‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 182 sur 486 · Jambe atteinte d'éléphantlaatB · texte numérisé non relu

Jambe atteinte d'éléphantlaatB

de la plante des pieds au sommet de la tête, » Cf. Schilling, Delepra, Leyde, 1778, p. l^i. Les différents effets de la maladie sont décrits dans le courant du livre de Job. Le corps est tout couvert d'ulcères, conséquences de l'engorgement et de l'inflammation des vaisseaux, et «es ulcères sont pleins de pus et de vers, vu, 5. Le patient gratte ses ulcères avec un tesson, II, 8, car ses mains boursouflées et rongées par le mal ne peuvent lui servir. La peau esl noire, sèche, rugueuse comme celle de l'éléphant, et elle s'en va en pourriture, vu, 5; xi\, 20; xxx, 15, 30. Les membres sont affreusement tuméfiés el en même temps sont rongés et se détachent, xvi. 8, 1 1 . 17; xix, 20; xxx, 27. L'haleine devient fétide, xi.x. 17. Le sommeil est troublé par d'horribles cauchemars,

vu , I i. Les entrailles sont endolories, XVI, 14; xxx, 27, et

brûlées comme par un feu intérieur, xxx, 30. La voix

ressemble à un rugissement d'animal, m, 2i. Enfin le

patient est rendu méconnaissable pari.' mal. n. 12. Dans .lob, ions ces caractères se présentaient avec d'autant plus d'acuité que le démon lui-même était l'instigateur de la maladie, d'ailleurs d'ordre naturel, et la souffrance devait être d'autant plus cruelle que la mort ne

pouvait intervenir pour y mettre un terme, n, ô, 6. On

ne voit pas que Job ait employé des remèdes pour se guérir. Ceux auxquels on a recours aujourd'hui n'étaient guère à sa portée, et le Deutéronome, xxvm, 35, semble représenter la maladie comme incurable. 11 est à remarquer enfin que Féléphantiasis n'est pas contagieuse comme la lèpre ; on s'explique ainsi que les amis de Job aient pu demeurer auprès de lui pendant plusieurs jours. IL Lesètre.

ÉLEUTHÈRE ( 'EXe \58epo« ), fleuve de Phénicie. Jonathas livra bataille au roi d'Egypte Ptolémée VI Philométor aux environs du lleuve Éleuthère. I Mach., xi,7; xn, 30. D'après Strabon, XVI, n, 12, ce lleuve séparait la Syrie de la Phénicie. Cf. Pline, H. X. . v, 17; îx, 12; Ptolémée, V, xv, 4. Josèpbe, Ant. ju<i., XV, iv, 1 ; Bell. jml.. I, xvm, 5, dit qu'Antoine donna à Cléopàtre toutes les contrées situées entre l'Kleuthère et l'Egypte, à l'exception de Tyr et de Sidon. On l'identifie généralement aujourd'hui avec le Nahr el-Kébir. a la grande Rivière. » Il prend sa source au nord -est du Liban, dans une sorte de cratère naturel formé de basalte noir, appelé el- Bukeia, et coule le long de la partie nord de cette chaîne de montagne, en se précipitant à travers la gorge appelée l'entrée d'Émath. Cf. Num. , xxxiv, 8. Voir Amathite, t. I, col. 447, et E.matii. Il se jetle dans la Méditerranée à une trentaine de kilomètres au nord de Tripoli. Comme la plupart des fleuves d'Orient, PÉleuthère est presque à sec en été; mais en hiver son cours est large et rapide. E. Beurlier.

