‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 252 sur 486 · Épées assyriennes · texte numérisé non relu

Épées assyriennes

D'après Botta, Monument de

.Ymm , pL 159.

vain qu'il porte l'épée, étant serviteur de Dieu pour exercer sa vengeance et punir celui qui fait le mal. » Le gardien de la prison où sont enfermés saint Paul et Silas , à Philippes, est également armé d'un glaive. Art., XVI, 27. IV. Épée instrument de supplice. — Dans le Nouveau Testament, l'épée est plusieurs fois signalée connue instrument de supplice. Jacques, frère de Jean, est mis à mort par le glaive. Act., XII, 2. Par suite, il signifie la persécution sous sa forme la plus violente. Rom., vin, 35; llebr., xi, 37. Le glaive servait, en effet, chez les Romains, à trancher la tète des criminels condamnés à la décapitation, Dig., XLV1II, xix, 8, 1. Les citoyens ne pouvaient périr d'une autre manière. Ce fut le supplice infligé à saint Paul. Chez les Hébreux, on ne faisait mourir personne par l'épée.

V. Sens métaphoriques du mot épée. — Le mot épée est souvent pris comme synonyme de guerre , parce qu'elle est l'instrument du massacre, comme nous l'avons dit plus haut. I Jlach., ix, 73; Matth., x, 34. Il sert a désigner la puissance divine. Sap., SVIH, 10; Ps. vu, 13; Is., xxvn, 1; xxxiv, 50: lxvi, 16; Jer., xn, 12; Ezech., xxi, 9; xxxn, 10; Apoc, i, 10; H, 10; xix, 15, 21. Dieu met son épée dans la main du roi de Babylone. Ezech., XXX, 25. Le glaive que porte l'ange du Seigneur signifie les Uéaux dont il frappe la terre au nom de Dieu , par exemple, la peste. I Par., xxi, 12, 16, 30; Dan., xm, 59; Apoc, vi, 4, 8; xm, 14. L'épée est également synonyme de la force en général. Dieu est le glaive de la gloire d'Israël. Dent., xxm, 29. La parole divine est comparée à une épée à deux tranchants, qui pénètre jusqu'à la division de l'âme et du corps. Hebr., n, 12. Dans d'autres passages, l'épée désigne la puissance de l'éloquence. Dieu a rendu la bouche dlsaïe semblable à un glaive tranchant. Is. , xlix, 1. C'est pour cela que l'iconographie chrétienne emploie le glaive comme symbole de la puissance de la parole. Saint Paul, par exemple, est souvent représenté armé d'un glaive. D'autre part, l'épée étant un instrument de mort, ce mot est employé pour signifier la douleur. Le vieillard Siméon annonce à Marie qu'un glaive transpercera son âme. Luc, n, 15. 11 signifie également le mal que l'ont les méchants, surtout avec la langue. La langue des méchants est un glaive pointu. Ps. i.vi hébreu, lui), 5; lvii (hébreu, Lvin), 8; lxiii (hébreu, Lxiv), 4. L'étrangère devient aiguë comme un glaive a deux tranchants. Prov., v, 4. Celui qui parle légèrement blesse comme un glaive. Prov., xn, 18. Les dent- des méchants sont comme des glaives, Prov., \\\. 14. L'épée est aussi comparée à l'éclair qui brille, Deut., XXII, il. et à l'animal féroce qui dévore. Peut., xxxn, 42: Il Reg. (Sam.), xviu, 8; ls., i, 20: XXXI, 8: .1er., n. 30; XII, 12; xi vi, lu, Ii. etc. C'est pourquoi il est parlé de la bouche de l'épée. Exod., xvn, 13; Num., xxi, 24; Deut., xm, 15; xx, 13, 16; Jos., vi, 21 ; x, 28, 30, 32, etc.

