VERSIONS) DE LA BIBLE — ANGRIANI
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ANGLE (PORTE DE L). Hébreu: $a‘ar happinnäh (happônéh, 1 Par., xxv, 3) ; Septante : πύλη τῆς γωνίας; Vulgate : porta Anguli ; (porta Angulorum, Zach., x1v, 10), porte de la ville de Jérusalem. IL (IV) Reg., x1v, 13; IL Par., xxv, 29; xxvi, 9; Jer., xxx1, 98; Zach., χιν, 10. Elle était située à l’ouest de Jérusalem, au nord de la ville haute, à un endroit où le mur de la ville formait sans doute un angle très prononcé, d'où son nom. Elle était à quatre cents coudées (210 mètres environ) de la porte d'Éphraïm. IV Reg., χιν, 13; II Par., χχν, 93. Joas, roi d'Israël, ayant battu et pris Amasias, roi de Juda, à Bethsamès, amena son prisonnier à Jérusalem, où il fit abattre le mur de la. ville depuis la porte d’Ephraïm jusqu'à la porte de l’Angle. IV Reg., χιν, 13; II Par., xxv, 23. C'était la partie la plus vulnérable de Jérusalem et par conséquent celle où elle avait le plus besoin de défense; aussi Ozias, successeur d'Amasias, se hâta-t-il de la fortifier (Joséphe, Ant. jud., IX, x, 3) par un « large mur », cf. IL Esdr., ut, 8, et de protéger par des tours la porte de l’Angle et les autres portes de ce côté de sa capitale. IT Par., xxv1, 9. La tour de la porte de l'Angle est probablement celle qui est nommée dans Néhémie « la tour des Fours ». ΠῚ Esdr., ut, 11; x, 37 (hébreu, 38). Voir JÉRUSALEM.
ANGLO - SAXONNES (VERSIONS) DE LA BIBLE. Voir ANGLAISES (VERSIONS) DE LA BIBLE.
ANGRIANI Michel, carmeitalien, appelé aussi AYGRIANI, AYGuanI, et plus communément MICHEL DE BOLOGNE, parce qu'il était né dans cette ville, dans la première moitié du x1v° siécle; il y mourut le 10 novembre 1400, selon l'opinion la plus probable. Il étudia à l’université de Paris et y reçut le titre de docteur ; en 1354, il y fut aussi prieur du couvent des Carmes. Vers 1372, on lui confia la charge de
définiteur de la province de Bologne. Dans un chapitre de son ordre tenu à Bruges, en 1379, et dans un autre tenu à Milan, en 1381, Angriani fut élu général. Il fut déposé, en 1386, par le pape Urbain VI ; on ignore pour quelle cause. II se retira alors dans le couvent de Bologne, où il mourut. On a de lui Conimentaria in Psalmos, in-f, Milan, 1510. Cet ouvrage, de médiocre valeur, est souvent appelé Incognitus in Psalmos où Opus œuctoris incognili, et a eu plusieurs éditions. Il est composé en grande partie de citations de Pères. L'auteur n’a fait aucun usage du texte original. Il s'attache presque exclusivement à appliquer les Psaumes à Notre-Seigneur. Angriani avait aussi composé des commentaires sur l'Évangile de saint Matthieu, de saint Luc, de saint Jean, sur l’Apocalypse, etc.; mais ils n’ont pas été imprimés. Voir Fabricius, Bibliotheca latina mediæ ætatis, t. v, p. 222.
ANGULAIRE (PIERRE), hébreu : ’ében pinnäh, « pierre de l’angle, » Job, xxxvint, 6; [5., xxvint, 16; γ᾽ δὲ pinnäh, « tête de l'angle, » Ps. Ἴσχύπι, 22 ; Septante : λίθος γωνιαῖος, Job, ΧΧΧΥΠΙ, 6; ἀχρογωνιαῖος, Is., xxvIT, 16; Eph., πὶ 20; I Petr., 11,6; χεφαλὴ γωνίας, Ps. CXVIX, 22; Vulgate : lapis angularis, Job, xxxvinr, 6; Is., χχυπι, 16; Eph., π, 2; I Petr., π, 6; caput anguli, Ps. cxvir, 22. ᾿Αχρογωνιαῖος, composé ἀ᾽ ἄχρος, « extrême, » et de γωνία, « angle, » est un mot exclusivement biblique et ecclésiastique, inconnu des auteurs profanes. L'expression « tête de l'angle » du Ps. cxvir (CxvIu), 22, est citée dans Matth., xxt, 42 ; Marc., xux, 10 ; Luc., xx, 17; Act., 1v, 11 ; I Petr., ΤΕ",
4° La pierre angulaire est celle qui est placée à l'angle d'un édifice. Elle ἃ une grande importance pour tenir les deux côtés du bâtiment ; aussi est-elle choisie avec soin. Chez les Juifs, elle était d'ordinaire de dimensions considérables : parmi celles qui ont été employées pour les fondements du temple, il y en a qui ont six à sept mètres de longueur et deux à trois mètres d'épaisseur. En Assyrie, les angles sont aussi formés quelquefois par une pierre angulaire, quoique les constructions soient en briques (A. Layard, Mineveh and its remains, t. 11, p. 254), et c'est aux angles que sont placées, dans une sorte de cassette, les tablettes cunéiformes destinées à conserver le souvenir de l'érection du monument.
2 Comme la tribu et le peuple sont souvent appelés une «maison », Gen., xLvi1, 27 ; Exod., xvi, 31, etc., et que la pierre angulaire tenait dans l'édifice la place principale, elle désigne, dans un sens métaphorique, un grand personnage, tel que les chefs de l'Égypte, Is., x1x, 13. Cf. Jud., xx, 2; I Reg., x1v, 38 (« l’angle, les angles du peuple »). Le Psalmiste, Ps. cxvur, 22, et Isaïe, χχυπι, 16 (cf. I Petr., 11, 6), appellent le Messie « la pierre angulaire », et le Psalmiste fait remarquer que la pierre qu’on avait rejetée, c’est-à-dire Jésus, repoussé par les Juifs, est devenue la pierre angulaire de l'Église, son fondement et son chef. Matth., xxr, 42, etc. ; Eph., π, 20.
ANI (hébreu : ‘Unni, « affligé ; » Septante : ᾿Βλιωήλ, ἮἨλωνε(), Lévite du nombre des musiciens qui accompagnérent l'arche d'alliance, lorsque David la fit transporter à Jérusalem. I Par., xv, 18-920.
ANIA. Chef du peuple, II Esdr., vin, 4, le même que celui qui est appelé Anaïa. II Esdr., x, 22. Voir ANaïa.
