Vue de Hauiah. D'après une photographie
grand nombre de grottes. La population est très diversement estimée : les uns comptent 40 000, d'autres 60000 habitants, dont les trois quarts sont musulmans, llamah possède une garnison et est la résidence d'un moutasserrif qui relève de Damas. — Cf. .1. L. Burckhardt, Travels in Syria and the Holy Land, Londres, 1822, p. 146-148; E. Sachau, Reise in Syrien und Mesopolamien, Leipzig. 1883, p. 66-67; A. Chauvet et E. Isambert, Syrie, Palestine, Paris, 1887, p. 687.
III. Histoire. — Dès les temps les plus reculés, Émath fut fondée par une colonie de Chananéens. Gen., x , 18. Ces descendants de Cbam, unis probablement plus tard aux Sémites environnants, furent surtout en rapport avec leurs frères les Héthéens, dont ils partagèrent les mœurs et la civilisation, comme le prouvent les inscriptions dont nous parlons plus bas. La mention qui est faite de cette ville dans les premiers livres de la Bible, Num., XIII, 22; xxxiv, 8; Jos., xiii, 5; Jud. , m, 3, pour déterminer les limites de la Terre Sainte, montre qu'elle était déjà bien connue pour son importance. Cependant c'est seulement
les nations qu'il s'était assujetties. » II Reg., VIII, 9-11; I Par., xiii, 9-11. Il semble que plus tard Salomon s'empara du pays d'Émath, III Reg., iv, 21-24; H Par.,vm, 4. Les «villes de magasins » (hébreu : 'drê ham-miskenôt qu'il y bâtit étaient des entrepôts très importants pour le commerce, la vallée de l'Oronte ayant été de tout temps une grande ligne de trafic. Mais, à la mort du roi et au moment du schisme, le pays reprit sans doute son indépendance.
Le royaume d'Émath nous apparaît alors, avec son prince nommé Irkulini, allié aux Héthéens, à Benhadad de Damas, Acbab d'Israël et à plusieurs autres, et vaincu par Salmanasar II (859-824). Cf. On Bulls, Layard, p. 15, lig. 32, 33, 36, 37; p. 16, lig. 44; Layard, Black Obelisk, p. 89-90, lig. 60; E. Schrader, Die Keilinschriften und das Aile Testament, p. 202-203; F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 6e édit., Paris, 1896, t. m, p. 476-477. Plus tard Jéroboam II « reconquit Émath, ainsi que Damas, pour Israël ». IV Reg., xiv, 28. A ce moment, le prophète Amos, vi, 2, vantait sa gloire et