente. Cependant le parchemin supplanta graduellement le papyrus. Les traducteurs grecs de^Jérémie, xxxvi, 2, 4, 6, et d Ézéchiel, II, 9, se servent de termes qui supposent l'emploi du papyrus. Josèphe, Ant. jud., XII, n, 11, rapporte que Ptolémée Philadelphie

nerfs. Chaque bande contiendra trois colonnes au moins et huit au plus. Les lignes sont tracées avec un jour. Il faut laisser entre deux lignes l'équivalent d'une ligne, entre deux mots l'espace dune lettre, entre deux lettres un espace infime, entre deux pages la largeur d'un pouce. La longueur et l'épaisseur du parchemin ne sont pas déterminées; mais il faut laisser en haut une marée de deux doigts, et en bas une marge de trois doigts. On établira un cylindre de bois sur lequel on collera la fin

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[nscrlptlon de la porte de la synagogue II de Kifr-lirrcin. Cette inscription, sur nn listel de 5 centimètres de large

ménagé à la partie Inférieure du Untean, est sur une Beule ligne, qui a été Ici partagée en deux.

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I Partie inférieure I VWÏB3 713T3 iszr mn 1>]WÎ1 ITOï "" p nVl n

« Poil la paix en ce lieu et dans tous les lieux (de réunion] d'Israfill Jofi||é, lévite, fils de Lévi, a fait ce linteau.

Vienne la bénédlotlon but son œuvre! »

D'après E, Renan, Missioii de PhènicU , pi. i.xx et p. 7^5 - 771.

admira beaucoup, pour la finesse du parchemin et la beauté des caractères , l'exemplaire du Pentateuque que li grand prêtre lui avait envoyé- de Jérusalem. La forme du manuscrit continua longtemps encore à être le rouleau. Après le commencement de l'ère chrétienne seulement, les manuscrits des particuliers prirent la forme des codices ordinaires. Pour l'usage liturgique, on a maintenu jusqu'à nos jours les anciens rouleaux. H. Simon, Histoire critique du Vieux Testament, 1. i, ch. xxi, Rotterdam, 1685, p. 117-121, el Lettres choisies, 2= édifc, Amsterdam, 1780, t. rv, p. 190 195. Quant à la séparation des mots, elle existe sur certains monuments de l'écriture ai.uuéenne. Les inscriptions île Ninive el de Babylone la marquent quelquefois par un point, le plus souvent par un intervalle. Les papyrus araniéons d'Egypte

mettent aussi un intervalle entre eh, uni.- mot. .Mais dans d'autres textes, comme les inscriptions de Palmyre, relies du tombeau des Benè Hézir et de la synagogue de Kefr-

d'un texte complet de la Bible. Pour le Pentateuque, il y aura deux bois, un à chaque bout. Ainsi une bible complète sera enroulée de façon à laisser le commencement ouvert; pour le Pentateuque, on laissera libre le milieu. Les lettres finales sont regardées comme de tra- . 1 1 1 1 losaïque. — Plus tard, les massorètes ne se bornèrent pas à inventer les points -voyelles; ils étudièrent aussi les consonnes cl notèrent les moindres particularités des manuscrits. Us distinguèrent les majuscules. les minuscules el les lettres renversées ou suspendues. .1. Buxtoi-f, Tiberias, liai.-, 1630, p. 15-2- 173. Ces minutieuses remarques turent scrupuleusement observées dans la transcription des lextes sacrés, et firent de l'écriture hébraïque une écriture hiératique, dont les plus 1 modifications contenaient des mystères.

III. Bibliographie. — Gesenius, Geschichte der hebrûischen Sprache und Schrift, in-8", Leipzig, 1815; E. A. Steglich, Schrift und Bucherwesen der Hebrûer

écriture hébraïque — ed

Leipzig. 1*76; Héron de Villefosse, Notice des monu- (s provenant de la Palestine, in-S», Paris. lsTii ; Conder, Hebrev: Inscriptions, dans Palestine E.rploral Fwnd, octobre 1883. p. 170; Corpus inscriptinnum semiticarum, P.uis, 1881-1893; Chwolson, Corpus inscriplionuin hebraicarum, in-40, Saint-Pétersbourg, 188-2.