ÉLI. Saint Matthieu, xxvn, 40, et suint Marc, xv. 34, nous ont conservé en araméen quelques paroles que Notre- Seigneur prononça sur la croix en cette langue et qui commencent par le mot Eli ou Éloï. Ces paroles sont empruntées au Psaume messianique xxn (Vulgale, xxi), 2. Comme c'est une phrase en langue étrangère, les copistes l'ont naturellement écrite de façons bien différentes. Notre Vulgate porte, Matth., XXVII, 46 : Eli, Eli, lamma sabachtanif et Marc., xv, 34: Eloi, Eloi, lamma sabachtanif Le textus receptus grec a: 'EXi -i]X;, Xi|xà cra6a-/6avi, dans le premier Évangile, et dans le second : 'EXiot IXoi, Xa(ip.ï cjiêï-/6avi. Les manuscrits écrivent chacun de ces mois de manières différentes. Voir E. Kautsch, Grammatik des Bibliseli-Aïamàischen, in-8°, Leipzig, 1884, p. 11. Le texte hébreu du l's. xxn, I, est : Èli EU lâmâh 'azabtàni : g Mon Dieu (El), mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné? ■ ce qui fait en araméen : >;--2.: n-- ti'-n irfhK, 'Elôhi , 'Ëlôhi, lernâ' Sebagtâni. Les deux derniers mots sont en bon araméen; mais, au lieu de 'Elô/il, il faudrait 'Elâhi, car on ne rencontre point d'o pour Va dans les autres mois araméens conservés dans le Nouveau Testament. Voir Vigouroui, Le Nouveau Testament et les décour vertes archéologique modernes, 2- édit., p. 30-37. « Le m, dil (i. Dalman, Grammatik des jùdisch-palâstinenschen Aramàkch, in-8», Leipzig, US'.tl, p. 123, doil s'e*> pliquer comme un emprunt fait par mégardeà l'hébreu, comme dans le Targum du Ps. xxn, 3 (édit. Ven. 1518), ponctué '--s au lieu de >n'w. » Cependant, comme

. eux qui sont auprès de la croix s'imaginent que le Sauveur appelle le prophète Élie à son aide, il est possible que Noire-Seigneur .ut invoqué son l'ère par le mot hébreu : Èli, o mon Dieu, » comme dans le texte original

du Psaume. !'• Vigouroux.

ÉLIA. Hébreu : 'Èlimih. i celui dont Yàh ou Jéhovah est le Dieu ». Nom de trois Israélites.

1. ÉLIA (Septante: 'Epfoi; Codex Alexandrinus: '1 fils de Jéroham el frère de Jersia et de Zechri. Ce fut un des chefs de familles benjamites qui se fixèrent à Jéru* salem, 1 Par., un, '27.

3CLIA — ÉL1ACIM

2. ÉLIA ' Si I tnte : • . andrinus : 'EXia), prêtre, second lils de Harim, qui fut amené par i - à répudiei la Femme étrangère qu'il avait prise contre la loi pendant la captivité. I Esdr., x. 21.

3. élia (Septante : 'H).ia), 61s d'Élam, Israélite qui lui aussi renvoya la femme qu'il avait prise à Babylone

contre la loi. 1 Esdr., x. 26.

ÉLIAB i hébreu : 'Éti'àb, a celui dont Dieu est le Septante: EXiië), nom de sept Israélites.

1. éliab, père d'Hélon el chef de la tribu de Zabulon au temps du recensement opéré dans le disert du Sinaï,

- onde année après la sortie d'Egypte. Xuui.. i. 9; ii. 7; x. 16. Lorsque les chefs de tribu offrirent leurs s au Seigneur, Eliab offrit deux \ases d'argent remplis de farine arrosée d'huile pour le sacrifice non - ant, un rase d'or plein d'encens, et divers animaux pour l'holocauste, le sacrifice du péché et le sacrifice d'action île grâces. Num., vu, 21-29.

2. ÉLIAB, lils de Phallu, de la tribu de Ruben, et père de Dathan et Abiron, chefs des révoltés contre l'autorité Je Moïse. Num., XVI, I; Dent., xi, Ij; il avait .'neore pour lils Namuel. Num., xxvi , 8.

