Monnaie d'Édraï
AOTK1AAA AÏTOTETA. r.uste .le Lueille, aile de Marc- Aunle. h droite. h. TYXH AAP | AIINLîN. t; la Tyehê (Fortune) d'Adraa, à droite.
sud du Djebel Hauran ) comme une des limites de Basan. Deut.. m, 10. C'est pour cela que le roi vint jusque-là défendre l'entrée du pays. Elle était donc sur la frontière méridionale. Quelques auteurs ont tort de distinguer ici deux Édraï, l'une théâtre du combat, Num., xxi, 33; Deut., m, 1, l'autre opposée à Selcha, Deut., m, 10, et située par là même au nord -ouest de celle-ci, et identifiée par eux avec Ezra , aux confins ouest du Ledjah. Cf. Keil, Numeri und Deuteronomium , Leipzig, l*7n, p. 309, 426. Il est plus naturel d'admettre que l'écrivain sacré a tout simplement tracé une ligne de démarcation au sud, dans la direction de l'est à l'ouest.
Les données scripturaires sont vagues; celles de la tradition nous aideront à préciser la position de l'antique cité. Eusèbe et saint Jérôme, Onomastica sacra, Goettingue, 1870, p. 118, 253, nous disent que, de leur temps, « Édraï où fut tué Og, roi de Basan, » s'appelait Adra, "Aôpi ou 'Aopai, et était « une ville importante de l'Arabie, à vingt-quatre milles (vingt-cinq, au mot Astaroth, p. 86, 213), c'est-à-dire trente-cinq ou trente-six kilomètres de Bostra (Bosra el a six milles (près de neuf kilomètres) d' Astaroth [Tell Aschtaréh). Dans la Table de Peutinger, Adraha est placée sur la voie romaine de Gadara (Oumm Qeïs) à Bostra, à seize milles (vingtquatre kilomètres) de Capitolias (Beit er-Ràs?) et vingtquatre de Bostra. Elle est encore mentionné, p il Épiphane et dans certaines listes épiscopales. Cf. Re Palsestina, Utrecht, 1714, t. il, p. 547-549. Ces indications nous conduisent suffisamment à une ville du Hauran dont le nom se rapproche exactement de l'ancienne dénomination. Elle se trouve à environ dix kilomètres au sudsud-est d'El-Mezéirib, une des stations des pèlerins sur le Derb el-Hadj. On l'appelle généralement Der'àt, bien que le nom ait plusieurs variantes. Abulfeda, Tabula Syrix, édit. B. Kœhler, Leipzig, 1706, p. 97, écrit C>U M, 'Adra'ât. Les autres géographes arabes disent également Adhra'âh ou Adhri'âh. Cf. Guy Le Strange, Palestine under the Moslems, in-8», Londres, 1890, p. 383, 560. Les Bédouins prononcent £jltj>\,'Edre ât (avec dal au lieu de dal), d'où, dans certaines tribus, l'abréviation Cj^->, Der'àt, et même Derd dans la ville, dans la Nouqra et à Damas. Cf. J. G. Wetzstein, Reisebericht iiber Haurand und do' Trachonen m-8 , Berlin, 1860, p. 77, note 1. Il est facile de retrouver la la forme hébraïque ••-•--s, 'Édré'ï. Cf. G. Kampllineyer,
Aile Namen im heutigen Palâstina und Syrien . dans
EDRAI
la Zeitschrift des deutschen Palàstina-Vereins, Leipzig, t. xvi, 1893, p. 15-16. La position concorde aussi, d'une façon générale, avec les indications des auteurs anciens que nous venons de citer. Cette identification est admise par la plupart des voyageurs et des exégètes : J. Burckhardt, Trarels in Syria and the Holy Land, Londres 1822, p. 241; Van de Velde, Memoir to accompany the Map of the Hohj Land, in-8", Gotha, 1858, p. 308; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Names and places m the OUI and New Testament, Londres, 1SS9, p. 5i; IL von Riess, Bibel-Atlas, Fribourg-en-Brisgau, 2- édit.,
lion y sont même plus abondantes et plus frappantes qu'ailleurs. Nous trouverions suffisante à la rigueur la correspondance onomastique entre Ezra' et 'Édré'ï; mais celle qui existe avec Der'àt nous satisfait davantage. Enfin l'hypothèse de Porter a contre elle les données traditionnelles de VOnomasticon et des sources anciennes. Enfin le voisinage de Tell Aschtaréh (Astaroth) et la situation de l'antique cité sur la frontière méridionale de Basan corroborent notre opinion : on comprend que le roi Og soit g venu au-devant » des Israélites, Num., xxi, 33, jusqu'à l'emplacement occupé par Der'àt,
v Soupirail m Colonne
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: «Ruines
2 feasit»-*ftj—
Section AB
P-aiTie;
— Ruines 'l'Éilr.n et le la cité souterraine. D'après ci. Schumacher, Aerots Ou Jordan.