E. Mangenot.

ÉCRIVAIN i hébreu : sôfêr,* celui qui écrit »). LaVulgate a traduit deux fois par scriptor, « écrivain, » Ezech., IX, 2, 3, le mot hébreu sôfêr, qu'elle traduit ailleurs par Scriba. Voir Scribe. Dans les deux versets cités, le prophète parle de l'écritoire que « l'écrivain » porte à sa ceinture. Voir Écritoire.

ÉCURIE (hébreu : 'uryâh ou 'urvâh , « crèche, mangeoire », et, par suite, écurie; Septante: çatvii; Vulgate : stabulum, prsssepe) , lieu où l'on renferme les chevaux ou les autres animaux de selle ou de trait. La Bible ne parle d'écurie que dans deux circonstances. — 1° Quand Salomon eut acquis un grand nombre de chevaux, il les plaça dans des écuries réparties entre Jérusalem et les villes où il tenait ses chars. I Reg., v, 6 (Vulgate, III Reg., iv, 26, prsesepia ; Septante, dans le Codex Alexandrinus : roxâBeç, puerperœ equ<c). II Par., lx, 25 (Vulgate : s tabula; Septante : B^Xsiai , fœminsB [equœ]). — 2° Ézéehias, dit le texte sacré, eut « des écuries (Vulgate .prœiepia; Septante : pôtvaç) pour toute espèce de bétes (behêmâh) et des écuries (étables; Vulgate : caillas ; Septante : u.avôpa; ) pour les troupeaux i àdârîm i ». II Par., xx.\n,28. Nous n'avons aucun détail sur la construction des écuries des Hébreux. Les souterrains situés au sud-est de l'angle du Haram, à Jérusalem, et qui sont connus sous le nom d' « Écuries de Salomon », sont d'une époque inconnue, mais sans doute bien postérieure à ce prince. Voir Chauvet et Isarabert, Syrie, Palestine, 1882, p. 287. Les monuments égyptiens nous montrent des ânes mangeant dans une écurie (fig. 525). On voit aussi sur un monument représentant une villa une écurie où est un cheval. Wilkinson, The manners and customs of tlie ancien! Egyptians, 2e édit., in-8°,

niier écuyer dont il soit fait mention est celui d'Abimélech, qui, à la demande de son maître, le perça de son épée. Jud., ix, 54. Il est question à plusieurs reprises de ['écuyer de Jonathas, fils de Saùl. I Reg. (Sam.), xiv, 1,6,7, 12. 13, 11, 17: I Mach., îv, 30. Saùl avait aussi un

525. — Anes à leur mangeoire, xvnr dynastie. Tell cl-Amarna. D'après Lepsins, Dcnkmdler, Abth. m, Bl. 95.

Londres. 187*, t. I, p. 370, pi. ix. Vn monument assyrien (reproduit fig. 250, col. 679) représente une écurie où plusieurs chevaux sont en train de manger, tandis qu'un valet étrille un autre cheval. Voir Étable.

E. Beuruer.

ÉCUYER (Vulgate : armiger), serviteur chargé de porter le bouclier ou les armes d'un chef. La langue hébraïque n'a pas de mot spécial pour nommer ce serviteur; elle le désigne par une périphrase : han-na'ar nasè' kêlim, « le jeune homme qui porte les armes, » Jud., ix, 54; I Sam. (Reg.), xiv, 1, 6, etc.; noie' hasinâh, « celui qui porte le bouclier, o I Sain. (Reg.), XVII, 7, 41. Les Septante traduisent ces mots par xh iratSâpiov 7o xi'pov tï iras-jï), Jud., ix, 54; 1 Reg., xiv, 1, 9, etc.; m ta o-//. 1 Reg., xvu, 1. Les écuyers accompagnaient leur maître à la guerre, portaient ses armes et les lui donnaient quand il avait à s en servir, — Le pre-

Écuyers du rot d'Assyrie. Nimroud. D'après Layard , Monuments , t. I, pi. 20.

