‹ Dictionnaire de la BibleChapitre 392 sur 474 · IMP. CAESAR · texte numérisé non relu

IMP. CAESAR

NERVA. DIVI. NERVaæ. f.

TRAIANVS. AVG GERM. Pont. mAX TRIB. POTEST:-COS.III. Ῥὶ p CONSVMMAVIT (Corpus inscriplionum latinarum, t. x, n° 6824.)

APPIUS (FORUM D’) — AQUARO

De tout cela, on peut conclure avec certitude que la station du Forum d'Appius fut toujours dans les marais, là même où fut trouvée, avec plusieurs autres, pendant les travaux d'assainissement, près du 43e mille de Rome, l'inscription qui vient d'être rapportée, et où l'on découvrit aussi des restes de constructions antiques. Quand saint Paul alla à Rome, en l'an 60 de notre ère, cette partie de la route était donc encore dans l'état où la décrivent Strabon et Horace, c'est-à-dire noyée en grande partie dans les eaux stagnantes ; par conséquent, il est très probable que l'Apôtre, lui aussi, fit ce trajet en barque comme le poète, et cet état de choses peut nous expliquer pourquoi les fidèles vinrent à sa rencontre au Forum d'Appius et n'allérent pas plus loin. H. Maruccui.

APPONIUS, auteur ecclésiastique du vie siècle, qui composa un Commentaire sur le Cantique des cantiques. On croit qu'il était moine et italien : il adresse son travail à un prêtre du nom d'Arménius, le même probablement auquel écrivit Agnel, évêque de Ravenne en 558. D'après le cardinal Mai, Classici scriptores, t. N, p. 967, il fut contemporain du pape Vigile et de Justinien. Son commentaire, divisé en douze livres, est un ouvrage de beaucoup de science, solide et bien écrit; aussi fut-il souvent cité, en particulier par le vénérable Bède. Patr. lat., t. ΧΕΙ, col. 1162, Pour l’auteur, le Cantique des cantiques est une allégorie de l'alliance de Jésus-Christ avec son Église. On voit qu'il suit les Septante ; il se sert cependant, comme il le dit du reste, du texte hébreu. Ce commentaire est encore précieux pour la confirmation qu'on y trouve de plusieurs vérités traditionnelles, par exemple, du pouvoir des clefs confié à l'Église. Il ἃ été imprimé à Fribourg en 1538. On trouve les six premiers livres dans le tome xiv de la Maxima Bibliotheca veterum Patrum, in-f, Lyon, 1677, p. 98-198. Le cardinal Mai ἃ publié les livres vit, vu et une partie du 1x£, dans le Spicilegium romanum, in-8°, Rome, 1839-1844, τὰν, p. 1-85. Le commentaire d'Apponius a été abrégé par Lue du Mont-Cornillon. Voir Ceillier, Histoire des auteurs sacrés, 1862, t. χι, p. 807. E. LEVESQUE.

APRIÈS, pharaon de la xxvi® dynastie égyptienne, ainsi nommé par les Grecs, mais appelé Éphrée dans la Vulgate. Jer., xLIV, 30. On appelle aujourd'hui communément Hophra. Voir ÉPHRÉE.

APROSIO Angelico, polygraphe italien, dont les critiques vantent à juste titre l'érudition et le goût littéraire, né à Vintimille, en 1607, mort en 1681. Tout jeune encore, il revêtit l'habit des ermites de Saint-Augustin, et se livra avec une sorte de passion aux études tant sacrées que profanes. Celles - ci toutefois eurent la préférence et nous ont valu plusieurs ouvrages, dont quelques-uns sont encore consultés avec fruil, mais qui ne sont pas de notre sujet. Le seul de ses écrits qui intéresse directement les études bibliques est une série de leçons qu'il fit sur le prophète Jonas, dans l’église Notre-Dame-dela-Consolation, à Gëénes, Prælectiones in prophetam Jonam, Gênes, 1649 et 1650. Voir Soprani, Scrittori della Liguria, p. 3; Bayle, Dictionnaire historique et critique, 5° édition, p. 396, note c. M. FÉROTIN.

APTHORP East, théologien anglican, né à Boston en 1733, mort en Angleterre, le 7 avril 1816. Il exerça le ministère pastoral aux États- Unis. En 1765, il alla en Angleterre, où il reçut diverses dignités dans l'église établie. Vers 1793, il se retira à Cambridge et y passa les dernières années de sa vie. On a de lui À Letter on the Prevalence of Christianity before its civil Establishment, Londres, 1778 ; Discourses on Prophecy, 3 in-80, Londres, 1786. Voir Gentleman's Magazine, année 1816.

