Ancre dans les catacombes
De Rossi, Rom& sotterranea, t. 1, pl. ΧΥ͂ΠΙ, n° 2,
ou bien la lettre E, sigle d’elpis, gravée à l'extrémité de la traverse, ou bien encore sa présence à côté du divin poisson servant ainsi à écrire, comme en idéogramme, la formule spes in Christo. Or ce n’est que dans l'Épitre aux Hébreux qu'on ἃ puisé une signification si précise du symbole de l'ancre; dès lors sa présence, spécialement fréquente sur les monuments de l'Église romaine aux 11° et ane siècles, peut servir à montrer que l'Épitre aux Hébreux y était bien connue, comme il résulte du reste d’autres témoignages, et, bien qu’elle n'y fût pas encore lue publiquement, qu'on la tenait déjà en grand honneur, puisque le symbole qu'on lui empruntait était à la fois si vénéré et si populaire. J. Tomas.
ANDALA Ruard, théologien hollandais, né près de Boolsward, dans la Frise, en 1665, mort à Franeker, le 12 septembre 1727. Il avait fait ses études dans cette dernière ville et y était devenu professeur de théologie. C'était un ardent cartésien. Il publia un grand nombre d'ouvrages théologiques et philosophiques. Ses écrits exégétiques sont les suivants : Exegesis illustrium locorum Sacræ Scripturæ ; accedit clavis apocalyptica, Franeker, 1720 ; Dissertationes in præcipua Zachariæ dicta, Franeker, 1720 : Verklaaring van de Openbaringe van Joannes, in-4, Leeuwarden, 1726. Ce commentaire de l’Apocalypse est fort estimé par les protestants. Voir Jücher, Atllgemeines Gelehrten-Lexicon, au mot Andala ; Vriemoet, Afhenæ Frisiacæ, p. 723-737; Chalmot, Biographisch. Woordenboek der Nederlanden, t. 1, p. 241-943 ; Ypeij et Dermout, Geschiedenis der Nederlandsche hervormde Kerk, τ. τι, p. 458.
ANDERSEN LARS (Andreä Laurentius), traducteur de la Bible en suédois, né probablement à Strengnäs, en Suëde, en 1480, mort dans cette ville, le 29 avril 1552. ΤΙ exerça d'abord le ministère sacerdotal à Strengnäs, οἱ devint ensuite archidiacre d'Upsal. Étant passé à Wittenberg au retour d’un voyage à Rome, il y fut gagné aux idées de Luther, et, à son arrivée en Suède, il fut nommé chancelier par le roi Gustave Wasa, qui le soutint de toute sa puissance pour introduire l'hérésie dans son royaume. Elle fut établie officiellement par la diète de Westeraasen (1527). Andersen contribua beaucoup à Ja propagation des idées protestantes par sa célèbre traduction du Nouveau Testament en suédois, faite avec le concours d'Olaüs Petri (Olof Person). Elle parut in-folio, en 1526. Quinze ans plus tard, en 1541, Andersen publia la Bible suédoise complète, connue sous le nom de « version gustavienne ». Le traducteur s’aida dans son travail de la Vulgate latine et des anciennes traductions allemandes, en particulier de celle de Luther. Cette version joua en