Affective
'aselaqctala. 'asetaqattala.
'aselaqdtala.
Il ne reste plus ensuite qu'à conjuguer chacune de ces formes dans ses différents temps, qui sont le parfait et 1 imparfait pour l'indicatif, suivis d'un subjonctif et d'un impératif. — Si de nouveau l'on compare nos formes verbales avec les formes analogues des autres langues sémitiques, on constatera une fois de plus que l'éthiopien se rapproche plus particulièrement de l'arabe.
3° Le Nom. — 1. Du genre. — Les noms en éthiopien sont du genre masculin ou féminin. Il n'y a pas de forme spéciale pour le neutre. Les noms féminins, substantifs ou adjectifs, sont généralement terminés en-|-, précédé ou non de la voyelle a, donc : at ou t.
2. Du nombre. — Pratiquement il n'en existe que deux, le singulier et le pluriel. Comme chez les Arabes, le pluriel est de deux sortes : pluriel interne ou brisé et pluriel externe. Le pluriel interne s'obtient par une modification que l'on fait subir au mot, à peu près de la même manière qu'on a vu plus haut pour les diverses formes verbales. Le même mot peut avoir un nombre considérable de pluriels brisés; c'est ici pour la langue, non pas une richesse, — la diversité des formes ne modifiant pas le sens du mot, — mais un encombrement. Le pluriel externe se forme par l'adjonction d'une finale, an pour le pluriel masculin, àt pour le pluriel féminin, par exemple : ft'fl£' : 'abed (insensé), donne au pluriel masculin : ^•flj}'} : 'abedân ; au pluriel féminin : ft'fl^'f' : 'abedàt. Ce dernier genre de pluriel se trouve dans toutes les langues sémitiques.
3. Désinences casuelles. — L'hébreu, le chaldéen et le syriaque n'ont pas de désinences casuelles; l'assyrien et l'arabe en possèdent trois, qui correspondent au nominatif, au génitif et à l'accusatif. L'éthiopien n'en a que deux : le nominatif, qui est la forme ordinaire du mot, et l'accusatif qui est en a, sauf dans les mots terrain
ê, ô, â, qui restent invariables, et dans les mots terminés en ï, dont l'accusatif est en ê.
4. Etat construit. — Quand un nom est mis en rapport d'annexion avec un autre nom, comme dans l'exemple classique : liber Pétri, les Sémites font subir une modification, non pas au second mot, nomen rectum, comme le font les Latins et les Grecs, mais au premier, nomen regens. L'état de ce mot ainsi modifié est appelé « état construit », par opposition à l'état ordinaire, qui est dit « état absolu ». Les modifications à introduire dans un nom par suite de l'état construit sont déterminées par des lois assez complexes dans quelques-unes des langues sémitiques, notamment en hébreu. En éthiopien, au contraire, comme en arabe, la modification introduite par l'état construit est assez simple; il suffit de donner au mot la désinence même de l'accusatif, dont nous avons plus haut indiqué les lois.
5. Adjonction des suffixes au nom et au verbe. — Nous avons fait connaître ci-dessus les pronoms personnels dite suffixes. Ils sont ainsi nommés parce qu'ils se soudent au mot qu'ils accompagnent, nom ou verbe. Joint au nom,