1887, p. 10; Fillion, La Sainte Bible, Paris, 1888, t. i, p. 505, etc.
J. L. Porter cependant s'est fait le défenseur d'une c 'f iiJiiun qui cherche Èdraï plu* haut, à Ezra', que DOUS avons mentionnée tout a l'heure sur le bord occidental du Ledjah (l'ancienne Trachonitide). Ses principaux arguments sont tirés de la position relative des deux villes : l'une, Ezra', située au sommet de rochers escarpés, n! m. e de hauteurs et de défilés qui, lui servant de défense naturelle, la destinaient à être la capitale d'une vieille nation guerrière; l'autre, Der'àt, établie, au contraire, dans une plaine et sans fortifications. Il ajoute à cela que cette dernière n'avait ni puits ni fontaines qui pussent attire]' des colons, obligée qu'elle était d'aller plus loin s'approvisionner d'eau au moyen d'un aqueduc. Enfin les ruines d'Ezra' seraient, d'après lui, plus anciennes, plus importantes et plus ('•tendues que celles de Der'àt. Cf. J. L. Porter. Five years in Damascus, Londres, 1855, t. H, p. '2-21 -'2-20: Handbooh for travellers in Syria and Palestine, Londres, 1858, t. u, p. 532-534; J, Kitto, Cijdopivdia of Biblical Literature, Edimbourg, 1862, I. I, p. 7'2ti. La description suivante' montre que
Der'àt était parfaitement apte i faire la capitale d'un peuple guerrier, que les traces d'une ancienne civilisa-
tandis qu'on ne comprend guère qu'il eut g attendu d l'ennemi dans sa forteresse dCEzra', IL Description. — Der'àt est aujourd'hui la plus
grande ville du llauran et la résidence d'un kainmiakam ; elle renferme de quatre à cinq nulle habitants. Au milieu de ses maisons de pierre et de ses huiles en terre s'élèvent seulement quelques convenables et solides constructions, comme le Serai et la demeure du Scheikh Naif, Elle a en somme un aspect misérable, pleine de boue pendaiil les hivers pluvieux, et si pleine de poussière en été, qu'on en soutire des yeux eu marchant à travers les rues : boue et poussière proviennent des monceaux de cendres qui sont entassés en dehors des maisons. Partout sont les ruines d'anciennes bâtisses et de huttes modernes abandonnées et délabrées. Les pierres qui entrent dans les édifices sonl antiques, et l'élévation actuelle de la ville est due aux débris anciens sur lesquels elle repose. Elle comprend deux quartiers i lig. .V28, au haut): le plus important est bâti sur un plateau uni, enclos à l'est et à l'ouest par Vouatli Zéidi desséché, et au sud par une vallée que loi nie un éperon des collines de Zoumléh. Au nord, elle est séparée par une sorte de dépression de l'autre quartier, nommé Karak, situé sur une colline arrondie et un peu plus haute que la pallie principale
EDR.VI
de la ville. La roule de Mezéirib passe au nord le long d'une étroite langue de terre et se poursuit à travers une plaine fertile et bien cultivée.