ANIAM (hébreu : ’AÂni‘äm, « gémissement du peuple ; » Septante : ᾿Ανιάν), fils de Sémida, de la tribu de Manassé. I Par., vit, 19.
ANIM (hébreu : ‘Anim ; Septante : ᾿Αισάμ), ville des montagnes de Juda, mentionnée une seule fois dans l'Écriture. Jos., xv, 90. Les deux villes qui la précèdent peuvent nous servir à déterminer son emplacement : Anab est l’une des deux localités qui portent encore le
ANGRIANI — ANIM
même nom, ‘Anab es-Serhir (Anab la Petite) et ‘Anab el- Kebir (Anab la Grande), situées à peu de distance l'une de l’autre, au sud-ouest d'Hébron. Voir ANAB. Istémo est, d’après l'opinion générale des commentateurs, Semou'«. Voir ISTEMO. Or, dans la même contrée, un peu au sud des endroits que nous venons de mentionner, il y avait, du temps d'Eusébe et de saint Jérôme, deux villes voisines, appelées Anéa, ’Ave où ‘Avax, placées l’une à l'est, l'autre à l’ouest, la première habitée par des chrétiens, la seconde, et alors la plus considérable, habitée par des Juifs. Cf. Onomasticon, Gœættingue, 1870, p. 221, aux mots ᾿Ανάδ et ᾿Ανσήμ ; 5. Jérôme, Liber de situ et nominibus locorum hebr., 1. xxx, col. 871, aux mots Anab et Anim. Elles correspondent, croyons-nous, aux ruines actuelles de Rhoueïn ech-Charkiéh, « Rhoueïn orientale, » et de Rhouein er-Rharbiéh, « Rhoueïn occidentale, » éloignées seulement de dix minutes l’une de l’autre, dans la direction du nord-est au sud-ouest. Robinson avait d’abord vu dans ces ruines, qu'il écrit El-Ghuwein, la ville d'Aïn. Voir Aïn 2. Biblical Researches in Palestine, Lre édit., 1841, t. 11, p. 625, note 2. Mais plus tard il les identifia avec Anim, après le Dr Wilson, Lands of the Bible, τ, p.354. « Le nom de ‘Anîm (pour ‘Âyänim), dit-il, est le pluriel de ‘Ain, « fontaine. » L’arabe Ghuwein est un diminutif de la forme ‘Ain. » Ou. cité, 2 édit., 1856, t. 11, p. 20%, note 1. Il faut reconnaitre, avec le même savant, que le nom arabe répond mieux à l’hébreu ‘Ain; car, la première lettre étant remplacée par le ghaïn (r grasseyé), comme dans Gaza (hébreu : ‘Azza; arabe : Ghazzéh ou Rhazzéh), les autres sont semblables ; mais la position des deux Rhoueïn nous sembie favoriser leur identification avec l'Anim de Josué et les deux Anéa d'Eusèbe et de saint Jérôme : identification admise, au moins pour Anim, par un bon nombre d'auteurs. Cf. G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Names and places in the Old and New Testament, Londres, 1889, p. 11 ; et la carte de la Palestine publiée dans la Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins, Leipzig, 1890, t. χπιὶ, n° 1, etc.
Mariette prétend que le n° 95 des listes de Karnak, Aina, n'est autre chose que l’'Anim de Juda, et l'’Avaix, de l'Onomasticon, Les listes géographiques des pylônes de Karnak, Leipzig, 1875, p. 39. M. Maspero fait remarquer que ce nom figure sur une seule des trois listes, et le suivant, Karman, sur deux. « On a, dit-il, le droit d'en conclure, soit que les deux noms désignaient une même localité, soit qu'ils s’appliquaient à deux localités, différentes, mais si rapprochées, qu'on pouvait les prendre l’une pour l’autre. » Il en cherche l'emplacement au milieu des vignobles qui enveloppent Hébron de toutes parts. Alors Aïna serait Aïn ech-Chems, et Karman serait Khirbet Séràsir, bien plus au nord que Rhoueïn. Sur les noms géographiques de la Liste de Thoutmès III, qu'on peut rapporter à la Judée, 1888, p. 13-15.
Les ruines de Rhoueïn er-Rharbiéh « couvrent les flancs et le sommet d’une colline, située dans une vallée. Le point culminant du monticule est occupé par les restes d’un petit fort en pierres de taille, de forme carrée. Plusieurs autres constructions, bâties également en pierres de taille, sont encore en partie debout alentour ; elles renferment des citernes et des caveaux creusés dans le roc. A dix minutes de marche de ce point, vers l’est-nord-est, les ruines recommencent à se montrer, et comprennent un espace plus considérable encore. Elles sont désignées sous le nom de Rhoueïn ech-Charkiéh. De nombreuses habitations, dont les assises inférieures existent encore, et dont une vingtaine même ont conservé leurs voûtes cintrées, s'élevaient jadis en amphithéätre sur les pentes d'une colline. Chacune de ces habitations contenait intérieurement un petit magasin souterrain, pratiqué dans le roc. La plupart étaient bâties avec des pierres bien taillées, de dimensions plus où moins grandes. Une église chrétienne, maintenant renversée, avait élé construite avec des pierres d'un bel appareil, comme l’attestent quelques
pans de mur encore debout. Les traces d’une enceinte murée, qui environnait cette ville, sont reconnaissables sur plusieurs points. » V. Guérin, Description de la Palestine, Judée, 1, 111, p. 191-192. Voir la carte de la tribu de Jupa. A. LEGENDRE.
ANIMAUX mentionnés dans les Écritures. — La Bible hébraïque désigne les « animaux » en général par le mot kayyäh, forme féminine de l'adjectif hay, « vivant. » Cf. Gen., 1x, 5, 10; Lev., x1, 46; Septante : ζῶον; Vulgaie : anima vivens, bestia. Hayyäh signifie proprement « un être vivant » quelconque, Gen., ΠῚ, 4, mais il estsouvent employé dans un sens restreint; tantôt il s'applique aux quadrupèdes domestiques ou sauvages, par opposition aux oiseaux, Gen., 1, 28; Lev., x1, 2, 27, etc.; tantôt, et fréquemment, il se dit des quadrupèdes sauvages, Gen., vu, 14, A1; vur, 1, 19, etc.; dans ces deux cas, il est quelquefois suivi du mot hassadéh, « animaux des champs. » Exod., χχπι, 11; Lev., xxvi, 22; Deut., vi, 2%; Jer., χα, 9, etc. Les Septante ont traduit : τετράπους, θηρίον, Gp, et la Vulgate : fera, bestia, quarrupes. — Deux autres mots hébreux signifient aussi « animal », mais toujours dans un sens plus ou moins restreint : 4° Le mot be‘ir désigne toutes les espèces de bétail, Exod., xx, 4 (Vulgate, 5); Num., xx, #4, 8, 11; Ps. LxxvIn (Vulgate, Lxxvnr), 48, et quelquefois, plus spécialement, les bêtes de somme, Gen. xLv, 17; Septante : χτῆνος ; Vulgate : jumentum. % Le mot behémäh désigne ordinairement les quadrupèdes, et encore dans un sens restreint, ainsi que nous l'expliquons plus bas.