3. ÉLIAB, fils aîné d'Isaï, le père de David. .Sa belle taille, ses qualités extérieures, avaient l'ait penser à Samuel qu'il était peut-être l'élu de Seigneur à la place de Saùl; mais Dieu, qui soude les cœurs, avait préféré son plus jeune frère, David. I Heg., xvi, 0; xvir, 13; I Par., il, 13. Quelque temps après ce choix, avec un certain sentiment de jalousie ou d'égoïsme, Éliab reprocha à tort a David, qui avait été envoyé au camp par son père, d'avoir abandonné la garde des troupeaux afin d'aller jouir du spectacle de la guerre avec les Philistins, lorsque Goliath défiait Israël. I Heg., xvn, 28. — Une des filles, c'est-à-dire petites -filles, d'Ëliab, Abihaïl, épousa Roboarn. II Par., xi, 18. — Dans I Par., x.xvn, 18, selon les Septante, Éliab, frère de David, était chef de la tribu de Juda. Au lieu d'Ëliab, le texte hébreu et la Vulgate ont Kliu : ce qui doit être une faute de copiste, puisque David n'avait pas de frère de ce nom ; la vraie leçon du texte est Éliab, connue ont lu les Septante, bien que quelques critiques croient que « frère » dans ce texte aurait le sens large de parent, comme I Par., xn, 2, tt qu'il faut conserver la leçon Éliu.

4. ÉLIAB, lévite dans la descendance de Coré, ancêtre de Samuel. 1 Par., vi, i~ (hébreu, 12). Dans la généalogie de Samuel donnée plus loin, y. 31 hébreu, 19), il est appelé Éliel, et dans celle du premier livre des Rois, l, 1. il porte le nom d'Éliu, qui est plus généralement i egardé comme le vrai. Les deux autres formes de sou nom seraient dues à des fautes de copiste.

5. ÉLIAB, un des guerriers de la tribu de Gad, qui .: offrir leurs services à David, pendant qu'il était

dans le désert pour fuir la persécution de Saùl.

I Par.. XII, 9, I i.

6. ÉLIAB, lévite, musicien du second ordre, qui jouait du nébél au temps de David. I Par., XV, 18, 20; XVI, 5.

II n'était pas portier, comme il a semblé à quelques exégètes, d'après I Par., xv, 18; car le mot « portiers », qui termine la liste des lévites de ce verset, ne se rapporte d'après le v. 21 qu'aux deux derniers noms, Obéuedom ■ I . ihiel ou Jeliias.

7. ÉLIAB, fils de Nathanael, un des ancêtres de Judith d'après les Septante, vm, I. Dans la Vulgate. il est nommé tln^n. Du îes'.e, le nom varie même dans les dif-

lérents manuscrits des Sept «em-

porte 'Eai»6, le Vaticanus a 'EÀEidie, et le Sinair liens 'Evàë. E. Levesque.

ELIABA i hébreu : 'Élyahbâ', •■ Un que Dieu cache; » Septante: EuÏWj i ïjiji»:-/,: : Codes llexandrinus: 'EXtd6, Il Reg., xxm. 32; So[«tgà 6 *0|i£(; Codex Sinaiticus : 'Exuïôï :, XMtj.n ; Codex Alexandrinus : 1 ./:•/.-» ù SaXaëûvt, 1 Par., xi, 33), un des trente h raves de David, originaires de Sélébim, Jos., xix, 12, dans la tribu de Dan. II Reg., xxm, 32; l Par., xi, 33.

ELIACHIM. Hébreu : 'Élyàgim. Nom de deux Israélites. La Vulgate écrit ailleurs Eliacim. Voir Éliacim.

1. eliachim, prêtre qui à la dédicace des murs di Jérusalem, sous Néhémie, jouail de la trompette. II Esdr., xn. H). Plusieurs manuscril les Septante, VAlexan drinus, le Vaticanus, le Sinaiticus, omettent ce v. rsel : il a été inséré dans le Sinaiticus de seconde main.

2. eliachim, grand prêtre du temps de Judith, iv, ."., 7, 11, que les Sept.mte appellent constamment 'Iwxxesu., et que la Vulgate, au chapitre xv, 9, nomme Joachim. Voir Joachije. E. Uvi-.ni , .

