‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 157 sur 486 · Carte de l'Egypte · texte numérisé non relu

Carte de l'Egypte

EGYPTE

ments de la IVe dynastie, comme sur les monuments postérieurs, sous la dénomination de To-res, «terre du sud » (l'Egypte du sud), et To-méh, « terre du nord » (l'Egypte du nord). La formule la plus usuelle pour indiquer la souveraineté des pharaons était celle qui les désignait comme rois de la Haute et de la Basse-Egypte, c'està-dire Suten Sekhet, qui précède toujours les cartouches des noms royaux.

4" Nomes. — Cliacune de ces deux parties du pays était divisée en districts ou provinces appelées par le* Égyptiens hesep, et par les Grecs vou.o£, « nomes ». L'Egypte entière était partagée en quarante-quatre nomes, dont vingt dans la Basse-Egypte et les autres dans la Haute- Egypte. Chaque nome était commandé par un chef militaire résidant dans la ville principale, et chaque nome avait aussi ses divinités locales et son culte spécial. — Nous sommes assez bien renseignés sur les noms de ces

cuit. » — Temples et localités diverses : Ater, lac sacré, près du temple de Ptah; hat-amen, « la demeure mystérieuse; » Pi-Jmhotep-se Ptah, s le temple d'Imhotep lils de Ptah ; » Ro-sta-t, « la nécropole : » Ha-pi-en A sar Ûapi, « le temple de la demeure de Osiris-Apis ; » le célèbre Sérapéum qui fut découvert par Mariette, à Saqqarah, etc. — Divinités du nome: Ptah , Hathor, Sekhet, Imholep. Voir Memphis.

5° Villes égyptiennes nommées dans l'Écriture. — Un certain nombre de villes et localités d'Egypte sont mentionnées nommément dans les Ecritures : On (Héliopolis), Gen., xli, 45; xlvi, 20; Ezech., xxx, 17; — Tanis, Muni., xni, '23; Ps. lxviii (lxxvii), 12; 1s., xix, 11, 13; xxx, 4; Ezech., xxx, 14 (texte hébreu);— I VI use (hébreu: Sin), Ezech., xxx, 15, 16; — Ramessès, Gen., xlvii, 11; Exod., i, 11 ; xn, 37 ; Num., xxxm, 3; — Phithom, Exod., I, 11; — Socoth, Exod., xn, 27; xm, 20; Num., XXXIII,

531. — Arrosage au moyen du sebadou! dans l'ancienne Egypte. Tombeau d'Apoui. D'après les Jf< . . mission /VanfaiSi nu Caire, t. v, année 1894, pi. i, p. C12.

provinces et sur les villes el les divinités par les listes de iiomes découvertes dans les inscriptions hiéroglyphiques, à Philae, à Karnak, à Dendérah, à Abydos, a Edfou el ailleurs, et publiées par 11. Ilrugsch, Dnmichen el de Kong'1. Voir H. 'Brugsch, Geographische Inschriften, 3 in -4», Leipzig, 1857-1860; J. de Etougé, Géographie nne de la Basse- Egypte , in-8°, Paris, 1891. ■ — Les nomes étaient séparés l'un de l'autre par des lignes de pierres, et il y en avait de dimensions très inégales Les plus célèbres étaient, dans la Basse- Egypte, ceux de

Memphis el à'Héliopolis, et, dans la Haute-Egypte, celui de Thèbes. — Nous donnerons ici un échantillon des indications que nous possédons sur ces nomes, et nous choisirons le premier nome de la liasse- Egypte (celui de

Memphis), à cause de sa célébrité. — Premier n e

Aneb-hat l Memphites \. Chéf-lieu: Men-nefer,a la bonne place, d d'où le nom de Memphis. Cette ville avait aussi des noms symboliques, dent voici les principaux : Khanefer Ba-Ka-Ptah, ■ la demeure de Ptah, o d'où vient très probablement le nom grec Ai'-;-*--',;; Ba-Ptah, « la demeure de Ptah; Khu-ta-ui, t la splendeur des deux pays, » etc. — Division du nome: 1. Mu ou canal; 2. Uu, territoire appelé sekhet Ha, c'est-à-dire champ du soleil; 3. Peliu, terrains inondes, appelés Sen-W, ( le gland cil

5, 6; — Éthaui, Exod., XIII, 20; Num., xxxm, G, 8; — Phihahiroth, Exod., xiv, 2; Num., xxxm, 7, 8; — Magdalum, Exod., xiv, 2; Num.. xxxm, 7; .1er., xi.iv, 1; mm. 14; — Béelséphon, Exod., xiv, 2, 9; Num., xxxm, 7; Bubaste, Ezech., xxx, 17; — Memphis.. Is., xix, 13; Jer., ii, 16; xuv. 1: xlvi, 14, 19; Ezech., xxx, 13, 16; Ose., ix. 6; — Taphnès, Jer., n, 16; xmii, 7. s, 9; xi.iv, 1; xi vi, 11; Ezech., xxx, 18;— No-Amon (Thèbes), Nahum, m, 8; — Phathurès, Jer., xuv, 1, lô; Ezech., xxix. H; xxx, 1 l ; — Syène, Ezech., xxix, 10; xxx, G. Voir ces mots.

