‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 252 sur 474 · AMOS · texte numérisé non relu

AMOS

(Vulgate : « les hauts lieux de l’idole »); vir, 14, bôlés, « ouvrant, fendant »; vu, 16, « la maison d'Isaac » (Vulgate : « la maison de l'idole »). Les images abondent,. « Nulle part ailleurs chez les prophètes, dit H. Ewald, Die Propheten des alten Bundes, Gæœttingue, 1878, ἀν, p. 8#, on ne rencontre tant de souvenirs de la vie champètre, exprimés avec la vérité et l'originalité la plus pure, et aussi avec une inépuisable richesse. » G. Baur ἃ signalé loutes ces images. Indiquons au hasard, 1, 2; πὶ 43 ; a, 12; IV, 13 (Dieu); 1x, 6; v, 16, 17; v, 18, 19, « le jour de Jéhovah »; vi, 4-6 (vie des grands); 1v, 1-3 (grandes dames samaritaines); vint, 8-14 (invasion assyrienne) ; vin, 2-3; 1x, 2-5, 13-15 (âge d'or). Jeux de mots : v,5 (hagilgäl gâlôh yigléh, « Galgala sera emmenée captive »); vin, 2 (qäyis… b&' haggés); νι, 7 (vesär mirzäh serühim). 1 résulte de là un style clair, vif, pressé, original. Le soin que prend Amos de séparer les sujets qu'il traite, Am., 1V, 4; v, 1, etc., fait que chaque division est un morceau achevé. On y sent un rythme plein, souvent sonore. On y distingue aussi parfois des strophes régulières. Sa diction a été comparée à celle de Job. Quoi qu'il en soit, Amos écrit comme un grand prophète. Il

est savant; sa connaissance du Pentateuque surtout est :

évidente. Trochon, Les Petits prophètes, p. 431. Il est éloquent, mais de cette éloquence qui ne s'apprend pas aux écoles selon les règles classiques ; c'est une éloquence divine : « Neque enim hæc humana industria composita, sed divina mente sunt fusa et sapienter et eloquenter. » S. Augustin, De Doct. chr., 1V, 7, 21; τ. xxxIV, col. 98. C'est en ce sens qu'il faut entendre le mot de saint Jérôme : « imperitus sermone, sed non scientia, » mot appliqué par lui à Amos, et qui a égaré beaucoup d’appréciateurs de son style. Saint Augustin, loc. cit., ἃ fait la critique littéraire d’Amos, vi, 1-6, et sa conclusion est que les écrivains sacrés peuvent être des modèles du bien dire. Les modernes s'accordent à parler comme saint Augustin. R. Lowth, un juge excellent, écrit à cet égard : « Evolvat modo scripta ejus (Amos) æquus judex, de re, non de homine quæsiturus; censebit, credo, potius pastorem nostrum μηδὲν ὑστερηχέναι τῶν ὕπερ λίαν προφητῶν ut sensuum elatione et magnificentia spiritus prope summis parem, ita etiam dictionis splendore et compositionis elegantia vix quoque inferiorem. » De sacra poesi Hebræorum, Oxford, 1775, 3e édit., t. 1, p. 287. Ce jugement, il faut le reconnaître, est un peu enthousiaste. Ὁ. Schmoller, ouvr. cit., p. 158 et suiv.

VI. Histoire du texte. — Le texte d'Amos nous est parvenu dans toute son intégrité. Les citations qui en sont faites par Osée, Sophonie, Jérémie (A. Kueper, Jeremias librorum sacrorum interpres atque vindex, p.'71-73, 79-89, 98, 99), Zacharie, l'auteur de Tobie et les anciennes versions le prouvent assez. G. Baur, après avoir soumis ces versions à un examen sérieux, conclut ainsi : « À comparer le texte actuel au texte primitif, tel qu'on le rétablit suivant les anciennes versions, nous devons dire que celles-ci portent en faveur de l'antiquité du texte présent un témoignage décisif. Les différences que l’on constate dans la version grecque sont en grande partie, si l’on y regarde de près, l'effet de quelques méprises du traducteur. Les autres versions grecques, comme aussi le Targum, la Peschito, la version hiéronymienne, offrent partout les mêmes leçons que notre hébreu actuel. Si quelqu'une s’en écarte, cet écart est redressé par l'accord des autres avec le texte que nous avons. Un certain nombre de variantes reposent sur une vocalisation diflérente, ce qui ne change en rien le texte, et prouve seulement que les traducteurs l'ont lu ou compris autrement que nous. D’autres variantes sont plus importantes, comme, par exemple, en fait de consonnes, kî’ôr au lieu de käye’ôr, Am., vint, 8, etc. Ouvr. cit., p. 148, 149. » On pourrait en citer d'autres. Quant aux variantes des manuscrits massorétiques eux-mêmes, elles sont peu importantes (De Rossi, Variæ lectiones, ete., t. 111, p. 186-190; ScAolia

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