E. Beurlier.

ÉPÉNÈTE ( 'ElwWvEtoç , « louable, recoinmandable; » Vulgate : Kpxnetus), nom d'un chrétien qui résidait à Rome lorsque saint Paul écrivit aux fidèles de cette ville. Rom., xvi, 5. Ce nom se trouve dans les inscriptions de l'Asie .Mineure, à Ephèse, Corpus inscriptionum qrm mm, 2953; en Phrygie, ibid., 3903; a Rome, Corpus plionum laiinarum, t. vi, 17171. L'Apotre, dan- sou Epitre, envoie ses salutations à Épénèle et le nomme en troisième lieu, après Prisca et Aquila. 11 dit qu'il lui est i cher o el l'appelle i les prémices ». àwapyrr,, de sou

apostolat « en Asie ... c'est-à-dire dans la province romaine d'Asie, dont Ephèse était la capitale. Le talus receptus grec, en opposition avec la Vulgate et les meilleurs manuscrits, porte i Achaïe », au lieu d'« Asie »; mais c'esi une erreur manifeste, ru Épénète n'était pas le premier converti de saint Paul en Achaïe; u K- prémices, i àitctpx^i de la mission de l'Apôtre eu Achaïe furent la maison de Stéphanas, de Portunat el d'Achaîque,

ainsi qu'il nous lappiend lui-même. 1 Cor.. XVI, 15. H est

ÉPÉNÈTE — ÉPHER

probable cra'Épénète était un Éphésien, qui avait des relations avec Aquila et Prisca (Priscille). Quand ces derniers allèrent d'Éphèse à Rome (cf. Rom., xvi, 3), il les y accompagna peut-être. Le Pseudo-Dorothée, De septuaginta discipul, 19, Patr. gr., t. xcn, col. 1061, dit que ce disciple de saint Paul devint le premier évêque de Cartilage; niais l'église de cette ville ne le reconnaît pas connue son fondateur. Les Grecs célèbrent sa fête le 30 juillet, avec celle de saint Crescent et de saint And ionique. Dans l'Église latine, sa fête est placée au 15 juillet. Voir Acta sanctorum, julii t. iv (1725), p. 2. F. Vigouroux.

ÉPERVIER, oiseau de proie diurne, de la famille des falconidés et du genre autour. Ce genre se divise lui-même en trois sous -genres : l'autour proprement dit, l'épervier et la harpie. L'épervier commun, falco nisus ou accipiter nisus (fig. 58'2), a le plumage d'un bleu cendré avec une tache blanche à la nuque ; la queue est de même couleur bleuâtre avec des bandes transversales plus noirâtres; la partie inférieure du corps tire sur le blanc, avec des stries foncées également transversales, mais longitudinales sur la gorge. Le bec est noirâtre et les pieds jaunes.

La femelle a à peu près la grosseur d'un chapon ; le mâle n'est pas tout à fait aussi gros. L'épervier est un rapace très hardi ; il vient enlever sa proie, perdreaux, mésanges, etc., dans le voisinage même de l'homme.

Le vol de cet oiseau n'est pas très élevé, mais il est rapide. Outre l'épervier commun d'Europe, on connaît en Afrique l'épervier minulle, dont la taille ne dépasse pas celle du merle, et l'épervier chanteur, le seul oiseau qui chante parmi les rapaces. L'épervier était un objet de vénération en Egypte, et l'on prétait une tête d'épervier à certaines divinités, spécialement à Horus, le dieu-soleil. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, t. i, 1895, p. 100. L'épervier commun, accipiler nisus, abonde en Palestine. Une autre espèce orientale se rencontre également dans ce pays, celle de Vaccipiter brevipes, bien moins abondante que la précédente. Dans les plaines et les terrains humides se voient encore un grand nombre d'autres rapaces voisins de l'épervier, le circus œruginosus et le circus cyaneus , qui sont des espèces de busards et que les Arabes ne distinguent pas de ces derniers. Tristram, T/ie natural history of the Bible, Londres, 1889, p. '190. — Les éperviers sont désignés dans la Bible par le mot nés, qui se rapporte d'ailleurs à d'autres rapaces. Leur chair est proscrite de l'alimentation. Lev., xr, 16; Deut., xiv, 15. — Job, xxxix, 26, parle de leur vol vers le midi, expression qui indique leurs habitudes de migration. Voir Crécerelle.

H. Lesètre.

ÉPHA (hébreu : 'Êfâh), nom d'un fils de Madian (et de la région habitée par ce dernier) et de deux Israélites.

4. ÉPHA. Septante: Teçip, Gen., xxv, 4; Codex Vaticanus, V-jizip; Codex Alexandrinus , Faitpip, I Par., i, 33; Faïqji, is., lx, 6), le premier des fils de Ma-

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