La classification des animaux, dans la Bible, est des plus simples ; Moïse et, à sa suite, les Hébreux ont divisé les animaux en quatre grandes catégories : les quadrupèdes, les oiseaux, les reptiles et les poissons. Cette classification, sans être nulle part enseignée scientifiquement, est cependant proposée ou supposée dans un grand nombre d'endroits. Gen., 1, %6 ; 1x, 2; Lev., x1, 46; Deut., 1v, 16-18; II Reg., 1v, 33; Ez., χχχυπι, 20 ; Jac., 1, 7. Cette division est tirée du mode de mouvement des animaux : parmi eux, les uns marchent, les autres volent, ceux-ci nagent, ceux-là rampent; c’est là ce qu'il y a de plus apparent et de plus frappant dans l'animal, et aussi ce qui entraîne entre les diverses espèces d'animaux les différences les plus importantes. Cette même division est aussi proposée par des auteurs profanes. Cf. Cicéron, Tuscul., V, x, édit. Lemaire, Paris, 1830, t. int, p. 482; et De natura deorum , IT, ΧΕΙ, t. IV, p. 213. Nous devons dire un mot de chacune de ces quatre catégories d'animaux.
1° Quadrupèdes : Moïse appelle le quadrupède behémäh; cette expression, dans la Bible, désigne tous les quadrupèdes terrestres, pourvu qu'ils ne soient pas de très petite taille; nous disons les quadrupèdes « terrestres », pour exclure certains animaux aquatiques ou amphibies, comme le crocodile, qui ont quatre pieds, et que Moïse n'a jamais classés parmi les behémôt ; de même, les petits quadrupèdes, comme les rats, les taupes, etc., sont classés par Moïse, non parmi les behémôt , mais parmi les reptiles. Cf. Bochart, Hierozoicon, Londres, 1663, 1, 2, p. 4. Remarquons, pour éviter les confusions, que quelquefois Moïse a donné au mot behémaäh un sens plus restreint, l’entendant simplement des quadrupèdes domestiques, comme le bœuf, la chèvre, le chameau, etc., et l'opposant ainsi aux quadrupèdes sauvages, comme le lion, le loup, l'ours, etc, qu'il appelle alors kayyat häâärés; Septante : θηρία τῆς γῆς; Vulgate : bestiæ terræ. Gen., 1, 24, %,
2 Oiseaux, ou, généralement, « tous les animaux à ailes, » ‘ôf. Gen., 1, 20, 21; Lev., x1, 13, 20 ; Deut., χιν, 41, etc. Parmi ces animaux à ailes, Moïse distingue une catégorie particulière, qu'il appelle kôl $éres ha‘6f, « tout être qui se traine (sur la terre), et a des ailes. » Lev., ΧΙ, 920-95. Ce sont les « insectes ailés », comme les différentes espèces de sauterelles.
30 Poissons, ou, généralement, « tous les êtres vivants
ANIM — ANIMAUX MENTIONNÉS DANS LA BIBLE
qui nagent ($érés a ici ce sens) dans l'eau. » Gen, 1, 20, A; Lev., x1, 9; Deut., χιν, 9. Parmi ces animaux aquatiques, Moïse fait une mention spéciale des grands cétacés, qu'il appelle fanninim gedôlim ; Septante : κήτη μεγάλα ; Vulgate : cete grandia.
% Reptiles; Moïse les appelle 8érés 36rês ‘al hâärés, c'est-à-dire les animaux « qui se traînent en rampant sur la terre ». Gen., 1, %, %5; Lev., x1, 29. Il les distingue ainsi, soit des poissons, appelés aussi éérés, mais qui se meuvent « dans l’eau » (cf. Bochart, loc. cit., c. 6, p. 37), soit de ces insectes ailés, que nous venons de signaler, appelés également £érés, qui peuvent se mouvoir ou ramper sur la terre, mais qui ont des ailes, et qui, de ce chef, sont classés parmi les oiseaux. Remarquons que les mots « rampant sur la terre », qui désignent les reptiles, se prennent dans un sens très large, et s'entendent non seulement des reptiles proprement dits, qui sont apodes, mais encore des animaux dont les pieds sont si petits, qu'ils semblent moins marcher que se glisser ou ramper, comme les taupes, les lézards, et un grand nombre d'insectes.
Environ cent cinquante-cinq mots hébreux désignent cent vingt-deux espèces d'animaux, auxquelles il faut ajouter deux espèces nouvelles mentionnées par les livres grecs de l'Ancien Testament, et quatre, mentionnées dans le Nouveau Testament; en tout cent vingt-huit espèces signalées dans la Bible.
Voici la liste de tous ces animaux ; nous la donnons dans l’ordre alphabétique, sans aucune distinction de classes, afin qu'on puisse les trouver plus facilement. A côté du nom de chaque animal, nous indiquons le mot hébreu qui le désigne dans l'Écriture, puis le mot qui lui correspond dans les Septante et dans la Vulgate; enfin, s'il y a lieu, le mot qui désigne l'animal dans le Nouveau Testament; nous signalons les cas où l'identification est douteuse. Les articles spéciaux sur chaque animal compléteront les renseignements qui le concernent.
Abeille; hébreu : debôräh, Jud., χιν, 8, etc. ; Septante : μέλισσα; Vulgate : apis.
Addax, espèce d’antilope ; hébreu : difôn, Deut., χιν, 5, etc.; Septante : πύγαργος; Vulgate : pygarqgus.
Agneau, désigné en hébreu par les mots suivants : — 1. Agneau de moins d’un an, agnelet, täléh, 1 Reg., vu, 9, etc.; Septante : ἀρήν γαλαθηνός; Vulgate : agnus lactens. — 2. Agneau d'un an à trois, kébé$ ou ké$éb (par transposition des deux dernières radicales), Num., vu, 15, 17; Lev., 111, 7, etc.; Septante, ordinairement : ἀμνός ; quelquefois : ἀρήν, ἀρνίον, πρόδατον; Nouveau Testament: auvos, Act., vin, 32, etc.; Vulgate : agnus.— 3. Agneau gras, kar, Deut., xxxnt, 14, etc.; Septante : tantôt ἀρήν, tantôt ἀμνός, une fois χριός ; Vulgate : dgnus.— 4. Signalons encore le mot chaldaïque, ’immar, I Esdr., vi, 9, 17; Septante : &uvos; Vulgate : agnus.
