‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 253 sur 486 · L'épervier · texte numérisé non relu

L'épervier

dian, descendant d'Abraham par Céthura. Gen., xxv, 4; I Par., i, 33. C'est un nom ethnique indiquant une branche des tribus madianites, auxquelles du reste elle est associée dans Isaïe, i.x, 6, où elle est représentée avec elles comme possédant un grand nombre de chameaux et de dromadaires, et apportant de Saba à Jérusalem de l'or et de l'encens. Où faut-il la placer? Comme pour toutes les tribus nomades, la question est difficile, et jusqu'ici l'on n'a rien de certain. On a voulu comparer

l'hébreu ns'7, 'Êfâh, à l'arabe à^.i, Gheyféh, qui

désigne « un endroit près de Péluse », au nord- est de l'Egypte. Cf. Gesenius, Thésaurus, p. 1003. C'est un rapprochement purement nominal. Si les Madianites habitèrent primitivement la péninsule du Sinaï, dans les parages occidentaux du golfe d'Akabah, Exod., Il, 15, ils remontèrent ensuite vers le nord, à l'est de la Palestine, pour redescendre au sud, mais sur le bord oriental du golfe Élanitique. Voir Arabie, t. L, col. 859. On est généralement porté aujourd'hui â assimiler les descendants d'Épha à la tribu mentionnée dans les textes assyriens sous le nom de Hayapaa, qui, avec celles de Tamud, les 0i(rj8iTai de Ptolémée, VI, 7, 4, et de Marsinnni, les MataatjiotUci;, habitait le nord de l'Arabie. Cf. Fried. Delitzsch, Wo lag das Parodies? Leipzig, 1881, p. 304; E. Schrader, Die Keilinschriften und das Alte Testament, Giessen, 1883, p. 146, 277, 613; A. Dillmann, Die Genesis, 6" édit., Leipzig, 1892, p. 310. 'Êfâh apparaît comme nom de personne dans les inscriptions du Safa. Cf. .1. Halévy, Essai sur les inscriptions du Safa, dans le Journal asiatique, Paris, VIIe série, t. x, 1877, p. 394, 4 18 ; t. xvii, 1881, p. 186, 208. A. Legendre.

2. ÉPHA (Septante: Taïqnà,'*; Codex Alexandrinus : Taiçi), concubine de Caleb, mère de Haran et Mosa, dans la descendance de Juda. I Par., Il, 46.

3. ÉPHA (Septante: Ta:si), un des fils de Johaddaï, dans la descendance de Juda. I Par., il, 47. On ne voit pas dans le texte le lien qui unit cette famille à la précédente.

ÉPHAH, nom hébreu {'éfdh) d'une mesure de capacité, appelée éphi dans la Vulgate. Voir Éphi.

ÉPHÉBÉE. On lit dans le texte grec de II Mach., iv, 9, le mot : i?r,6La, et dans la Vulgate : ephebia, ce qui signifie « adolescence »; mais le contexte montre qu'il est question dans ce passage d'un lc?r,o£iov, ephebeum, c'est-à-dire de la partie du gymnase grec destinée aux exercices des jeunes gens (èV.ëoi). C'était une vaste salle, plus longue que large , avec des sièges disposés au milieu et où les éphèbes s'exerçaient en présence de leurs maîtres. Vitruve, v, 11; Strabon, V, iv, 7. Voir, à l'article Gymnase, le plan du gymnase, d'après Vitruve , et la place qu'y occupait l'éphébée. Cf. W. Smith, Dictionary of Greek and Roman antiquities, 3e édit., 1890, t. 1 , p. 927. L'impie Jason , au commencement du règne d'Antiochus IV Épiphane, fit construire à Jérusalem un gymnase avec un éphébée, pour y introduire les mœurs et les coutumes des Grecs. II Mach., iv, 9, 12. Cf. Josèphe, Ant. jud., XII, v, 1. Voir Jason et Gymnase.

ÉPHER (hébreu: 'Êfér), nom de deux Israélites, d'un fils de Madian et d'une région.

1. ÉPHER (hébreu : 'Êfér; Septante : "A?ep, Gen., xxv, 4; '0<pÈp, I Par., i, 33; Vulgate : Opher, Gen., xxv, i; Epher, I Par., I, 33), le second des fils de Madian, mentionné seulement dans les listes généalogiques de Gen., xxv, 4; I Par., i, 33. Il s'agit ici d'une des nombreuses tribus issues d'Abraham ; mais il n'est pas facile de déterminer avec certitude le pays qu'elle habitait.

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