Après avoir traversé un bras de l'ouadi Zéidi, on arrive à un aqueduc appelé par les Arabes Qanâlir Fir'oùn, « les arches de Pharaon. » Son point de départ était autrefois le petit village de Dilli , bâti près d'un marais et sur le Derb el-Hadj. D'après des documents arabes, cet aqueduc a été construit par le Ghassanide Djébelé I" et est long de vingt lieues. Ruiné maintenant, il ne donne plus d'eau , en sorte que la ville a peine à s'approvisionner : les habitants doivent aller aux deux sources d'Ain el-Mallâhah , vers le nord, et à celle d'Aïn et-Taouiléh, vers le sud; encore les premières sont-elles saumàtres et peu abondantes. Il franchit la vallée sur un pont de cinq arches, à l'ouest d'un birket ou réservoir qu'il alimentait autrefois. Non loin se trouve le Hammam es-Siknâni, contraction ruinée, à voûtes arrondies, dont l'ensemble et les détails indiquent d'anciens thermes romains; à coté, le Siknâni, mausolée inaccessible. Ces deux monuments sont situés sur un plateau entre la ville et Karak, séparés de ce dernier par une dépression de terrain.
En entrant. dans la ville proprement dite, qui garde encore , vers le nord , quelques vestiges de ses vieilles murailles, on rencontre dans un même groupe les ruines d'une église, la mosquée et le Itédany ou minaret, tour rectangulaire en forme de pyramide tronquée et assez élevée. En se dirigeant vers le sud, on arrive au Serai ou palais du gouvernement; c'est une maison moderne bien bâtie. Mais ces édifices sont loin d'avoir pour nous l'intérêt que présente la ville souterraine qu'il nous reste à décrire.
L'entrée de ces singulières excavations se trouve à l'extrémité orientale de Der'ât, sur le bord de l'ouadi Zéidi. On rencontre d'abord (fig. 528) une petite cour (a), entourée de murs bâtis en pierres sans mortier, avec un escalier qui conduit à l'ouverture actuelle du souterrain. On pénètre ensuite en rampant dans un couloir bas et humide (6), long de sept mètres sur un mètre cinquante de large, qui se dirige en pente, à l'ouest, vers une chambre rectangulaire, fermée par une porte en pierre. Cette première chambre (c) est évidemment une caverne artificielle; les parois et le plafond gardent les traces d'un ancien plâtrage. Le toit naturel est formé de minces couches de cailloux, alternant avec un calcaire tendre et blanc, qui compose le banc rocheux dans lequel le tout est creusé. Il est soutenu par des colonnes surmontées d'une sorte d'abaque en forme de petite table de basalte, qui ont du être ajoutées longtemps après le creusement, probablement à l'époque romaine. On voit aussi cependant de ces supports, naturels taillés dans le roc vif dès l'origine. Au côté méridional, des mangeoires ont été pratiquées dans le mur. Çà et là se trouvent également dans la muraille, à environ deux mètres du sol, des cavités demi -circulaires vraisemblablement destinées à des lampes.
lie cette chambre, un court et étroit passage (d) à travers la paroi occidentale conduit dans une autre pièce (e) également carrée et à peu près de même grandeur. Des colonnes de basalte y supportent la voûte ; outre des mangeoires semblables aux précédentes , il y a deux ouvertures à la partie supérieure, communiquant avec le dehors, pour donner de l'air. Ces soupiraux sont, à l'extérieur, entourés d'une muraille en ruine, ce qui fait supposer qu'ils étaient primitivement protégés par des constructions : on comprend du reste l'importance qu'ils avaient pour ces sortes d'habitations. Le sol est ivert de décombres, de pierres brutes et taillées, fragments de colonnes avec moulures. L'extrémité ouest communique avec une autre chambre (f) dont le plan est en forme de croix : on suppose que les deux cotés servaient de magasins. On arrive de là dans une autre
plus petite (g), dont le plafond est au centre soutenu par une colonne. Dans le mur opposé à l'entrée, à deux pie 1du sol, est un réduit taillé dans le roc, et au fond duquel est disposé un rang d'auges, pas assez larges pour clic- des loculi, mais servant plus probablement de dépôts pour le blé. Au sud, au-dessous d'un soupirail, un étroit passage conduit dans une pièce (i) à laquelle est attenant un appartement rectangulaire. En rampant sur les mains et sur les genoux par un long couloir, qui descend vers l'ouest pour retourner vers le midi, on arrive à une chambre carrée (A), ayant un soupirail à gauche, et, au milieu, une citerne avec un orifice circulaire et la forme d'une bouteille. Un escalier mène ensuite dans une pièce irrégulière, probablement restée inachevée, d'où l'on entre, en tournant à gauche, dans la chambre la plus vaste (t). Près de l'entrée est une citerne semblable à celle que nous venons de mentionner, et de l'autre côté un soupirail traverse la couche assez épaisse du rocher.