Aigle ; hébreu : néser, Lev., x1, 13, οἷς, ; Septante et Nouveau Testament : ἀετός; Vulgate : aquila. Le mot néSer désigne toutes les espèces d’aigles, et même en quelques endroits, par exemple, Michée, 1, 16, le vautour.
Aigle de mer; hébreu : ‘ôzniyäh, Lev., x1, 13; Septante : ἁλιαίετος ; Vulgate : haliæetus. Toutefois cette identification est douteuse ; d'après d’autres, le mot ‘ozniyäh signifierait le circaète (espèce d’aigle) ou le balbusard.
Ane, désigné par trois mots hébreux : — 1. häméôr, Gen., xuIXx, 14; Ex., xux, 18, etc. — 2. ‘ayir, signifiant surtout « jeune âne », Gen., xux, 11, etc. — 8, ’âtôn, ânesse, Gen., xLIx, 11; Num., xx, 3, etc. — Les Septante ont traduit par ὄνος, des deux genres, et πῶλος τῆς ὄνου; Vulgate: asinus, asina, pullus asinæ ; Nouveau Testament : mêmes mots.
Ane sauvage, ou onagre, désigné par deux mots hébreux : — 1. ‘ärôd, Job, χχχιχ, 5, etc.; Septante : ὄνος ἄγριος; Vulgate : onager. — 2. péré’ ou péréh, Gen., xvi1, 42; Job, vi, 5, etc.; Septante : ὄνος ἄγριος; Vulgate: onager.
Antilope. Voir, dans la présente liste, les quatre espèces
pans
d'antilopes dont parle la Bible: Addaæ, Bubale, Gazelle, Oryx.
Araignée ; hébreu : ‘akkäbis, Job, vur, 14; Is., LIX, Ὁ, ete,4 Septante : ἀράχνη; Vulgate : aranea. Quelques auteurs traduisent aussi par « araignée » le mot hébreu semämit. Voir Lézard.
Aspic, serpent venimeux ; hébreu : péfén, Deut., XXx11, 33; Job. xx, 14, etc. ; Septante et Nouveau Testament (Rom., ΠΙ, 13) : ἀσπίς, βασιλίσκος ; Vulgate : aspis, basiliscus.
Aurochs, sorte de taureau sauvage ; hébreu : re’êm, Nurn., xx, 22. Voir Rhinocéros.
Autruche ; hébreu : bat hayya‘änäh (« la fille des cris »), Lev., x1, 16; Deut., x1v, 15; Septante : στρουθός ; Vulgate : struthio.
Balbusard, désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu ‘ozniyäh. Voir Aigle de mer.
Béhémoth. Voir Hippopotame.
Belette ; hébreu : Aôléd, Lev., x1, 29 ; Septante : γαλή; Vulgate : mustela.
Bélier ; hébreu : ’ayil, Gen., xv, 9, etc. ; Septante : χριός; Vulgate : aries.
Blaireau, désigné, d’après quelques auteurs, par l’hébreu tahaÿ, Ce mot désigne plutôt le dugong.
Bœuf : 1. Un troupeau de bœufs; hébreu : bäqér, Gen., ΧΗ, 16; x, 5, etc.; — 2. Un animal quelconque de l'espèce bovine, sans distinction de sexe ni d'âge, hébreu : $ôr, Ose., x11, 12 (11), etc, ; — 3. Un taureau, surtout jeune, hébreu : par, Ex., ΧΧΙΧ, 1; Lev., 1v, 3, 14, etc.; — 4. Un
veau, ‘égél, Ex., xxx, 4, etc.; — 5. Une génisse, pâräh, .
Num., xx, 2, 6, etc., ou ‘égläh, Gen., xv, 9, etc. — Septante et Nouveau Testament : βοῦς, des deux genres, bœuf; ταῦρος, taureau ; μόσχος, des deux genres, veau, génisse; δάμαλις, vache, génisse (Hebr., 1x, 13). Vulgate : bos, taurus, vilulus, vitula, vacca.
Bouc, désigné, en hébreu, par quatre mots : — 1. ὁ" 7)", Lev.,1v, 2% (23); xvr, 9, etc. — 2. safir, Dan., vin, 5, etc.; Esdras, vi, 17. — 3. ‘attüd, Gen., xxxI, 10, — 4. tayytÿ, Gen., xxx, 99, etc. — Septante : τράγος, quelquefois χίμαρος (quoique ce mot signifie surtout « chevreau »); Vulgate : caper, hircus; Nouveau Testament : τράγος; hircus, Hebr., 1x, 12, etc.
Bouquetin ; hébreu : μα “δ᾽, Ps. cv (cn), 18; Job, ΧΧΧΙΧ, 1, etc. ; femelle du bouquetin ou chèvre sauvage, ya‘äläh, Prov., v, 19. Septante : τραγέλαφος (qui est plutôt le chevreuil); Vulgate: ibez;l'ibex est une espèce de bouquetin.
Brebis; hébreu : rähél, Gen., xxxI, 38, etc. ; Septante : mp66aroy ; Vulgate : ovis. Le mot s6’n, Gen., xxix, 10, etc., signifie un troupeau de petit bétail, greæ (brebis et chévres); et principalement un troupeau de brebis; de même, le mot $éh, Deut., xiv, #4, etc., signifie un animal quelconque du troupeau, pecus; et surtout une brebis. Voir aussi Agneau,
Bubale, espèce d'antilope; hébreu : yahmür, Deut., x1V, 5; les Septante n'ont pas traduit ce mot; Vulgate : bubalus. Toutefois l'identification est douteuse; d’après d’autres, le mot yahimür signifierait le daim.
Buffle, désigné, d’après quelques auteurs, par l'hébreu yahmür ; d'après d’autres, par l’hébreu re’ém.
Busard. Voir Faucon.
Butor; hébreu : gippôd, Is., Χιν, 23, d’après quelques interprètes. Voir Hérisson.
Caille; hébreu : $eldv, Ex., xvi, 43; Num, x1, 31, etc.; Septante : ὀρτυγομήτρα ; Vulgate : coturniæ.
Caméléon; hébreu : κοῦ! ; Septante : χαμαιλέων ; Vulgate : chamaæleon. Malgré l'autorité des Septante et de la Vulgate, le mot kôth désignerait plutôt un lézard ou la grenouille, et le caméléon correspondrait à l’hébreu fin- $emét, Lev., x1, 30. Voir Taupe.
