Monnaie d'Alexandre Ier Balas
Tête imberbe et diadémée d'Alexandre, à droite, — À. ΒΑΣΙΛΈΩΣ
AAEZANAPOY ΘΕΌΠΑΤΟΡΟΣ EYEPTETOY. Jupiter assis à gauche, tenant une Victoire dans la main droite.
et à fabriquer des armes, et il lui accorda plusieurs autres faveurs. 1 Mach., x, 2-13. Mais Alexandre Balas, qui entendit vanter la bravoure de Jonathas, essaya également de l’attacher à sa cause : il le constitua souverain pontife, et lui envoya une robe de pourpre et une couronne d’or. IMach., x, 15-20. En apprenant ces nouvelles, Démétrius Ier écrivit aux Juifs une lettre pleine des plus brillantes promesses, pour les empêcher de prendre parti pour son rival, IMach., x, 22-45; maisJonathas et le peuple ne crurent point à ses paroles, et ils se déclarèrent en faveur d'Alexandre, ÿ. 46-47. Celui-ci, à la tête d’une puissante armée, livra -peu après bataille à son adversaire. Ses premiers efforts ne furent pas heureux, Justin, xxxv, 1, 10; cependant en 150 il mit en déroute les forces de Démétrius Soter, qui périt lui-même dans la retraite. 1 Mach., x, 48-50; Josèphe, Ant. jud., XIII, 11, 4; Strabon, xvi, 2, p. 751.
Alexandre Balas chercha alors à se fortifier sur le trône qu'il venait de conquérir par une alliance intime avec l'Egypte; il demanda à Ptolémée VI Philométor la main de sa fille Cléopâtre, et il l'obtint. Voir CLÉOPATRE. Le mariage fut célébré avec grande pompe à Ptolémaïide, en 150; Jonathas y assista, il y fut comblé d'honneurs par Ptolémée VI et par Alexandre Balas, qui lui donna le titre de gouverneur (μεριδάρχης) de la Judée. II Mach., x, 51-66. Tant de succès furent la cause de la perte du nouveau roi d'Antioche. Enivré de sa fortune imprévue, il se livra aux plaisirs, Tite-Live, Hist. Supp., L, 14, édit. Lemaire, t. 1x, p. 120; cf. Athénée, v, 211, et il abandonna le gouvernement aux mains de ministres indignes, qui par leurs exactions le rendirent odieux à ses sujets.
Instruit de l’état des esprits, le fils aîné de Démétrius Ier Soter, appelé Démétrius Nicator, jugea l’occasion favorable pour tenter de recouvrer la couronne de son père. En l'an 147, il quitta la Crète, où il s'était réfugié, et débarqua en Syrie, où les mécontents lui firent bon accueil. Apollonius, gouverneur de Cælésyrie, et Antioche elle-même se prononcérent pour lui. Jonathas seul, au milieu de la défection générale, fut fidèle à Alexandre. II battit les troupes d'Apollonius, que Démétrius Nicator avait laissé à la tête de la province de Cœlésyrie. I Mach., x, 67-87. Pour le