Bergerie orientale moderne
graisser, » Prov., xv, 17, signifie à la fois « crèche » et « étable ». Job, xxxix, 12 ( 19 ; Prov., xiv, 4; Is., I, 3.
2° Forme. — Nous n'avons d'ailleurs aucun renseignement direct sur la façon dont les étables étaient disposées en Palestine. Nous connaissons seulement par les monuments de la vallée du Nil les étables à bœufs égyptiennes. Elles se composaient d'un hangar où l'on mettait ces animaux à l'abri , et d'une cour où étaient fixés des pieux ou bien des anneaux pour les tenir attachés lorsqu'ils mangeaient, pendant le jour (lig. 610).
II. Étables pour les brebis. — 1° Dans l'Ancien Testament. — Les bergeries pour le petit bétail sont assez souvent mentionnées dans l'Écriture. Ce sont des lieux enclos, fermés soit par des murs de pierres brutes,
il par des palissades, où les brebis sont ordinairement I irquées en plein air, selon l'usage de l'Orient. Ces parcs de troupeaux portent en hébreu les noms suivants : — 1. Gedêràh, Nura., xxxii, 16, 24, 36 (Septante : KitavXic; la Vulgate a traduit deux fois en termes différents le mot gcdèràh au il'. 16 : Caulas ovium fabricabimus et slabula jumentorum ; de même y. 2't : /Edi-
— 5. Les bergeries sont appelées II Par., xiv, 15, 'ôhôlê miqnéh, « les tentes du troupeau, » ce qui indique, non plus un parc, mais un abri couvert comme une lente (Septante : axiivà; xrqaeu'v ; Vulgate : caulas ovium). — Lemot caula se lit quatre autres fois dans notre version latine dans des endroits où le texte original ne parle pas expressément de bergeries : — 1. et 2. La Vulgate, paraphrasant ou interprétant le texte original, a employé le mot coûte, « parc pour le bétail, » dans deux passages où l'hébreu parle simplement des « troupeaux ». Gen., xxix, 7; Dent., xxvm, 4. — 3. Dans Isaïe, lxv, 4, route traduit nâvéh,« lieu où habitent les troupeaux, [làtm Cf. Ezech., xxv, 5. — 4. Enfin dans Ézéchiel, xxv, 4, saint Jérôme a rendu par caulas le mot tiràh, qui désigne un campement de nomades fermé par des barrières d'épines ou par une sorte de mur, ce que les Arabes appellent ou douar.
2° Les bergeries dans le Nouveau Testament. — 1. Notre -Seigneur, en saint Jean, x, 1, 16, nomme 'rois fois la bergerie z'/rr, (Vulgate : ovile). Le mot grec désigne, comme gedéiàh, un enclos en plein air où l'on