Canard, n'est pas expressément désigné dans la Bible ; il est peut-être compris dans le mot barburim. Voir Oie.
Céraste, espèce de serpent; hébreu : &efifôn, Gen., χιιχ, 17; Septante : ἐγχαθήμενος (« celui qui dresse des ernbüches »); Vulgate : cerastes.
ANIMAUX MENTIONNÉS DANS LA BIBLE
Cerf ; hébreu : ’ayyäl ; biche : ‘ayyäläh, Gen., xuix, 91; Deut., x1v, 5, etc.; Seplante : ἔλαφος ; Vulgate : cervus.
Cétacés, terme générique qui désigne les monstres marins, comme le requin, ete. ; hébreu : fanninim, Gen., 1, 21 ; Job, vir, 12, etc.; Septante : τὰ κήτη τὰ μεγάλα, Vulgate : cete grandia.
Chacal, désigné en hébreu par trois noms : — 1, δὴ αἱ (qui lui est commun avec le renard), Jud., xv, #4, etc.; Septante : ἀλώπηξ; Vulgate : vulpes.— 9. i, pluriel iyyim, « les hurleurs, » Is., ΧΠῚ, 22, xxxIV, 14; Septante : ὀνοχενταύρος ; Vulgate : wlula (au premier endroit); onocentaurus (au second). — 3. fan, inusité au singulier, pluriel fannim, Is., xur, 22 ; χχχιν, 13; χχχν, 7, etc.; Septante : δράκοντες, σειρῆνες, ἐχῖνοι, elc.; Vulgate : dracones, lamiæ.
Chameau ou dromadaire ; hébreu : gämäl, Gen., x11, 16, etc.; Septante : χάμηλος; Vulgate : camelus. Le mot hébreu békér, Is., 1x, 6, désigne un jeune chameau.
Chat, ne se lit que dans Baruch, vr, 21 : ἄιλουρος ; Vulgate : catta. Le texte original hébraïque de Baruch étant perdu, nous ne connaissons pas le nom hébreu du chat,
Chauve-souris ; hébreu : ‘ätalléf, Lev., x1, 19; Septante : νύχτερις ; Vulgate : vespertilio.
Cheval, désigné principalement en hébreu par le mot sûs, Gen., xLvu1, 17 ; Ex., x1v, 9, etc., Septante : ἵππος ; Vulgate : equus. Cf. Nouveau Testament : Jac., 11, 3; Apoc., vi, 2, 4, etc. Toutefois quatre autres mots hébreux désignent quelquefois le cheval : — 1. Le mot péra$, qui signifie souvent « cavalier » et est rendu ordinairement ainsi par les interprètes, signifie quelquefois « cheval », par exemple : IT Reg., v, 6 (hébreu); Ezech., xxvu, 14; Is., ΧΧΥΠΙ, 28 (hébreu). — 2. Le mot rékes, de signification controversée, indique vraisemblablement le « cheval », au moins 1 Sam. (III Reg.), v, 8 (hébreu); Esther, νπι, 14 (hébreu). — 3. Le mot rammäk, qui ne se trouve que Esther, vtr, 10 (hébreu), désigne la jument. — 4. Le mot rékéb, qui signifie habituellement « char », signifie quelquefois le « cheval », IT Reg., vu, 4; 1 Par., ΧΥΤΙ, 4.
Chevêche, espèce de hibou; hébreu : kôs, Lev., xI, 17; Septante : vuxrtxopaë; Vulgate : bubo.
Chèvre ; hébreu : ‘éz, Gen., xv, 9; Deut., xIv, 4, etc.; Septante : ἄιξ; Vulgate : capra. Voir aussi Bouc et Chevreuu.
Chevreau ; hébreu : gedi, Gen., xxxvin, 29; Ex., xx, 19, etc.; Septante : ἔριφος; Vulgate : Aœdus.
Chevreuil ; hébreu : ’agqgô, Deut., x1v, 5 ; les Septante n’ont pas traduit ce mot dans ce passage du Deutéronome ; Vulgate : tragelaphus. Identification douteuse; d’autres traduisent ’«gqô par « bouquetin ».
Chien; hébreu : kéléb, Exod., χι, 7; Jud., vi, 5, etc.; Septante : χύων; Nouveau Testament: χύων, Luc., Xv1, 21; II Petr., πὶ, 22; Vulgate : canis.
Chouette, désignée probablement en hébreu par le même mot que « chevêche ». Voir ce mot.
Cigogne; hébreu : hasidäh, « la pieuse, » Lev., χι, 19; Deut., x1v, 18, etc., d'après l'interprétation la plus commune. Toutefois les Septante et la Vulgate traduisent Lasidäh par « héron », ἐρωδιός, herodio.
Circaëte, espèce d’aigle. Voir Aigle.
Cochenille ; hébreu : {ôla‘at (cramoisi, couleur produite avec la cochenille), Exod., xxvi, 31; xxxv, 20, etc. ; Septante : πορφύρα; Vulgate : purpura.
Colombe; hébreu : yônäh, Gen., var, 8-9, etc.; Septante : περιστερά; Vulgate : columba.
Coq; la Vulgate ἃ traduit par « gallus » deux mots hébreux : — 1. le mot #ékvi, Job, xxxvur, 36; — 2. le mot zarzir, Prov., xxx, 31. — Au second endroit, les Septante ont traduit aussi par « coq », ἀλέχτωρ. Ces interprétations paraissent maintenant abandonnées. Le mot sékvi signifie plutôt « âme, cœur, » et le mot zarzir « ceint, brave ». — Nouveau Testament : ἀλέχτωρ, Matth., xxVI, 34; ὄρνις, Matth., xxur, 37, etc.; Vulgate : gallus, gallina.
Corail ; hébreu : r4’môt (littéralement : « choses élevées»), Job, xxvunr, 18; Ezech., xxvn, 16 ; Septante : Job, μετέωρα, «objets élevés ; » Ezech., “Ῥαμόθ (comme si c'était une ville) ; Vulgate : Job, excelsa ; Ezech., sericum.
Corbeau; hébreu : ‘ärab, Gen., vin, 7, οἷς, ; Septante : χόραξ; Vulgate : corvus.
Cormoran; hébreu : $älak, Lev., χι, 17. Voir Plongeur.
Coucou; hébreu : ὅδ μα , Lev., xt, 16, d'après quelques interprètes. Voir Mouette.
Cousin; hébreu kinnim, Exod., vin, 16-19 ; Septante : oxvigec; Vulgate : sciniphes.