écuyer, I Reg. (Sam.), xxxi, 4, 5, 6; I Par., x, 4, 5, qui refusa de tuer son maître après la défaite de Gelboé, malgré l'ordre qu'il en reçut. David fut pendant quelque temps écuyer de Saùl. I Reg. (Sam.), xvi, 21. Joab avait à sa suite plusieurs jeunes gens chargés de porter ses armes. II Reg. (Sam.), xvm, 15. L'un d'eux, qui était l'écuyer en titre, s'appelait Naharai. II Reg. (II Sam.), xxm, 37; I Par., xi, 39. — Les écuyers étaient armés pour leur propre compte et combattaient à côté de leurs maîtres. I Reg. (Sam.), xiv, 13, 14. L'usage d'avoir des écuyers existait aussi chez les Philistins; Goliath est accompagné d'un homme qui porte son bouclier. 1 Reg. (1 Sam.}, xvu, 7 et 41. Il ne semble pas que les rois d'Egypte aient ainsi fait porter leurs armes, on ne voit auprès d'eux que le cocher monté sur leur chai m-

traire, les rois d'Assyrie (fig. 526) sont accompa... leurs d'armes: l'un tient le carquois, un autre le bouclier. G. Rawlinson, Tlie /ire great monarchies in the Eastern world, Ie édit., in-8°, Londres, 1879, t. i. p. l'.G, 506, 507, 515: Layard, Monuments of Niniveh, t. i, pi. 17, 20 et 23; t. H, pi. 42. Cf. fig. 321, t. i, col. 1159. Ces serviteurs étaient des eunuques , à l'exception du porte -bouclier. Les rois de Perse avaient auprès d'eux des officiers portant leur carquois et leur arc. C'étaient des personnages importants à la cour. G. Rawlinson, Tlie fwe great monarchies, t. m, p. 209-210.

E. Belrlier. ED ( hébreu : 'Èd ; Vulgate : Teslimonium , « témoignage »), nom donné à un autel élevé par les tribus transjordaniennes de Gad , de Ruben et de Manassé oriental. Jos., xxn, 34. Lorsque ces tribus eurent pris définitivement possession de leur territoire, elles élevèrent, dans le pays de Galaad, prés du Jourdain, peut-être près de l'embouchure du Jaboc, « un grand autel. » Jos., XXII, 10. Les tribus cisjordaniques craignirent qu'il n'y eût là un acte de schisme; mais ceux qui avaient érigé l'autel les rassurèrent, en leur expliquant qu'ils n'avaient

ED

EDERSHEIM

eu d'autre intention que de faire de ce monument un 'êd, un « témoignage » durable de leur alliance avec leurs frères, d'où l'appellation qui lui fut attribuée. Le texte bébreu massorétique, dans sa forme actuelle, non plus que les Septante, ne donnent formellement le nom de 'Êd, Mctprûpiov . à l'autel, mais le contexte le suppose, et quelques manuscrits, la Pcschito et la version arabe portent comme la Vulgate : « On l'appela 'Ed ou le Témoignage. »

EDDO (hébreu: 'Jddâ; omis dans les Septante; Codex Alexandrinus : 'AOaveiu.), lévite, chef des Nathinéens, qui étaient en captivité. à Cbasphia (voir col. 615). Au temps du -'vond voyage de Babylone à Jérusalem, Esdras les envoya prévenir de son retour dans la ville sainte, et il les pria de se joindre à lui. I Esdr., vin, 17.

