EGLON
KCYPTE
la Zeitsckrift des deutschen Palàstina-Vereins , t. xvi. 1893, p. 53. 11 est placé à l'est à'Oumm Làqisel au nord Je Tell el-Hésy, dont le premier rappelle le nom, et le second marque plus probablement le site de l'ancienne Lachis. Les ruines s'étendent sur un plateau maintenant livré à la culture; elles sont fort indistinctes et consistent uniquement en des amas confus de pierres, disséminés dans des champs de blé, ou formant divers enclos autour de plantations de tabac. Tout a été détruit et rasé. Cf. V. Guérin. Judée, t. n. p, 298; W. M. Thomson, The Land and the Book, in-8°, Londres, 1881, t. i, p. 208.
Cette identification est admise par tous les voyageurs et commentateurs modernes. Cf. E. Robinson, Biblical Researches in Palestine, Londres, 1856, t. n, p. 49; Van de Velde. Memoir to accompany the Map of the Holy i mu/, Gotha, 1858, p. 308; G. Armstrong. W. Wilson et Conder, Names and places in the Old and New Testament, Londres, 1889, p. 54, etc. Cependant un explorateur récent, M. Flinders Pétrie, dont les fouilles à Tell el-Hésy ont offert le plus grand intérêt, identifie Églon avec Tell Nedjîléh, au sud-est de ce dernier endroit. Ce site, d'après les ruines qu'il renferme, serait plus ancien que Khirbet 'Adjlân. Pour expliquer cette différence entre l'antique emplacement et celui qui aujourd'hui en garde le nom incontestable, l'auteur suppose que la vieille cité d'Églon fut, au moment de la captivité, occupée par de nouveaux habitants. Les Juifs, à leur retour, n'ayant pas la force de 1rs déloger, allèrent plus loin bâtir une nouvelle ville, à laquelle ils donnèrent le nom de l'ancienne. Cf. W. M. Flinders Pétrie, Tell el-Hesy, in-4°, Londres, 1891, p. 18-20; Explorations in Palestine, dans le Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement , 1890. p. 159-166.
Comme on le voit , l'histoire d'Églon ne va pas au delà de la conquête de la Terre Promise et n'en est qu'un épisode. Adonisédech, roi de Jérusalem, voyant que les Gabaonites avaient passé du coté des enfants d'Israël et avaient fait alliance avec eux, fut saisi de crainte et fit un appel aux rois d'Hébron, de Jérimoth, de Lachis et d'Églon, pour marcher tous ensemble contre Gabaon et la punir de sa trahison. Les cinq rois, vaincus dans cette fameuse journée où Josué arrêta le soleil, s'enfuirent et vinrent se cacher dans une caverne de Macéda, Ils en furent retirés pour être mis à mort. Le chef des Israélites s'empara alors successivement des différentes villes de la contrée, entre autres d'Églon, dont il extermina la population, comme il avait fait à Lachis. De là il monta à Hébron, qu'il attaqua et prit également, se rendant maître du plateau central comme de la plaine des Philistins. Jos., X. Églon n'est pas mentionnée au retour de la captivité. L'auteur sacré se contente de nommer « Lachis et ses dépendances ». Il Esdr., xi, 30.
A. Legendre.
1. EGYPTE (hébreu : Misraïm : Septante : AivuTtro?; Vulgate : fâgyptus), contrée située à l'angle nord-est de l'Afrique.
I. Noms. — L'Egypte est ordinairement appelée en hébreu Misraïm ou, sous une forme plus complète, 'érés Misraim, « la terre de Misraim. •• Ce iinni lui vient de Misraïm, fils de Cham, par les descendants duquel elle fut peuplée, Gen., \. li, 13. Misraïm a la forme du duel en hébreu, d'après l'opinion commune. On explique commuât cette forme en dis. ml qu'elle indique la division
naturelle du pa>- en Haute et Basse-Egypte. — Quelques interprètes onl cru trouver la forme simple de Mdans ttâfôr, qui, d'après eux, désigne la Basse-Egypte, Is., xix, t. :\x\vn, '25; [I (IV Reg., XIX, 24 ; Mit h., vu. 12; Gesenius, ThesautHis, p. 815; niais cette opinion est con-
testée. Ni les Septante ni l.i Vulgate n'y ont vu l'Egypte. — Ce pays est certainement désigné en style poétique par l'appellation : 'érés ljâm, .< la terre de Cham. Ps. i « (Vulgate, CIV), '23, il"; ci. i.xxvmi li.xxvii), 51, par allusion sans doute à Cham, l'ancêtre des habitants de la
vallée du Nil. — On croit aussi généralement que le mot Bahab, « fier, superbe, » est un nom poétique de l'Égj pte. Ps. i.xxiv (lxxiii), 12; lxxxix lxxxviii i. 11; i.xxxvn (Lxxxvi), 4. — Le nom ordinaire de l'Egypte dans les
textes hiéroglyphiques est 3m %k rys, Kern, copte,
Kênxe , Kemi, « noir, o par allusion sans doute à la couleur noire de la terre d'Egypte. Cf. Plutarque, De Is. et Osiris., 33. — Le nom d'Egypte, qui nous est venu des Grecs el des Romains, est expliqué comme une transformation grecque de l'expression égyptienne Ha-ka-Plah, c'est-à-dire le a temple du dieu Ptah ». appellation religieuse donnée à la ville de Memphis, ou bien de Ageb ou Akeb, qui désigne « l'inondation » du Nil.