Crapaud ; hébreu : sefardé', comme la grenouille. Voir Grenouille.
Crécerelle. Voir Faucon.
Criquet, sorte de sauterelle. Voir Sauterelle.
Crocodile ; hébreu : livyätan, Job, πα, 8; xL, 2 (20), etc.; Septante : δράχων, μέγα χῆτος; Vulgate : leviathan, draco.
Crocodile terrestre, espèce de grand lézard; hébreu : säb, Lev., xt, 39; Seplante : χροχόδειλος ὁ χερσαῖος ; Vulgate : crocodilus. D'après quelques auteurs, le mot sdb désignerait la tortue.
Cygne; hébreu : tin$emét, Lev., xI, 18; Deut., χιν, 16; Septante : χύχνος; Vulgate : cygnus. L'hébreu tin$emét désigne plutôt l'ibis. Remarquons que le mot tin$emét, qui signifie ici un oiseau, signifie ailleurs un reptile. Voir Taupe.
Daim, désigné très probablement, en hébreu, par le même mot que le cerf, ’ayyäl. Voir Cerf. D’après d’autres, il serait désigné par le mot μα μηνῶν". Voir Bubale.
Daman, désigné, d'après l'interprétation aujourd’hui la plus commune, par le mot hébreu $äfän, Lev., x1, 5. Voir Porc-épic.
Dromadaire. Voir Chameau.
Duc (Grand), espèce de hibou, désigné, d’après beaucoup d'auteurs, par le mot hébreu yansüf. Voir Ibis.
Dugong, vulgairement « vache marine » ; hébreu : {ahas, Exod., xxv, 5; xxvi, 44; Ezech., xv1, 10. Les Septante et la Vulgate ont traduit ces trois passages, où il s’agit de « peaux de {ahaÿ », en substituant au nom de l'animal celui de la couleur : δέρματα ὑαχίνθινα, pelles ianthinæ.
Éléphant, n'est pas mentionné directement dans les livres hébreux de l'Ancien Testament. D'après quelques auteurs, son nom hébreu serait, au pluriel, Aabbim ; la raison en est dans le mot $énhubbim, qui signifie « ivoire » ou dent d'éléphant. Le mot $en signifiant « dent », il est probable que le reste du mot signifie « éléphant ». Les Septante ont traduit, III Reg., x, 22 et II Par., 1x, 21, le mot Sénhabbim par : ὀδόντα ἐλεφάντινα ; la Vulgate, ΠΙ Reg., dentes elephantorum. Le mot ἐλέφας se trouve dans les livres grecs de l'Ancien Testament : 1 Mach., 1, 18; II Mach., x1, 4, etc.
Émouchet. Voir Faucon.
Engoulevent, espèce d'hirondelle. Voir Hirondelle.
Épervier. Voir Faucon.
Éponge ; Nouveau Testament: σπόγγος, Matth., xxvIr, 48; Marc., xv, 36; Joa., χιχ, 29 ; Vulgate : spongia.
Escargot. Voir Limaçon.
Faucon ; hébreu : nés, Lev., x1, 16; Deut., χιν, 15; Septante : ἱέραξ; Vulgate : accipiter. Le mot nés semble désigner aussi tous les autres petits oiseaux de proie : épervier, crécerelle, busard, émouchet. D'après quelques auteurs, le faucon serait encore désigné par le mot hébreu ’ayyäh, Lev., x1, 14. Voir Vautour. ἢ
Fourmi; hébreu : nemäläh, Prov., vi, 6; xxx, 95; Septante : μύρμηξ; Vulgate : formica.
Frelon; hébreu : sir'äh, comme guépe. Voir ce mot,
Gazelle, espèce d’antilope ; hébreu : sebi, Deut., χα, 15; Σιν, Ὁ, etc.; Septante : δορχάς ; Vulgate : caprea.
Gecko, espèce de lézard, désigné, d’après l'opinion commune aujourd'hui, par l'hébrew ’anäqgäh, Lev., 31, 30. Voir Musaraigne.
Gerboise. Voir Rat.
Girafe; hébreu : zémér, Deut., ΣΙΝ, 5; Septante : χαμη-
ANIMAUX MENTIONNÉS DANS LA BIBLE
| désigné par le mot hébreu finsemét.
“ἘΞ % Pie v— :
λοπάρδαλις ; Vulgate : camelopardalus (qui correspond exactement au mot « girafe »). Toutefois identification douteuse; le mot zémér désigne plutôt le mouflon à manchettes,
Grenouille ; hébreu : sefardé", Exod., vin, 3; Ps. LXXVN, 45, etc.; Septante et Nouveau Testament (Ap., xv1, 43): βάτραχος ; Vulgate : rana.
Griffon ; hébreu : pérés, Lev., x1, 13; Septante : γρύψ ; Vulgate : gryps. Toutefois identification douteuse ; d'après d'autres, le mot pérés désignerait l’orfraie ou aïgle de mer, ou encore le gypaète, espèce de vautour. ;
Grillon; hébreu : seläsal, d'après quelques auteurs. Voir Sauterelle, 6.
Grue ; hébreu : ‘agur, Is., ΧΧΧΥΠΙ, 14; Jer., vin, 7; Septante : στρουθία ; Vulgate: pullus hirundinis et ciconia.
Guêpe ; hébreu : sir‘äh, Exod., χχπι, 28; Deut., vu, 20, etc.; Septante : σφηχία ; Vulgate : vespa, crabo.
Gypaëte, désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu pérés. Voir Griffon.
Hanneton; hébreu : yéléq, d’après quelques auteurs. Voir Sauterelle, 8.
Hérisson; hébreu : gippôd, Is., χιν, 23; χχχιν, 11, etc. ; Septante : ἐχίνος ; Vulgate : ericius.
Héron; hébreu : ’anäfah, Lev., xt, 19; Deut., x1v, 18, d’après l'interprétation la plus commune, Toutefois les Septante et la Vulgate traduisent ’anäf&h par « pluvier », χαραδριός, charadrios, et ils traduisent par « héron » l'hébreu Aasidäh. Voir Cigogne.
Hibou; hébreu : tahmäs, Lev., xt, 16; Deut., χιν, 15; Septante : γλαύξ; Vulgate : noctua. Voir aussi les différentes espèces de hibou : Chevêche, Chouette, Grand duc.
Hippopotame; hébreu : bekhémôt, Job, xL, 10 (héb. 15). Les Septante ont traduit θηρία, et la Vulgate : behemoth.