ÉDÉMA (hébreu : 'Àdâmâh, « terre; » Septante : Codex Alexandrinus, 'A6au.(; Codex Vaticanus, 'Apu.atf, par suite de la confusion fréquente entre le daleth, -, et le resch , i), ville forte de la tribu de Nephthali, mentionnée une seule fois dans l'Écriture. Jos., xix, 36. S'appuyant sur l'origine du mot hébreu, qui signifie" i Knobel a imaginé de l'identifier avec Bas el-Ahmar, « la tète » ou « le cap rouge », localité située au nord de Safed. Cf. Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 161. C'est une assimilation fantaisiste. D'après rémunération de l'auteur sacré, dans laquelle • 'lie est citée après Cénérelh, elle appartient au groupe méridional de la tribu; elle en marque même, croyons-nous, la limite extrême. Les explorateurs anglais l'ont identifiée avec le village actuel de Damiéh, à deux lieues environ à l'ouest de Tibériade. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, 1881 . 1. i, p. 365; G. Armslrong, W. Wilson et Conder, Nantes and places in the Old and New Testament , Londres, 1889, p. 4. Il nous semble que cet emplacement convient mieux a une autre ville de la même tribu et à peu près du même nom, c'est-à-dire Adami. Jos., xix, 33. Voir Adami 1, t. i, col. '209. Aussi reconnaissons- nous plus volontiers Édéma dans Khirbet Admah, sur la rive droite du Jourdain, un peu au -dissous de l'embouchure du Yarmouk. 11 y a d'abord correspondance exacte entre l'hébreu ---s, 'Adâmâh, et l'arabe L>>\, Admâ. Ensuite

Edéma termine la liste des villes méridionales de Nephthali, Jos., xix, 35-36, comme le nom suivant, Arama, commence celle des cités du nord. Jos., xix, 36-38. — La liste géographique des pylônes de Karnak donne un nom, n» 51, dont on peut rapprocher celui qui nous

occupe; c'est TlTfT

TîTrT

. , Scniés-Aduma. Le même

mot se retrouve sur une stèle votive d'Amenhotep II, et désigne une ville près de laquelle le roi « frappa comme un lion les pays de Ma-tnn-n », et qui ne devait pas être située plus haut qu'Achsaph et Dan ou Lais. Cf. W. Mas Mùller, Asien und Europa nach altâgyptischen Denkmàlern, Leipzig, 1893, p. 203-204. Le rang qu'occupe •Sèmes- Adumu dans la liste égyptienne cadre bien avecla position de Khirbet Admah. Elle est, en effet, mentionnée entre Biar ou Bir, qu'il est facile d'assimiler à El-Birèh , sur l'ouadi de même nom qui se jette dans le Jourdain au-dessous du lac de Tibériade, et Anoukharotou ou Anûherlû, qui n'est autre que VAnaharath de la tribu d'Issachar, Jos., XIX, 19, aujourd'hui En- Na'ourah, à la partie septentrionale du Djebel Dalnj ou Petit-Hermon. Voir Anaii.uiaïii, t. i, col. 535, et la carte d'ISSACHAR. Si maintenant l'on admet que la première partie de SémeS-Aduma ait pu tomber, il sera permis de rapprocher la seconde de l'Édéma de Nephthali. Cf. G. Maspero, Sur les noms ijéaijra)ihiijiirs de la Liste île Thoutmos III qu'on peut rapporter à la Galilée, Londres, I8S6, p. II). — Khirbet Admah n'offre rien de particulier, sinon quelques ruines et quelques

sources aux environs. Cf. Survey of Western Pale Memoirs, Londres, 1882, t. n, p. 121. A. Legendre.

ÉDEN (hébreu: 'Êdén,a délices»), nom d'un lévite et de plusieurs localités.

1. ÉDEN (hébreu: 'Êdén; Septante : 'Iwa8dt[i). Invite, fils de Joah , de la descendance de Gerson. 1 Par, , xxix. 12. Il prit part à la purification du Temple, sous Ézéchias. Probablement c'est le même qui était sous les ordres du portier Coré, chargé des dons volontaires. 11 Par., xxxi, 15.

2. ÉDEN (Septante: 'Eosy. . rpuçr,), nom du jardin où furent places Adam et Eve et que nous appelons Paradis terrestre. La Vulgate a traduit 'Edén par voluptas, délices. » Gen., n, 8. 10, 15; m, 23, 24. Elle n'a conservé le mut Éden que Gen., îv, 16. Voir Paradis terrestre.