IL Géographie de l'Egypte. — 1» L Egypte en général. — L'Egypte s'étend depuis la Méditerranée au nord jusqu'aux limites d'Assouan . « de Migdol à Syène (Assouao dit Ézéchiel, xxix, 10; xxx, 6 (texte hébreu). Elle peut être considérée comme une vaste oasis au milieu des déserts africains; elle est une vallée étroite parcourue par le Nil et bornée par deux chaînes de montagnes parallèles, qui ont la direction du nord au sud. La chaîne orientale est appelée arabique, et l'occidentale libyque. Ces montagnes se rapprochent vers le sud de manière à former des défilés Le plus important est celui de Khennou . le SilsilU des Grecs et des Romains, aujourd'hui Djebel Selseléh. L'Egypte doit sa grandi' fertilité .m Nil. qui la féconde par ses inondations périodiques. Voir Nil. — Au-dessous du Caire, le Nil se partage en deux branches, avec deux embouchures, donl l'orientale est celle de Damietle, et l'occidentale celle de Rosette. La première était appelée anciennement Phtanitique, et l'autre Bolbinitiquc . — Mais à une époque plus n quand l'état géographique de celte partie de l'Egypte était fort différent, il y avait aussi d'autres branches et d'autres embouchures; c'est-à-dire, en allant de l'est à l'ouest, la Pélusiaque, la Tanitique, la Mendésienne, la Sél tique et la Canopique. Le Nil aux temps pharaoniques formait trois lacs : 1. un lac au sud de l'embouchure Pbtanitique (de Damiette), qui avec une plus grande extension est devenu aujourd'hui le grand lac de Menzaleh ; 2. le lac de Butis, au sud de l'embouchure Sébennitique, qui est appelé- aujourd'hui le lac Burins; et 3. du coté occidental le lac Maréotis, près duquel Alexandrie fut fondée. Entre ce dernier et le lac Burlus, il y a aujoui d'hui le lac Edku.
■1" Le Delta. — L'espace compris entre les bras les plus éloignés du Nil inférieur (le Canopique et le Pélusiaque] formait le territoire que les Grecs ont appelé Delta; il a une superficie de '23000 kilomètres carrés. Arrosé par le tleuve et les canaux qui en dérivent, il est d'une très giande fertilité. Dans les temps préhistoriques, le Delta était couvert par les eaux de la mer. Dans la pallie orientale du Delta se trouvait la terre de & où les Hébreux ont demeuré pendant leur séjour en Egypte. Voir Gessi n,
3° Haute et Basse- Egypte. — La division la plus générale el la plus ancienne de l'Egypte était en septentrionale el méridionale; la première formait ce qu'on appelle aujourd'hui Basse-Egypte, et la seconde la Haute- Egypte, d'après le cours du fleuve. La Haute -Egypte appelée Es-$a id par les Arabes) commençait à Él> fine, vis-à-vis d'Assouan, el arrivait jusqu'au voisin.; détroit de Memphis. La Basse-Egypte comprenait tout le reste du pays (le Behréh des Arabes), le Delta des écrivains grecs. La dénomination de Moyenne -Egypte n'est p.i> ancienne; elle correspond au sud de Memphis, où, l.i chaîne libyque s'interrompant, on trouve un territoire fertile, arrosé par de nombreux canaux el par le lac de Fayoum, l'ancien lac Mous. — La division en Haute et Basse-Égygte, qui concorde avec, la différence de lande mœurs et de coutumes des habitants, remonte à la plus haute antiquité : on la trouve déjà sur les nionu-
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