6° Climat. — Le climat . surtout celui de la Haute- Égypte, est très salubre, quoique la chaleur en été y soit très forte. Le khamsin, vent du sud qui souille pendant une période d'une cinquantaine de jours, en avril et en mai, avec des interruptions, esl extrêmement fatigant La pluie est très rare, surtout au Caire. La séch< de l'ail produit une énorme quantité de poussière qui cause de nombreuses maladies d'yeux. Voir A.VEI t. î, col. 1289. Les maladies épidémiques y font quelquefois de grands ravages. Dent.. VII, lô; xxviii. 27.

7« Fertilité. — La fertilité de l'Egypte est veilleuse; tout ce qui est arrosé par le Nil produit deux ou

récoltes annuelles. Elle l'était encore plus du temps

■ les Hébreux qu'aujourd'hui, parce que les canaux il irri-

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galion étaient alors plus nombreux. L'Écriture fait allusion à celte fécondité extraordinaire de la vallée du Nil, Gèn., xiii, 10; Deut., xi, 10-11, due à l'inondation du lleuve. Amos, vm , 8; ix, 5. Dès la lin de l'inondation, vers les derniers jours de novembre, sur le riche limon noir déposé par les eaux on sème, et trois ou quatre mois après commence la moisson. L'arrosage est le grand moyen employé pour accroître la production du sol. Cf. Dent., xi, 10. Aussi dans toule l'Egypte, en dehors du temps de l'inondation, tant que l'eau ne manque pas, passe- t-on les journées entières à arroser, soit avec le tehadouf (lig. 531 et 532), soit avec la sakiéh (lig. 533). L'agriculture a toujours été en grand honneur en Egypte :

des données des anciens écrivains grecs el romains. Mais la découverte, par Champollion, du secret de l'écriture hiéroglyphique ouvrit tout un monde aux recherches des savants. On dut écrire alors de nouveau l'histoire de l'Egypte et de sa civilisation, el une science nouvelle fut aussi fondée, Végyptoîogie, qui devint une branche très importante des études orientales. Cependant au milieu de ce grand progrès une partie reste encore dans l'obscurité, c'est-à-dire la chronologie égyptienne, au moins pour ce qui regarde les premières dynasties des pharaons jusqu'à la XVIIIe; et nous devons nous contenter à cel égard de documents incomplets et des données incertaines et vagues de la tradition.

532. — Arrosage au moyen du sebadouf dans l'Egypte moderne. D'après une photographie.

les peintures des tombeaux représentent à satiété toutes les opérations agricoles. Voir t. i, fig. 43-48, col. 277-2S4, etc. On cultivait un grand nombre de céréales, le lin, Ezech., XXVII, 7; la vigne et toute espèce de légumes, parmi lesquels les Israélites dans le désert regrettaient les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et les aulx. .Niiiil, xi, 5. — Les animaux domestiques y étaient élevés, comme aujourd'hui, en très grand nombre: ânes, bœufs, brebis et plus tard chameaux et chevaux. Gen., xn, 16; xli, 2, 3; Exod., ix, 3; I (III) Reg., x, 28-29. Voir ces mois. Voir aussi, pour la faune de l'Egypte, Crocodile, Hippopotame, etc. — Un grand nombre d'articles du Dictionnaire montrent, par les figures qu'ils reproduisent et par les détails qu'ils donnent, quels progrès avaient faits les Égyptiens dans les arts et dans la civilisation. — Sur l'armée égyptienne, voir t. i, col. 992-99i, 1034.

111. Histoire sommaire de l'Egypte. — Avant le comiih'ik iinent de notre siècle on connaissait bien peu de chose de l'histoire de l'Egypte, parce que, ayant perdu le secret de la langue égyptienne, les monuments étaient tout à fait muets. On était donc obligé de se contenter

On ne sait rien sur l'histoire de l'Egypte avant Menés, le fondateur du royaume et de la première dynastie. On suppose qu'avant cette fondation le peuple égyptien était divisé en petits États appelés hesep. Avec Menés commence l'histoire de l'Egypte, qui fut une monarchie où le pharaon était le chef suprême de l'État et de la religion; il était aussi considéré comme une espèce de divinité et appelé « iils du dieu , fils du soleil « , etc. — L'histoire de l'Egypte peut être divisée en périodes dont chacune est représentée par un certain nombre des dynasties royales des pharaons. On distingue l'ancien, le moyen et le nouvel empire (l"-X° dynasties, XI"-XVII», XVIII--

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