3. ÉDEN (Septante: 'Eoéu., IV Reg., xix, 12; omis dans Is., xxxvn, 12), pays mentionné 11 (IV) Reg., xix, 12. el ls., xxxvn, 12, par les messagers de Sennachérib à Ézéchias, parmi ceux qui n'ont pas pu résister a la puis

des rois d'Assyrie. 11 est nommé avec Gozan, Haran et Réseph (voir ces mots), et il est dit que» les fils d'Éden i habitaient « à Tbélassar «. Dans Ézéchiel, XXVII, 23, Éden. qui fait le commerce avec Tyr, est également mentionné a côté de Haran. L'assyriologie a révélé le nom d'une ville de Bit-'Adini située sur les deux rives de l'Euphrate, entre Balis et Béredjik. Il y a tout lieu de croire que c'est l'Éden dont s'étaient emparés les rois d'A E. Schrader, Keilinachriften und Geschichlforschung, in-8°, Leipzig , 1878, p. 198-200; Id., Die KeilinschrifU n mal das Mtr Testament, 2e ëdit., 1883, p. 327; Erd. Delitzscb , Wo lag das Parodies, in-12, Leipzig, 1881, p. 98, 18i.

4. ÉDEN (omis dans les Septante), un des marchés qui approvisionnaient le commerce de Tyr d'étoffes brodées. Cet Éden ne différait probablement pas de l'Éden dont il est question IV Reg., XIX , 2, et Is., XXXVII, 12. Voir ÉDEN 3.

5. ÉDEN (BETH), lieu nommé dans Amos, I. 5 (texte hébreu; la Vulgate traduit : domus voluptatis, « maison de délices »). C'est, d'après les uns, Bit-Adini (voir Éden 3), d'après les autres, une localité différente. Voir

t. i, col. 1671.

ÉDER i bébreu: 'Edér). N'om d un lévite el d'une ville de Palestine.

1. ÉDER i Septante : 'Eoip ), lévite, fils de Musi et père de Moholi, de la famille de Mérari, au temps de David. I l'ai., wni, 23; XXIV, 30.

2. ÉDER (hébreu:' Èdér. « troupeau; » Septante: Codex Vaticanus, "Apu; Codex Alexandrinus, 'Eêpai), ville de la tribu de Juda, située à l'extrémité, « pies des frontières d'Edom, dans le négéb ou le midi. » Jos., xv, 2t. C'est la seconde de rémunération, et, comme la plupart des autres du même groupe, elle est inconnue. Quelques auteurs ont cru ici sans raison a une transposition de lettres pour 'Arad. On a proposé de reconnaître celte localité dans Khirbet el-'Adâr, a deux lieues environ au sud de Gaza, ou dans Khirbet Ijinnm Adrêh, plus loin vers le sud-est, au-dessus de VouadieschSchéri'ah. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, Loinii.^. 1881-1883, t. m, p. 236; F. Huhl, Géographie des alten Palâstina . in-8°, Leipzig, 1896, p. 185. Ce n'est pas certain; il semble qu il faudrait la chercher plus bas. A. Legendre.