AQUARO (Mathias de), ou plus exactement Mathias

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Yvone de Gibbonis, dominicain italien, était originaire |

de la bourgade d’Aquaro, dans la Calabre. ΠῚ mourut en 1591. Il entra, à peine sorti de l'enfance, chez les Dominicains du couvent de Saint-Pierre-Martyr, à Naples, et occupa dans la suite quelques-unes des chaires les plus importantes de son ordre. Il a laissé des travaux importants sur la théologie scholastique et un ouvrage sur la Sainte Écriture, dont nous ne connaissons malheureusement que le titre : Postilla in X11 prophetas minores et alia Scripturæ Sacræ loca difficilia. Les auteurs de l'histoire littéraire des Dominicains ignorent même si ce tra-

vail a été publié, Voir Quétif-Échard, Scriptores οὐ. ‘

Prædicatorum, t. 11, p. 302-308. M. FÉROTIN.

AQUEDUC (hébreu : fe‘äläh, 1 (III) Reg., ΧΥΠῚ, 32, 35; II (IV) Reg., xvur, 17; xx, 20; Is., VII, 9; XXXVI, 2; Ezech., xxxIV, #; une fois sinnôr, 1 Reg., v, 8; Septante: ὑδραγωγός; Vulgate : aquæductus).

1° Insuffisance des eaux à Jérusalem.— Dès les temps les plus reculés, la nécessité a obligé les anciens Juifs à exécuter des travaux considérables pour s'assurer la possession d'eaux potables et suffisantes, surtout dans les villes bâties à une certaine altitude. A Jérusalem, en particulier, la question des eaux a vivement préoccupé les anciens rois. La ville ne possédait que deux sources d'eau potable : la source de Gihon ou de la Vierge, sur le flanc oriental de la colline d'Ophel, et le Bir-Ayoub (puits de Job), l’ancienne En-Rogel, I Reg., τ, 9, qui n’est pas une source proprement dite, mais un puits, situé au confluent des deux vallées du Cédron et de Ghé-Ben-Hinnom. Mais les Hébreux donnaient parfois indifféremment le nom de ‘én (source), comme les Arabes d'aujourd'hui donnent celui de ain, aux sources et aux puits. Guérin, Jérusalem, p. 202.

2 Les travaux hydrauliques à l’intérieur de la ville. — Dans les souterrains du couvent de l'Ecce-Homo, fondé par le P. Ratisbonne, sur l'emplacement de la cour de l'ancienne Antonia, on a trouvé une source assez abondante, qui vient du nord et de plus haut; mais l’eau en est saumätre et difficilement potable. D’après certaines conjectures, elle alimentait autrefois la piscine de Strouthion, à l'angle septentrional de l'Antonia. Josèphe, Bell. jud.,

V, x1, 4. Dans les sous-sols du couvent de l'Ecce-Homo, il | existe aussi deux piscines parallèles, séparées par un gros | mur. La première est remplie d'eau. De l'angle sud-ouest

de la seconde part un tunnel taillé dans le roc et pouvant donner passage à un homme. C’est un aqueduc qui conduisait autrefois l’eau de cette piscine dans l'enceinte du temple. Il se dirige au sud sur un parcours de 60 mètres, au sud-est pendant 17 mètres, et à l’est sur une longueur de 5 mètres. Là il se heurte à un mur que les Turcs ont fait construire pour empêcher l'accès du Haram.

Il est possible que la source de l'Ecce- Homo ait coulé primitivement au fond de la vallée du Tyropæon. Plusieurs pensent cependant que ses eaux ne proviennent pas d'une source antique, mais sont le résultat de suintements. Toujours est-il qu'à une époque très ancienne, la vallée a livré passage à des eaux auxquelles il ἃ fallu ménager une issue, quand les constructions s'y sont multipliées. 11 y existe encore, sous une masse de décombres qui a 2% mètres de profondeur, un travail hydraulique que les explorateurs anglais Warren et Wilson n'hésitent pas à faire remonter jusqu'au temps des rois de Juda, et probablement de Salomon. Au-dessous de l'arche de Robinson, à l'angle sud-ouest du Haram , ils ont retrouvé le pavage d'une ancienne rue basse. Ce pavage crevé, les explorateurs ont atteint le fond mème du ravin, et y ont vu en place les voussoirs du premier pont construit au-dessus du lit du canal. Les principes de la voûte, familiers aux Phéniciens, élèves des Égyptiens et des Assyriens, sont appliqués dans celte antique construction (fig. 189). Le fond de la vallée était sans doute occupé par les maisons des artisans dont l'industrie avait besoin d'eau. Un ruisseau

AQUARO — AQUEDUC

coule encore lentement parmi les décambres, au fond du ravin, sans qu'on ait pu en découvrir la source, Aux abords de l'arche de Robinson, on avait creusé dans le roc même la cuvette du canal. De loin en loin, ce canal s'élargissait de manière à former des bassins plus profonds et plus spacieux, dans lesquels on pouvait puiser par

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