Ce n'est là qu'une partie des demeures souterraines. Les habitants assurent qu'elles s'étendent au-dessous de toute la ville , et qu'il y a d'autres ouvertures , maintenant en partie obstruées par les décombres. Celles que nous venons de décrire d'après G. Schumacher ne sont probablement pas celles que visita Wetzstein. Cette étrange et remarquable cité a dû être creusée pour abriter la population dans les moments de danger; il faut avouer cependant que les ennemis avaient beau jeu s'ils parvenaient à boucher les soupiraux. Par contre, Guillaume de Tyr, Hist. rerum transmarin., lib. xvi, cap. x, t. ici, col. 650, nous montre comment les croisés, mourant de soif, éprouvaient une singulière déception en cherchant à puiser de l'eau dans les citernes dont l'orifice paraissait à l'extérieur. Des hommes cachés à l'intérieur coupaient la corde qui descendait les vases destinés à procurer quelque rafraîchissement aux soldats, et le dépit s'ajoutait à la souffrance. Cf. G. Schumacher, Across the Jordan, in-8», Londres, 1886, p. 121-148; J. G. Wetzstein, Reisebericht, p. 47.
III. Histoire. — Il est permis de reconnaître dans cette ville souterraine l'œuvre des premiers habitants de la contrée, ces Raphaïm ou « géants » dont Og lui-même était un des derniers descendants. Les Israélites, après avoir vaincu les Amorrhéens du sud, montèrent vers le nord. C'est alors que le roi voulut leur barrer le passage à Édraï et qu'il fut complètement défait. Nuui., xxi, 33-35; Deut., i, 4; m, 1-10. Le pays fut donné à la demitribu de Manassé. Num., xxxu, 33; Deut., m, 13; Jos., xiii, 31. Après cela, la ville n'est plus mentionnée dans la Bible. Faut- il la reconnaître dans V'O-td-ra'a des inscriptions égyptiennes (Listes géographiques de Karnak, n° 91)? Quelques-uns le croient; ce n'esl | tain. Cf. A. Mariette, Les Listes géographiques des pylônes de Karnak, Leipzig, 1875, p. 39; G. Maspero, Sur les notns géographiques de la Liste de Thotmès III qu'on peut rapporter à la Judée, extrait de Vins/tint Victoria, Société philosophique de la Grande-Bretagne, 1888, p. 11; W. Max Mûller, Asien und Europa nach altâgyptischen Denkmàleni, Leipzig, 1893. p. 159; F. Buhl, Géographie des Alten Palàstina. Leipzig. lS'Ai, p. 251. Durant la période romaine, elle était une -les principales villes de la province d'Arabie. Nous en avons des monnaies, qui sont d'une grande rareté; les plus riches cabinets n'en comptent que peu de spécimi ris. Cf. F. de Saulcy, Numismatique de la Terre Sainte, in- 4". Paris, 1874, p. 373-377. Pour les inscriptions, cf. Waddington, Inscriptions grecques et latines de la Syrie, in-4°, Paris. 1870, p. 488; Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement, 1890, p. 188-189.
A. Legendre.
2. ÉDRAÎ (hébreu: 'Édré'i; Septante: Codex Vaticanus, 'Affffôpei; Codex Alexandrinus , 'Eîpiei), ville forte de Nephthali, mentionnée une seule fois dans la
EDRAI — EDUCATION
Jos., six, 37. Citée enli )adès) et Enhasor
Kla rlnt Haziréh . elle fait partie Ju groupe septentrional, et peut être cherchée, avec certains auteurs, aux enviions de lière. On a, en effet, proposé de la
reconnaître dans le village actuel de Ya'ter, au nord de Khirbet Haziréh. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, Londres, 1881, t. i. p. 206; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Names and places in the Old and New Testament , Londres, 1889, p. 54. Si la correspondance onomastique laisse à désirer, la position est convenable. Cette identification nous parait plus acceptable que celle
ée parj. L. Porter, dans .T. Kilto, Cyclopœà JJibïical Literature, Londres. 186-2, t. I, p. 720, et d'après laquelle Édraï serait aujourd'hui El-Khouréibéh, au sud dés. Voir Nephthau, tribu el carte. L'antique cité était ainsi sur la frontière de Nephthali et d'Aser.