EDERSHEIM (Alfred), né à Vienne le 7 mars 1825,

EDERSHEIM — EDP.AI

mort à Menton en mars 1889. Né de parents juifs, il se lit protestant et prit le grade de docteur en théologie à I Université d'Edimbourg. D'abord ministre de l'Église libre, en ISi'J, il reçut les ordres dans l'Église anglicane, en 1S75, et fut vicaire de Lodors, dans le comté de Dorset, de 1876 jusqu'en 1883. Il s'établit à Oxford, en 1884, el \ devint, en 1886, Lecturer on the Septuagint. Il a été l'un des collaborateurs du Speakers Commentary et a laissé plusieurs ouvrages : History of the Jeu'ish Nation after the destruction of Jérusalem , in-8", Edimbourg, 1856; History of Elis ha the Prophet, in-8°, Londres, 1868; The Temple, ils Ministry ami Services, in-12, Londres, 1874; The World before the Fluod and the History of the Patriarchs, in-8», Londres, 1*7.".; Sketch of Jemish social Life in the days of Christ, in -16. Londres, 1870 (traduit en fiançais par G. Roux, sous le titre de La société juive à l'époque de Jésus-Christ, in-16, Paris, 1X116) ; The Exodus and the Wanderings in the Wilderness, in-8°, Londres, 1876; Israël in Canaan muter Joshua ami the fudges, iri- 8°, Londres, 1877; Israël under Samuel, Soûl and David, in-8", Londres, 1878; History of Judith and Israël from the birth of Solomon lo the reign of Ahab, in-8n, Londres, 1880; Prophecy ami History in Relation to the Messiah, heing the Warburton Lectures for 1880-1884, in-8», Londres, 1885; The Lifeand Times of Jésus the Messiah, 2 in-8», Londres, 1883 (ce dernier ouvrage est son œuvre la plus remarquable ; il a eu une seconde édition en 1884) ; History of Israël and Judah from the reign of Ahab lo the Décline of the Tivo Kingdoms, in-8°, Londres, 1885; History of Israël and Judah from the Décline to the Assyrian captivity, in-8», Londres, 1887, etc.

F. VlGOUROUX.

ÉDISSA (hébreu : Hâdassâh; omis dans les Septante), nom hébreu d'Esther. Il signifie myrte ». Voir Estheii.

EDNA (hébreu: 'Adnd'; Septante: 'ESvf), un des fils de Phahath-Moab, qui sur l'ordre d'Esdras renvoyèrent les femmes étrangères qu'ils avaient prises en captivité contre la loi. I Esdr., x, 30.

EDNAS (hébreu: 'Adnâh ) , nom de deux personnages.

1. EDNAS (Septante : 'Eovi), un des chefs de la tribu de Manassé qui se rangèrent au parti de David avant le dernier combat livré par Saùl aux Philistins. I Par., xn.20. La Vulgate répète à tort deux fois ce même nom dans l'énumération que contient ce verset.

2. EDNAS (Septante: "ESva;), chef d'armée de la tribu de Juda au temps de Josaphat ; il commandait à ta»is cent mille hommes. II Par., xvn, 11.

ÉDOM (hébreu : 'Èdôm, « roux; » Septante : 'Eôwu.), surnom d'Esaù, Gen., xxv, 30; xxxvi, 1, et du pays auquel il donna son nom et qui s'appelait auparavant mont Séir. Gen., xxxii, 3; xxxvi, 8, etc. Nous appelons ordinairement ce pays Idumée. Voir Ésau et IdumÉe.

EDO MITES, habitants du pays d'Édpm. Voir Idu-

MÊENS.

ÉDRAÏ (hébreu : 'Edré'i, « fort, puissant; » Septante: 'Eôpasiv), nom de deux villes situées l'une à l'est, l'autre à l'ouest du Jourdain.

1. ÉDRAÏ (hébreu : 'Édrê i: Septante: Codex ï'aticanus, 'ESpaetv, Num., xxi, 33; Deut., i, i; Jos., xn, 4; xiii, 12, 31; 'Eopa=i>, Deut., m, 1, 10; Codex Alexanus, ESpat'jjL, Jos., xiii, 31; NE<rSf>âei|t, Jos., xiii, 12), ville à l'est du Jourdain, de la tribu de Manassé (lig. 527). Elle est mentionnée avec Astaroth comme une des deux

capitales d'Og, roi de Basan , Deut., i, 4; Jos., XII, 4; xiii. 12, 31. et dans laquelle ou près de laquelle il fut défait par les Israélites. Num., \\i, 33; Deut., m, 4.

I. Identification. — Edraï se trouvait sur la route que devaient suivre les Hébreux quand, remontant de Galaad vers le nord, ils allaient conquérir le pays de Basan. Num., xxi, 33. Le « chemin de Basan » dont il est ici question est probablement ce qu'on appelle aujourd'hui le Derb el-Hadj ou la « Route des Pèlerins » ( de la Mecque ), qui traverse du nord au sud toute cette contrée orientale. Elle est citée avec Selcha (aujourd'hui Salkhad, au

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