ELIACIM. Hébreu: 'Élyâqîm, > celui que Dieu établit; Septante: 'E)iaxt'u et 'Eaiuxeiul. Nom de quatre

Israélites. Deux autres Israélites ont porté le même nom, mais la Vulgate les a appelés Eliachim. Voir Eliachim.

1. eliacim, lils d'Helcias, intendant de la maison du roi Ézéchias. IV Reg., xvm, 18; |s., xxxvi, 3. L'intendant de la maison du roi était comme un préfet du palais, un lieutenant ou premier ministre du roi. III Reg., tv, 6; xvm, 3; II Par., xxvi, 21 : [s., xxil, 15. Sobna, l'adversaire de la politique dlsaie, s'étant rendu indigne de celte charge importante par sou orgueil et ses menées antithéocratiques, le prophète lui annonce que le Seigneur le déposera de >es fonctions et les confiera à son fidèle serviteur Éliacim. Is., xxii, 15-20. U sera comme un père pour les habitants de Jérusalem, v. '21. Dieu le comblera de puissance et d'honneurs, qui rejailliront sur sa famille. Is., xxn, 21-24. Nous voyons, en effet, Éliacim agir comme maître du palais. Avec Sobna le scribe, différent du précèdent, et Joahé le chancelier, il est chargé par Ézéchias d'aller sous les murs de Jérusalem, écouter les propositions du Rabsacès de Sennachérib. IV Reg., XVIII, 18; Is., XXXVI, 3. Comme l'envoyé du roi d'Assyrie élevait la voix, Eliacim et ses deu^ lies

le prièrent de parler en araméen , pour que le | ! accouru sur les remparts n'entendit pas les propositions qu'il venait l'aire a. Ézéchias. IV Heg., XVIII, -li ; Is., XXXVI, 11. Mais le Rabsacès, s'adressaiit a haute voix et en hébreu au peuple, l'engagea à faire sa soumission et blasphéma contre le Dieu d'Israël. Aussi les envoyés d'Ézéchias, sans rien lui répoudre, s'en revinrent rapporter ses paroles au roi el se présentèrent devant lui les vêtements déchirés, en signe de l'horreur que leur avait causée le langage du Rabsacès. IV Reg., XVIII, 37; Is., xxxvi, 21-22. Ézéchias les envoya trouver Isaie, puni savoir ce qu'il avait a faire en ces circonstances. IV Reg., xix, 2; Is., xxxvn, i. D'après la lin de la prophétie qui concerne Éliacim, Is., xxn, 25, celui-ci, peut-être i cause de sa faiblesse envers les siens, v. -Ji, devait un jour perdre sa haute situation. 11 faut dire cependant que nombre de commentateurs appliquent ce v. '2"i a Sobna; niais ce serait une redite peu naturelle, et il est préférable, avec l'rz. Delitzsch, Commentant un Tsaiah, 1857, t. i. p. loi, de rapporter à Éliacim cette image du clou, rpri avait servi a le designer deux versets plus haut, v . 23. — Les expressions dont 1 rt, f. 22, pour décrire

KLIACIM

ÉLIASIB

la puissance d'Éliacim, ont été employées par l'auteur de

l'Apocalypse, m, 7, pour désigner Jésus-Christ lui-même, en sorte que le fils d'Helcias a été regardé par les Pères comme un type du Messie, Mis de David. — C'est une erreur des anciens interprètes, trompés en cela parles Septante, d'avoir de la charge r'"-'-y, 'al-habbâit ,

c intendanl du palais, » cf. Gen., xu, 40; 111 Reg., iv, 6, fait un office de préfet du Temple, prrepositus templi, et d'avoir considéré Sobna et Kliacim comme des grands prêtres. S. Jérôme, Comment, in Is., 1. vu, c. xxn, t. nxiv, col. 272-274; Cornélius a Lapide, Comment, in Isaiam, édit. Vives, t. xi, p. 342. Tout indique une charge dans le palais du roi. Rosenmiiller , Scholia in Isaiam, c. xxn. I."), 1*23, t. ii, p. 135.

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