Inscription de Siloé
Vierge à celle de Siloé; mais les nombreuses sinuosités du parcours la portent à 533 mètres. Voir Conder, The Siloam tunnel, dans Palestine Exploration Fund, Quaterly Statement, 1882, p. 122-131. En 1880, on ἃ découvert dans la galerie même, à quelque distance de l’e droit où elle débouche, une inscription en ancien hébreu (fig. 196), qui indique la manière dont le travail a été exécuté. La pierre qui portait celle inscription a quelque peu souffert; en 1891 on l'a enlevée. Ph, Berger, Histoire de l'écriture dans l'antiquité, Paris, in-8°, 1891, p. 193, Elle est au-
était la hauteur du rocher au-dessus de la tête des mineurs » (fig. 197). Les mineurs juifs avaient donc eu la hardiesse d'attaquer la roche par les deux extrémités à la fois, comme on l’a fait de nos jours au mont Cenis et dans d'autres travaux analogues. Les travailleurs pouvaient utiliser le niveau d’eau pour conserver à peu près la ligne horizontale, Mais pour assurer la direction QU gitudinale de la galerie ils manquaient de méthode, e
durent procéder par tâtonnements, Aux points ἘΠ ΤΣ en D et en E (fig. 194), les deux équipes se portérent
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trop directement vers le flanc opposé de la colline, et risquèrent ainsi de déboucher l’une à l'est, l'autre à l'ouest, sans s'être rencontrées, Du côté de Siloé, après un parcours de 143 mètres, on creusa un puits vertical F pour atteindre le sol supérieur, qui n'était à cet endroit qu'à 30 50 du plafond de la galerie. On s'aperçut de la fausse direction, et l'on rectifia le tracé à angle droit. A 70 mètres plus loin, on tenta d'ouvrir un autre puits en G pour se repérer; mais on ne poussa pas loin le travail, à cause de la hauteur de la colline. Du côté de Gihon, on réussit aussi à se remettre dans la bonne voie, en obliquant fortement à gauche. Grâce au niveau d’eau, on était à peu près assuré de ne point passer l'un au-dessus de l’autre; mais rien ne garantissait contre le danger de pousser les deux galeries parallèlement, sans qu'elles se rencontrassent. Heureusement les travaux des carrières, auxquels les ouvriers juifs étaient bien habitués depuis l'époque de Salomon, leur avaient appris que le bruit du pic se fait entendre à une grande distance dans une roche dure et homogène. En approchant du point de convergence, les mineurs purent donc se diriger à l'ouie. La partie médiane du tunnel ne s'écarte pas très notablement de la direction convenable; mais il y a encore bien des traces d’hésitation, et de place en place de petits culs-de-sac indiquant de fausses voies abandonnées.
Quand le bruit des coups devint plus distinct, on s'aperçut que l'équipe de Gihon se portait trop sur la droite (fig. 198); par l'intermédiaire de leurs compagnons échelonnés dans le tunnel et postés autour de la colline, les mineurs se transmirent les indications nécessaires à la rectilication du tracé, et la jonction s'opéra enfin en A.
On était sans doute pressé ou fatigué du labeur, et, sans se préoccuper de parfaire le travail, on se tint pour satisfait quand l’eau put passer. Il n’est pas à croire cependant que dans les endroits où la galerie n'a que 0m 45 de hauteur, en M et en N (fig. 194), le sol du tunnel soit actuellement dans son état primitif. Les mineurs ont dù y laisser fléchir l'horizontale, et, dans la suite des siècles, les dépressions ont été comblées, aux dépens de la hauteur totale, par les dépôts calcaires de la source. Ces dépôts ont formé au fond des dépressions une couche d'autant plus épaisse, que l’eau y était plus profonde et plus calme. € Il ya dans l'exécution de cette longue galerie, à côté d’inégalités et de malfaçons qui sont d'une industrie encore dans l'enfance, telles dispositions heureuses auxquelles on reconnaît que l'ouvrier juif avait déjà une grande habitude de cette sorte de travaux. C'est ainsi que, jusqu’à une hauteur de près d'un mètre, les parois du canal sont couvertes d'une mince couche d'un ciment rouge très dur, fait en grande partie de terre cuite pulvérisée. Par endroits, les fissures et les trous du roc ont été bouchés avec le même mortier, qui est tout pareil à celui dont aujourd'hui encore, en Palestine, on se sert pour enduire l'intérieur des citernes et prévenir les fuites. » Perrot et Chipiez, Histoire de l'art dans l'antiquité, τι IV, p. 424. Les textes cités plus haut ne permettent pas de faire remonter l'exécution du travail jusqu’au temps d’Achaz. M. Renan, qui incline vers cette supposition, Histoire du peuple d'Israël, t. 11, p. 509, avoue que l'inscription de Siloé « doit être placée, comme date, bien prés de