Djénin. D'après une photographie
de raclus. La ville elle-même est protégée par une muraille de ces végétaux dont les tiges sont si énormes et les feuilles tellement entrecroisées, que tout passage sérail ahsiilniuetil impossible, si l'on n'avait taillé de véritables pi. rlrs dans ce rempart vivant. Les maisons sont en pierre el assez bien construites; un certain nombre s""' en ruine. Au-dessus d'elles deux mosquées élèvent leur minaret el leurs coupoles, el quelques beau\ palmiers, qui s'aperçoivent de loin, dressent leur tète gracieuse, I ne belle source, véritable torrent, jaillit au milieu des oliviers sur les hauteurs qui dominent la ville;
divisée e ille petits raisselets, elle répand une agréable
fraîcheur dans les jardins et les champs. Ces eaux, 1res limpides, sont amenées par un aqueduc, que cache souvent un fouillis de plant,-, grimpantes, lue quinzaine
de petites boutiques I al ce qu'on appelle le souq eu
marché. Les restes d'uni' puissante construction en pierres
plu- considérables et plus régulières que celles qui ont servi a bâtir la plupart des maisons sonl regardés par les
habitants coi e les vestiges d'une forteresse. Ailleurs
on montre les traces d'une petite église chrétienne. Les
fissirostres, c'est-à-dire à bec crochu mais très largement fendu, d'où le nom français de l'oiseau qui « engoule » le « vent ». Ce bec est garni de moustaches à sa base. Le plumage est giis-ronssàtre tacheté de noir ilig. 574 - L'engoulevent est à peu prés de la taille d'une grive ou d'un merle. 11 ne niche pas, mais se contente de déposer ses ceufs ,i terre on sur les feuilles sèches, lilotti tout le jour, il se met a chasser à partir du crépuscule, et se nourrit d'insectes, particulièrement de ceux qui incommodent les troupeaux. Comme il fréquente en conséquence le voisinage de ces derniers, la croyance populaire lui a fait donner le nom de caprimultjus , en français u letle-
chèvre ». Cf. Pline, 11. A'., x, in, ûii. On l'appelle aussi quelquefois « crapaud vidant ». Le caprimulgus europxus se trouve dans la plus grande partie de l'Europe. On le rencontre aussi assez abondamment en Palestine. A l'automne) l'oiseau esl 1res gras; il constitue alors un mets délicat. — Plusieurs auteurs ont pensé que l'engoulevent esl désigné dans la Bible par le mot (ahmâs, nom d'un oiseau rang,'- parmi ceux qui sont considérés comme impurs, l.ov. . xi . 1<> ; Deut.. xiv, 1 ô ; Trislram, The
ENGOULEVENT — ENHASOR
natural history of the Bible, Londres, 1889, p. 191. Gesenius, Thésaurus, p. 492, croit, au contraire, que le tahrnàs est l'autruche. Mais les anciennes versions y ont vu un oiseau de nuit, Septante : y},i'j^; Vulgate : noctua; Gr. Venet. : vJxtixdpaÇ, et les rabbins juifs une hirondelle. Le tahmâs est presque certainement le hibou, et il n'est guère probable que l'engoulevent ait été compris sous ce nom. Comme cet oiseau devait être bien connu des Hébreux, il est fort à croire qu'ils l'ont désigné sans