‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 272 sur 486 · ÉQUERRE — ÉRASME · texte numérisé non relu

ÉQUERRE — ÉRASME

Septante et la Yulgate l'ont traduit par « équerre » (lv 7tapay(i!v£ffxocç , in angularïbus), et cette traduction a

encore des défenseurs. Il est sans contredit, du reste, que l'équerre a été en usage dès la plus haute antiquité , comme étant l'un des instruments les plus simples et à la fois les plus indispensables à l'ouvrier.

Nous trouvons l'équerre représentée sur les monuments anciens.

Pour ne point parler d'autres monuments, les stèles puniques trouvées à Cartilage par le P. Delattre, et que nous reproduisons ici, nous fournissent des modèles d'équerres , dont la forme ne diffère en rien de celles que nous voyons employer de nos jours. La ligure 598 nous montre l'équerre simple, et à gauche le niveau (fil à plomb); la figure 599 porte l'équerre simple :

au - dessous l'équerre à barre transversale, et à droite le plomb, clochette, (i. HUYGHE.

ÉRASME Didier, humaniste célèbre, né à Rotterdam le '28 octobre 1405 ou lib7, mort à Baie le 11 juillet 1536. D'abord chanoine régulier de Saint-Augustin, puis prêtre séculier, il changea son nom patronymique de Gérard en ses équivalents grec et latin, Desiderius Erasmos. Le principal ouvrage d'Érasme comme critique et exégète est son édition du texte grec du Nouveau Testament, qui fut la première publiée, bien que celle de la Polyglotte d'Alcala ait été imprimée deux ans plus tôt. L'attention d'Érasme avait été de bonne heure attirée de ce côté. En 1505, il avait découvert dans une vieille bibliothèque un ouvrage rare de Laurent Valla, dont l'auteur s'était proposé de coi riper le texte du Nouveau Testament d'après les manuscrits grecs. II le publia à Paris, Annotationes in latinam Novi Testamenti interpretationem, ex collalione grsecorutn exemplarium, 1505. Il résolut dès lors de reprendre ce travail et de le perfectionner; mais, detourné par d'autres occupations, il remettait son projet, se bornant à recueillir des notes pour une version latine remaniée. L'imprimeur bâlois Froben le sollicita d'éditer le Nouveau Testament grec et de ne pas se laisser devancer par Ximénès. Erasme se mit aussitôt à l'œuvre, et il l'accomplit avec un tel empressement, que l'édition priru ept du Nouveau Testament grec fut préparée et imprimée en dix mois : Novutn Testamentum grxce, in-f°, Bàle, 1510. Elle était dédiée à Léon X. Une traduction latine, faite par Erasme, accompagnait le texte

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