Aïguillon égyptien. D’après Wilkinson
et estencore aujourd'hui un de ces pays. Les voyageurs modernes l’ont d'autant plus facilement remarqué, qu'il y ἃ disproportion étrange, d'une part, entre l’attelage de très petite taille, la charrue rudimentaire, et d'autre part, entre le grand aïguillon dont la main du laboureur est armée. En 1697, un voyageur attentif, sir H. Maundrell, Voyage d'Alep à Jérusalem, édit. fr., Utrecht, 1705, p. 186-187, notait ainsi l'observation qu'il avait faite, en allant de Jérusalem à Naplouse, dans sa première journée de marche (15 avril) : « La campagne étoit remplie de gens qui labouroient la terre pour semer du coton. Nous observämes qu'en labourant ils se servoient d’aiguillons d'une grandeur extraordinaire. J'en mesurai plusieurs, qui avoient environ huit pieds de long et six pouces de tour au gros bout. Ils étoient armez au petit bout d’une pointe pour faire aller leurs bœufs, et à l’autre d’une petite bêche ou ratissoire de fer, forte et massive pour ôter de la charuë la claye qui l'empêche de travailler. Ne pourroit-on pas conjecturer de cela que ce fut avec un instrument pareil que Samgar fit le prodigieux massacre dont il est fait mention au livre des Juges, chap. 11, Κ΄. 31? Au moins