Le village de Ya'ter n'est plus que l'ombre d'une petite ville jadis florissante. ■ Le site principal où elle s'i est a une très faible distani an nord-nord-ouest de Ya'ter; c'est une belle colline depuis longtemps livrée a la culture et parsemée de figuiers; elle s'étendait aussi dans la vallée ou se trouve le village actuel. Deux autres collines rocheuses situées, la première au sud, et la seconde au sud -est de ce même village, servaient de nécropole à la ville antique. C'esl de là également qu'avaient élé tirées toutes les pierres avec lesquelles elle avait été bâtie. De vas res, des citernes, des pressoirs et
des tombeaux ont été creusés sur les lianes et sur le sommet de ces monticules, que sépare un étroit vallon. La plupart des grottes sépulcrales contenaient chacune neuf auges funéraires, groupées trois à trois, à droite, a gauche et au fond, sous un arcosolium cintré. La façade de deux d'entre elles est percée de plusieurs petites niches, les unes destinées à recevoir de simples lai les autres des statuettes. L'une de ces cavernes parait avoir eu un caractère sacré. Elles sont presque toutes 1res dégradées. » Y. Guérin, Galilée, t. Il, p. 413-414.
A. Legendre.
ÉDUCATION, arl d'élever, de former un enfant et 1 onduire jusqu'à l'âge d'homme, en développant et en dirigeanl ses facultés physiques, intellectuelles et morales. Chez les Hébreux, l'éducation des enfants se taisait exclusivement dans la famille et était surtout l'œuvre des parents.
1° Éducation ■physique. — Les premiers soins ordinairement donnes par la mère à reniant. Voir ENFANT. Les familles riches confiaient parfois l'éducation de leurs fils a des gouvernantes, Il Reg., iv. i. ou à des précepteurs. IV Iîol.. x. 1 el 5. A mesure que les garçons dissaient, ils aidaient leur père dans les travaux agricoles et dans le soin des troupeaux. Quelques-uns apprenaient
des métiers, et le nombre des artisans s'accrut en
du développement que les arts prirent en [Palestine. Le
système pédagogiq les Grecs pénétra un instant à Jéru-
quand le grand prêtre Jason obtint d'Antiochus IV Épiphane l'autorisation d'établir dans la capitale juive un gymnase et une éphébie, ou les til- d'Aaron eux-mêmes s'exerçaient à la palestre et au disque. Il Mach., IV, 9-14. i !\nastte asmonéenne abolit d'abord ces coutumes païennes et devint plus tard favorable aux mœurs grecques. Mais la masse du peuple juif resta fidèle à la simplicité
antique. Jésus était charpentier et pratiquait la profession de son père nourricier. Matlh., xm, 55; Marc, vi, 3. Saint Paul fabriquait îles tentes et exerçait, pou) -
. le métier qu'il avait appris dans son enfance, .vt., XVIII, 3; 1 Thess., IV, 11. Le travail manuel était à cette époque très en honneur en Palestine, et c'était une maxime des rabbins que ner aucun métier à son fils,
c'est en faire un voleur de grand chemin >. Talmud de Jérusalem, Qiddouschin, i, 8, el rv, 12, bail. Schwab,
t. ix, Paris. 1887, p. 233 el 287. a. li/. Delitzsch, il i
werkerleben zurZeit ./esu, Erlangen, 1868; I..-C. I'illion. Le travail et les artisans < ■ /-,- de Palestine au
de Notre- Seigneur Jésus-Christ, dans les Essais
èse, Paris. 1884. p. 239-266. — Les jeunes filles étaient employées par leurs mères aux soins du méi et elles vivaient en général très retirées. II Mach.. m Elles gardaient parfois les troupeaux, et elles allaient puiser de l'eau à la fontaine. I Règ., ix. 11.