Hirondelle, désignée en hébreu par deux mots : — 1. derûôr, Ps. LXXXIV, 4; Prov., XXVI, 2.— 2. sis, Is., ΧΧΧΥ͂ΠΙ, 44; Jer., vi, 7. — Les Septante traduisent derér par τρυγών, στρουθός, et sis par στρουθία. Vulgate : pullus hirundinis, turtur, passer.
Huppe; hébreu : dûükifat, Lev., xt, 19; Deut., χιν, 18; Septante : ἔποψ ; Vulgate : upupa.
Hyène; hébreu : säbüà', Jer., x, 9; Septante : Save. La Vulgate a traduit par avis discolor.
Ibex, espèce de bouquetin. Voir ce mot.
Ibis ; hébreu : yansüf, Lev., x1, 17; Septante : ἴδις ; Vulgate : ibis. Toutefois cette identification est douteuse; d'après beaucoup d'auteurs, le mot yansüf signiferait plutôt le grand duc, espèce de hibou, et l'ibis serait
Lapin, désigné, d’après quelques auteurs, par l'hébreu $äfan. Ce mot désigne plutôt le daman.
Léopard; hébreu : nämér, Is., x1, 6; Hab.,1, 8; Septante : πάρδαλις ; Vulgate : pardus ; Nouveau Testament : πάρδαλις, pardus, Apoc., XI, 2.
Léviathan. Voir Crocodile.
Lézard ; il y en a de plusieurs espèces, désignées par les mots hébreux suivants : — 1. s@b. Voir Crocodile terrestre. — ἃ. ’anäqäh. Noir Gecko. — 3. kôah, grand lézard ou monitor, Lev., χα, 30, malgré les Septante et la Vulgate, qui traduisent : χαμαιλέων, chamæleon. — 4. letä’äh, lézard vert, Lev., x1, 30; Septante : χαλαéwrnc; Vulgate : stellio (lézard étoilé). — 5. hômét, lézard des sables, Lev., x1, 30; Septante : σαῦρα ; Vulgate : lacerta. — 6. Semämiît, le stellion vulgaire, Prov., xxx, %; Vulgate : stellio. Toutefois, pour ce dernier mot, qui ne se lit qu'à l'endroit cité des Proverbes, identification douteuse ; d’autres traduisent par « araignée » ou plutôt « tarentule », espèce d'araignée, Bochart les réfute, Hierozoicon, Londres, 1663, IV, var, t. 1, p. 1083 et suiv.
Licorne, animal fabuleux d’après l'opinion commune. Voir ANIMAUX FABULEUX. ;
Lièvre ; hébreu : ’arnébêt, Lev., xt, 6; Deut., xIv, 7; Septante : δασύπους ; Vulgate : lepus.
Limaçon ; hébreu : Sablül, Ps. Lvn (héb. Lvmn), 9, malgré les Septante et la Vulgate, qui traduisent χήρος, cera. Lion, désigné, en hébreu, par les quatre mots suivants : — 1. ‘äri, Num., Χχιν, 9, etc.; Septante : λέων ; Nouveau Testament : λέων, Hebr., x1, 33; 1 Pet., v, 8, etc.; Vul-
gate : leo. — 2. lâbi’, Gen., xuix, 9, etc. ; Septante : σκύμνος |
(lionceau) et λέων; Vulgate : leo. — 3. layis, Is., XxX, 6; Job, 1v, 11, etc.; Septante et Vulgate: λέων, leo. — 4. Sahal, Job, 1v, 10; x, 16, etc.; Septante et Vulgate : λέων, leo. Ces trois derniers mots sont « poétiques »; le dernier, ἔα αὶ, a un sens diflérent dans quelques autres endroits de l'Écriture.
Lionceau, désigné par les deux mots suivants : 4. lionceau encore à la mamelle : gür, Ez., χιχ, 2, 3, 5, ete.; Septante : σχύμνος; Vulgate : leunceulus. — 2, lionceau βουνὸ : kefir, Jud., χιν, 5, etc.; Septante : tantôt σχύμνος, tantôt λέων; Vulgate : catulus leonis.
Loup ; hébreu : το ὃν, Gen., xLix, 27, etc.; Septante et Nouveau Testament (Matth., x, 16; Luc, x, 3, etc.) : λύχος; Vulgate : lupus.
Martinet, espèce d'hirondelle. Voir ce mot.
Milan ; hébreu : d&’äh, Lev., x1, 14; Deut., χιν, 43; Septante : γύψ ; Vulgate : miluus.
Moineau, comme « passereau ». Voir ce mot.
Monitor, grand lézard. Voir Lézard.
Mouche ; deux mots hébreux désignent la mouche ou ses espèces, comme le taon, l'œstre du cheval, du bœuf, etc.: — 1. “ἄγον, Ex., vin, 21 (héb.17), etc.; Septante : χυνόμνια ; Vulgate : musca. — 2. zebüb, Is., vu, 18; Ecel., x, 1 ; Septante : μυῖα ; Vulgate : musca.
Mouche de l'olive, dacus oleæ, insecte ailé qui ronge le fruit de quelques arbres, surtout de l'olivier; hébreu : seläsal, Deut. xxvinr, 40-42; Septante : ἐρισύθη; Vulgate: rubigo.
Moucheron; Nouveau Testament : xwvwÿ, Matth., ΧΧΠΙ, 24; Vulgate : culex.
Mouette ; hébreu : $ahaf, Lev., xt, 16; Deut., xIv, 15; Septante : λάρος ; Vulgate : larus. D'après d'autres auteurs, le mot $ahaf signifierait coucou.
Mouflon, désigné, d’après beaucoup d'auteurs, par l'hébreu zémér, Deut., XIV, 5. Voir Girafe.
Moustique, espèce de cousin. Voir ce mot.
Mouton. Voir Brebis.
Muület, mule; hébreu : péréd, Π Reg., xvinr, 9 ; ΠΠ Reg., 1, 33, etc.; féminin : pirdäh, IL Reg., 1, 33, 38, 44; Septante : ἡμίονος; Vulgate : mulus, mula. Le mulet est encore désigné très probablement par le mot hébreu, pluriel, ‘ähaëteränim, Esther, vx, 10.
Musaraigne; hébreu : ‘änäqäh, Lev., x1, 30; Septante : μυγάλη ; Vulgate : mygale. Le mot hébreu signifie plutôt le gecko. Voir ce mot.
Œstre, espèce de mouche. Voir Mouche.
Oie ; compris probablement dans le mot hébreu : barburim , 1 (I) Reg., v, 3, qui parait signifier « oiseaux engraissés »; les Septante traduisent : ἐχλεχτοί, « choisis, » et la Vulgate, ΠῚ Reg., 1v, 23 : aves altiles.
Orfraie, aigle de mer. Voir ce mot.
Oryx, espèce d’antilope ; hébreu : fe’6, Deut., xIv, 5; 15., L1, 20; Septante : ὄρυξ; Vulgate : oryæ.
Ours; hébreu : d6b, I Reg., xvnr, 34, 36, etc. ; II Reg, xvu, 8, etc.; Septante : ἄρχτος Où ἄρχος; Nouveau Testament : ἄρχος, Apoc., ΧΠῚ, 2; Vulgate : wrsus.
Paon ; hébreu, pluriel : fukkiyim, ΠῚ Reg., x, 22; II Par., 1x, 21 ; Septante (Codex alexandrinus) : ταῶνες ; Vulgate : pavos.
Papillon. Voir Teigne.
Passereau, nom générique renfermant un bon nombre d'espèces ; hébreu : sippôr, Lev., x1v, 4, 49; Ps. Οἱ (héb. cn), 8, etc. ; Septante et Nouveau Testament (Matth., x, 29, 31; Luc, x11, 6) : στρουθίον ; Vulgate : passer.
Pélican ; hébreu : gä'ät, Lev., x1, 18; Deut., χιν, 17 (Vulgate, 18), etc.; Septante : πελεχάν; Vulgate : onocrotalus (pelicanus, Ps, ct, 7).
ANIMAUX MENTIONNÉS DANS LA BIBLE
Perdrix; hébreu : gôré’, 1 Reg., xxvr, 20 ; Jer., xvir, ΤΊ; Septante : 1 Reg., νυχτικόραξ; der, πέρδιξ; Vulgate : perdiæ.
Pigeon. Voir Colombe.
Plongeur; hébreu : $äläk, Lev., xt, 17; Deut., x1v, 17; Septante : χαταῤῥάχτης ; Vulgate : mergulus ; d'aprés | d'autres, le mot $älak signifie le cormoran.
Pluvier ; hébreu : ‘änäfäh, au moins d'après les Septante et la Vulgate. Voir Héron.
Poisson; hébreu : dag, terme générique. Aucune espèce n'est désignée dans la Bible. Septante et Nouveau Testament : ἰχθύς ; Vulgate : piscis. Toutefois l'Ancien Testament signale « les grands poissons » (voir Cétacés), et le Nouveau Testament signale « les petits poissons », ἰχθύδια, pisciculi. Matth., xv, 34; Marc, var, 7.
Porc; hébreu : häzir, Lev., x1, 7, etc.; Septante : ὕς; Vulgate : sus; Nouveau Testament : tantôt 55, IL Pet., π, 22; Vulgate : sus ; tantôt χοῖρος, Matth., να, 6; Marc, V, 11-43, etc.; Vulgate : porcus.
Porc-épic; hébreu : $äfän, Lev., x1, 5; Deut., x1v, 17; Septante : χοιρογρύλλος ; Vulgate : chærogryllus. Toutefois identification douteuse. Le $äfän est plutôt le daman, hyrax syriacus, et le porc-épic sérait désigné, en hébreu, par le même mot, gippôd, que le hérisson ; en effet, ces deux animaux, à l'extérieur, paraissent n'être que deux variétés d’une même espèce.
Porphyrion ; hébreu : rähäm, Lev., x1, 18, d’après la traduction inexacte des Septante : πορφυρίων, et de la Vulgate : porphyrio. Le mot rGhäm signifie plutôt le vautour égyptien.
Pou ; hébreu : kinnim, Ex., vin, 16-19 ; Ps. civ, 31, d’après plusieurs commentateurs. Voir Cousin.
Poule. Voir Coq.
Poule sultane ou porphyrion. Voir ce dernier mot.
Puce; hébreu : par‘, I Reg., xx1v, 15 ; XxvI, 20 ; Septante : ψύλλος ; Vulgate : pulex.
Python, grand serpent venimeux ; hébreu : sif'ôni, Is., ΧΙ, 8; LIX, 5, etc.; Septante : ἀσπὶς βασιλίσκος ; Vulgate : requlus.
Rat; hébreu : ‘akbär, Lev., xt, 29, etc. ; Septante : pds; Vulgate : mus. Il est probable que ce même mot ‘akbar désigne encore les autres rongeurs, tels que la souris, la gerboise , la marmotte, le loir, etc.
Renard ; hébreu : ὅ αἱ, qui signifie aussi chacal. Jud., χν, 4; Cant. 11, 15, etc.; Septante et Nouveau Testament (Matth., vin, 20 ; Luc, 1x, 58, etc.): ἀλώπηξ; Vulgate : vulpes.
Rhinocéros ; hébreu : re’êém, Num., ΧΧΠῚ Job, xxxIxX, 9-12; d’après la traduction inexacte des Septante : μονοχέρως ; et de la Vulgate : rhinoceros. Par le re’ém, on entend communément aujourd’hui l'aurochs, sorte de taureau sauvage.
Sanglier, désigné par le même mot que le porc, hüzir, Ps. LxxIx (héb., Lxxx), 14; Septante : σῦς ; Vulgate : aper.
Sangsue; hébreu : ‘älüqäh, Prov., xxx, 19; Vulgate : sanguisuga. Les Seplante n’ont pas traduit ce passage des Proverbes.
Sarcopte, insecte de la gale; hébreu : gäräb, Lev., xx1, 20 ; Deut., xxvit, 27; Septante : ψώρα ἀγρία ; Vulgate : scabies.
Sauterelle ; neuf mots hébreux désignent la sauterelle ou ses espèces : — 1. ’arbéh, Ex., x, 4, etc.; Septante : ἀκρίς, βροῦχος; Vulgate : locusta, bruchus. — ἃ, sol'äm, Lev., x1, 2, etc.; Septante : ἀττάχης; Vulgate : attacus. — 3. hargôl, Lev., xt, 22, etc. ; Septante : ὀφιομάχης; Vulgate : ophiomachus. — 4. hägäb, Lev., x1, 22, etc.; Septante: ἀκρίς ; Vulgate : locusta. — 5. gb, Am., vu, 1; Nah., πι, 17, etc.; σῶν, Is., xxxI1, 4; Septante : ἀχρίς; Vulgate : locusta. — 6. seläsal, Deut., xxvir, 42, etc. : Septante : ἐρυσίθη; Vulgate: rubigo. — 7. gâzâm, Joel, 1,4; 11, 25, etc., « la rongeuse; » Septante . χάμπη; Vulgate : eruca. — 8. yéléq, Jer., 11, 27; Nah., πὶ, 16, οἷο,» ] « la lécheuse; » Septante : ἀχρίς, βροῦχος; Vulgate : bru- T.:25007