■1 Education intellectuelle. — Le principal devoir des parents était d'enseigner à leurs enfants la loi qu'ils des. lient observer. Moïse leur en avait fait une obligation rigoureuse. Dent., iv, 9. Cf. Exod., xtt, 15; xm. 8. li: Deut., VI, 7. 20; xi, 19. Les pieux Israélites pratiquaient exactement ce devoir. David avait été instruit dès sa jeunesse dans la Loi du Seigneur. Ps. ixx. 17. et il priait Dieu pour que Salomon profitât de l'éducation qui lui était donnée. 1 Par.. \xtx, 19. Salomon disait : i Instruis ton fils; il te consolera et fera les délices de ton àme. »
\xt.x. 17. Tobie pratiquait ce conseil et instruisait son fils et ses petits-fils. Tob., i, 10; iv, 6-20. 1 donnait i Sara, sa fille, d'excellents avis. Tob., X. 13.
: était pieuse, parce que ses parents, qui étaient justes, l'avaient élevée suivant la loi de Moïse. Dan., xm, 3. Le jeune homme rend sa voie pure, s'il observe la parole de Dieu qu'il a étudiée. Ps. cxviii, (l. Timothée a hérité de la foi de son aïeule el de sa mère, et dès son enfance il a appris les Saintes Lettres. Il Tim , i, •">: m. lô. .lùsèphe, Vita, ?■ 2, et Cont. Apion., Il, '.T.. vante laideur avec laquelle les jeunes Israélites de son temps apprenaient la Loi, et lui-même l'aurait connue tout entière à Page de quatorze ans. Philon, Lerjatio ad Caium, §31, fait passer avant tout l'étude de la loi. Les rabbins avaient la même doctrine, et ils disaient que cette étude n'a pas de limites et qu'il faut étudie) la loi le juin et la nuit. Talmud de Jérusalem. Péa, trad. S. Paris, 1878, t. il, p. 1 ci li. Cette étude, ajoutaient-ils, mérite le pardon des fautes. Talmud de Babylone, khoth . trad. Schwab, t. i. Paris, 1871, p. 'j:!7 ,1 251. Elle est préférable à tous les métiers du monde. Talmud de Jérusalem, Qiddouschin, rv, 10, trad. Schwab, t. îx. Paris, 4887, p. 287-288. D'après ces principes et ces exemples, dans toute famille juive, l'enfant, dès qu'il savait parler, apprenait quelques pas-.iuos de la Loi. S;. mère lui repétait un verset; quand il le savait, elle lui en disait un autre. Pins tard, on mettait aux mains
liants le texte écrit des versets qu'ils récitaient déjà de mémoire. Ils s'initiaient ainsi à la lecture, et. quand ils avaient grandi, ils pouvaient compléter leur
instruction religieuse en lisant et en méditant la loi du
Seigneur.
3° Éducation morale. — Elle était à la chai^ parents, les premiers et les mieux écoutés des teurs. C'est au sanctuaire de la famille et ~i 1 1 le- genoui de son père et de sa mère que l'enfant devait recevoir mières et les plus profitables leçons de vertu. On jours compris et pratiqué en Israël, et on le i taie ,i diverses é] .pie- .le l'histoire juive. On connaissait l'influence de la formation morale durant la vie entière.
et on savait que les bonnes habitudes contrai vereiit. — 1" C'était un proverbe ancien que Sal recui illait : « Le jeune homme, une fois engage dans sa voie, ne la quittera pas, même en sa vieillesse. » I xxil. li. Aussi le sage roi conseille- 1- il aux parents de donner à leurs enfants une éducation ferme, et il i mande d'user de la correction. Il en indique les rai le but et le- effets. « La sottise est rivée au cœur de (enfant ; c'esl la verge de la discipline qui la chassera. ■ Prov., xxti, 15. S'il est nécessaire d'amender la mauvaise nature de reniant, c'est dans le dessein de le rendre meilleur. Mais le père n'a pas le droit de punir de mort son fils coupable: il ne doit pas non plus le faire mourir par des châtiments excessifs. Prov., xix, 18. 11 ploiera la correction qu'en vue des bons effets qu'elle peut produire : « La verge et la correction procurent la ; mais l'enfant abandonné a -on caprice fui la